Critik en séries

Blog sur les critiques et impressions des épisodes de série tv : The oc, grey's anatomy, everwood, le monde joan, house, ugly betty, Lost, FBI portés disparus, boston legal,...

dimanche 1 juin 2008

Robin Hood : 1.08 un tatouage compromettant

robin_hood_gisborneDébut d’épisode atypique vu que celui ci nous transporte en Orient lors des croisades. J’ai même pensé qu’on allait avoir droit à un vrai épisode flash backs mais ça n’a pas été le cas. Juste un nouveau rêve venant hanter le sommeil de notre héros. Continuant sur la route tracée par le précédent épisode, les intrigues changent peu à peu de forme et prennent plus que jamais une tournure personnelle pour Robin. Jusqu’à présent Robin se battait pour aider sa population opprimée et c’est tout à fait louable mais il était malgré tout considéré comme un hors la loi défiant les autorités. Par contre maintenant son combat semble beaucoup plus légitime et prend d’autant plus d’importance. Ainsi alors qu’il se bat avec Gisborne, Robin découvre que celui porte un tatouage, le même tatouage que celui porté par le " Sarazin " qui l’avait poignardé durant la croisade et qui avait essayé de tuer le roi Richard. Coïncidence ? Et bien non, les deux hommes ne font évidemment qu’un. Certes c’est un peu facile de faire de Gisborne le traître responsable de tous les problèmes de Robin mais comme je l’ai dit, ça renforce l’aspect personnel de la lutte et si c’est un peu gros j’aime bien cet aspect. Comme Robin le pense, c’est évident, le shérif est lui aussi derrière cette histoire, Gisborne étant uniquement un homme de main.

J’ai beaucoup aimé le façon dont on traite de la psychologie de Robin durant cet épisode, celui ci devient plus sombre et ses pensées sont obscurcies par son désir de vengeance. On découvre une facette du personnage que l’on n’avait jamais vu et c’est vraiment très intéressant. On le voit se mettre à dos tout le monde et il va même jusqu’à renier Much en lui disant que lui aussi est un esprit simple qui ne peut rien comprendre à la politique. Par contre dommage que tout rentre dans l’ordre à la fin, j’aurai bien voulu voir des distensions rester au sein du groupe. Si tout l’aspect psychologique de Robin est très bien géré, j’ai par contre trouvé son combat avec Gisborne trop exagéré. On a l’impression qu’ils se battent des heures et tout cela pour même pas une goutte de sang. A peine quelques griffures sur le visage de Robin. Ça ressemblait plus à du catch. Robin a l’avantage, puis c’est Gisborne et ainsi de suite.

La vérité ayant éclaté, cela fera peut être réfléchir Marianne. Elle a toujours pris Guy pour quelqu’un de bon malgré ses agissements sous la coupe du shérif mais visiblement elle va sans doute revoir son jugement suite à ces révélations. Là il ne s’agit pas juste d’obéir au shérif mais bien de trahison envers son roi et son pays. D’ailleurs on peut se demander si le shérif de Nottingham ne reçoit pas ses ordres directement du prince Jean qu’on n’a encore jamais vu dans la série. Le shérif est à nouveau formidable et m’a fait beaucoup rire lorsque Marianne vient lui demander d’échanger Djaq contre Gisborne aux mains de Robin et de sa bande. Le shérif n’aime pas les pleurnicheries des dames, c’est un fait. Il remarque d’ailleurs assez tard que Djaq est en fait une femme et il semble très amusé et comprend pourquoi les hommes de la forêt veulent la récupérer pour les longues nuits froides. Le shérif toujours lui se montre toujours aussi dénué de sentiments et trouve curieux que Marianne pense qu’il est son ami. Il se montre également assez dur avec Gisborne en lui versant de l’acide sur le bras afin de faire disparaître son tatouage. " ça nous apprendra à vous peindre le corps comme un femme " dit il presque amusé. Un sacré personnage de ce shérif de Nottingham, j’adore.

La capture de Djaq donne droit à de bons développements. Ainsi, on met en avant toute la fascination pour l’alchimie au temps du Moyen-Age et l’utilisation plutôt astucieuse des connaissance de Djaq en chimie, nous montrant ainsi l’avance des civilisations du Moyen Orient sur la société occidentale croyant toujours à la sorcellerie. Et comme je l’avais pensé, on nous dévoile les sentiments de Will pour Djaq. Il ne semble d’ailleurs pas être le seul à craquer pour ce garçon manqué. Alan était lui aussi prêt à faire sa déclaration. Will était tout mignon à la fin à apporter à Djaq de quoi manger.

