Critik en séries

Blog sur les critiques et impressions des épisodes de série tv : The oc, grey's anatomy, everwood, le monde joan, house, ugly betty, Lost, FBI portés disparus, boston legal,...

lundi 14 janvier 2008

Pushing daisies : 1.09 Corpsicle

pushing09Pushing daisies continue sur sa très belle lancée. La série prend clairement son envol depuis le dernier épisode après une première partie un peu trop plan plan. Pas moins de trois intrigues dans cet épisode dont deux sur le long terme. C’est tout ce qu’il nous fallait.

Ainsi le secret de Ned concernant la mort du père de Chuck est mis au jour et le début de l’épisode avec Ned sous la neige désespéré est tout simplement fabuleux. Du point de vue de l’image certes mais c’est d’avantage la musique qui donne toute une atmosphère à cette scène faisant une fois de plus penser à l’univers de Tim Burton. J’ai pensé notamment au deuxième Batman pour les sonorités. La complicité entre Charlotte et Olive est de plus en plus agréable, toutes les deux deviennent petit à petit des amies en quelque sorte même si on sait qu’elles ne pourront jamais l’être complètement. Plus que le choc d’apprendre la vérité, on insiste avant tout sur la tristesse de Chuck. Elle ne peut partager son secret avec personne et comme elle est en dispute avec Ned, elle se retrouve finalement très seule et j’ai beaucoup aimé cet aspect du personnage. D’abord elle dit la vérité à Olive mais elle prend cela pour une blague vu que toute cette histoire de mort revenu à la vie est assez invraisemblable. Finalement Charlotte Charles trouve un compagnon inattendu grâce au retour d’Oscar Vibenius de plus en plus obsédé par l’odeur de Chuck qui est la même que Digby le chien. Forcément tous les deux ont été ramené à la vie par Ned. Cela nous offre des scènes sur le toit particulièrement belles visuellement car on joue à merveille sur le côté immaculé de la neige. Mais la relation s’installant entre Chuck et Oscar est aussi envoûtante et étrange. On pense à de nombreux duos en les voyant tous les deux mais personnellement ils m’ont fait penser à l’agent Clarice Sterling et à Annibal Lecter dans " le silence des agneaux ". Ne me demandez pas pourquoi mais j’ai vraiment eu la même sensation de jeu et de manipulation entre les deux personnages. Chuck est fragile en ce moment et Oscar profite d’elle. Bref l’histoire avant petit à petit et on ne sait pas du tout vers quoi on s’avance. De plus en plus étrange comme série.

La relation de Chuck et de Ned change également au cours de l’épisode et j’ai bien aimé les voir l’un sans l’autre car on voit à quel point ils sont malheureux quand ils sont seuls. Mais comme le dit Charlotte, elle a besoin d’être seul afin de pouvoir un peu lui en vouloir pour que ce sentiment n’empoisonne pas leur relation pour toujours. Leurs retrouvailles au cimetière était très symbolique et également très triste. Chuck demandant à Ned de faire revenir son père à la vie alors qu’il sait qu’il doit pas le faire. Très poétique tout cela. Mais mon moment préféré reste la visite de Ned chez les tantes. Un moment de pure drôlerie avec la carabine à travers la boite aux lettres, l’air coincé de Ned et le ramonage de la cheminée. Du pur délire.

Parlant d’étrange et de délire, Olive continue ses petites visites chez Lilly et Vivian, les deux tantes de Chuck et leur prépare elle même une tarte. Mais Olive abuse un peu trop du fameux remède homéopathique ce qui nous donne droit à une Lilly complètement stone et euphorique avec des moments très drôles comme quand elle a des hallucinations avec le petit crabe ou Olive en sirène. Complètement chargée, elle révèle un secret pour le moins choquant à Olive. Elle est la mère de Chuck. Quoi Lilly est la mère de Charlotte ? Et oui, un retournement de situation relançant pas mal de questions. Car après tout, on avait toujours parlé du père de Charlotte mais jamais de sa mère. Les deux frères et sœurs Charles ont donc t’ils eu un enfant ensemble ? Car après tout, Lilly et Vivian portent également le nom de Charles. Le père de Chuck est il son véritable père ? Bref c’est totalement inattendu, intriguant et ça me plaît assez. Vivement qu’on en apprenne davantage. Dans le même temps on apprend que Emerson a également une fille. J’espère que ces deux histoires ne sont pas liées, car ce serait un peu n’importe quoi que Chuck soit sa fille. Mais je doute qu’on aille dans cette direction.

Cela m’amène à l’intrigue de la semaine particulièrement givrée et c’est le cas de le dire car on retrouve des agents de l’assurance congelés à l’intérieur de bonhomme de neige. L’intrigue est vraiment drôle avec cette bénévole de la société " make a wish " tuant les méchants employés refusant une opération à un jeune garçon. C’est extrêmement drôle et bien dans l’esprit décalé de la série.

Bilan : La série se bonifie de plus en plus. On approfondit les personnages et des intrigues sur le long terme commence petit à petit à se construire avec des rebondissements pour le moins surprenants. Avec Dirty sexy money, Pushing daisies est pour moi la meilleure série de la rentrée.

