jeudi 15 février 2007
Rome : 1.12 Les ides de Mars
Final en apothéose pour Rome, on ne pouvait pas attendre moins de cette série et le moins que je puisse dire c’est que ce dernier épisode de la saison 1 est une totale réussite. La dernière partie est particulièrement intense.
Suite à leur victoire dans l’arène, Vorenus et Pullo sont devenus les nouveaux héros de Rome. Tout comme César, ils ont droit à leur propre pièce de théâtre racontant leurs exploits. Une popularité qui leur sauve d’ailleurs la vie car César toujours soucieux d’obtenir l’approbation du peuple, décide non seulement de pardonner cet écart à Vorenus mais en plus, il le nomme également sénateur de Rome. Un acte qui est bien sûr bien calculé car avec le redoutable Vorenus à ses côtés qui voudrait s’en prendre à César ? Le bien aimé dictateur, père de tous les Romains ouvre également le Sénat au peuple de Gaule qu’il a conquis afin d’avoir le Sénat sous sa coupe. Cela ne fait pas les affaires des nobles qui craignent de perdre leur pouvoir. Une erreur politique de taille pour César car c’est cela qui le mènera à sa perte. Brutus ayant rejoint le camp des anti César, il planifie avec l’aide des sénateurs un complot visant à assassiner César. Mais bien sûr, il faut que ce soit une mort noble et pas quelque chose fait en cachette ou grâce à un vulgaire poison. Non, il faut que cela soit un acte héroïque fait en plein jour et dans l’enceinte même du Sénat. Pendant ce temps, Servillia retourne à sa magie noire afin que les Dieux guident la main vengeresse de son fils. Servillia qui sera d’ailleurs un atout crucial car elle seule détient une information de taille pouvant distraire Vorenus, le nouveau meilleur ami de César. J’attendais vraiment le moment où Servillia allait abattre sa dernière carte concernant le secret de l’enfant de Niobe et elle a un timing vraiment parfait. Le final est vraiment tragique et s’appuie sur un triptyque dramatique. La dernière confrontation entre Niobe et Vorenus est vraiment terrible, on le sent blessé, déçu et trahi. Je ne pensais pas que ça le mettrait dans un tel état car si il est furieux, il est avant tout triste et au bord des larmes notre brave magistrat. Je ne pensais pas non plus qu’on en arriverait au suicide de Niobe et c’est un événement qui m’a réellement surpris. Deuxième axe, Servillia invite Attia chez elle afin de lui annoncer fièrement ce qui se trame en ce moment même au Sénat et lui dire que désormais il n’est plus question de feindre leur amitié. Attia n’a plus qu’à fuir vu qu’elle est maintenant seule mais quoi qu’il arrive, Servillia lui promet qu’elle la retrouvera et qu’elle la tuera. Les derniers épisodes nous montre une vraie montée en puissance de Servillia qui tel le phénix rené de ses cendres depuis son agression commanditée par Attia. Et bien sur pour finir, il y a la mort de César, les préparatifs sont remplis de tension mais au final, j’ai trouvé cette scène un peu moins bonne que ce que j’avais pu imaginer. Certes elle est effectivement très intense avec touts les sénateurs qui se jettent sur César pour le larder de coups de couteaux mais c’est fait de manière très crue, quasiment sans musique et j’ai finalement trouvé que ça manquait de dramaturgie. Par contre le dernier coup fatal de Brutus est magistral. Finalement seul Marc Antoine sera resté fidèle jusqu’au bout à César et quitte le Sénat dégoûté du sort réservé au maître de Rome.
Les seuls moments répits nous sont donnés par Pullo qui s’il n’est pas en grande forme physiquement, nous offre des moments d’humour très savoureux comme celui où il se casse la figure quand il fuit sur le dos de l’âne ou encore quand il essaye de rendre Erene jalouse. La technique de drague portera néanmoins ses fruits vu qu’elle finit par le pardonner et accepte de l’accompagner hors de Rome. Pullo est finalement le seul personnage qui finit la saison sur le happy end.
Bilan : J’étais vraiment sceptique avant la diffusion de Rome sur la RTBF mais au final j’ai été conquis par cette saga. Une histoire gigantesque, une interprétation sans faille et des personnages aussi attachants que détestables. Certes la série a souvent été très crues et dépassés certaines limites dans les scènes de combat et de sexe mais je dirai que c’était cela Rome. Cette époque n’était pas aussi chevaleresque que ce que l’on nous raconte dans les livres d’histoire. La série entraîne également ce type de récit dans une autre dimension à la fois plus réaliste et plus intense. Il y a quelques semaines, j’ai revu quelques images de " Troie " sur RTL-TVI mais quelques images m’ont suffi. Par rapport à Rome, ça m’a paru bien fade. Ave, César !
Pour conclure, le magnifique générique de Rome :
Rome - Générique
envoyé par fred265
mercredi 14 février 2007
Rome : 1.11 Espoirs déçus
Avant dernier épisode de la saison 1 de la saga romaine qui commence à mettre en place les différents éléments en vue du final et met en avant trois hommes qui seront sans doute important pour la suite : Vorenus, Pullo et Brutus.