Conclusion : ça se laisse regarder, les histoires avancent mais il manquait un petit quelque chose. Je dois commencer à attendre de plus en plus de cette série donc forcément dans ces cas là, on peut se sentir un peu frustré et c’est un peu mon cas avec cet épisode.

Posté par tao of myself à 16:45 - Robin Hood - Permalien [#]


samedi 19 avril 2008

Robin Hood : 1.07 Le prix de la trahison

marianneSurprenant. En débutant Robin Hood, je ne m’attendais pas à une telle série et en fait je vais de surprise en surprise avec une série qui ne prend pas la peine de se reposer sur ses lauriers. Comme quoi la France devrait de temps en temps regarder de l’autre côté de la Manche pour trouver l’inspiration plutôt que de nous sortir de très pâles copies des Experts (RIS) ou de Grey’s anatomy (L’hôpital). Une version des trois mousquetaires revue et corrigée façon Robin Hood, ça pourrait avoir de la gueule, non ?

Ainsi l’intrigue continue d’avancer et dans cet épisode plus que jamais. On est ici à un véritable tournant en ce qui concerne le personnage de Marianne. Celle ci se fait avoir par Guy de Gisborne qui lui tend un piège afin de voir si elle est de mèche avec Robin et elle tombe tout droit dans le panneau. Gisborne tente dans un premier temps de la protéger en accusant l’un de ses hommes mais comme dit le proverbe, " tu me trompes une fois, honte à toi. Tu me trompes deux fois, honte à moi ". La scène où Marianne comprend qu’un homme est torturé à sa place est particulièrement intense. Elle se rend compte de son erreur mais elle ne peut pas agir pour réparer sa faute. Un sentiment que connaîtra plus tard dans l’épisode Robin. Malheureusement pour Marianne, touché dans son orgueil mais surtout en plein cœur, Gisborne en confie au shérif et le seul échappatoire pour Marianne afin d’échapper à la sanction (sans doute mortelle) du shérif serait d’épouser Gisborne lui même et de devenir avec horreur, Lady Gisborne. Ainsi Guy pourrait la protéger du shérif. Marianne accepte sans se réjouir et lui promet de l’épouser… quand le roi Richard reviendra au pays, tout en espérant que cela n’arrivera jamais. La scène est d’autant plus tragique pour Robin caché de l’autre côté de la fenêtre et qui entend tout. Marianne a beau être désolée, elle est clairement piégée cette fois ci. Mais visiblement Robin ne compte pas rester sans rien faire. Ce sera sans doute le moment de faire un choix mais si Marianne choisit Robin, elle se mettra automatiquement hors la loi et mettra son père en danger. Le réaction du shérif promet aussi d’être très amusante, lui qui nous a encore rappelé que les femmes c’est comme le lèpre. Il me fait vraiment rire avec cette réplique devenant récurrente. A force de la répéter, je vais finir par croire qu’il est gay, ce qui serait d’ailleurs très amusant comme révélation.

L’intrigue du jour permet d’en apprendre davantage sur Alan. On n’avait pas encore vraiment beaucoup exploité ce personnage si ce n’est dans le premier épisode. C’est l’occasion de faire connaissance avec son frère, ça nous donne une intrigue vraiment très drôle car ce dernier ne peut pas s’empêcher de trahir Alan ce qui donne des scènes vraiment très amusantes. Déjà l’introduction du personnage est comique quand il parle de Robin des bois alors qu’il l’a devant lui. On remet le couvert lorsqu’il va attaquer la maison de l’ancien shérif et qu’il se retrouve face au veilleur de nuit, alias Marianne. En la voyant se battre de la sorte, l’ancien shérif semble à la fois étonné et fier de voir sa fille se débrouiller de la sorte. La suite prend par contre une tournure beaucoup plus tragique avec la mort des trois compères capturés par le shérif. Un moment vraiment très dur mais parfaitement mis en scène avec un shérif fanfaronnant sur la place publique. Alan est anéanti par la mort de son frère et cela se comprend. Tout comme Robin qui se retrouve en situation d’échec, ce qui est assez rare finalement. Comme il le dit, son frère n’était peut être pas très digne de confiance mais c’était son frère avant tout. J’ai l’impression que cette épreuve pourrait rapprocher Alan et Djaq qui elle aussi a perdu son frère lors de la croisade des anglais. La série n’hésite donc pas à mettre ses héros en difficulté et tout ne se termine pas toujours en happy end ce qu’il faut oser. Maintenant, ça paraît assez logique car je n’aurai pas vu les trois nouveaux intégrer la bande de Robin des bois mais on aurait pu avoir une fin plus heureuse. C’est bien de constater que la série ne fait pas dans la facilité et la guimauve.

