Critik en séries

Blog sur les critiques et impressions des épisodes de série tv : The oc, grey's anatomy, everwood, le monde joan, house, ugly betty, Lost, FBI portés disparus, boston legal,...

lundi 4 décembre 2006

David Nolande : Bande annonce (2)

nolande

David Nolande, la série fantastique française avec Frédéric Diefenthal à ne pas rater à partir de ce mercredi 6 décembre sur France 2 mais déjà sur Critik en série. Priez pour qu'il ne rêve jamais de vous et si vous avez loupé les bandes annonces de France 2, voici un petit aperçu de ce qui vous attend.

Guide et critique des épisodes :

1.01 : Peine perdue

1.02 : La proie des flammes

1.03 : L'horloge du destin

1.04 : Crescendo

1.05 : Chiens méchants

1.06 : La carte du diable

Bande annonce diffusée sur France 2 :

Bande annonce 1 :


David Nolande - Teaser 2
envoyé par JBauer93

Bande annonce 2 :


David Nolande - Teaser 1
envoyé par JBauer93

Bande annonce 3 :


David Nolande - Teaser 5
envoyé par JBauer93

Bande annonce 4 : 


David Nolande - Teaser 4
envoyé par JBauer93

Bande annonce 5 :


David Nolande - Teaser 3
envoyé par JBauer93

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samedi 25 novembre 2006

David Nolande : Bande annonce

Après son passage en Belgique au mois d'octobre, David Nolande est enfin diffusé sur France 2. La chaîne publique diffusera deux épisodes chaque mercredi soir à partir du 6 décembre prochain. L'occasion pour Critik en série de remettre la série paranormale à la une. Voici le générique de la série, une bande annonce, ainsi qu'un reportage du journal télévisé de la RTBF (Belgique) sur la série.

Le générique de David Nolande :


DAVID NOLANDE
envoyé par francetvod

La bande annonce cinéma :


Trailer Cinéma David Nolande
envoyé par Sanders11

Le reportage de la RTBF :


David Nolande au JT de La Une
envoyé par Eske

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vendredi 13 octobre 2006

David Nolande : 1.06 La carte du diable

n12Fin de la saison 1 pour David Nolande, on était en droit d’attendre des réponses et on en a eu et des pas mal du tout je dois le reconnaître. Dommage qu’à côté on verse aussi un peu dans la facilité. Nolande consulte une voyante susceptible de l’aider à lever la malédiction d’Alexian. La malédiction lorgne un peu du côté de Carnivale avec la lutte du bien et du mal. Alexian est le mal mais on apprend qu’il a un ennemi en la personne de Matteo. Matteo qui prend parfois l’apparence d’un chien. Et oui, un chien, les pièces du puzzle se remettent lentement en place. On comprend alors que Nolande n’a été que le pion de Matteo pour s’en prendre à Alexian. Le vieux gitan en contre partie a lancé une malédiction à Nolande. J’ai beaucoup aimé toute cette partie où l’on en apprend plus. La mythologie de la série devient plus complexe, plus étudiée, plus passionnante. Autre point commun avec Carnivale, on a aussi droit dans la série française à un mystérieux personnage qu’on ne voit jamais mais qui a une voix bizarre. Ce n’est pas sans rappeler " le grand patron " (The managment en vo) de la troupe des forains. Ben Hawkins (Nick Stahl) n’étant lui aussi qu’un pion manipulé par un personnage mystérieux. Tiens , Hawkins aussi fait parfois des rêves très étranges. David Nolande serait donc un croisement entre Dead zone et Carnivale, pas étonnant que Diefenthal en ait parlé dans l’un de ses interviews. Jusque là tout va bien, pas de bol pour Nolande comme pour le téléspectateur, Corinne s’en mêle et joue avec le diable si je peux dire. Résultat, elle retrouve dans un genre de coma protégée par un prêtre mystérieux dans une église. Non mais là il faut arrêter. Certes je l’avais prévu mais ça devient franchement répétitif, il faudra trouver un autre mode narratif pour la saison 2 car à ce rythme là on va se farcir tout les boulets de la famille Nolande. Même si après tout ça pourrait être un bon système pour se débarrasser de Franck. C’est bien beau de prendre un black dans la série pour satisfaire les quotas façon Navarro ou Julie Lescaut. Mais il ne sert strictement à rien le Franck, à rien du tout. Il n’est même pas drôle alors que c’était sans doute le but recherché. En fait c’est tout le contraire de Sauveur que j’apprécie de plus en plus avec ses petits tuyaux et tout ça. Du côté du rêve de Nolande, il doit empêcher un braquage de banque et surtout à une femme de se faire tuer lors de celui ci. La dite victime est interprétée par Josianne Balasko utilisée complètement à contre emploi, de façon presque anecdotique. Elle n’est d’ailleurs pas très présente, à peine 4 à 5 scènes maximum. On se demande même ce qu’elle fait là, mais j’ai trouvé qu’elle était sympa en guest star et puis ça permettra peut être à la série de se faire connaître en France grâce à sa présence. La fin est assez classique, Nolande se sacrifie pour sauver sa femme mais même sauvée, Corinne lui échappe et lui demande de s’en aller. On ne peut pas vraiment lui donner tort car David devient de plus en plus bizarre et surtout il met la vie de sa famille en danger à chaque instant. Rien ne semble néanmoins fini pour notre héros. La lutte entre le bien et le mal ne fait que commencer et le pauvre Nolande se retrouve malheureusement au milieu.