Vorenus prend ses fonctions de magistrats, si sa famille s’habitue à la vie de noble, ses anciens compagnons d’armes ont un peu de mal de voir Lucius obtenir toutes les distinctions pendant qu’eux n’ont rien mis à part de veine promesse de la part de César. Vorenus continue de monter dans la hiérarchie et obtient la confiance de César pour des négociations avec les vétérans de la légion. Niobe est ma à l’aise en société mais semble également apprécier tout le luxe de sa nouvelle vie. C’est dingue de voir l’évolution de Vorenus depuis le début de la série. Une montée en grade qui se fait en partie grâce à sa bravoure sa droiture mais surtout grâce à ces bonnes relations avec César. Vorenus n’est finalement qu’un pion de plus utilisé par César.
La meilleure partie de l'épisode revient à Pullo. Comme on pouvait l’imaginer, il devient tueur à gage mais on connaît la subtilité de l’homme dont la discrétion n’est pas son fort. Du coup, il se fait prendre assez facilement et est accusé de meurtre. Octave veut intervenir pour sauver son ami mais César refuse de l’aider car même là, tout est une question de jeu politique. Le procès de Pullo est aussi expéditif que folklorique et nous montre ce qu’était un procès à l’époque de l’antiquité. Celui ci est avant tout le domaine des bons orateurs qui est l’occasion pour eux de s’illustrer alors qu’en fait les jeux sont déjà fait d’avance car c’est avant tout le peuple qui est le seul juge. J’ai bien aimé le lancé de légumes contre son avocat inexpérimenté de Pullo. C’était vraiment excellent mais aussi très représentatif des habitudes de l’époque où c’est celui qui crie le plus fort qui est écouté. Il y avait eu le même type de scène en début de saison au Sénat où pour empêcher l’un des sénateurs de parler, on crée une émeute pour qu’il ne soit pas entendu.
La sentence ne se fait pas attendre et Pullo est vite conduit dans l’arène des gladiateurs. Sa mise à mort se transforme ainsi en spectacle pour les habitants de Rome. On pensait avoir tout vu dans Rome mais la série repousse une nouvelle fois les limites de la violence avec une scène de combat d’une rare cruauté et là aucun détail ne nous est épargné. Pullo coupe les bras, les jambes de ses adversaires, on a même droit à une décapitation à coups de bouclier. Pullo nous montre également que l’esprit de survie est le plus fort mais aussi que la seule chose en laquelle il croit vraiment est la 13e légion romaine pour laquelle il a servi. Vorenus qui regarde la scène depuis les gradins ne peut s’empêcher d’être secoué par le spectacle qui se déroule sous ses yeux et malgré sa position de magistrat, il ne peut se résoudre à voir son ami mourir. Il vient ainsi à l’aide de son ami en mauvaise posture face au géant. Le tout sous les acclamations de la foule trouvant en Vorenus et Pullo de nouveaux héros incarnant la bravoure et l’amitié. Comme quoi la foule peut facilement changer de camp.
Dans un cercle plus feutré, Brutus est en plein dilemme. Il continue de prêter allégeance à César mais se pose tout de même des questions. Comme pour Pullo la voix de la rue se fait également entendre et les graffitis sur les murs de Rome réclame de Brutus qu’il tue le tyran et rétablisse ainsi la république. Bien sûr on sait tous comment tout cela va se terminer. César, en fin stratège, propose à Brutus de diriger la Macédoine et ainsi l’éloigner de Rome afin que l’empêcher de commettre une bêtise. Il n’en fallait pas plus pour ébranler définitivement la confiance de Brutus en César. L’épisode se termine sur l’un des moments clés de l’histoire. Brutus rejoint le champ de Servillia et les Sénateurs et est bien décidé à faire chuter César.
Bilan : Un avant dernier épisode riche en évènements. L’intrigue de Pullo est vraiment très prenante. La fin de l’épisode annonçant le moment que l’on attend depuis le début, la mort de Julius César.
mercredi 7 février 2007
Rome : 1.10 Le triomphe de César
Un épisode structuré d’une façon tout à fait différent du dernier. Rome a au moins l’avantage de varier les plaisirs et ne pas être enfermé dans un canevas. Le triomphe de César est au centre de l’intrigue. Le moyen pour lui s’asseoir son pouvoir définitivement, même si celui ci à avant tout été acheté à l’avance.
Vorenus commence son travail de futur magistrat en se présentant aux élections et a beaucoup mal à s’imposer dans son nouveau rôle. De toute façon, doué ou pas il remportera l’élection vu que celle ci est forcément truquée. Vorenus comprend le jeu de la corruption dans lequel il s’est lui même laissé piéger. On sent que cela ne lui plait pas, même s’il prend goût à sa nouvelle vie de noble.
Pullo, lui, perd pied. Il affranchit son esclave dans le but de l’épouser mais s’enrage devant l’amourexu de celle ci et lui fracasse le crâne. Pullo est le prototype même du très bon soldat qui est efficace sur le champ de bataille mais qui est incapable de fonctionner dans la société civile. Même démobilisé, il veut encore défiler dans la légion lors du triomphe de César. Preuve que pour lui, il n’existe que par l’armée. Là où Vorenus a parfaitement réussi sa reconversion. Et forcément, le malheur des uns fait le bonheur des autres vu qu’ Erastes propose un deal à Pullo. Nul doute qu’il essayera de se servir de Pullo pour se venger de Vorenus.
Mais avant le triomphe de César, les manigances se mettent en place. Attia compatit de manière ouvertement hypocrite à l’agression de Servillia. La scène m’a même fait rire tellement ça sonne faux. Servillia sait très bien qu’Attia est à l’origine de cette attaque et Attia, elle, en rajoute une couche en étant faussement aimable au point que ça en devient du mépris à peine déguisé. Une grande scène.