Toute l’histoire du collier et de Georges la chance était aussi divertissante mais un peu trop répétitive. Un véritable tour de passe passe avec ce collier allant de main en main. De la future mariée à Gisborne en passant par Marianne et Robin au point que l’adjoint du shérif ne sache plus où donner de la tête. Bref tout un symbole de ce triangle amoureux, ce collier.

Conclusion : Un excellent épisode. Je dirai même l’un des meilleurs jusqu’à présent avec le troisième épisode qui était très sombre. L’histoire avance beaucoup afin de redonner du piment alors que l’on aborde la deuxième partie de la saison 1.

Posté par tao of myself à 18:22 - Robin Hood - Permalien [#]

jeudi 10 avril 2008

Robin Hood : 1.06 Un percepteur particulier

willRobin Hood continue d’étonner avec une histoire très inattendue de voleurs qui arrivent à duper à la fois le shérif et Robin qui se retrouvent en quelque sorte dans le même bateau. J’ai trouvé cela vraiment très amusant. Robin et sa bande se font d’abord avoir en attaquant un précepteur sur la route de Nottingham. Celui ci leur apprend que tout l’argent des taxes se trouve au château. De quoi appâter Robin. Dans le même temps une abbesse arrive au château et demande à être recueillie après avoir été attaquée par des brigands. J’ai adoré le jeu tout au long de l’épisode entre le shérif et l’abbesse au sujet de la religion. C’était vraiment excellent car le shérif en devient encore plus détestable. On se rend compte à quel point c’est un homme abject n’ayant aucune morale et sa façon de traiter la religieuse est assez minable de sa part. Mais en fin de compte il le payera car la religieuse n’en est pas vraiment une, mais est de mèche avec le (faux) percepteur afin de voler le trésor se trouvant à Nottingham. Un plan vraiment très malin. Très intelligent de relier les deux intrigues qui au départ ne semblaient pas connectées l’une à l’autre. Comme je l’avais bien pensé Will prend petit à petit plus d’importance au sein du groupe. On sent sa rage contre le shérif et il veut vraiment aider les pauvres à récupérer l’argent qui leur revient de droit. J’aime beaucoup ce personnage. Sans doute celui de la bande que je préfère avec Robin. Par contre son côté artisan qui sait tout et connaît tout est un peu trop facile. Le coup de la clé des coffres ouvrant aussi la porte où ils sont enfermés était vraiment très très gros. Par contre ça donne droit à une belle scène de bataille et sur ce point la série s’est bien améliorée depuis le début. J’avais critiqué dans l’un des premiers articles le côté trop mise en scène des combats. Maintenant ça paraît beaucoup plus fluide. Djaq joue ici un plus petit rôle, elle fait déjà partie des meubles en quelque sorte et après tout, tant mieux.

L’épisode sert également à faire évoluer Marianne qui doit prendre une décision importante alors que son père lui demande d’arrêter de jouer au veilleur de nuit car cela devient trop dangereux. Elle éconduit poliment Gisborne en décidant de se faire nonne afin de devoir éviter de l’épouser. Elle arrive à éloigner ce dernier, mais il reviendra certainement à la charge car il semble être un homme têtu et il ne voudra sans doute pas renoncer à la belle Marianne aussi facilement. D’ailleurs j’aime bien la nouvelle coupe de cheveux plus courte de Marianne. Ça rend le personnage plus moderne par rapport à sa longue chevelure du début.

La fin est pleine d’humour avec Robin et sa bande rattrapant le percepteur, son fils et la nonne. Et c’était amusant de les voir poussés dans la boue. La nonne tente malgré tout de séduire Robin. Il n’ y a décidément qu’à lui que ça arrive ce genre de choses. L’épilogue est assez bon enfant avec Robin apportant de l’argent afin de nourrir les différents villages aux alentours. Un peu trop conte de fée, je l’admet mais il n’est pas Robin des bois pour rien.

Posté par tao of myself à 15:50 - Robin Hood - Permalien [#]

mardi 1 avril 2008

Robin Hood : 1.05 La flêche d'argent

robinhood_djaqRoy étant mort, on va donc le remplacer et pourquoi pas secouer un peu le groupe de Robin avec par exemple une femme dans l’équipe. Qui plus est une femme noire. Bonne idée, ça permet d’avoir un groupe beaucoup hétéroclite où chacun à ses caractéristiques. En plus avec une femme dans le groupe, on peut imaginer un peu plus de romance. Tiens par exemple entre le gentil Will et Djaq. Ça pourrait être sympa. L’arrivée de Djaq apporte de nouvelles intrigues. D’un côté il y a ce thème très sombre de l’esclavage qui bien utilisé mais pas de trop afin de ne pas plomber la situation. Et de l’autre Djaq apporte beaucoup d’humour grâce à son duo avec Much concernant l’existence de Dieu. C’était vraiment très amusant de jouer là dessus surtout sur la fin avec Much essayant d’interpréter tous les signes afin de savoir s’il peut manger ou pas. L’arrivée de Djaq peut à mon avis apporter beaucoup à la série et j’adopte déjà ce personnage.

