Critik en séries

Blog sur les critiques et impressions des épisodes de série tv : The oc, grey's anatomy, everwood, le monde joan, house, ugly betty, Lost, FBI portés disparus, boston legal,...

mardi 25 septembre 2007

Weeds : 1.10 Chacun sa route

marylouiseparkerDéjà le dernier épisode pour cette très courte première saison de Weeds et sauf grand malheur, je serai là pour la saison 2 qui sort d’ailleurs bientôt en DVD. Au mois de novembre si mes souvenirs sont bons. La série continue de s’enfoncer dans le drame et on oublie un peu la comédie des premiers épisodes. Après tout pourquoi pas car elle assure bien dans ce domaine et ça donne également une note plus réaliste à la série.

Ainsi donc ce n’était pas le gros dealer qui avait tabassé le flic du campus mais Conrad, je ne m’y attendais pas à celle là. Il y tient à sa petite blanche on dirait et il est carrément prêt à trahir sa tante Heylia pour aider Nancy a monter son propre business de marijuana. La saison 1 est vraiment celle du démarrage et de l’expansion du commerce de drogue de Nancy qui prend des proportions de plus en plus grandes au fur et à mesure de la saison. Forcément cela à des conséquences car ça ne passe pas inaperçu, Silas lui reverra d’ailleurs son discours d’hypocrite en pleine gueule. Cette scène est particulièrement réussie. Je l’ai dit depuis le début Hunter Parrish est vraiment un très bon acteur et son duo fils/ mère avec Mary Louise Parker fonctionne à merveille. On sent la mère aux prises avec un fils adolescent qu’elle a du mal à gérer et c’est très réaliste. La réunion de l’union sacrée en soirée est très bonne également, il s’en dégage même une ambiance un peu glauque car tous s’unissent dans le commerce de la marijuana comme si c’était normal. On passe à une toute étape et la romance entre Nancy et Peter va sans doute être très compliquée vu que l’on apprend qu’il est de la brigade des stupéfiants. Dur, dur la vie de dealer mais Nancy persiste et signe, elle n’a aucun remord comme le montre la scène avec Andy au bord de la piscine, ça fait un peu peur tout de même cette absence de morale face à ce trafic de drogue mais en même temps c’est rafraîchissant car on comprend mieux pourquoi certaines personnes choisissent cette voie.

Comme la série n’est plus à une impertinence près, elle tire à boulet rouge sur l’administration Bush et la guerre en Irak. Andy est appelé par l’armée. Ben oui ce con s’est un jour inscrit juste pour impressionner une fille. S’il fallait nous montrer une fois pour toutes qu’il est prêt à tout pour coucher, en voici la preuve. Mais voilà une liberté de ton rafraîchissante, même si Doug est tout de même pro Bush de façon aveugle. Mais ses raisons sont là aussi politiquement incorrecte, Laura Bush lui vendait de la très bonne herbe à la fac. Ce sera sans doute très intéressant à suivre comme histoire et avec Andy ça promet surtout d’être drôle. Il trouvera sans doute un truc bien tordu pour être réformé comme c’est le cas au cours de cet épisode. Epouser un homme, se couper un orteil ou encore devenir rabbin, comme s’il était un saint, ben voyons.

Le cancer de Celia semble déjà vaincu, un peu déçu si c’est le cas car on s’y est à peine intéressé. Sa fille aussi est un peu déçue, sa mère était plus gentille quand elle pensait qu’elle allait mourir. Phrase terrible mais néanmoins véridique. Forcément quand on est mal, on tente tout à coup de faire le bien. Mais bon je ne vais pas trop râler car l’intrigue lesbienne de sa fille est à mourir de rire. J’ai adoré le discours de Celia sur les lesbiennes qui aujourd’hui ne sont plus des Rosie O’ Donnel rondelettes mais des héroïnes sexys de The L word. Je trouve néanmoins dérangeant de faire jouer à des gosses ce genre de scènes où l’on s’embrasse entre filles, c’est assez malsain selon moi.

Conclusion : Un très bon épisode pour clôturer cette saison. On relance l’intrigue de l’herbe dans une nouvelle direction et la vie de Nancy déjà compliquée continue de l’être de plus en plus. On s’intéresse un peu moins aux enfants Botwin en cette fin de saison mais ce n’est pas plus mal. Maintenant j’ai hâte de voir la saison 2 après une première saison particulièrement réussie. Même si elle n’est pas super addictive, Weeds est une très bonne série, impertinente comme il le faut avec un vrai propos adulte qui ne prend pas ses téléspectateurs pour des cons.

Posté par tao of myself à 18:02 - Weeds - Permalien [#]

lundi 10 septembre 2007

Weeds : 1.09 A feu et à sec

weeds_09Episode moins sombre par rapport aux précédents même si Nancy plonge de plus en plus profondément dans le commerce de la drogue. Et cela grâce à l’aide d’Alejandro. Celui semble s’être épris de Nancy mais elle n’est pas prête à devenir son bonne amie si vous voyez ce que je veux dire. Nouvelle étape dans la vie de Nancy, elle se fait arrêter par un flic sur le campus de l’université. Enfin pas techniquement arrêtée mais juste volée par ce flic un brin ripoux. Marie Louise Parker nous fait une nouvelle démonstration de son talent lors de son arrestation où elle essaye à la fois d’être gentille, bourrée de remord et surtout elle essaye de ne pas craquer ce qu’elle est à deux doigts de faire malgré son sourire de façade. La fin est à la fois très drôle et très sombre avec le flic venant rendre son herbe à Nancy. Visiblement il n’a pas trouvé cette idée tout seul et il a été un peu aidé par Alejandro. Le boulot de dealer n’est pas rose et glamour, ça c’est certain.