PS : Vu la grève, cet épisode de Pushing Daisies est le dernier produit à l'heure actuel et servira donc de season finale à la saison 1 à moins que la situation se débloque miraculeusement.

Posté par tao of myself à 17:30 - Pushing daisies - Permalien [#]


lundi 31 décembre 2007

Pushing daisies : 1.08 Bitter sweets

normal_sweets0691Comme souvent, il suffit parfois de demander. Lors de la critique du dernier épisode je râlais un peu contre l’immobilisme Pushing daisies. La série ronronnait beaucoup trop ces derniers temps et il n’en fallait pas plus pour voir la série sortir de cette routine. Ainsi après avoir commencé l’épisode d’une façon très classique, on s’éloigne assez vite du schéma de base et ça fait du bien d’être surpris. Bref c’est même presque un soulagement de voir enfin la série bouger.

L’enquête du mort du jour est donc assez vite résolue mais ça ne l’empêche pas d’être pour le moins loufoque avec cette histoire surréaliste de poupée grandeur nature étranglant un type. Bruce le meurtrier est vachement barjo dans la lignée des personnages étranges de la série et le meurtre vite expédiée afin de nous surprendre et offrir une deuxième partie particulièrement rigolote à cet épisode.

On passe ainsi au gros morceau de l’épisode avec l’ouverture d’un magasin de bonbons et autres sucreries dont les propriétaires sont bien décidés à faire de la concurrence au Pie hole de Ned. La rivalité entre les deux établissements est vraiment excellente et on ne se prend pas du tout au sérieux dans une histoire à nouveau toquée de chez toquée. La première visite de la petite troupe au Bitter sweets est tout simplement énorme. La tarte de bienvenue apportée par Chuck sentant tellement bon, tous les clients du magasin s’en vont pour se ruer sur le Pie hole. Ce qui a le don d’énerver Dilly la propriétaire des lieux. Elle même étant pas mal givrée avec son faux bégaiement pour mettre mal à l’aise ses adversaires. La compétition peut ainsi commencer et le moins que l’on puisse dire c’est qu’on emploie les grands moyens notamment avec l’inspecteur de l’hygiène nommé Andrew Brown (un nom familier à mes oreilles) découvrant la cachette de Ned remplie de fruits pourris. Le petit Ned serait il un poil radin ? Car franchement utiliser son don pour gagner un peu d’argent en conservant indéfiniment les fruits, j’ai trouvé cela à la fois génial comme idée mais aussi vachement très près de ces sous. Si ces clients connaissaient son petit secret, viendraient ils toujours déguster des tartes aux fruits pourris ramenés à la vie ? Le Pie hole fermé, on continue dans les gros délires en transformant Olive et Chuck en " Cat’s eyes " pour libérer quelques rats au Bitter sweets, histoire de rendre à Dilly et à son frère la monnaie de leur pièce. J’aime de plus en plus le duo Chuck/ Olive. Elles sont à la fois rivales mais entre filles elles doivent aussi se serrer les coudes. Et puis il faut qu’elles prennent les choses en main pour sauver le Pie hole car Ned est définitivement trop gentil. Il ne veut pas se battre, il est la bonté incarnée et en vrai geek il nous sort une nouvelle référence à Star wars quand il parle du côté obscur. Bref, trop gentil le petit Ned, ce qui lui vaut être arrêté pour le meurtre du frère de Dilly retrouvé mort dans la cuve à barbe à papa ou à bonbons, je ne sais plus. Une nouvelle bizarrerie.

Et là, gros problème pour Emerson. Sans la présence de Ned, il doit résoudre l’enquête comme au bon vieux temps, à savoir sans ressusciter le mort. La scène à la morgue est à ce sujet très amusante avec des dialogues toujours aussi charmants entre Chuck et ce cher Emerson Cod. Il faut l’admettre, c’est nettement plus facile quand Ned se trouve dans le coin. Cette partie n’en reste pas moins particulièrement plaisante et également très drôle à l’image de cette scène où Dilly balance Olive dans le coffre de la voiture ou lorsque Chuck nous démontre ses propres talents de détectives dont la technique n’a rien à envier aux Experts et à leurs effets spéciaux. Le tout menant évidemment à l’arrestation de l’inspecteur de l’hygiène Andrew Brown et à la libération de Ned. La scène des retrouvailles est d’ailleurs très jolie avec Olive montant sur une chaise pour prendre Ned dans ses bras. Scène qui est aussi très frustrante pour Chuck, elle peut seulement demander à Olive de le serrer doublement contre elle car Chuck ne peut pas le faire elle même. L’intrigue du Bitter sweets n’est d’ailleurs pas encore terminée, Dilly s’étant débarrassée elle même du meurtrier " présumé " de son frère.

La petite romance entre Fredo et Olive se poursuit. Je pensais qu’on ne reverrait jamais ce personnage, c’est donc une bonne surprise. Peut être pourra t’il lui faire oublier Ned à un moment.