Autre intrigue liée à Attia, c’est l’exil de sa fille chez des prêtresses. Octavia devient littéralement amorphe et sans vie depuis qu’elle a commis l’inceste avec Octave. Celui ci ne lui veut pas et l’a pardonné. Mais visiblement elle ne peut se pardonner ce qu’elle a fait. On passe assez vite sur les scènes d’automutilation mais celle ci sont assez visuelles pour que l’on comprenne de quoi il s’agit. Une pratique toujours d’actualité, souvent chez les jeunes filles instables comme le montre bien la personnalité d’Octavia.
Servillia se remet peu à peu de son agression et trouve un nouveau souffle grâce à l’arrivée du fils de Pompée, Quintus qu’elle recueille chez elle. Comme elle lui dit, il n’a plus à s’inquiéter, il est chez les amis. Autrement dit des ennemis de César. Si Brutus reste toujours du côté de César, Servillia arrive peu à peu à ébranler les certitudes de son fils. Et sème le trouble avec le faux manifeste de Brutus. Servillia prend de plus en plus d’envergure et on sent que sa vengeance sera sans doute terrible. Bien sûr, on sait comment tout cela va se terminer.
Le triomphe de César prend enfin place et est tout simplement fastueux. Je comprend pourquoi c’est la série la plus chère jamais créée. La reconstitution est magnifique et grandiose. Elle fait même penser aux rassemblements nazis, même si en fait c’est l’inverse. C’était les rassemblements nazis qui voulaient se donner un air de l’antiquité romaine. Cela n’en demeure pas moins une scène très forte. César savoure sa victoire. Pour l’occasion, on ressort Vercingétorix le roi de toutes les Gaules pour le mettre à mort. On ne nous épargne pas les images de la langue qui passe et qui vire au mauve. Particulièrement réaliste mais aussi dérangeant. César dit vouloir redorer la splendeur de Rome et les valeurs de la république mais dans un même temps, on transforme la mort d’un être humain en spectacle pour célébrer la victoire.
Bilan : A nouveau, on se laisse prendre par l’action et on n’a pas le temps de fermer les yeux tellement il y a des évènements.
Rome : 1.09 Marchés de dupes
Episode sous forme de diptyque. Un peu déçu que l’on ait si vite quitté l’Egypte tant l’épisode de la semaine dernière était magnifique. Cette semaine n’est pas moins passionnante. Dès le départ, on assiste au suicide des derniers Pompéiste restant avec la mort de Caton et Sipion. Celle ci montre bien la mentalité de l’époque où il vaut mieux mourir et d’être livré à l’ennemi et renoncer à ses propres convictions, un thème qui reviendra dans l’intrigue de Lucius Vorenus.
On se recentre enfin sur la ville de Rome avec deux retours très attendus dans la ville, celui d’ Octave et surtout de César.
Octave est maintenant un homme. J’avais un peu peur qu’on nous change l’acteur pour montrer de façon significative le temps qui passe mais heureusement il n’en est rien.
César est enfin de retour à Rome et instaure une nouvelle république avec des sénateurs corrompus.
Mais ces deux retours ne sont d’une toile de fond pour les intrigues au centre de l’épisode :
Lucius Vorenus : Revenu à la vie civile, Vorenus doit maintenant trouver sa reconversion. Celle est toute trouvée vu que Niobe et sa sœur ont ouvert entre temps un commerce de boucher. Mais forcément, chassez le naturel, il revient au galop Vorenus interrompt un règlement de compte des hommes Erastes. Souvenez vous, c’est le même gars pour qui Vorenus avait travaillé comme garde du corps le temps d’un demi épisode. Si l’on pouvait encore se demander d’où vient la maffia et ses pratiques, Rome y répond de façon très directe. De tout temps, il a existé des gens qui profitent des autres en utilisant les menaces et la violence. Cela dit en bon soldat, Vorenus ne se laisse pas impressionner et est même près à mourir s’il le faut. La scène des adieux aux enfants est particulièrement triste. Notamment quand Niobe essaye de plaisanter en disant à sa fille qu’elle va devenir fermière et que c’est génial. Le retournement de situation est tout simplement magistral. On pense la dernière heure de Lucius arriver et c’est là qu’arrive César qui lui propose de devenir magistrat. Lucius monte ainsi peu à peu les échelons, de centurion, il est passé chez les Evocatis et le voilà maintenant noble et ainsi intouchable. Lui et sa famille sont donc sauvé in extremis d’une mort certaine. La situation est toute autre pour son compagnon d’arme car dans le même temps Pullo commence à peu à peu à sombrer et se raccroche désespérément à son esclave.