Bilan : En 6 épisodes, la série a réussi à se crée un univers et une dynamique propre. Ça lorgne vers les séries fantastiques américaines c’est certain mais ça apporte sans conteste un souffle nouveau à la production française. Enfin une série qui ose. En particulier dans l’écriture où chaque épisode n’est pas complètement indépendant du précédent. On a d’un côté les intrigues de l’épisode en lui même et de l’autre le parcours des personnages qui évolue. Une attention toute particulière est apportée au traitement des personnages. Nolande n’est pas vraiment un héros mais une victime, il n’essaye pas forcément de faire le bien mais avant tout de protéger sa famille. Il est également aussi au bord de la folie et du désespoir à certains moments du récit. Je ne retiendrai tout de même que 3 vrais personnages, David, Sauveur et Alexian. Tout les trois sont très bien construit et font bouger le récit d’une façon ou d’une autre. Malheureusement ce n’est pas le cas des autres personnages récurrents, je m’aperçois d’ailleurs qu’on a complètement zappé Matthieu dans les derniers épisodes alors qu’il avait amorcé l’idée d’un internement pour David qui aurait pu être fort intéressant. La réalisation apporte aussi quelque chose de neuf, on est ici plus proche du cinéma dans le traitement de l’image. Tout sonne en définitive plus professionnel, on sent l’équipe derrière ce projet bien plus impliquée, consciente de l’objectif à atteindre et une vraie volonté de plaire au public sans pour autant lui obéir. Bien sûr ce n'est pas parfait, il suffit de lire mes analyses pour s'en rendre compte mais au moins la série essaye et est sur la bonne voie et c'est cela le principal. Joss Whedon (le créateur de Buffy) a dit un jour qu’il ne fallait pas donner au public ce qu’il voulait mais ce dont il avait besoin. C’est un peu le cas avec David Nolande, où l’on bouscule le public français habitué aux séries policières pas franchement méchantes, aux personnages lisses et stéréotypés. Nolande propose cette fois un autre genre de fiction à la française, seule la diffusion sur France 2 pourra nous dire si c’est de cela dont le public a envie ou s’il préfère s’encroûter devant les polars sans inspiration de tf1.

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jeudi 12 octobre 2006

David Nolande : 1.05 Chiens méchants

etalonolande65Ça commence mal pour David Nolande après sa fille, après son frère, c’est sa grand mère qui tombe malade. La pauvre est plongée dans le coma. Bravo l’originalité, ça commence à devenir systématique de particulièrement gonflant ce scénario. Un premier sauvetage raté, un proche de Nolande entre la vie et la mort et un deuxième sauvetage a réussir à tout prix. A cela on a ajoute Corinne qui m’insupporte de plus en plus. Un coup elle s’en va, un coup elle revient et maintenant elle veut divorcer. Ça pourrait aller si le personnage était fouillé mais là non, elle est sans épaisseur et se contente à chaque scène de tirer la gueule et de crier. Elle est tout de même loin du maître des boulets, j’ai nommé Franck qui doit, une fois de plus, annuler son rancard avec une espèce de top model pour aider son ami. C’est chaque fois la même chose, le gag récurrent pourrait être drôle mais ça ne l’est mais là pas du tout. Idem que Corinne, le personnage est unidimensionnel et encore je dis ça pour être gentil.