Chez elle, Nancy a également d’autres problèmes, doit elle mettre Shane sous antidépresseurs ? Quoi droguer mon enfant ? Non merci. C’est assez ironique comme réaction pour elle qui vend de l’herbe mais Andy nous montre bien la différence. L’herbe le rend heureux et affamé, là où les antidépresseurs feraient de Shane un zombie. Ce serait dommage de perdre Shane, il est si créatif comme enfant. Pour preuve, cette fois il provoque feu dans l’école. Nouvelle preuve pour lui selon laquelle sa mère devrait le droguer car oui, le petit gars est d’accord lui et en plus c’est légal. Cool, hein ?

Rien de spécial pour Silas, mis à part qu’il se rapproche de la famille de Megan qui semble mieux le comprendre et surtout est plus amusante que la sienne. J’ai tout de même été choqué par le coup de poing qu’il envoie à son frère, tout cela pour un stupide briquet. Certes il a appartenu à Judah mais il finira bien par le récupérer. D’ailleurs c’est l’une des premières fois que l’on traite du deuil chez Silas. On y accorde pas beaucoup de temps mais c’est fait de façon anodine comme avec sa réclamation d’envoi des catalogues pubs ou encore sa bonne entente avec le père de Megan. Bien joué.

Celia commence à chimio et quel choc de la voir chauve. Peu importe, cancer ou pas cancer, Celia reste Celia, c’est à dire une garce manipulatrice magnifique ne se laissant pas faire. Elle n’est d’ailleurs pas prête à se laisser voler son poste de présidente du conseil des parents à l’école et malgré son air bourgeois, elle montre une fois de plus qu’elle est une outsider large d’esprit. La coincée du coin s’offusque à cause d’un prof de sport homosexuel et Celia lui répond en tout logique " Il est gay, pas pédophile. Il y a une grosse différence ". Go Celia ! C’est sans doute la partie de l’épisode que j’ai préféré.

Conclusion ? A un épisode de la fin de la saison 1, Weeds se révèle comme l’une des meilleurs surprises de l’année. Weeds utilise intelligemment le format court façon Entourage de façon à garder uniquement le meilleur. Le tout rempli de personnages très savoureux. Et oui, je suis super accro.

Posté par tao of myself à 17:24 - Weeds - Permalien [#]

jeudi 23 août 2007

Weeds : 1.08 Le feu de l'expiation

elizabeth_perkinsLa série devient plus sombre depuis deux épisodes. Ça me surprend un peu, j’aimais bien les petits délires du début mais le côté plus dramatique apporte également de la profondeur ce qui n’est pas plus mal après tout. L’épisode est avant tout centré sur Nancy et sur sa tristesse. Selon la tradition juive c’est la cérémonie du dévoilement, un an après la mort du défunt où l’on expose la pierre tombale de ce dernier. Je ne sais pas vraiment ce que ça signifie mais on comprend qu’il est temps maintenant d’aller de l’avant et on en finit avec le deuil. Nancy a justement beaucoup de mal à accepter la mort de Judah et a accepter la personne qu’elle est devenue aujourd’hui. Néanmoins, Nancy fait un pas en avant pour accepter sa nouvelle vie et on la sent un peu plus sereine à la fin de l’épisode quand elle reprend la route après s’être arrêter un temps interminable à ce feu rouge maudit ne se mettant jamais au vert. La cérémonie est un poil surréaliste entre Shane en kimono et Andy qui part dans discours très personnel. Il a au moins raison sur un point, il ne sera jamais l’homme que Judah a été et on voit combien celui ci a laissé un vide chez les Botwin.

La cérémonie terminée, Nancy fait une rencontre particulièrement insolite avec Peter lors du tournoi de karaté de Shane où le gamin toujours aussi enragé mord le pied de son adversaire se trouvant être le fils de Peter. Les excuses de Nancy sont à mourir de rire, j’ai même cru pendant deux secondes qu’il n’était pas le père du gosse comme il le dit pour faire de l’humour. La séquence au restaurant est à mourir de rire elle aussi avec les deux " adversaires " qui attaquent Peter et puis Nancy. C’était très drôle, j’en reviens pas que l’on fasse dire à des enfants de telles horreurs et c’est ce côté toujours aussi politiquement incorrect qui est génial car on ne se fixe aucune limite. Ça, plus Silas accroché avec son sidekick, les enfants savent être de vrais monstres au restaurant et j’ai trouvé cela finalement très réaliste. Par contre ils disparaissent tout à coup pour permettre à Nancy et Peter de partager un moment plus intime et se confier. J’ai trouvé cela bizarre de se débarrasser de la sorte des trois enfants comme disparu dans un monde parallèle, même si c’était touchant de voir Nancy s’ouvrir à un autre homme.