Servillia : La deuxième intrigue, fait la part belle aux manigances et manipulations. On nous montre que chaque dialogue compte dans la série. Octavia parle de la mystérieuse infection de César à son amante Servillia. C’est bien sûr le signe des Dieux qu’attendait Servillia. Celle ci toujours avide de vengeance, elle utilise Octavia pour en savoir plus. Malheureusement, Octave parle de l’assasinat de l’amant de Niobe à sa sœur. Mais c’est un détail qui pourrait bien avoir son importance pour la suite vu les hautes fonctions auxquelles est appelé Vorenus. Servillia pourrait alors appuyer sur le bon bouton, le moment venu comme elle le fait cette fois en révélant ce qu’elle sait au sujet de la mort du mari d’Octavia. Une information qui arrive juste à point pour faire basculer la fille d’Attia dans le camp de sa rivale. Servillia la pousse carrément a séduire son frère Octave. Après les scènes de sexe, les orgies et les baisers entre femmes, Rome passe un autre rempart pour parler de l’inceste. Certes, celui ci est consenti entre les deux enfants d’Attia mais ça n’empêche pas Octavia de la regretter amèrement par la suite. Comme le rappelle Octave, l’inceste est quelque chose de mal et qui n’est pas acceptable. Cela dit, il garde une grande affection pour sa sœur. Cela nous montre à nouveau que le sexe est un moyen de manipulation redoutable et si parfois je trouve certaines scènes gratuites dans la série, celle là ne l’était pas du tout. Elle est même essentielle. On croit alors en la toute puissance de Servillia mais la vengeance d’Attia ne se fait pas attendre. La fin de l’épisode est particulièrement haletante avec l’agression de Servillia par les hommes d’Attia. J’ai même cru qu’elle allait mourir mais Attia a sans doute d’autre plan pour son ennemie.
Bilan : Un épisode de transition qui aurait pu facilement être ennuyeux mais au final, on est très loin du compte. Servillia qui avait, jusque là, été mise sur le côté devient un peu à l’image d’Octave, un personnage passionnant à mille et une facette. A la fois aimante mais aussi très perverse. La montée en grade de Vorenus est elle aussi des plus intéressantes. On sent que l’on met en place les éléments pour le final.
mercredi 31 janvier 2007
Rome : 1.08 Un trône pour deux
Changement de décor pour cet épisode qui se passe quasiment en intégralité en Egypte. César est sur les traces de Pompée et rencontre Ptolémée le maître de la sauge et du laurier et accessoirement pharaon. Ptolémée est surtout un gamin boudeur manipulé par sa cour. Forcément il est plus facile de manipuler un enfant et dès que César ose un peu le ton le petit écoute ce qu’on lui dit. Dès que l’on pense à cette période de l’Egypte, on pense à Cléopâtre et là ça n’a rien à voir avec " Asterix et Obélix : mission Cléopâtre " d’Alain Chabat. L’image mythique de la reine d’Egypte en prend sérieusement un coup. Celle ci est décrite comme une droguée nymphomane égocentrique. A ce titre on retiendra surtout la scène de la copulation où elle ordonne à Vorenus de la pénétrer, mais le brave soldat ne peut pas. Du coup ce sera à Pullo d’avoir l’extrême honneur de batifoler avec Cléopâtre entouré des esclaves qui chantent. La scène est vraiment très très drôle et pleine d’ironie vu que peu de temps avant Pullo disait en rigolant qu’il aimerait bien se la faire, ce à quoi Vorenus avait répondu que ça n’arriverait jamais. Il a même l’air très satisfait Pullo en revenant se coucher, pendant que Lucius boude dans son coin.
La scène de la présentation de la tête de Pompée rejoint le pardon de César à Brutus. César et Pompée étaient des ennemis mais ils se respectaient et étaient aussi des amis à une époque. Normal dans ce cas qu’il s’insurge contre la mort de son ami. Il sacrifie aussi à la tradition égyptienne du coupage des têtes. J’en ai compté trois. Bien sûr, on savait que César allait prendre le parti de Cléopâtre mais cela est vraiment très bien retranscrit. La série allie toujours aussi bien le drame et l’histoire. On peut avoir l’impression d’assister à une série purement et simplement alors que pour peu que l’on connaît un peu cette période de l’antiquité, on reconnaît les différents détails et faits historiques et c’est en cela à mon avis que la série est vraiment formidable. Elle arrive ingénieusement à créer une trame passionnante en se basant sur une histoire que l’on a tous étudié à un moment de notre vie. Même s’il est clair que la série apporte sa touche HBO du péplum trash à la fois très réaliste et brutal.
Mais l’histoire historiquement parlant doit avancer. Ainsi on passe assez vite sur la guerre d’Egypte pour nous resituer sur la fin de l’épisode un an plus tard avec la présentation de l’enfant de César et Cléopâtre. Là encore Pullo et Vorenus nous gratifient d’une scène pleine d’humour. Il gueule avec les autres soldats à la présentation de l’enfant sous le regard consterné de Lucius.
La passion de César et Cléopâtre est bien mise en scène et on ne nous épargne pas leurs ébats, magnifiquement filmés dans une scène mélangeant le siège des Egyptiens et les parties de jambes en l’air de César/ Cléo et de Servillia et d’Octavia. Celles ci deviennent donc véritablement amantes. Mais on le sait, le sexe est avant tout stratégique. nul doute que cela servira la cause de Servillia afin de faire plonger Attia. Mais bon César sortant vainqueur d’Egypte, ça ne va trop plaire à Servillia, ni au reste du Sénat qui tente désespérément d’élaborer un énième complot pour se débarrasser de César. Marc Antoine et Brutus lui restent fidèle mais jusqu’à quand ?
Bilan : Un épisode magistral et très dépaysant. On entre ici dans un tout autre Rome et on colle plus à l’histoire avec un grand H. On laisse cette fois de côté les manipulations d’Attia qui n’apparaît pas du tout dans l’épisode et pourtant cela ne se remarque même pas tant la trame égyptienne est passionnante.