Avec l’histoire de la mine, j’ai bien cru qu’on allait nous sortir un remake de Germinal mais heureusement ce n’est pas le cas et la mine est finalement une intrigue secondaire. On joue avant tout sur le sentiment de vengeance car le shérif montre cette fois toute sa cruauté. Dans les autres épisodes, il était présenté comme le méchant c’est vrai mais là on assombrit d’autant plus le tableau et j’ai vraiment trouvé cela très intéressant de voir la progression du shérif du côté obscur. Même si lui même ne se salit effectivement pas les mains et laisse les sales besognes à Gisborne. Parlant justement du second du shérif, Gisborne est vraiment un excellent personnage car on ne sait pas vraiment s’il est un vrai méchant. Il obéit avant tout aux ordres et il croit visiblement en ce qu’il fait, en la justice. En plus, il dévoile un aspect comique insoupçonné quand il vient demander à Marianne de l’accompagner au tournoi. Il est tout timide, ne sait pas comment lui demander et Marianne joue un peu avec lui j’ai l’impression. J’ai trouvé cela très drôle. Surtout qu’un double jeu est en train de s’installer entre eux vu qu’il commence à se demander si Marianne ne pourrait pas être le mystérieux veilleur de nuit vu qu’il l’avait blessé au bras. De plus tout en s’affichant avec Gisborne, Marianne prend des risques car elle devient la cible de ce jeune garçon voulant venger son père assassiné froidement par Gisborne. Toujours concernant la mine, j’ai bien aimé l’utilisation de la peur par Robin avec cette méfiance vis à vis d’une maladie venue d’ailleurs. C’était bien joué. Par contre toute la partie où Petit Jean tombe dans l’un des puits et le feu dans la mine, j’ai trouvé cela un peu trop long. On a vraiment l’impression qu’on laisse tout le temps au shérif d’arriver. Et quand il arrive avec ses hommes il ne se passe quasiment rien et Robin arrive à filer même s’il est seul contre tous. C’était assez exagéré. Par contre j’ai adoré quand le marchand d’esclave arrive en courant au château et que le shérif se fout de sa gueule. C’était à mourir de rire. " Quoi, Robin ? La mine ? ". Alors si même le shérif de Nottingham se met à l’humour, cette série devient de plus en plus géniale.

L’intrigue du tournoi de la flèche d’argent aurait pu être mieux utilisé car finalement celui ci est tout sauf au centre de l’intrigue. Mais c’était amusant car ça m’a bien sûr rappelé le dessin animé de Disney où il y a également un tournoi de tir à l’arc.

Bilan : Un épisode vraiment très sympathique où on ne voit pas le temps passer. Maintenant en écrivant cet article, je me rend compte qu’il se passe effectivement beaucoup de choses mais au fond on n’approfondit rien et on passe d’une intrigue à l’autre en la survolant. Je pense notamment aux intrigues de la mine et du tournoi. Maintenant ça permet du dynamisme et ça évite un épisode spécial mine et un épisode spécial tournoi. Ce n’est peut être pas plus mal. On retiendra avant tout de cet épisode l’arrivée de Djaq qui est déjà un personnage qui me plait beaucoup.

Posté par tao of myself à 16:37 - Robin Hood - Permalien [#]