Deuxième pas en avant pour Nancy, elle affronte son mystérieux rival, un hispanique du nom de Alejandro. Après les menaces du dernier épisode, on ne fait pas traîner inutilement l’intrigue et là, c’es un peu plus le cliché du dealer défendant son territoire mais Nancy ne se le laisse pas impressionner et prend bien le contrôle de la situation. La petite baise sauvage sur le capot de la voiture était très osé et très chaude. Encore une marque de la télé par câble américaine. La série ne se refuse rien et c’est finalement une bonne manière de désamorcer cette intrigue qui aurait pu être lourde et glauque alors qu’ici ce n’est pas du tout le cas. La fin nous montre également une Nancy qui regrette ce plan cul improvisé et là encore c’est une fois de plus très humain.

Celia et son mari mettent, eux, les choses à plat et Celia lui parle de son infidélité avec un homme noir, Conrad. Je les ai trouvé très touchant. On aurait pu croire que tout allait exploser lors d'une énorme dispute mais au contraire, ils restent tous les deux très calmes faisant le constat de leurs erreurs et leur maison vidée de meubles et à ciel ouvert est une belle métaphore de la crise qu'ils traversent en ce moment. Dean a malgré tout raison, Celia ne peut pas utiliser son cancer comme argument pour toutes ses crises de folie comme jeter ses meubles, ses vétements ou coucher avec un autre gars. On ressent malgré tout une grande tendresse au sein de ce couple mais on peut se demander s'il y a encore vraiment de l'amour entre eux ou s'ils restent ensemble par habitude, par peur de se retrouver seuls.

L’intrigue d’Andy et de Doug par contre je n’ai pas vraiment adhéré à cette histoire de rat, ce n’était pas terrible. Ça faisait un peu trop comédie de lycée Seule la colère de Nancy était très bonne. Andy m’a tout de même fait rire quand il demande complètement défoncé si Alejandro est le livreur de pizza. Là encore une manière de mélanger le drôle et le drame dans une même scène, rien n’est cloisonné comme dans la vie.

Bilan : Un épisode un peu en demi teinte, très bon en ce qui concerne Nancy et le toujours infernal Shane (on se demande ce qu’il fera la prochaine fois) mais vraiment pas terrible du tout en ce qui concerne Andy.

Bonus : Hunter Parrish, le bo gosse, sifflotant le générique de la série, "little boxes"

Posté par tao of myself à 12:32 - Weeds - Permalien [#]

mercredi 15 août 2007

Weeds : 1.07 Sur les bancs de la fac

weeds_canal_La série commence à devenir à suivre et je trouve cela de plus en plus intéressant même si l’épisode est moins délirant et un peu plus sombre qu’à son habitude. Nancy découvre les joies du campus universitaire et son petit commerce de drogue prend de l’expansion. Elle devient une vraie pro, elle recrute des vendeurs et suit les conseils de Heylia en ce qui concerne les téléphones jetables. Je ne sais pas vraiment dans quelle catégorie mettre Heylia, le personnage n’est au fond pas très sympathique et elle est même souvent rude avec Nancy. On ne sait pas beaucoup dire si elle l’apprécie ou pas. Il faudra peut être attendre encore un peu pour savoir si c’est seulement le business qui les lie ou pas. Par contre en entrant sur le campus, Nancy commence à se faire des ennemis. J’ai d’abord cru à la police avec les jumelles mais la police n’aurait pas de telles méthodes d’intimidations avec les pièces. Au début on pense à une blague et Nancy prend cela à la légère mais la fin donne un tout autre ton comme pour lui dire " on sait où tu habites ". L’épisode se termine sur une note vraiment angoissante.

Andy après avoir ramené une fille de son groupe des fumeurs anonymes, sympathise maintenant avec la mère d’un ami de Shane. Et quand je dis sympathise, il s’agit bien entendu de sexe mais le pauvre Andy ne peut pas supporter les méthodes un peu brutales de sa partenaire. Forcément on est sur le cable us donc les sexe de baise sont plus qu’explicites et j’ai bien aimé le contraste entre les adultes baisant comme des bêtes et les gosses jouant aux jeux vidéos les écouteurs à fond sur les oreilles ne se rendant compte de rien. Il est même tout déprimé à la fin le petit Andy quand il reste " tout mou " et il m’a fait de la peine. Pauvre gars va. Et ce n’est pas Nancy qui le rassure. Ne t’inquiète pas, c’est sans doute juste une fois… mais chez certains hommes ça dure très très longtemps. Pas sympa la belle sœur sur ce coup. Au moins Shane s’est enfin trouvé un ami mais continue de faire des mauvais coups en obtenant le livre de science de son prof afin d’avoir tout bon à son contrôle. Les jeunes de maintenant sont vraiment tordus avec Internet et tout ça, ils peuvent tout se procurer. Mais où est donc passé le bon vieux copion ?

Celia commence son traitement contre le cancer et a la désagréable surprise de voir débarquer sa mère, Concetta Tomei (la mère morte dans Providence) et avec son arrivée on comprend mieux pourquoi Celia est comme elle est. Le cancer lui donne malgré tout de bon côté car elle se rapproche d’Isabelle et l’autorise même à aller dévaliser le distributeur de l’hôpital. La fin est très marrante avec les Hodes qui empêchent la grand mère d’entrer. Comme quoi quand ils veulent être unis, ils le peuvent. Même si c’est dans un mauvais esprit.

Silas est quasi absent mais les choses se passent bien avec Megan qui est bien intégrée chez les Botwin et tout le monde se met à parler le langage des signes, j’ai trouvé cela touchant et amusant.