Rome : 1.07 Vaincre ou mourir
Meilleure soirée par rapport à la semaine dernière où les deux épisodes de Rome étaient un peu mous. Ici, pas le temps de s’ennuyer un seul instant. Mais commençons dans l’ordre avec ce premier épisode de la soirée qui nous montre la chute de Pompée. Celui ci était tellement certain de sa victoire qu’il s’est laissé surprendre. Comme le dit César et le titre de l’épisode, c’était vaincre ou mourir. Pour une fois la série nous épargne la violence et le sang de la bataille. On nous offre à la place de superbes images de la préparation du combat. L’important n’est finalement pas la bataille mais bien les conséquences de celle ci. Malheur au vaincu pourrait t’on dire vu que Pompée est lâché par tout le monde et se retrouve seul. Hier il était un grand général et aujourd’hui il n’est plus qu’une vieillard qui se cache. Le plus terrible dans cette histoire c’est la façon dont César accueille Brutus. Il agit comme si cette guerre n’avait été qu’une petite querelle entre amis. Une fois la guerre terminée, tout le monde s’embrasse, peu importe les milliers de soldats qui sont morts. Ça a un côté assez choquant mais aussi très significatif des guerres qui sont avant tout la volonté des puissants et c’est toujours les petits qui payent les pots cassés. La guerre de 14-18 était un fait un conflit entre cousins, pendant que la guerre du golfe oppose l’Amérique à Saddam Hussein qu’ils avaient eux même aidé militairement quelques années plus tôt.
Pendant ce temps dans Romlosta, Vorenus et Pullo sont les seuls survivants du naufrage. Un peu facile tout de même que ce soit nos deux héros les seuls survivants. Forcément pour garder la continuité, il valait mieux qu’il en soit ainsi mais bon, j’ai tout de même tiqué. Cette partie ne manque pourtant pas d’humour avec le duo Pullo/ Vorenus. Quand Vorenus repère le cadavre qui flotte (grâce au souffle d’air de Pluton d’après lui), j’ai directement pensé à cette idée du radeau de cadavre mais je ne pensais tout de même pas que la série allait oser. Mais rien n’arrête Rome et voilà nos deux valeureux soldats qui construisent un radeau de cadavres. C’est à la fois glauque et très marrant. Peut être que si Michael de Lost avait construit un radeau de cadavre, il n’aurait pas perdu son fils et ne nous aurait pas emmerdé avec ses " they took my son ". Autre facilité, Vorenus et Pullo s’échouent pile devant Pompée, même si ça permet de réunir les personnages. L’attitude de Vorenus est très louable vu qu’il laisse la vie sauve à Pompée qui a ce moment là est un homme brisé. On approfondit ainsi la psychologie de Lucius. Certes c’est un soldat mais pas une brute sanguinaire. Sa droiture et son honnêteté vis à vis de César est impressionnante, il n’a vraiment peur de rien. J’ai bien aimé la courte intervention du mercenaire au nez cassé, c’était marrant son petit masque. Dommage pour lui, il est mort. Malheureusement la clémence de Lucius ne portera pas chance à Pompée qui à peine arrivé en terre égyptienne est tué et décapité. Une scène particulièrement forte et symbolique car avec la mort de Pompée c’est une page de l’histoire de la série mais aussi de l’histoire avec un grand H qui se tourne. Une superbe scène finale qui donne envie d’en savoir plus, d’autant que César lui aussi compte bien se rendre en Egypte pour retrouver Pompée.
A Rome proprement dit, Attia est en mauvaise posture vu que les nouvelles ne vont bien entendu pas très vite à être connue. Elle demande à nouveau l’aide de Servillia. Je dois dire que j’avais vu venir le baiser entre Servillia et Octavia car on voit dès leur première intervention dans cet épisode que le courant passe drôlement bien entre elles. Rome continue ainsi à choquer avec ce baiser long et passionné entre les deux femmes.
Bilan : Un très bon épisode centré sur la chute de Pompée, magnifiquement décrite. L’épisode préfigure aussi l’arrivée de César en Egypte. J’ai hâte de voir Cléopâtre. Après deux épisodes un peu mous la semaine passée, Rome brille à nouveau de toute sa splendeur.
jeudi 25 janvier 2007
Rome : 1.06 Octave devient un homme
César est en mauvaise posture en Grèce où les troupes de Pompée sont plus nombreuses qu’il ne le croyait et il demande à Marc Antoine de lui envoyer des renforts grâce à la 13e légion. Mais Pompée envoie un émissaire à Rome afin de conclure la paix avec ce même Marc Antoine. Forcément cela crée plus qu’un dilemme chez le maître de Rome. Tout est bien sur question de pouvoir et la décision n’est pas facile à prendre, le but du jeu est d’être du côté du vainqueur pour s’assurer un avenir meilleure. Attia en fine manipulatrice, sent également le vent tourner pour César et pense sérieusement à rallier les pompéiste. Elle tente d’ailleurs de manipuler Marc Antoine pour qu’il trahisse César. Ceux ci ont beau être des amants terribles et cela nous est clairement montré à l’écran où leurs ébats sont montrés en long et en large, il ne faudrait pas oublier que l’homme c’est Marc Antoine et contrairement à ce que pense Vorenus, Marc Antoine est un homme de parole. il rejette Attia la traîtresse et décide de rejoindre César.