mercredi 6 février 2008

Robin Hood : 1.04 L'enfant trouvé

episode4Déjà un petit tournant dans la série qui connaît son premier mort au sein de la bande des hors la loi de Sherwood. Roy disparaît mais je l’avoue ce n’est pas pour me déplaire, je n’avais jamais aimé le personnage et surtout que je le confondais à chaque fois avec Much. Non mais c’est vrai, tous les deux avec leur petite serviette sur la tête, j’avais du mal à les reconnaître. Il fallait chaque fois que j’y regarde à deux fois. Donc c’est une bonne idée de perdre Roy, ainsi je ne pourrai plus me tromper. De plus ça donne droit à une très bonne histoire. Gisborne arrive à attraper Roy et le shérif lui pose un dilemme pour le moins cornélien. Soit il tue Robin soit le shérif fera pendre sa mère. Dans le même temps Robin et ses hommes trouvent un bébé dans le forêt et Roy fait la connaissance de la mère de l’enfant travaillant au château. Et là surprise, elle lui apprend que son enfant est en fait le fils de Gisborne et oui. Celui ci s’est donc débarrassé de l’enfant dans la forêt au lieu de soit disant l’envoyer dans un couvent où je ne sais plus trop quoi. Après avoir tenté de nous montrer un Gisborne moins sombre avant tout guidé par le shérif, on noircit à nouveau le tableau en nous montrant un homme sans cœur abandonnant son propre enfant dans les bois. La fin est d’ailleurs marrante avec la servante qui arrive comme une furie prête à égorger Gisborne pour avoir abandonné son enfant.

Evidemment on se doute que Roy n’allait pas tuer Robin mais on fait très bien durer le suspense avec Roy qui lui fait croire qu’ils doivent aller dans un village voisin où se trouve la mère afin d’être seul à seul avec Robin pour le tuer. On sent vraiment le dilemme agir chez Roy et c’est vraiment très intéressant. La tension monte intelligemment jusqu’au moment où Roy essaye effectivement de tuer Robin avec le poignard offert si gracieusement par le shérif. La vérité éclate. Il était évident que Roy n’allait pas être pardonné si facilement donc sa mort semble au fond naturelle et c’est une façon logique de terminer cet épisode.

L’épisode revient également sur les croisades et le parallèle avec la guerre en Irak est vraiment très intéressante. Robin parle notamment du Coran " la Bible turque " qu’il cite en nous disant qu’il voulait d’avantage connaître ceux qu’il combattait. On peut d’ailleurs se demander si le roi Richard l’a renvoyé à Lockley à cause de sa blessure ou au contraire parce qu’il commençait à remettre en question ce pourquoi il se battait. Mieux, on peut se demander si Robin n’aurait pas en fait déserté comprenant l’absurdité de cette guerre. Des siècles plus tard, les mêmes questions doivent hanter les pensées des soldats américains et anglais en Irak. Cela fait de Robin des bois une série très intelligente qui malgré son côté un peu rétro arrive à parler du présent.

Comme cela nous l’avait été annoncé dans le précédent épisode, Marianne continue de prendre de l’importance. Elle défie d’ailleurs pour la première fois ouvertement le shérif en apportant de la nourriture à un village mis en quarantaine à cause de la peste. Le shérif, de manière assez malsaine, aimerait bien " nettoyer " le village afin de pouvoir y placer sa garnison. Bref il ne se soucie pas vraiment des villageois et visiblement rien ne semble l’arrêter vu qu’il s’en prend à quiconque remettra son autorité en question comme le fait si bien Marianne qui du coup en perdra sa belle chevelure. Ce serait marrant si le shérif s’en servait pour s’en faire une perruque ou un chapeau. Il en aura grandement besoin durant les longs mois d’hiver.

La fin est évidemment tragique avec le sacrifice de Roy afin de permettre à ses amis de s’enfuir de Nottingham. Avec la mort de Roy, la bande de Sherwood se réduit et cela permettra sans doute à d’autres personnages d’être d’avantage exploité. Je pense par exemple à Will Scarlett qui semble beaucoup en savoir sur la région. J’avoue c’est un personnage que j’aime bien car il est le plus jeune de la bande et j’aimerai bien en apprendre d’avantage sur lui. Cette mort prématurée continue d’apporter une part de noirceur au sein de la série. Je prend de plus en plus de plaisir à suivre Robin des bois. Je ne m’attendais pas du tout à aimer et finalement je dois dire que la série me surprend en bien. Une série d’action de bonne facture qui renouvelle parfaitement le genre.

Posté par tao of myself à 17:41 - Robin Hood - Permalien [#]

vendredi 25 janvier 2008

Robin Hood : 1.03 Qui veut la peau du shérif ?

marianneAprès deux épisodes sympathiques mais très classiques, la série s’affranchit et j’ai totalement été emballé par cette troisième aventure de Robin des bois. Il y a moins d’humour si ce n’est les répliques sur la bouffe de Much devenue une tradition mais on gagne en profondeur et aussi en noirceur du récit qui ne veut pas se contenter d’être un simple divertissement gentillet. La série se veut une vraie version adulte du mythe tout en restant grand public. Un sacré challenge.