Bilan : Un épisode un peu plus sombre mais sans le doute le plus réaliste depuis le début de la série. Ce qui me déprime c’est que l’on arrive déjà progressivement à la fin de cette trop courte saison 1. La série est néanmoins vraiment sympa à suivre. On en entre vite dedans et les personnages malgré une morale discutables sont attachants.

Posté par tao of myself à 18:37 - Weeds - Permalien [#]

mercredi 8 août 2007

Weeds : 1.06 Issue de secours

strange_botwinJe ne m’étais pas trompé en achetant cette série à l’aveugle en DVD, c’est tout simplement grandiose. Weeds ou l’art subtile de la subversion ai je lu sur le forum de Serieslive et c’est bien vrai. La série arrive à rire de tout et a traiter n’importe quel sujet. Je vais commencer avec les enfants Botwin si ça ne vous dérange pas. Je suis tout simplement bluffé par Hunter Parrish, j’ai rarement vu un garçon de 15 ans décrit avec un tel réalisme et avec un tel naturel. Il est d’une justesse incroyable, y compris dans ses gestes. Gregory Smith dans Everwood était fantastique en Ephram Brown mais malgré ses crises de gueulante, il était tout de même assez sage. Là par contre avec Shane on a un vrai ado de 15, 16 ans vraiment très réaliste dans son comportement. Il fait le con avec sa copine, il se fait pardonner, il fume de l’herbe, couche avec sa copine sourde sans se poser 1000 questions sur le sujet comme certains héros de série pour ados. Et la fin est tout simplement touchante quand il dit je t’aime à Megan en langage des signe.

Shane ou devrai je dire strange Botwin n’est pas en reste et j’étais tout simplement mort de rire devant la vidéo terroriste qu’il fait. Un vrai enfant post 11 septembre qui pour s’amuser reproduit en jeu les vidéos de mise à mort d’Al Qaida. C’est à la fois terrible et horriblement marrant. Vachement osé également et je peux comprendre si ça choque certains téléspectateurs trouvant cela de mauvais goût. Mais une fois de plus par une telle scène, on nous montre bien que l’on est en face d’une série pour adultes et on peut également relier cette scène à l’impact des médias sur l’imaginaire des enfants. Après tout, je reproduisais les films de Rambo entre copains à son âge. Shane lui ne fait la même chose mais adapté à son époque où on montrerait ce type séquence en boucle sur les chaînes d’info accessibles à tout le monde.

Andy est toujours aussi loser et j’ai bien aimé sa participation à la réunion des fumeurs d’herbe anonyme. " Je n’ai pas de problème mais le juge le pense lui ". Il m’a bien fait rire. Je ne m’attendais pas à retrouver Brooke Langton (Melrose place) dans l’épisode et c’est une assez bonne surprise. La conversation au téléphone où Andy raconte n’importe quoi pour voir la fille est à mourir de rire. Tout comme sa morale à deux balles à Silas. Forcément son discours " la drogue, c’est mal " a du mal à être pris au sérieux quand c’est lui qui en parle.

Lupita commence à prendre un peu plus d’importance et découvre le petit commerce pas très légal de sa patronne. Pragmatique, elle veut simplement une augmentation. On peut d’ailleurs mettre cette découverte en parallèle à l’expansion du commerce de Nancy qui devient officiellement propriétaire d'une pâtisserie servant simplement de couverture à son business d’herbe. J’aime de plus en plus l’amitié qui lie Conrad et Nancy. Je ne pense pas qu’il y a plus entre eux pour le moment mais ça pourrait venir. Très bonne idée également de mêler Celia à l’intrigue, elle m’a bien fait rire avec son tatouage sur son sein et sa virée avec Conrad et Nancy dans la boite en guise d’adieu à sa poitrine. La rencontre de Nancy avec le baron local de la drogue est bien mise en scène, rien de glauque ou de cliché et on se rend compte qu’après tout, il est un homme comme les autres. Et il semble apprécier Nancy.

La fin par contre est plutôt triste. Tout le monde s’envoie en l’air sauf Nancy qui reste seule. Seule avec la vidéo très personnelle d’elle et son mari faisant l’amour. Après avoir délaissé cet aspect, on revient à nouveau sur le vide laissé par Judas et la vidéo et le rêve de Nancy montre quel mari génial il était et combien Nancy était heureuse avec lui. La série arrive habillement à manier la comédie et la tragédie tout en restant très réaliste.

Je ne résiste pas à vous offrir en bonus la vidéo de Strange Botwin en taliban, absolument irréssistible :