Niobe et sa sœur sont sous le choc de la probable mort de Evander, ce qui plombe un peu l’ambiance entre les deux sœurs. Sa mort a néanmoins l’avantage de rapprocher Vorenus et Niobe. Ils ont enfin retrouvé la passion de leur couple. Je dois dire que ça m’a fait très plaisir de les voir enfin heureux tout les deux. Même si je me dis que Niobe agit aussi de manière tactique après s’être fort éloignée de son mari depuis qu’il est revenu de la Gaule. Mais le bonheur ne dure jamais très longtemps à Rome. D’autant plus que l’épisode se termine sur un cliffhanger très intéressant avec la treizième légion prise dans une tempête en pleine mer.
Comme Attia n’a plus d’allié, elle tente vainement de se tourner vers Servillia. Pour cela elle lui offre un présent assez particulier, un esclave plutôt bien membrée. " Tout le monde a besoin d’un gros pénis " dit elle de façon frivole. J’adore de plus en plus Attia, autant elle peut être garce et manipulatrice, autant elle peut aussi être très drôle. Elle me fait un peu penser à Julie Cooper dans The OC. Elle m’a bien fait rire quand elle demande que l’on peignent les pieds de l’esclave et qu’on lui mette des fleurs sur la tête de son crane tout chauve. Sacré Attia. Par contre je doute ça suffisse pour s’attirer les grâces de Servillia qui ne semble pas être dupes. Elle sait parfaitement qu’Attia est à l’origine des dessins obscènes sur les murs de la ville qui l’ont fait rompre avec César. Et cela ne m’étonnerait qu’à moitié si elle essayait de retourner Octavia contre sa mère. Pour cela il lui faudrait simplement la preuve qu’Attia est responsable de la mort du mari de sa fille et je pense que Servillia en à les moyens.
Si elle ne peut pas compter sur Servillia, Attia peut au moins compter sur fils dont elle est bien décidée à en faire un homme. Elle suggère par exemple qu’il rejoigne César en Grèce histoire que son glaive trempe dans le sang de Pompée. Mais ce dont elle veut surtout c’est que son fils perde sa virginité et demande à Pullo de lui apprendre l’art de copulation. Pullo toujours aussi gracieux, emmène son jeune maître dans l’un des bordels les plus chics de Rome où il peut choisir entre plusieurs prostituées, femme ou homme. Ça m’a amusé de voir des hommes dans le lot car à un moment, je pensais qu’Octave allait demander à Pullo de lui faire l’amour. Après tout, Octave a beaucoup lu les auteurs grecs et on sait tous qu’à cette époque en Grèce, l’homosexualité était en quelque sorte institutionnalisé. Finalement, Octave passe à l’acte avec une jeune pute d’Europe de l’est. Son accent russe est tellement à couper au couteau en VF que j’ai presque cru qu’elle allait lui dire qu’elle venait d’une république soviétique.
Bilan : Je ne cacherai pas que j’ai eu un peu de mal à écrire ces deux analyses de Rome. S’ils sont néanmoins de qualité, on sent malgré tout un petit coup de mou à la moitié de la saison mais celle ci se reprendra sans doute très vite car j’ai lu qu’apparemment nous n’avions encore rien vu de ce dont la série est capable, j’en jubile déjà d’avance.
Rome : 1.05 Jeux de dupes
Episode le moins bon jusqu’à présent, plus lent qu’à la coutume mais la deuxième partie reprend du poil de la bête et les évènements s’enchaînent sur la fin. L'épisode porte bien son nom vu qu'il repose avant tout sur les mensonges des personnages.
L’épisode revient admirablement bien sur la condition des esclaves de l’Antiquité. Ceux qui sont des objets, ni plus ni moins. Cela est particulièrement bien montré quand Lucius Vorenus constate la mort de ses esclaves. C’est un peu comme s’il avait perdu 10 chèvres et non des êtres humains. Heureusement pour lui, un petit garçon est encore vivant et il pourra le vendre un bon prix une fois qu’il l’aura retapé. La vision est la même avec la copine de Pullo qu’il doit à nouveau racheter à un marchant d’esclave et le conseil de lucius qui lui dit qu’il ne doit pas remercier les esclaves quand il lui rende service. La réaction de Niobe est même encore pire car elle ne veut pas d’une sorcière chez elle mais Vorenus l’assure qu’elle est bien dressée, un peu comme un chien.
Parlant de Niobe, celle ci a du soucis à se faire concernant le secret de son jeune enfant. Comme je l’avais bien pensé, Pullo flaire le mauvais coup et se confie au jeune Octave. L’expédition punitive est extrêmement cruelle violente. La froideur d’Octave est à glacer le sang tellement il est d’une cruauté sans pareille notamment quand il exhorte Pullo avec fermeté de couper les pouces à l’amant de Niobe. Il n’est pas le fils d’Attia pour rien. Octave devient d’ailleurs en un seul épisode l’un de mes personnages préférés tellement il est machiavélique. Il fait froid dans le dos. Un contraste entre son jeune age et sa détermination. Il deviendra un homme redoutable. Pullo devient son précepteur sur ordre d’Attia qui compte bien faire de son fils un homme puissant. Elle voit d’ailleurs d’un bon œil le rapprochement entre son fils et César qu’elle imagine déjà amants. Néanmoins Octave ne sait pas tenir sa langue vu qu’il parle à sa mère du mal mystérieux qui ronge César. Pullo lui apprend à se battre et tout les deux se rapprochent, même s’il n’est pas question de familiarité entre eux. Pullo n’est qu’un soldat et Octave un noble, il ne faut pas l’oublier.
