Critik en séries

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lundi 9 juin 2008

Ugly Betty : 2.15 burning questions

reneeC’est déjà terminé pour Renée la fêlée. Ça valait bien la peine de construire tout en mystère autour d’elle. Je pensais qu’on allait traîner l’histoire jusqu’au season finale. Ça aurait été plus intéressant et surtout mieux traité car là ça sent la précipitation et Willy fait même peur tellement elle est sans coeur. Sans ses petites pilules confisquées par Marc, Renée devient totalement folle. Ça aurait pu être marrant par petites touches mais là on sort tout de suite la grosse artillerie sans la moindre subtilité. Ainsi comme par hasard Christina et Betty découvrent un gros dossier sur Renée dans les affaires de Wilhelmina. Non mais qui garde ce genre de dossier sur ses frères et sœurs ? ça en tourne à la caricature grotesque. Que va bien pouvoir faire Daniel avant le season finale ? Malheureusement on le voit venir. Renée insiste tellement sur Betty soit disant amoureuse de son patron que Daniel commence à y croire. Pire, il commence à se demander s’il n’a pas lui même des sentiments pour Betty. Ugly Betty se rangerait elle déjà dans le conformisme de la narration de ses cousines " yo soy Betty la fea " et " Le destin de Lisa " en faisant en se rapprocher l’assistante moche et son play boy de patron ? Où sont donc passés l’audace et le second degré de la série ? Sans doute mort avec Bradford Meade, j’en ai bien peur. Betty a déjà deux mecs sur le dos alors si Daniel s’y met se serait le bouquet. Aurait on oublié que le principe de base de la série est une fille moche ne plaisant à personne ? En même temps si Henry pouvait dégager à Tucson avec son ex enceinte, ça ne serait pas plus mal car le personnage ne sert à rien et est vraiment trop fade. Toutes les cinq minutes, on nous rappelle qu’il ne reste plus que x jours avant la fin de l’histoire, blablabla. Et c’est comme cela depuis le début de la saison 2. Pour tenter de montrer que la série est toujours dans le coup, on nous sort un nouveau styliste super cool comme Ochi mais la sauce ne prend pas car il manque ce grain de folie qui aurait pu faire la différence.

Deuxième intrigue tout aussi insignifiante, le retour de Gina Gambaro. Son duo de pétasse avec Hilda était marrant car outrancier dans la saison 1. Là, ça sert juste à préparer l’arrivée d’Eddie Cibrian en petit ami d’Hilda. On insiste de façon exagérée sur la pauvre Hilda qui est seule et malheureuse car sans homme dans sa vie. Où est donc passée l’idée des années 90 disant qu’une femme n’avait pas besoin d’homme pour être heureuse dans la vie ? Ugly Betty une série ouvertement gay friendly, oui. Mais pas forcément féministe si on y regarde bien. Betty est l’assistante mais Daniel est le patron, Hilda est une simple coiffeuse avec son salon à l’arrière de sa maison, Claire a son propre magazine mais grâce à l’argent de son défunt époux, Willy a toujours été la numéro 2 supplantée par Daniel le bon à rien. Seule Alexis est une femme d’affaire à succès, seul problème celle ci était avant un homme.

Conclusion : Deuxième épisode post grève et deuxième déception pour Ugly Betty. La série se complait dans la facilité et des intrigues basiques sans extravagance, sans tonus. Et non, je ne compte pas sur Eddie Cibrian pour relever le niveau. On ne l’appelle pas le tueur de série pour rien. Il apparaît dans une série et pouf bizarrement celle ci est annulée quelques temps plus tard. Donc son arrivée dans la vie d’Hilda n’est pas un bon signe pour la survie de la série qui artistiquement commence déjà à toucher le fond.

Posté par tao of myself à 17:30 - Ugly Betty - Permalien [#]