Posté par tao of myself à 17:38 - Weeds - Permalien [#]

lundi 30 juillet 2007

Weeds : 1.05 Nostalgie disco

weeds_celia_nancyQuoi ? C’est déjà fini ? Voilà ce que je me suis dit à la fin de cet épisode tellement il était fucking good. Nancy se rend compte pour la première fois que son petit business est dangereux, la preuve elle est témoin d’une fusillade Heylia sa dealeuse. La réaction des blacks est à mourir de rire, ils sortent leur arme puis font comme si de rien n’était. Nancy par contre est sous le choc et se demande pourquoi ils n’appellent pas la police. Ben c’est pourtant simple, pourquoi des dealers appelleraient t’ils la police ? De plus les coups de feu pourraient bien venir de la police elle même. Conrad a d’ailleurs un nouveau mélange d’herbe baptisé le " Clark Kent " car dès qu’on la fume on a envie d’enlever ses vêtements comme Superman et sans doute de planer dans les airs. C’est tout simplement charmant et au fond, j’en oublie la totale absence de morale dans la série. On s’amuse et le reste on s’en fout. Ça m’étonnerait avec le CSA que l’on pourrait créer une telle série en France. Cette petite fusillade perturbe Nancy pour le reste de l’épisode et on la peut comprendre. D’autant qu’Andy se propose d’élever Silas et Shane si elle meurt et cela c’est tout sauf rassurant car Andy passe son temps à fumer, regarder des films pornos et à se demander comment s’appelle la zone entre l’anus et la bite avec son très cher ami Doug. Je plains Lupita, la bonne des Botwin.

La maison de Celia a bel et bien été la cible d’un largage de bouteille de coca cola par un avion et Celia a aussi un cancer. Ce qui rend le personnage encore plus cool car elle prend la nouvelle de façon très zen. Elle rencontre une guérisseuse qui lui sent les seins, se laisse complètement aller et dit ce qu’elle pense à la réunion des parents d’élèves. Elle est tout simplement en train de devenir mon personnage préféré par sa façon originale de voir la vie. De plus elle a un petit côté bitchy qui n’est pas sans me rappeler Julie Cooper dans The OC. Sa petite conversation avec Shane est d’ailleurs tout simplement formidable et très drôle. Au moins il n’y a pas de barrières entre les adultes et les enfants dans cette série et c’est excellent. Celia a raison, elle et Shane se ressemblent finalement. Ils font peur car ils sont différents, l’une malade et l’autre " bizarre " et dans cette petite communauté aseptisée, ça fait désordre. Comme le dit si bien le générique, des petites boites qui se ressemblent toutes. Et quand une personne est différente, ça ne plait pas. Joli pamphlet sur notre société. Mais bon, Shane l’a un peu cherché avec son gangsta rap un peu trop violent où il raconte comment il veut flinguer les gens. Du coup, tout le monde dans l’école commence à paniquer et Shane devant la psy de l’école est plutôt philosophe. J’ai bien aimé comment il remet ça sur le dos de la mort de son père, histoire qu’on lui foute la paix.

Son grand frère Silas a lui aussi ses propres problèmes, il croit que l’herbe est plus verte chez le voisin et du coup il perd sa petite copine sourde. C’est finalement très caractéristique des garçons de son âge comme réaction. Merde, voilà un vrai ado de 15 ans comme dans la vraie vie et non comme dans ces séries mielleuses pour ados débiles. Désolé, mais hier j’ai vu un bout de Smallville et ça m’a remué l’estomac tellement était immonde et cucul. Je l’aimais bien moi la petite sourde mais leur rupture est vraiment bien mise en scène sans psychodrame navrant. Celia lui remonte le moral en lui montrant ses seins. Cette bonne femme est complètement à côté de la plaque. Aurait elle oublié que sa fille est sortie avec le fils de Nancy ?

Et Andy, entre deux films de cul et deux joints, se retrouve en prison. La scène entre Andy et le flic à vélo façon Pacific blue est à mourir de rire car après tout Andy dit seulement la vérité. Les flics à vélo c’est ridicule. Comme il le dit, s’il arrête, comment va t’il l’emmener au poste ? Sur son porte bagage ? Le passage chez l’avocate un peu tarée est également bien barré avec Nancy demandant de façon à peine voilée des conseils à propos de son commerce de marijuana.

Bilan : Bref, Weeds c’est comme la drogue, on y devient vite accro et ce n’est pas conseillé aux enfants. C’est fun, intelligent et le téléspectateur n’est pas pris pour un con, bien au contraire. Ça me fait vraiment plaisir d’avoir découvert une telle série. Et comme j’avais déjà pu l’écrire pour Entourage. Arrêtez de lire mes reviews sur la série mais courrez l’acheter en DVD. En plus la saison 2 sortira en novembre d’après ce que j’ai lu, ça tombera pile poil pour me permettre d’enchaîner les deux saisons, nice !

Posté par tao of myself à 17:03 - Weeds - Permalien [#]

mardi 17 juillet 2007

Weeds : 1.04 Religion et petits plats

mary_louise_parker2Il se passe toujours quelque chose dans Weeds. Andy (Justin Kirk – jack & Jill), le beau frère de Nancy revient à Agrestic et apporte avec lui ses ennuies. Andy c’est le genre d’oncle super cool pour Silas et Shane. Même un peu trop cool aux yeux de Nancy qui lui demande déjà quand il va repartir. Un personnage qui apportera sans doute du piquant dans la série. Et il commence fort en se mêlant de tout. Ça commence gentiment avec la vente de t-shirt de caricature du Christ. Cela ne passe bien entendu pas inaperçu aux yeux des mères bigotes de l’école et Shane se fait prendre la main dans le sac par la proviseur pendant que son oncle s’enfuit, laissant ainsi le gamin sur le carreau. Ça continue avec une conversation hot sur Internet où Andy se fait passer pour Silas auprès de Megan sa petite amie sourde et pour être chaud, c’est chaud. Comme le dit Andy, sa petite est prête et Silas n’a plus qu’à foncer.