Après la mort de ses esclaves, Vorenus cherche une solution pour gagner sa vie et devient garde du corps. On nous montre ainsi la difficile reconversion des soldat de Rome qui à part être soldat ne sont rien. Ce travail de garde du corps et homme de main nous montre une autre scène de torture d’une grande cruauté. Une nouvelle façon de nous montrer la violence de la société romaine, ce passage fait aussi fortement passer à la maffia sicilienne et ses méthodes expéditives.
Un autre qui doit faire gaffe avec ses écarts de conduite, c’est César qui voit ses ébats avec Servillia étalés sur la place publique et qui est contraint de quitter cette dernière s’il veut garder l’appui de la famille de Capurnia sa femme officielle. On nous rappelle une fois de plus que le mariage n’est pas un acte d’amour mais avant tout un jeu stratégique et politique. César dit d’ailleurs à Servillia qu’il l’aime mais là n’est pas le problème. Mais la vengeance de Servillia ne se fera pas attendre vu qu’elle prie le dieu des enfers de façon particulièrement zélée afin de maudire son amant. " Oh dieu des enfers, je te donne son foie, ses bras, sa tête et fait que je sois témoin de son tourment pour que je puisse d’apporter d’autre d’offrande ". La scène est incroyablement intense et ressemble presque à un culte sataniste.
César après avoir longuement hésité sur la stratégie à adopter, décide de pourchasser Pompée en Grèce et laisse ainsi la ville aux mains de Marc Antoine. César ne ferait il pas là une erreur stratégique alors que Marc Antoine l’avait contredit il y a peu ? Parlant de César, j'ai appris que Pullo et Vorenus étaient tous les deux mentionnés dans sa "guerre des Gaule", comme quoi la série allie à merveille le drame et l'histoire.
Bilan : Un épisode un peu mou dans les 20 premières minutes mais qui se rattrape amplement grâce aux événements mis en place qui s’enchaînent les uns après les autres, notamment avec la captivante expédition punitive d’Octave et de Pullo sur ce pauvre Evander.
jeudi 18 janvier 2007
Rome : 1.04 Bons augures, mauvais présages
Ce quatrième épisode de Rome est un peu construit sur le même principe que le précédent. Après le chassé croisée entre Pompée et César, voilà l’intrigue du double banquet. D’un côté celui d’Attia à la gloire de César, de l’autre celui de Lucius bien décidé a quitter la légion et de se lancer dans le commerce d’épice et d’esclave. Il passe donc du statut de valeureux soldat à celui d’épicier comme ironise Marc Antoine. Des propos politiquement incorrecte à notre époque vu qu’il est tout de même question de traite des être humains. Une manière de nous rappeler que les esclaves sont considérés comme des sous hommes même s’ils peuvent être de très bons confidents comme nous le montre les scènes en compagnie d’esclave de Niobe, Attia et Servillia.
D’ailleurs comme il est question de banquet et de nourriture, cet épisode est avant tout consacré aux femmes. Lors du banquet de Lucius, le secret de Niobe est mis à mal et on apprend que le père de son enfant n’est autre que le mari de sa propre sœur. Malgré tout, je comprend Niobe, elle était seul, croyait son mari mort et forcément le téléspectateur est mis de son côté. On peut néanmoins comprendre le scandale fait par sa sœur et Lucius est à deux doigts de tout comprendre, surtout qu’à la fin Pullo ne semble pas très dupe sur les relations unissant Niobe à son beau frère.
Du côté de l’autre banquet, c’est avant le jeu des intrigantes. Capurnia la femme légitime de César, Servillia sa maîtresse et Attia sa nièce tente de s’attirer les faveurs du nouveau maître de Rome. Et visiblement Attia échoue dans sa tentative d’évincer Servillia. Voudrait elle aussi devenir la maîtresse de César afin de s’assurer un avenir plus brillant ? En tout cas ce n’est pas avec Octove et Octavia qu’elle fera fortune. Octavia se méfie de sa mère suite à la mort de son mari pendant qu’Attia juge son fils trop féminin à son goût. Donc rien de plus normal que de lui servir comme repas les couilles d’un taureau afin de fortifier son pénis. Une scène qui était très drôle, je dois dire.
L’épisode ne manque d’ailleurs pas d’humour en particulier grâce à la présence de Pullo qui naïvement revient à Rome avec l’or sans savoir que celui est en fait l’or volé par les troupes de Pompée. Pullo est peut être un grand et fort guerrier mais n’est pas très malin. Heureusement pour lui, César lui pardonne sa maladresse. Autre scène pleine d’humour, celle de la torture où l’un des amis de Pompée se plait que les cris vont l’empêcher de dormir pendant la nuit. Heureusement le fils de Pompée abrège vite fait les souffrances du malheureux. Comme quoi on peut tourner une série historique sur Rome et jouer également sur l’humour. Cela rend la série beaucoup moins hermétique que je ne l’aurai cru et rend également la série plus grand public. A nouveau on nous épargne les scènes de cul, même si on voit Marc Antoine dans son plus simple appareil, de quoi plaire au public féminin sans doute.