Un collecteur d’impôts est assassiné et la psychose s’installe aux alentours de Nottingham. Du pain bénit pour le shérif qui impute ce crime à Robin des Bois mais quand un attentat contre sa personne échoue laissant pour mort un jeune villageois, le shérif y voit encore plus l’occasion de retourner la population contre Robin en organisant lui même une vague de meurtre à l’arc à flèches. Assez étonnant, j’ai vu la série tourner carrément au complot de façon intelligente et on est après tout pas si loin de 24 heures chrono façon Moyen Age, n’ayons pas peur des mots. Si j’avais cru au départ que le shérif allait seulement faire de la figuration, celui ci se place au contraire comme l’un des éléments clés de l’histoire et sa relation avec Robin est vraiment très ambiguë. Malgré leur rivalités, ils semblent tous deux se respecter et prennent plaisir à jouer à ce jeu un peu malsain. Leurs rencontres dans des endroits toujours très feutrés ajoutent une touche assez particulière à leur relation.

Pour Robin, il s’agit évidemment de laver son honneur face à une population qui se détourne de lui. On développe ainsi un thème très intéressant, Robin a besoin des gens pour exister. Il a clairement envie de voir à quel point il est important et aimé de la population. Ainsi la scène finale du dernier épisode n’est finalement pas si too much. Au contraire, on nous montrait là combien Robin veut à la fois faire le bien et mais il veut être remercié pour cela de quelque façon que ce soit. Il veut voir la gratitude dans le regard des pauvres gens. C’est finalement une part d’ombre très intéressante et j’ai bien aimé les répliques de Much à ce sujet qui se moque de la vanité de son maître. Pour laver son honneur, Robin doit mettre la main sur le mystérieux veilleur de nuit qui pourrait bien être ce mystérieux assassin et là surprise, celui ci se trouve être Marianne. Celle ci n’a visiblement pas attendu le retour du beau gosse pour aider les pauvres gens contre le shérif. Elle est clairement la révélation de l’épisode. Là où elle était effacée dans les deux premiers servant juste d’amoureuse potentielle au héros. Elle devient ici un personnage à part entière et décide de mener l’enquête au château. Elle finit même, comme une grande, par découvrir qui est le tireur, un garde du shérif désabusé après avoir perdu sa femme. Mais il n’est visiblement pas très bon tireur car à chaque fois il a raté le shérif et abattu un innocent. Et en voulant l’arrêter, Marianne et Robin livrent sans le vouloir Joe au shérif qui n’a pas pour habitude de faire dans la dentelle. Bref une intrigue parfaitement construite et surprenante.

Gisborne et le shérif continuent de se rapprocher et leur alliance semble maintenant clairement établie, Gisborne ayant été fait maître d’armes. Il couvre même les méfaits du shérif en assassinant l’ancien maître d’arme chargé par le shérif de semer la terreur à Nottingham pour faire passer Robin pour un tueur.

Au final, la série se révèle nettement plus fine que je ne l’aurai pensé. Il faudra voir si la série poursuit dans cette direction mais j’ai vraiment été agréablement surpris par cet épisode où l’on n’hésite pas à partir dans des intrigues de sombres complots, à éclairer les personnages sous un jour nouveau. Ainsi Gisborne ressemble d’avantage à un Dark Vador à la botte de l’empereur/ shérif qu’à une bête sanguinaire, là où Robin même s’il reste un héros au sens noble, il n’est pas pour autant sans tâche. Il semble vouloir se racheter de ses crimes commis en Terre Sainte et a visiblement un ego assez important. Il n’est donc pas si anodin de le voir prendre la défense des opprimés car il veut se donner le beau rôle et veut avoir une bonne image de sa propre personne. A l’image de cette scène où lui et sa bande apportent leurs dernières vivres à la population. Ce geste de sacrifice est certes charitable mais finalement pas si désintéressé que cela.

Une fois de plus la fiction anglaise et de la BBC en particulier nous prouve qu’elle est d’excellente qualité. Tout en reprenant une histoire connue, elle arrive à créer quelque chose de nouveau et d’inspiré bien loin des séries pépères à la française.

Posté par tao of myself à 18:19 - Robin Hood - Permalien [#]

mercredi 9 janvier 2008

Robin Hood : 1.02 La langue ou la bourse ?