Cela dit les deux intrigues trouvent néanmoins une certaine morale si on peut dire. D’un côté il est vraiment trop triste de voir que l’on ne peut plus rire de rien sous prétexte de choquer telle ou telle communauté. Ici, on s’en prend volontairement aux chrétiens intégristes super conservateurs façon George W. Bush. Au moins, on peut encore se moquer d’eux dans une série. La même scène a propos des musulmans aurait par contre été beaucoup plus choquante et on aurait sans doute taxé la série de racisme. Et de l’autre côté, on a une belle mise en garde sur l’Internet. C’est bien beau de chatter avec des gens du monde entier mais parfois on ne sait même avec qui on discute et on peut se retrouver à faire un dial hot avec un vieux pervers comme Andy. Donc si vous voulez du cyber sex, assurez vous que c’est bien votre petit(e) ami(e) en face de l’écran et préférez la webcam lol.

Après avoir pourri la vie des gamins, Andy est aussi là pour pourrir celle de Nancy. Et oui Andy est un vieux pote de Conrad le dealer de drogue et il découvre toute l’histoire non sans un brin d’humour " Nancy a de gros problèmes ou alors elle a beaucoup d’amis " dit il. Bah au moins, Nancy aura quelqu’un pour l’aider dans son petit commerce de drogue et elle ne devra pas se cacher pour cuisiner. Parlant de cuisine, sa rencontre avec le " confiseur " est totalement hilarante. On casse une nouvelle fois le cliché du dealer de drogue glauque dans une ruelle sombre. Là, le confiseur est une jeune femme timbrée obsédée par l’exercice physique car elle pesait dans les 140 kg avant de changer ses habitudes et de faire de l’exercice. Toutes ses petites friandises aux herbes ont l’air délicieuses, Nancy trouvera facilement des amateurs pour ces nouveaux petits délices planants.

Celia après avoir été l’un des centre d’attractions des deux premières épisodes est à peine présente dans celui ci. Elle se contente de regarder avec dégoût le sexe de son mari au matin et lui annonce en fin de journée qu’elle a un cancer ou peut être le croit t’elle seulement, ça sera à découvrir. Par contre j’ai eu un peu de mal à comprendre la fin avec l’avion. Celui ci a t’il largué son frigo rempli de coca cola sur la maison des Hodes ? En tout cas, on l’a entendu voler très bas cet avion. C’était peut être un avion de Oceanic airlines.

Conclusion : C’est toujours très bien, les personnages s’affirment de plus en plus et on prend son temps pour les introduire car Andy fait seulement son apparition. Les gosses ne sont pas laissés sur le carreau et sont moins niais par rapport à d’autres séries et Nancy est une délicieuse héroïne à la fois drôle et touchante. L’humour est également toujours bien présent. Une nouvelle belle découverte aux pays des séries.

Posté par tao of myself à 17:21 - Weeds - Permalien [#]

lundi 9 juillet 2007

Weeds : 1.03 Bonheur sur ordonnance

hunter_parishUn peu moins bien par rapport aux deux premiers épisode. Peut être car Celia est un peu plus en retrait. Mais la série reste très sympathique. Nancy continue son petit business mais est contrecarrée par un concurrent légal, car en Californie on peut prescrire sur ordonnance du cannabis. Et oui ! Doug a effet trouvé le moyen de se procurer une carte lui permettant d’avoir accès à cette boutique de cannabis qui est une vraie caverne d’Ali Baba comme le découvre Nancy avec ces sucettes, ces gâteaux, son chocolat comprenant tous un ingrédients très spécial le cannabis. Le commentaire audio de Craig X est à ce titre très intéressant, celui étant un vrai militant pour la légalisation du cannabis et le propriétaire d’une vraie boutique légale de cannabis à Los Angeles. Il explique d’ailleurs avec de nombreuses explications la différence entre la bonne et la mauvaise herbe. Il conseille même d’écouter son commentaire entre potes tout en fumant un joint. Nancy s’affranchit et diversifie sa production en cuisinant aussi son herbe qu’elle revend ensuite aux drogués du club de poker. Elle commence aussi à sortir la tête hors de l’eau niveau finance grâce aux bons conseils de Conrad. Y aurait il de la romance dans l’air entre Nancy et lui ? Pourquoi pas, ça pourrait être sympa à voir.

Nancy entre ses petites préparations culinaires doit garder l’œil ouvert car un couguar rode dans les parages et Shane est décidé à descendre le " petit chat ". Il y arrive d’ailleurs, même si sa mère ne le croit et pense plutôt que son fils a tué le chat des voisins. La fin est d’ailleurs très drôle quand Nancy comprend que Shane n’a pas menti. Le regard de Mary Louise Parker à ce moment là est tout simplement hilarant. L’autre fils Botwin, Silas, s’est bien remis du départ de sa copine et ne pense plus qu’à une chose, se faire sucer par la sourde du lycée durant une petite fête. Sourde mais pas stupide vu qu’elle lui joue un vilain tour avec une bombe de peinture bleue. La bonne des Botwin aura d’ailleurs toute les difficultés du monde pour enlever cette vilaine tache sur le caleçon du gamin avant d’y renoncer. Une partie vraiment très très marrante de l’épisode. La fin voit aussi le rapprochement entre Silas et la file sourde. Peut être une vraie romance en perspective. A moins que ce ne soit qu’un plan cul pour le jeune garçon. La série est totalement décomplexée par rapport au regard sur la jeunesse d’aujourd’hui et c’est l’un des aspects de la série qui me plait le plus jusqu’à présent. Elle rappelle par certains côtés les films de Larry Clark.