Heureusement l’épisode n’en reste pas là. Dans son deuxième rêve, David voit un homme se faire dévorer par des chiens dans le parc d’un château. La vision étant nettement plus détaillée, il trouve toute de suite la grande demeure abandonnée. Le problème c’est qu’il découvre à la télé que la personne qu’il doit sauver est un pédophile qui s’est échappé de prison avant de faire des révélations sur les gens haut placés de son réseau de pervers. J’ai vraiment aimé toute la remise en question psychologique de Nolande et véritablement sa chute. Il est de plus en plus désespéré et se pose de plus en plus de questions sur Alexian qui le torture de l’intérieur. Le sommet est bien sûr le moment de sa tentative de suicide quand il saute dans le fleuve. La vision qu’il a à ce moment là m’a un peu fait rire avec tout ses proches qui meurent, ça faisait un peu dans le style six feet under. Très belle réalisation. Le seul personnage secondaire a bien tirer son épingle du jeu c’est Sauveur, je suis fan de vieux ex flic de la vieille école qui a toujours un nouveau tour dans son sac. Par contre j’ai été moins convaincu par la fin qui vire un peu au film policier avec la Nolande family prise en otage mais là aussi on sent toujours le dilemme chez Nolande et le jeu parfois inquiétant de Diefenthal porte à nouveau ses fruits. J’ai néanmoins été surpris par l’identité du tueur, je n’avais pas du tout fait attention au vendeur de parfum de l’auberge, même si la scène où Sauveur et Nolande se font passer pour un vieux couple gay était à mourir de rire. Par contre le raccourci gay/ pédophile avec Millet me semble plus que douteux.

Bilan : Un début d’épisode pénible qui prend ensuite une toute autre tournure pour se terminer de manière plus classique.

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jeudi 5 octobre 2006

David Nolande : 1.04 Crescendo

etalonolande73Un épisode plus classique cette fois, indépendant du reste de l’intrigue. On dirait en anglais un stand alone, un épisode qui peut se regarder sans avoir vu les précédents ni même sans voir la suite. Peut être un exercice de style pour permettre aux retardataires de raccrocher le wagon en cours de route. Cet épisode n’en est pas pour autant moins bon. Au contraire, il est très prenant et par certains côtés surprenant. Heureusement on évite qu’un autre proche de Nolande soit entre la vie et la mort car là ça m’aurait gonflé et ça serait devenu un point noir pour la série. Contrairement aux épisodes précédents, on évite de nous abreuver du flash back avec le gitan qui nous rappelle au cas où on ne l’aurait pas compris que " Vous avez pris la vie d’une fée monsieur Nolande. Il te faudra sauver beaucoup de vies pour celle que tu as pris, sinon tu verras périr l’un des tiens ". Mais on n’évite pas par contre de nous montrer le torse musclé de Diefenthal. On va bientôt pouvoir créer un drinking game avec la série.