robin102Préparez vos arcs et vos flèches, je vous emmène à nouveau dans la forêt de Sherwood. Exactement là où on avait quitté notre bande de hors la loi piégée par une autre bande de hors la loi celle de Petit Jean bien sûr. J’avais raison de penser qu’ils allaient vite devenir des amis et l’épisode joue habillement avec ce thème et on prend notre temps pour construire l’histoire de façon logique et j’ai beaucoup aimé cela. On commence tout en légèreté et en humour en jouant au jeu de je t’attache puis tu m’attaches à un arbre. C’est amusant et convivial mais plus l’épisode avance et plus celui se fait sérieux en nous montrant un Robin tenant à ses valeurs qu’il a ramené de terre sainte. Comme il le dit si bien au shérif de Nottingham, il est allé combattre le mal si loin alors que le mal était à sa porte. Et malgré ses principes, je ne trouve pas Robin trop vertueux car au fond ses valeurs sont nobles et louables, même si son dévouement à sa cause est un peu trop idéalisée. Sa cause est plus importante que lui même mais comme peut le dire Marianne (je pense que c’est elle qui dit cela), s’il meurt, toutes ses idées mourront avec lui. Il n’a donc au fond pas le droit de mourir. Sans lui, il n’y aurait personne pour défendre les plus démunis. Petit Jean et sa bande vivant eux de menus larcins et n’osant pas s’en prendre aux puissants alors que c’est eux les véritables responsables de la situation dans laquelle ils vivent. Bref Robin leur redonne espoir et s’oppose maintenant clairement au shérif mais encore plus à ses idées.

Evidemment c’est le héros de l’histoire et le contraire aurait été étonnant mais j’aime beaucoup le personnage de Robin à la fois charismatique, proche des gens, drôle et aussi très sexy. Jonas Armstrong dégage vraiment quelque chose et c’est le genre de mecs qui plait aux femmes. Non, je ne suis pas tombé amoureux mais je trouve vraiment cet acteur excellent, il colle parfaitement au rôle tout en lui donnant une touche plus moderne.

Comme dans le pilot, l’humour est également très présent dans cet épisode et ces moments drôles apportent vraiment quelque chose en plus comme quand Robin oblige le shérif à s’adresser à ses soldats en s’excusant d’être aussi méchant ou la scène de Much et de l’échelle sur laquelle il est obligé de rester toute la nuit à cause du chien. Par contre je reste toujours réservé sur les scènes de combats qui sentent trop la mise en scène, limite trop chorégraphiée et du coup elles ne font pas assez naturelles et c’est assez dommage. Mais cela montre que la série peut progresser dans ce domaine. S’il est d’avantage question du shérif dans cet épisode, Guy De Gisborne n’est pas en reste et si c’est un méchant on voit aussi ses faiblesses, celle d’un homme fier de voir à nouveau des terres porter son nom. Un homme finalement mal aimé mais qui ne semble pas y prêter attention. Les face à face entre Robin et le shérif sont des scènes intenses nous montrant bien deux hommes aux positions extrêmes, s’opposant sur une vision de la société et c’est sans doute les deux scènes à retenir de l’épisode avec ces grands monologues. Le shérif tel le diable continue de tenter Robin et on pourrait presque se dire que le shérif représente en quelque sorte le côté obscur et Robin le bon côté d’une seule et même personne. J’ai beaucoup aimé la mise en scène. Marianne par contre ne sert pas à grand chose jusqu’à présent et est uniquement là pour ajouter un aspect d’avantage sentimental et romanesque à l’histoire. Mais on sent qu’elle pourrait jouer un rôle plus important par la suite et qu’elle pourrait faire pencher la balance à un moment donné dans la lutte contre Nottingham.

La fin est aussi extrêmement bon enfant avec nos hors la loi venant apporter dans l’anonymat de la nourriture aux villageois de Locksley. Un peu trop Disney land à mon goût mais on reste ainsi clairement dans le mythe de Robin des bois, on ne l’éloigne pas tellement de celui ci même si on modernise avant tout l’histoire sur la forme mais non sur le fond. Dans la même idée, Robin se refuse de tuer qui que ce soit, trop de sang ayant coulé de sa faute durant la croisade, c’est tout du moins ce qui en ressort en substance.

Conclusion : Un épisode dans la lignée du précédent. L’histoire évolue de façon continue sans " intrigue du jour " mais ce schéma pourrait sans doute apparaître dans la série. La bande de Robin et de Petit Jean se forme, le conflit avec le shérif aussi. Tout cela mis en place, l’histoire peut maintenant vraiment commencer. On a donc en gros deux épisodes d’introduction et ce n’est finalement pas si mal car ça a permis de prendre son temps afin d’installer les différents éléments d’une série qui s’annonce fort sympathique.