Celia nous prouve une nouvelle fois qu’elle est un personnage vraiment à part. Sa discussion à propos des lesbiennes avec Nancy est à mourir de rire. Elle était apparemment vraiment sérieuse quand elle a proposé à Nancy de coucher entre filles juste pour faire chier son mari. Tiens justement en parler de chier, l’intrigue scato de Nancy et de sa fille n’est pas très relevée même si c’est forcément marrant. Le meilleur moment reste tout de même la dispute entre Celia et Dean dans leur chambre. Celia se montre toujours aussi garce mais réaliste sur le sort réservé aux petites filles grosses. Selon elle, shit girl est un meilleur surnom que fat girl. C’est assez immonde mais très drôle.

Bilan : Pas le temps de s’ennuyer dans ce nouvel épisode de Weeds. On aborde également un sujet assez sérieux des clubs de cannabis et du problème de sa légalisation pour les malades, même si les clients du shop semble tout sauf souffrant et qu’il y plane un parfum d’hypocrisie. Les Botwin deviennent de plus en plus attachants et on commence à beaucoup mieux les connaître. Bref, la série s’est maintenant mise en place après deux épisodes servant d’introduction à ce petit monde de l’herbe.

Et pour terminer, voici le générique de Weeds " Little boxes " :

Posté par tao of myself à 19:20 - Weeds - Permalien [#]

mardi 26 juin 2007

Weeds : 1.02 Prise de tête

mary_louise_parkerCelia va vite devenir mon personnage préféré. Oh oui, je le sens bien. Impossible de résister à une telle garce menant son petit monde à la baguette et tout le monde en fait les frais dans ce deuxième épisode de la série Weeds. La première a subir la colère de Celia, est sa propre fille Quinn. Celle ci avait eu le malheur de lui claquer en plein visage de sa mère, la liaison de son père avec la joueuse de tennis et bien elle l’envoie au Mexique dans un pensionnat. Là, je dois dire, je ne m’y attendais pas. Je voyais déjà la série s’articuler entre les parents et les ados façon Newport Beach mais visiblement ce n’est pas le cas et tant mieux. Comme ça au moins les gosses n’auront pas le temps de devenir des boulets. On garde seulement les meilleurs, Silas et son petit frère.

J’ai d’ailleurs beaucoup aimé Silas, c’était une très bonne idée de montrer la rupture mais du point de vue du garçon. Cela se fait assez rarement et là c’est vraiment bien mis en scène sans tomber dans de la guimauve. La scène où il avoue à Celia qu’il a couché avec sa fille est à mourir de rire. Je pensais même qu’elle allait en tomber de son échelle. Mais elle lui renvoie bien la balle en lui disant que Quinn a pensé à télécharger ses chansons sur Ipod avant de partir mais n’a pas pensé à lui dire au revoir à lui. La vie est trop injuste.

Celia continue sa petite vengeance et s’en prend à son mari en lui rasant la tête après lui avoir fait prendre deux comprimés de somnifères. La scène finale est à ce titre à mourir de rire avec le mari le soir suivant qui n’ose plus prendre de pilules par crainte de nouvelles représailles de sa femme. Mais relaxe Dean, Celia s’est déjà défoulée sur ta maîtresse. Et là je dois dire que j’ai été bluffé par cette scène dans un bar entre la femme trompée et la maîtresse de son mari. Une conversation à la fois très honnête mais aussi très dure et drôle à la fois, où les insultes volent bas en particulier dans la bouche de Celia. Une scène mémorable à voir et à revoir encore et encore et encore.

Mais bon, tout cela nous ferait oublier que l’héroïne de la série n’est pas Celia mais bien Nancy, Nancy Botwin. Son intrigue nous donne des petits conseils tout simple au cas où nous aussi nous aimerions ouvrir notre propre petit commerce de drogue. Comme c’est quelque chose d’illégal, il est impossible de déposer l’argent de la drogue sur son compte bancaire et donc impossible de payer légalement ses factures. D’où l’idée d’une société écran comme une entreprise de femme de ménage par exemple. Deuxième conseil, ne jamais être à sec car sinon on se fait dépouiller par son revendeur de drogue, si sympathique soit elle et on se retrouve à conduire une vieille bagnole pourrie. Nancy apprend petit à petit, c’est normal elle est nouvelle dans le business. Le personnage est toujours aussi frais et attachant. Et malgré son statut de dealeuse de drogue, elle reste une mère attentive et globalement une bonne personne.

Shane m’a fait de la peine tout au long de l’épisode à regarder les vidéos de son père sur la caméscope familial. Son père ressemble d’ailleurs étrangement à Denny Duquette de Grey’s anatomy. Et le voir en vidéo nous fait regretter sa mort car on voit qu’il était un bon père et un bon mari et sa disparition a laissé un grand vide chez les Botwin, ça se ressent très fort au cours de cet épisode. Du moins chez Shane et Nancy. Silas étant occupé par d’autres préoccupations plus adolescentes.