L’intrigue de l’épisode concerne Junaï une chanteuse lyrique japonaise qui doit mourir sur scène après avoir avalé du poison (du cyanure selon Sauveur). La tâche est un peu plus facile pour David vu qu’il sait cette fois ci où et quand son rêve a lieu. La difficulté est d’approcher Junaï qui est la proie préférée des paparazzi et des fans psychopathes. On évite pas quelques clichés comme le vilain professeur/ mentor de Junaï qui l’oblige à travailler alors qu’elle est épuisée. On apprendra plus tard qu’elle a eu une liaison avec ce même professeur. Un autre cliché, celui de l’amant éconduit. En ce qui concerne Junaï, j’ai trouvé l’actrice très bien, elle est à la fois mystérieuse et très belle et son accent asiatique a ajouté encore à son charme. Par contre je n’ai pas été convaincu par la scène de répétition, on voit que ce n’est pas vraiment sa voix et qu’elle fait du play back. Au sujet de Nolande, le corbillard est de retour et ça c’est génial mais ça me fait poser des questions sur la cohérence de l’histoire. Idem pour Franck qui fait son retour mais il est toujours aussi inutile comme les scènes dans son appartement avec le mannequin muet. La scène d’intro avec l’examen médical était très très bonne même si Matthieu commence à m’énerver. Il fait vraiment trop méchant de base unidimensionnel et je ne le trouve pas vraiment crédible tout comme Corinne qui est finalement assez plate dans ses performances. Par contre j’ai bien aimé l’idée de Matthieu d’interner David dans un hôpital psychiatrique, ce serait un arc à exploiter dans le scénario qui serait je pense carrément excellent. Qui sait, David finira peut être la saison dans une camisole de force. La résolution est un peu poussive où on empêche à chaque fois à Junaï de boire un liquide qui pourrait lui être mortel, ça devient même un peu lourd sur la fin avec l’inhalateur mais si on a peur pour la chanteuse et qu’on se dit " vite, David ! ". Je me demande aussi si l’amulette porte bonheur de Junaï, remise à David, jouera ou non un rôle par la suite. J’ai bien aimé aussi l’impact des problèmes de couple des Nolande sur leur fille. Natasha pourrait être irritante comme Delia Brown d’Everwood ou Rosie de 7 à la maison mais finalement je l’ai trouvé touchante, un peu nunuche certes mais c’est l’âge qui veut ça. Autre point important, l’image est à nouveau bien plus travaillée notamment dans les visions de Nolande du théâtre. Ces scènes m’ont un peu fait penser à Twin Peaks et aux rêves de Dale Cooper. Ça va un petit peu loin sans doute mais c’est ce que j’ai ressenti avec ses scènes là. Il y a aussi des différences de teintes notables qui font tout leur effet. Dans la scène au commissariat avec Sauveur, on peut voir que la teinte est verdâtre et dans la suivante avec David en prison, ce sont les tons bruns qui sont privilégiés. Bref, il y a toujours une attention particulière apportée à l'image qui permet à la série de se détacher visuellement comme elle essaye également de le faire les intrigues fantastiques et à long terme.

Bilan : C’est toujours un plaisir de regarder cette série. Tout n’y est pas parfait mais on sent une bonne marge de progression possible alors que bien souvent les autres prod françaises sont tellement mal faites qu’elles sont impossibles à améliorer. Nolande réinvente la façon de raconter des histoires à la française. Il me restera maintenant les deux derniers épisodes mardi prochain et se sera malheureusement déjà terminé.

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mercredi 4 octobre 2006

David Nolande : 1.03 L'horloge du destin

n10Je m’y fais vraiment à cette série française, c’est incroyable. Moi qui était allergique à toute forme de production à la française, voilà que j’accroche à Nolande. Il y a quelque chose de pas normal dans cette série.

Dans ce troisième épisode, Nolande doit empêcher un jeune d’être renversé par une voiture en sortant du bus. Pas de bol pour lui, il envoie Sauveur à sa place et le jeune se fait malgré tout tuer. La sanction est immédiate et dans la famille Nolande je demande le frère fana de spéléo et qui se fait coincer dans une galerie souterraine par temps de pluie. Bonjour l’originalité, après sa fille en danger, c’est au tour du frère. Cette partie de l’intrigue est clichée et convenue et me rappelle vaguement un " femme d’honneur " où le fils de la fliquette est aussi coincé dans une grotte. Allez je prend les paris, dans le dernier épisode de cette première saison ce sera sa femme.