Posté par tao of myself à 17:37 - Robin Hood - Permalien [#]

jeudi 27 décembre 2007

Robin Hood : 1.01 Retour de croisades

robin2Tout ce que je connaissais de Robin des bois en débutant la série remonte au fameux dessin animé de Walt Disney et à cet obscur film avec Kevin Costner et l’horripilante Mary Elizabeth Mastrantonio vue dans FBI portas disparus. Autrement dit pas grand chose. C’est donc avec beaucoup de joie que j’ai découvert cette nouvelle adaptation du mythe du prince des voleurs de nos amis de la BBC. Un pilot particulièrement réussi même si on n’évite pas quelques trucs vraiment très très gros notamment dans tout ce qui tourne autour des combats. Robin ressemble à un moment à un ninja avec des sauts périlleux du deuxième étage et son agilité légendaires à manier l’arc à flèches. Mais le gros avantage de cette nouvelle version réside avant tout dans un humour particulièrement prononcé que l’on doit au duo entre Robin et son fidèle Much parlant sans arrêt de nourriture qui lui a inévitablement manqué lors de la guerre des croisades où se trouve toujours le roi Richard d’Angleterre. Le duo n’est d’ailleurs pas sans rappeler les inséparables Frodon et Sam du Seigneur des anneaux. C’est fortement le cas au début de l’aventure avec Robin et Much revenant vers Locksley tel Frodon et Sam à la fin de la célèbre trilogie de Tolkein et Jackson..

L’avantage c’est que l’on connaît déjà l’histoire. Le roi étant absent le royaume est géré d’un main de fer par le prince Jean. Locksley ayant mise sous la tutelle du très cruel mais aussi très charismatique Guy de Gisborne. Tiens, tiens, je ne me souvenais plus du tout de celui là dans le dessin animé de Disney où il n’y avait que le vilain shérif de Nottingham. On le retrouve lui aussi dans la série mais il semble avoir un rôle moins actif et la part belle semble laissée à Gisborne dont la rivalité s’installe immédiatement entre lui et Robin. Rivalité visiblement double, tant sur le plan politique dirons nous mais aussi sentimental car la belle Marianne est en quelque sorte sa petite amie. Un triangle amoureux classique mais qui fonctionne bien. L’alchimie entre Robin et Marianne se fait d’elle même mais on a beau être au Moyen-Age, on a droit à une Marianne moderne qui n’est semble t’il pas prête à se laisser faire. Que ce soit par Robin mais aussi par Gisborne.

Robin parlons en, le personnage est évidemment très sympathique campé par un jeune acteur à l’apparence presque adolescente malgré sa barbe. On sent chez lui une âme pure mais il n’en a visiblement pas toujours été ainsi. Gisborne lui rappelle d’ailleurs son passé auquel Robin dit avoir changé. La guerre a visiblement changé son homme et il n’est pas le seul car si Much a toujours le mot pour rire, on le voit craquer lorsqu’il ne retrouve seul dans son bain. La série a beau être un divertissement, elle n’en reste pas moins un minimum réaliste car finalement tous les thèmes abordés par ce récit sont toujours d’actualité d’aujourd’hui. Les pauvres opprimés par les riches pour qui ils sont tous de la " racaille " ou encore des taxes (trop) élevées pour financer une guerre lointaine incomprise par les petites gens ayant du mal à nourrir leur famille. Les thèmes abordés seraient donc subtilement bien plus contemporains que les costumes des personnages ne le laissent penser. Je parlais au début du supplément d’humour apporté par la série et je dois dire que j’ai vraiment adoré toutes ces petites touches colorées. Much mangeant les pétales de roses qui sont censées parfumer l’eau du bain, la petite blague de l’œuf remontant à l’enfance de Robin et toutes sortes de dialogues très savoureux. Cela nous fait finalement passer comme une lettre à la poste une histoire finalement très basique. Robin fait office de rebelle malgré son sang de noble, il s’oppose au pouvoir en place et refuse la mise à mort des habitants de Locksley reconnus coupables de vol. L’histoire s’arrête que la petite bande quitte Nottingham, ne pouvant plus retourner à Locksley pour le moment, ils se réfugient dans la non moins mythique forêt de Sherwood mais celle ci est déjà peuplée. Je ne sais pas pourquoi mais j’ai l’impression que les gens de Sherwood vont très vite se rallier à la cause de Robin. Une intuition comme ça.

Bref, tout cela fait de ce nouveau Robin des bois, une série très sympathique, divertissante et de bonne facture sans pour autant avoir les moyens d’une série américaine. L’aventure ne fait que commencer et je me laisserai bien tenter. Par contre trois épisodes de suite le samedi après midi, il ne faut pas rêver, si je me décide à regarder la suite, j’enregistrerai et je stockerai tout cela pour regarder la série correctement.

Après le texte, voici la série en images à l'aide de quelques vidéos :

Posté par tao of myself à 16:45 - Robin Hood - Permalien [#]
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