Bilan : Ce deuxième épisode confirme le pilot qui était prometteur. Les personnages sont déjà très attachants et on est résolument dans le ton de la comédie et du divertissement. Je reprochais dans le pilot, l’usage du joint considéré comme normal et ça m’avait un peu dérangé. Cette fois, je n’y ai même pas pensé car l’accent est d’avantage mis sur les personnages et les situations amusantes et non sur le fil conducteur de la série.

En bonus, la bande annonce de la série. ça vous donnera peut être l'envie de la découvrir si ce n'est pas déjà fait :

Posté par tao of myself à 16:34 - Weeds - Permalien [#]

mardi 19 juin 2007

Weeds : 1.01 Faut pas manquer l'ours

weeds_pilotEncore une nouvelle série sur Critik en séries. Je profite ainsi de la fin de la saison régulière pour offrir d’autres séries. Je partagerai donc avec vous cet été ma découverte de la série Weeds. Mais d’abord, qu’est donc Weeds : Bienvenue à Agrestic, petite ville de banlieue façon Wisteria lane de Desperate housewives où Nancy Botwin, une jeune veuve avec deux garçons revend de la marijuana à ses voisins et connaissances afin de boucler ses fins de mois difficiles, son mari l’ayant laissé sans rien. Plutôt original et politiquement incorrect comme thème pour une série mais on est sur le câble, on peut visiblement tout se permettre et la série en profite.

Certes Nancy est une dealeuse de drogue mais une dealeuse de drogue honnête qui entretient des relations amicales avec ses sympathiques dealers qui n’ont rien de glauque et elle refuse aussi de vendre de l’herbe à n’importe qui comme par exemple à des enfants. Elle entrera d’ailleurs en conflit avec un autre jeune dealer du quartier, Josh, à ce sujet dont elle menacera de révéler son homosexualité à son père car dealer de l’herbe est bien entendu moins grave que de jouer les gigolos avec des vieux types. Le père de Josh est d’ailleurs un client régulier de Nancy qui vend ni vu ni connu sa marchandise lors du match foot de son fils cadet. Tout en ayant une conversation anodine avec sa copine Celia. Son jeune fils est d’ailleurs totalement fasciné par une émission de documentaire sur la chasse à l’ours. Donnant ainsi le nom à cet épisode pilot. Mais bon il est gentil ce petit gosse. Elle doit par contre plus s’en faire avec son fils de 15 ans dont la petite amie Quinn (la fille de Celia) demande s’ils peuvent coucher ensemble chez elle. Nancy a beau être une mère est super cool, elle tombe un peu des nues en entendant cela. Et oui ma petite, les enfants grandissent de plus en plus vite, c’est fini les boums avec les bonbons et les ballons. Celia fait d’ailleurs promettre à son amie de veiller à ce que leurs ados aux hormones en ébullition ne couchent pas ensemble et pour se faire, elle lui propose un magnifique nounours tout rose cachant une mini caméra. Mais bon, on connaît les jeunes, quand ils ont quelque chose en tête, il est difficile de les en empêcher. Sans doute là aussi l’occasion de nous montrer l’envers du décor de la jeunesse américaine.

L’intrigue est parfaitement maîtrisée sur le ton de la dramédie. Et même si on parle de drogue, on n’en fait pas pour autant l’apologie ou du moins pas trop. On a déjà vu pire dans Six feet under ou Nip/ tuck niveau consommation. Le casting est lui aussi parfaitement à la hauteur emmené par une Mary Louise Parker tout simplement formidable qui n’est pas sans rappeler à certains moments Lauren Graham de Gilmore girls. Les ados contrairement à ce qu’on pourrait penser ne sont pas des boulets, du moins ils n’en n’ont pas l’air mais méfions nous. Silas, Quinn et Josh m’ont l’air intéressants et le petit Shane est marrant aussi, en particulier lors qu’il attaque l’autre garçon à l’aide de son fusil à peinture. Celia a l’air d’un personnage bien barré et ses rapports avec sa fille promette d’être très drôle.

Les dialogues sont drôles et soignés. Je pense notamment à la réunion des mères au sujet des boissons sucrées en début d’épisode et à la scène entre Nancy et ses dealers blacks où les clichés racistes sont particulièrement bien utilisés. A cela s’ajoute un générique très joli, un peu old fashion et mon tout donne un pilot parfaitement réussi. Il n’y a pas de cliffhanger pour donner envie de voir la suite a tout prix mais les personnages et l’histoire donnent envie d’en savoir plus.

Conclusion : Un premier épisode excellent sur un sujet pour le moins osé mais abordé sans lourdeur et avec justesse. La série s’adressant avant tout à un public adulte, elle n’a pas besoin de faire de la prévention à deux balles sur l’impact nocif de la marijuana. On peut néanmoins regretter un peu cette banalisation. Comme vous le lisez, je suis donc un peu partagé sur la question. Mais après tout ce n’est que l’épisode pilot, la suite nous donnera sans doute à boire et à manger à ce sujet. Mary Louise Parker est un rayon de soleil et porte la série sur ses épaules avec une facilité pour le moins déconcertante. Et globalement, la série porte un regard un peu trash sur la société américaine et sa banlieue à l’instar de ce que faisait Desperate housewives à ses débuts avant qu’elle ne rentre dans le rang. Pour une première c’est une totale réussite, de quoi devenir accro (je sais, la chute est facile).

Posté par tao of myself à 19:41 - Weeds - Permalien [#]



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