Dommage car à part ça tout est excellent avec cette histoire entre intrigue hebdomadaire et mythologique. Le deuxième sauvetage concerne un motard que David doit empêcher de se tuer et c’est là que tout se fait plus mythologique car il rencontre la petit fille de la gitane qu’il a tué. J’ai adoré ce personnage et l’actrice avec son jeu un peu allumé " Mais vous êtes qui vous pour prédire le futur ? " dit elle avec son air à moitié endormie, à moitié shootée. C’était excellent. On entre vraiment bien dans toute la malédiction de Nolande qui trouve un écho dans l’histoire de la gitane motarde vu que son mari est également mort à cause d’un mystérieux chien noir qui l’a fait dévier de sa route, apparemment le même chien qui a causé l’accident de Nolande. Il n’y a pas de coïncidences gratuites là dedans . La petite fille décédée de la motarde qui guide également Nolande n’est pas non plus dû au hasard et je me demande où cela va nous mener. On remarque aussi que les rêves de Nolande évoluent et se modifient en fonction des circonstances. Dans les deux premiers épisodes, les visions restaient assez figées et cette fois ci, on instaure une autre dynamique vu qu’à chaque fois on nous offre un autre élément qui permet à Nolande de poursuivre au mieux sa mission. Au passage on apprend qu’Alexian n’est pas n’importe quel gitan mais le roi des gitans. Il y a ça et là quelques pointes d’humour mais très légère comme par ex à la fin quand Nolande lache au gars qu’il a sauvé " tout ce qui va suivre pour toi c’est du bonus ". Le jeu à la fois cool et intense de Diefenthal fait mouche par contre toutes les raisons sont bonnes pour montrer l’acteur vedette torse nu. Pas moins de deux scènes douches en quelques minutes, encore torse nu dans son lit ou quand il va veiller sur sa fille. On essaye d’appâter la clientèle féminine, il n’y pas de doute là dessus. Du côté des personnages, Franck passe à la trappe du moins pour cet épisode et on accentue le traitement psychologique de David qui commence à prendre de la drogue même si on ne sait pas exactement dans quel but. Est ce pour ne plus dormir, pour empêcher les rêves ? Cela reste mystérieux mais ça renforce le côté antihéros du personnage. On en apprend aussi un peu plus sur Sauveur qui est un ancien flic dont la femme s’est tirée. J’aime bien son personnage un peu bougon qui prend Nolande en amitié. Sauver garde aussi une part d’ombre et sous ses airs bonhomme, je trouve qu’il pourrait vite devenir plus ambigu. Concernant l’image, je sais que quelqu’un y est sensible alors je vais en parler. Je trouve l’image moins travaillée que dans les deux premiers épisodes ou du moins il y a moins cette volonté d’en mettre plein la vue par des effets spéciaux et des effets de caméra. Mais finalement je préfère cette méthode car ça rend la série plus réaliste et comme c’est une série fantastique, je pense que ça apporte un bon équilibre. L’image inspire tout de même quelque chose de très froid, un peu clinique qui colle bien à la série. On n’est pas dans Carnivale où chaque plan pourrait faire l’objet d’une capture d’écran à imprimer. Les plans sur la route de Canteloup sont magnifiques avec le chemin de campagne d’un blanc aveuglant qui se détache du reste du paysage m’a particulièrement frappé. On évite aussi les dialogues bateaux et scènes inutiles du genre voir les personnages manger, commander un verre au bar de l’hôtel avec des jolis " merci ",… comme c’est souvent le cas dans d’autres productions françaises. Il y a des petites ellipses à l’américaine qui permettent de se focaliser avant tout sur l’intrigue et les personnages. Ah oui, juste un dernier truc, j’ai été déçu que Nolande change de voiture, le corbillard qu’il avait acheté à un gitan dans le pilot avait vraiment de la gueule et donnait un style au personnage.

Bilan : La partie sur Nolande est très bonne, l’autre partie sur son frère beaucoup moins. Je ne retiendrai donc que les scènes ave Diefenthal.