L’un des points quoi m’a semblé le plus intéressant est la manière dont César achète sa consécration. 10.000 sesterces pour l’un 30.000 pour l’autre, bref César s’assure de l’appui de la population grâce à la corruption tel un parrain mafieux. L’argent joue d’ailleurs un grand rôle dans cette guerre. Pompée informé de la perte du trésor, pense que cela pourra jouer en sa faveur, pendant que Pullo ramène sans le savoir l’instrument de sa victoire à César. Chaque élément se met en place tel un puzzle. La scène d’intronisation par les Dieux est elle aussi une vaste fumisterie où l’on fait apparaître les bons présages quand bon nous semble. Là aussi une petite marque d’humour avec le lâché de pigeons au moment opportun. Par contre le diseuse de bonne aventure dit vrai quand elle annonce à Niobe que son mari sera bientôt riche. On pense tout de suite à ce moment là à la proposition de Marc Antoine à Lucius Vorenus. Certes Lucius a refusé dans un premier temps de revenir dans l’armée mais je parie qu’il reviendra bien vite sur sa décision.
Afin de nous faire patienter jusque la semaine prochaine, on amène un nouvel élément dans l’intrigue avec la crise d’épilepsie de César. La série se sert ainsi habilement d’un fait historique avéré, tout en mettant Octave dans la confidence, ce qui pourrait être un atout de choix pour Attia ou pour Pompée si le jeune éphèbe retournait sa veste congre son grand oncle. A cela s’ajoute également le conflit naissant entre César et Marc Antoine. On sent que Marc Antoine pourrait facilement passer du statut d’alliés à celui d’ennemis de César et là encore Attia pourrait tirer son épingle du jeu vu qu’elle est sa maîtresse.
Bilan : Un quatrième épisode brillant, mêlant habillement les références historiques et le drame avec des personnages aussi passionnants que pervers dans le jeu de la manipulation.
mercredi 17 janvier 2007
Rome : 1.03 Le venin de Cerbère
Ce que l’on remarque tout de suite avec ce troisième épisode de Rome c’est que celui ci comporte beaucoup moins de scènes de sexe. Les deux premiers chapitres nous avaient inondés de scènes de nus et d’amour torrides. Ici on a juste droit à une petite scène finalement très chaste entre la fille d’Attia et son (ex) mari. Il faut dire que le récit est tellement dense qu’il laisse peu de place au plaisir de la chair. Paradoxalement si les intrigues se font plus denses, l’épisode est aussi beaucoup plus grand public. Il n’est pas plus violent qu’un film comme Gladiator et prouve que la série ne doit pas se résumer au sexe et à la violence.
L’intrigue est développée selon deux axes opposés. D’un côté les troupes de César avancent en vue de rentrée dans Rome, de l’autre Pompée et le sénat quitte Rome dans l’objectif de mieux y revenir. Dans les deux camps, il y a aussi des forces qui s’opposent, tout n’est pas tout blanc ou tout noir. Ainsi Pullo n’écoutera pas les ordres et foncera avec les troupes sur les soldats Romains pendant que quelques hommes de Pompée partent avec l’or de Rome. Bref chacun essaye de tirer parti de la situation dans son propre intérêt et finalement seuls les dirigeants ont un objectif bien précis de conquête. On apprend également que Brutus est le fils de Servila la maîtresse de César. Celui ci rejoint bien entendu Pompée pendant que sa mère, elle, choisit de rester à Rome et donc de se placer dans le camp de César.
Au delà du côté historique, la série arrive également à donner corps à un drame plus libre gràce au sublime personnage d’Attia. Celle ci demeure et de loin mon personnage préféré. Pour ceux qui lisent souvent mes reviews, ils savent que j’aime les garces manipulatrices et dans son genre Attia est très forte. Elle fait assassiner son gendre pour ensuite compatir de façon hypocrite auprès de sa fille. Une façon pour elle d’être certaine de ne pas être trahie par Octavia, même si celle ci a des doutes sur l’implication de sa mère.
Le chaos dans Rome qui suit le départ du Sénat est magnifiquement retranscrit avec le siège de la demeure d’Attia. Scène tout simplement grandiose où Attia revoit qui tuera qui une fois que la porte aura cédé afin de pas être lynché par les pro Pompée. La dispute entre Attia et Octavia à ce moment est tout bonnement superbe avec Octavia qui refuse que ce soit sa mère qui lui donne la mort. Heureusement elles n’auront pas à en arriver là mais cela nous donne un indice sur les mentalités de l’époque qui trouve encore des ramifications aujourd’hui chez certains extrémistes où il vaut mieux mourir que d’être livré à l’ennemi.
Les doutes que l’on pouvait avoir sur Niobe se confirment, l’enfant est bien le sien mais elle est déterminée à garder le secret. Lucius tente d’être un meilleur mari mais après des années de guerre cela ne lui est pas facile. La scène des conseils en matière de femme de Pullo à Lucius est également excellente. J’aime beaucoup la relation Pullo/ Lucius empreinte d’amitié et de méfiance.
On voit également que la religion tient un grand rôle dans la vie des romains avec les diverses prières de Lucius aux dieux.
La fin nous offre deux cliffhangers. Le premier n’en n’est pas vraiment un, César est sur le point de rentrée dans Rome et cela on sait qu’il le fera, par contre il y a un bon retournement de situation avec Pullo qui trouve l’or de Rome.
Bilan : Un très bon épisode. Je suis vraiment entré dans l’action au point que lorsque le générique de fin est arrivé, je me suis dit que le temps avait passé beaucoup trop vite. Heureusement un deuxième épisode a vite suivi.