Critik en séries

Blog sur les critiques et impressions des épisodes de série tv : The oc, grey's anatomy, everwood, le monde joan, house, ugly betty, Lost, FBI portés disparus, boston legal,...

mardi 10 juin 2008

Friday night lights : 1.09 Full hearts

julie_tamyBeaucoup d’intrigues mais toutes différentes les unes des autres même si celles ci tournent surtout autour de la famille au sens large du terme. Les Panthers se rendent dans la ville natale de Brian " Smash " Williams et les souvenirs et les blessures réapparaissent à ce moment précis. On en apprend un peu plus sur les Williams qui ont quitté Gatling après la mort de leur père. Smash continue d’avoir beaucoup de respect pour son père et malgré les années il garde un souvenir toujours fort de lui. Sa mère par contre a fait le deuil d’un homme qui n’a pas toujours été là pour elle et ses enfants. Celui ci étant mort dans un accident de voiture avec sa maîtresse d’après ce que l’on peut comprendre. Donc si le père Williams n’était pas un bon mari, il était apparemment un bon père. La situation n’est donc pas manichéenne. Smash continue de prendre des stimulants et ils commencent à avoir des effets pervers vu que le sportif est victime d’une crise d’angoisse et il doit mettre sa sœur dans la confidence. Cette intrigue dopage est toujours assez clichée, surtout au début quand on voit Smash se piquer dans sa voiture à l’extérieure de l’église. On nous aurait mis un gros néon fluorescent " le dopage c’est mal " ça n’aurait pas été plus voyant tellement c’est extrêmement gros pour nous montrer l’ambivalence du comportement de Brian. La fin est également un peu trop happy end, Smash marquant pour la victoire puis s’encourant dans les gradins dans les bras de sa mère. Ça sonne un peu trop la fin de l’américaine ou tout finit bien.

La famille est aussi au centre de l’intrigue de Saracen qui a enfin un rendez vous avec Julie mais le coach n’est jamais bien loin. Certes Matt n’est pas comme les autres footballeurs mais il reste un garçon pleins d’hormones males avant tout. Et Matt commence à prendre goût à sa vie de vedette des panthers quand il fait clairement valoir au cinéma qu’il est le QB de l’équipe afin d’avoir des places même si la salle est pleine. J’ai bien aimé ce passage. La réaction d’Eric et de Tamy en voyant leur fille dans sa petite robe est très drôle mais également réaliste en tant que parents. Après tout il ne faut pas tenter le diable. La sortie tourne court de toute façon car Matt doit rentrer chez lui à cause de sa grand mère en pleine crise. Nous découvrons en même temps que Julie une autre facette de Matt. On connaissait déjà ses problèmes personnels mais j’ai trouvé ce passage une nouvelle fois très juste et émouvant. Matt chantant " Mr. Sandman " à sa grand mère, ça avait vraiment quelque chose de touchant. On voit combien il prend soin d’elle, il garde toujours son calme et prend beaucoup sur lui. Ça ne l’empêche pas de se lâcher à la fin du match en embrassant Julie sur le terrain. Un peu cliché là aussi mais pour Matt c’est comme un rêve en train de se réaliser. Ils n’auraient pas pu rêver mieux pour leur premier baiser ces deux là. C’est aussi très symbolique de la série où tous les regards sont tournés vers le match.

Par contre, un qui n’est plus la star de l’équipe, c’est Tim Riggins. Ses parties de jambes en l’air avec Lyla sont mises au grand jour et ils doivent tous les deux en payer les conséquences. Tels des frères de sang, les gars de l’équipe vengent l’honneur de Street, ce qui n’empêche pas Tim de rester fidèle à l’équipe coûte que coûte. Lyla par contre craque suite aux insultes d’autres filles. Cela nous offre une autre facette de Garrity. Si le foot est tout pour lui, sa fille passe avant sa passion et j’ai trouvé cette scène à l’extérieur du stade très touchante. A nouveau tout est une question de famille.

Tamy Taylor fait un pas supplémentaire dans la mécanique de l’équipe car elle épaule Garrity dans la mise en place du déplacement à Gatling et ils forment une équipe performante, je dirai même idéale et cela à ma plus grande surprise. Il a fallu du temps mais on commence à contraster le personnage de Garrity qui n’est plus uniquement présenté comme le gros con mettant des bâtons dans les roues du coach. On le voit s’inquiéter pour Lyla, parler tranquillement avec Tamy dans son bureau. Finalement toute cette partie avec Tamy a été ma préférée de l’épisode avec l’intrigue de Smash. Les adultes et les jeunes sportifs sont bien équilibrées et c’est pour cela qu’on n’a pas l’impression d’être dans une série juste pour ados mais dans un vrai drama purement et simplement sans subdivision.

Autre duo étonnant de l’épisode, celui de Jason et de Tyra. J’avais toujours pensé qu’ils n’avaient jamais vraiment été très proches et j’ai bien aimé le geste de Tyra venue lui rendre visite alors que toute la ville est partie au match. D’ailleurs à voir toutes les voitures se rendant au match, c’est le moment où jamais pour les voleurs d’aller piller les maisons de Dillon. Bref je reviens à Tyra et Jason, tous les deux trahis par la personne qu’ils aimaient. Mais ils n’en sont pas morts et continuent de vivre malgré tout. Je me demande tout de même ce qu’il s’est passé entre Tyra et Lyla car les deux filles ne semblent pas du tout s’apprécier. Tyra gifle d’ailleurs Tim en lui disant " tout sauf elle ". Bref ça montre bien le niveau d’animosité entre les deux filles. On en apprendra sans doute plus par la suite. De plus l’intrigue permet de montrer que Tyra n’est pas seulement une fille couchant avec tout le monde mais qu’elle a également un cœur car on la sent vraiment blessée par cette histoire.

Conclusion : Sans apporter d’énormes changements, l’épisode permet de creuser les personnages et leurs différentes relations entre eux. Ainsi les personnages de Tamy, Garrity, Smash et Tyra nous sont montrés sous un angle différent et on les apprécie donc encore plus. Ainsi après neuf épisodes, FNL se révèle être un drama efficace qui tout en traitant surtout d’intrigues de jeunes évitent pas mal les écueils de ce genre de série. On se retrouve avec une série d’avantage proche d’un American dreams (Mes plus belles années) que d'un One tree hill. Des intrigues bien construites, un mix entre les personnages adultes et les lycéens. Le tout intégré dans un univers global du football que l’on nous présente jour après jour. C’est là aussi l’une des forces de la série, ne pas exclure les gens n’aimant pas le foot US et arriver à s’intéresser à une foule de personnages différents (blanc, noir, jeune, moins jeune,…).

Posté par tao of myself à 17:51 - Friday night lights - Permalien [#]