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mercredi 27 septembre 2006

David Nolande : 1.02 La proie des flammes

webdief1A peine le premier épisode terminé, la RTBF nous propose une deuxième fournée afin de voir si le pilot n’étai pas le seul coup de génie de la série. Soyons clair dès le départ, j’ai moins aimé ce deuxième épisode c’est certain mais ça reste correct dans l’ensemble malgré tout. Première chose que j’ai remarqué c’est qu’il y a un moins gros travail sur l’image ce qui est un peu dommage même si on ne retourne pas dans une image à la Navarro. L’image dégage quelque chose de naturel, terne, un peu glauque qui donne un certain malaise qui colle bien à la série mais c’est moins esthétique que le pilot. D’abord la bonne idée, David se retrouve chez le psy et même si la scène est courue d’avance avec l’hypnose je dois dire que j’ai bien aimé. Par contre l’utilisation du psy en ami de Corinne et sans doute futur amant, je trouve cela carrément moyen, même si la scène où David lui parle de son rêve et de sa mission est excellente avec un Diefenthal très intense. J’ai par contre eu très peur qu’on nous rejoue le coup de Natasha dans le coma ou malade quand on apprend qu’elle a de la fièvre. Heureusement ce n’est pas le cas et la série joue là intelligemment avec le téléspectateur. La nouvelle mission concerne un bébé que Nolande doit sauver des flammes et c’est là que ça commence un peu à être moins bien. Tout d’abord, il y a cette idée géniale du gigantisme de la tâche. Il sait que le bébé est devant une fenêtre d’où on voit la tour Eiffel et le voilà parti à la recherche de cette vue dans des dizaines d’immeubles avec ses deux compères Franck et Sauveur. La tâche est énorme ce qui fait que l’on prend conscience du poids qui peut poser sur le héros. Malheureusement il trouve par la suite assez vite l’endroit où le drame va se produire. C’est finalement assez facile comme procédé même si j’avais compris bien avant lui que la vue de Paris était un poster en trompe l’œil. L'incendie se produira dans un appartement témoin et la victime semble être le bébé d'une des femmes de ménage. Nolande découvre ça tout seul et dès qu'il entre dans l'appartement il demande au propriétaire quelle société de nettoyage il utilise, ça sort un peu de nulle part, c'est très gros, mais allez je vais dire que ça peut tout de même aller. Donc jusque là tout se passe pas trop mal mais ça part dans le n’importe quoi quand Nolande ramène la femme de ménage de l’appartement témoin et son bébé chez lui. On voit bien que Nolande est perdu qu’il agit au coup par coup sans savoir vraiment ce qu’il fait et sans prendre en compte les conséquences mais là j’ai trouvé ça carrément gros de ramener la fille chez lui pour la protéger d’un éventuel incendie. Forcement Corinne le prend mal et les aller-retour de la fille sont lourds. On aurait pu là aussi imaginer un traitement social en profondeur de cette fille mère seule avec son bébé mais ça ne reste qu’en surface. Le retournement de situation à la fin était une bonne idée avec la vision qui avait en quelque sorte induit David en erreur mais la fin tombe à nouveau à plat, surtout qu’il ne faisait aucun doute que tout se finirait bien, un peu trop bien même, sauf pour David Nolande où sa femme a mis les bouts et s’est tirée avec leur fille. J’aime beaucoup que l’on joue sur les problèmes du couple Nolande mais je trouve cela un peu trop rapide, on aurait pu laisser s’étendre la crise un épisode de plus avant une séparation. L’intrigue mythologique se poursuit toujours avec les gitans et c’est là aussi une bonne idée d’articuler à la fois les intrigues stand alone et les intrigues de fond.

Bilan de la soirée : Voilà une très très bonne surprise que nous sort la télévision française, c’est tellement rare qu’il faut bien le souligner. Même si la série n’est pas sans tache, elle s’en sort très bien par rapport aux autres productions productions française. Par rapport à son plus proche voisin américain, c'est à dire Dead zone, je trouve que la série n'a pas à rougir car elle tient la route et ne tombe pas dans le ridicule, ce qui aurait pu arriver très vite vu le thème fantastique. La série a aussi l’avantage de ne pas être une série policière. Au final, un pari réussi en ce qui me concerne, je serai là la semaine prochaine pour d’autres cauchemars de David Nolande.

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David Nolande : 1.01 Peine perdue

david_nolandeAvant propos : David Nolande d’abord qu’est ce que c’est ? C’est une série française du genre fantastique, un genre très peu couru en France donc la série a déjà le mérite d’aller vers le fantastique ce qui est assez inhabituel. Du coup ça a attiré mon attention. Le pitch en gros nous dit ceci : David Nolande, un publiciste dans le vent est le genre de type qui a réussi. Belle carrière, gentille petite famille avec une femme et une fille. Tout son univers bascule un soir où il a un accident de voiture et tue une vieille gitane dans sa caravane. Il n’est pas reconnu coupable par le tribunal mais à la sortie, un gitan lui jette un sort " Tu devras sauver beaucoup de vie pour celle que tu as prise. Sinon, l’un des êtres que tu aimes mourra ". Depuis ce jour là, Nolande fait des cauchemars prémonitoires sur la mort de quelqu’un qu’il doit sauver au risque de voir ses proches mourir…

1.01 : Peine perdue

Forcément j’attendais ce David Nolande avec impatience et au final je dois dire qu’à mon grand étonnement j’ai bien aimé. Ce n’est pas sans défaut c’est certain mais on voit que les scénaristes et réalisateurs ont mis le paquet pour nous offrir quelque chose de bien, à mille lieux des Joséphine ange gardien et des Navarro. Ce qui m’a frappé tout d’abord c’est l’esthétisme de cet épisode pilot. L’image est soignée, filtrée pour donner un aspect chaotique et vif à l’histoire. On prend son temps pour mettre en place l’histoire et bien expliquer chacun des éléments et je dois dire que j’ai beaucoup aimé ça. Souvent dans un pilot, on change l’univers des personnages et on les plonge tout de suite dans l’ intrigue hebdomadaire (c'était le cas du pilot du Smallville par ex) mais ici on prend bien son temps et j’ai beaucoup aimé cela. Le début raconte donc le pitch dont j’ai parlé plus haut. J’ai particulièrement apprécié la scène où Nolande se réveille après l’accident, la chambre d’hôpital est sobre, le décor très épuré : un lit, une perfusion, une chaise pour Franck, l’associé et ami de David. Il y a pas mal de retour en arrière sur la soirée précédant l’accident notamment dans la scène d’intro en voiture, c’était une très bonne idée, d’autant plus que l’on voit très rarement ce genre de structure dans une série française. La scène avec le gitan qui lui jette un sort est bonne mais on en rajoute un peu trop dans les effets spéciaux avec la caméra qui tourne, d’autant plus que l’on revoit la scène plusieurs fois ce qui finit par énerver. Cela dit, le gitan est vraiment flippant, il ressemble un peu à Ed Harris dans " A history of violence ". Une fois la malédiction lancée, la série peut vraiment commencer je dirai mais ce qui est bien c’est que Nolande ne comprend pas tout de suite ce qui lui arrive et ce qu’il doit faire et c’est là la bonne idée d’utiliser sa fille plongée dans un coma inexplicable pour le faire réagir. Pour son premier sauvetage, il doit empêcher une jeune femme de se suicider sous les rails du métro. Heureusement pour lui il a vu dans sa vision le nom de la station. Il reste donc 3 jours non stop dans la station pour ne pas louper la fille en question. Son ami Franck et sa femme Corinne pensent qu’il perd la boule et lui n’est pas loin de se croire également fou. On a vraiment une approche psychologique du personnage, et celle ci ne fait pas gadget et on y croit vraiment. Ce qui n’était pas du tout le cas dans les Zodiaques et autres sagas de l’été. Nolande arrive à sauver la femme du suicide et là je dois dire qu’il y a eu un petit flottement car il restait encore pas mal de temps à l’épisode, sa fille était toujours dans le coma et je ne voyais pas vraiment où on voulait en venir avec tout cela. C’est à partir de là qu’est développé le deuxième axe de sa mission, il ne doit pas seulement sauver les gens de la mort mais il doit aussi avoir un vrai aspect humain et social avec eux. En plus de les sauver de la mort, il doit les sauver tout court je dirai. C’est une approche très intéressante qui si elle est bien développée pourrait explorer pas mal de milieu et de faits de société. Ici par contre on en reste à la surface, on apprend que la suicidaire a perdu son petit garçon, tué dans le métro. David essaye donc de lui redonner le goût de vivre en lui parlant de sa petite fille et le déclic pour arrêter la spirale suicidaire arrive un peu trop vite selon moi. Idem pour Natasha qui se réveille comme par hasard juste après cette conversation pour foncer dans les bras de son papa. La fin est donc poussive et too much mais c’est encore acceptable finalement et la mission de Nolande est réussie vu que j’ai accroché à l’histoire. Mais ce n’est pas exempt de défaut pour autant. Il y a par exemple la femme de Nolande qui m’a paru complètement transparente y compris à l'hôpital dans des scènes qui devaient logiqument être émouvantes et très peu développée alors qu'elle est censée être importante tout de même. Et la musique parfois trop omniprésente avec les violons pour donner une ambiance angoissante, certes ça marche mais il faudrait parfois alterner. Du côté de l'intrigue, il y a des évements auxquels on avait pensé et qui arrive forcément, il n'y a donc pas toujours de surprise. En plus de l’intrigue du jour, la série propose également comme dans les séries US un aspect mythologique récurrent en quelque sorte avec Nolande qui engage un détective privé du nom de Sauveur afin de retrouver le gitan pour qu’il le libéré de cette malédiction. Priions pour qu’il ne retrouve jamais ce gitan et que la série continue.

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