Les quelques jours de Ned passés en prison lui permettent de réfléchir loin de Chuck et comme il le dit lui même, elle ne l’a jamais vraiment quitté car il pensait toujours à elle. C’est vraiment très touchant. A l’image de la discussion " petit ami " du début de l’épisode. Mais Chuck restera t’elle encore longtemps proche de Ned après la révélation finale ? Et oui après s’être demandé durant tout l’épisode s’il devait avouer son secret à Chuck, Ned lui avoue qu’il a tué son père. Comment Chuck va t’elle réagir ? La question reste posée. C’est en tout cas un retournement de situation important car il s’agissait du seul secret entre nos deux amoureux transits. Bref de quoi relancer leur relation fleur bleue et lui donner d’avantage de profondeur.

Conclusion : C’est clairement un épisode charnière pour la série. D’un côté on casse le canevas narratif pour mieux nous surprendre et de l’autre la relation entre Ned et Chuck risque d’être pas mal secouée par la révélation finale. Bref pas mal de surprises en perspective. C’est rafraîchissant et surtout encourageant pour la suite de la série. C’est également la dernière review de l’année 2007, donc autant terminer l’année dans la bonne humeur avec Pushing daisies. Bon réveillon à tous.

Posté par tao of myself à 12:02 - Pushing daisies - Permalien [#]

mercredi 19 décembre 2007

Pushing daisies : 1.07 Smell of success

le_nezDéjà le septième épisode pour Pushing Daisies, la série a clairement trouvé son créneau et son style. D’habitude c’est une bonne chose quand une série trouve ses marques mais là je commence à trouver la série un peu trop ronronnante. Elle est toujours aussi amusante, colorée et délirante mais au fond la série n’offre rien de plus et quand on gratte un peu ce vernis de l’image particulièrement soignée, il ne reste au fond pas grand chose et c’est assez dommage car avec le tel talent on aimerait voir la série aller plus loin. Là on reste trop à la surface concernant les personnages mais aussi les intrigues. Le mince fil rouge de la romance de Ned et Chuck et celui des tantes est beaucoup trop léger pour nous maintenir hors d’haleine.

On retrouve donc une nouvelle histoire de meurtre non résolu dont la mécanique est extrêmement proche de celle de l’épisode 2 avec la voiture futuriste, un peu trop proche même. Ce qui donne une désagréable impression de déjà vu. Daisies montrerait t’elle déjà ses limites ? Cette fois il est question d’un homme ayant nez exceptionnel qui a écrit un livre permettant aux gens de revivre des souvenirs grâce à des odeurs et dont l’assistante a été tué dans l’explosion du livre lui même. On le sait depuis longtemps, les odeurs sont un réceptacle à souvenir encore plus impressionnant que la mémoire, la vue ou l’ouie et j’ai trouvé cela très original de jouer sur ce registre car évidemment il est toujours compliqué de faire passer les odeurs à travers la télévision. Après les hommages à l’univers de Tim Burton, on peut ici y voir un hommage du livre de Suskin " Le parfum ". L’enquête nous emmène dans les égouts de la ville et le prétendu méchant de l’histoire n’est pas sans rappeler le docteur Octopus de Spiderman 2.

Deux théories s’affrontent en fait, d’un côté LeNez qui privilégie les parfums nobles et de l’autre Oscar préférant les vrais odeurs de la vie de tous les jours et même les odeurs infectes. Comme dans le deuxième épisode, c’est évidemment le patron, à savoir LeNez qui est le responsable de la mort accidentelle de son assistante. Celui ci toujours aussi avide de popularité a mis en place ces fausses attaques contre sa personne afin de créer un buzz autour de la sortie de son livre. J’avoue c’est pas mal de jouer sur cet aspect mais on s’y attache finalement trop eu. L’intrigue reste particulièrement drôle et décalée comme d’habitude, une fois l’intrigue terminée, il n’y a rien de plus à retenir.

La petite intrigue des petits cakes de Chuck est par contre très intelligente car elle rejoint le flash back de départ où l’on explique parfaitement en quoi les tartes ont une signification particulière pour Ned. Du coup, le voir accepter d’inscrire au menu les petits cakes au miel de Chuck nous montre à quel point il tient à elle.

Olive de son côté à son éternelle intrigue indépendante du reste avec les tantes de Chuck. Sous les conseils de la défunte Chuck, Olive pousse les tantes à nager à nouveau afin de retrouver le sourire. Une tâche qui ne sera pas une mince affaire. C’est amusant sur le moment, visuellement très beau et déjanté par moment comme sur la fin mais au fond rien n’avance vraiment. Même si on peut interpréter cette poésie visuelle par la fin du deuil et le retour à la vie dite normale après être passé par une telle épreuve d’avoir perdu un être cher.

Bilan : Je veux plus. La série est toujours amusante et visuellement irréprochable mais au fond ça ne suffit pas. Pushing daisies a vraiment besoin de faire évoluer ses intrigues et ses personnages car le ton gentillet ça va un moment mais à force ça va devenir lassant et ennuyeux. Ce n’est pas encore le cas pour l’instant en ce qui me concerne mais je sens la limite assez proche. Maintenant vu la grève des scénaristes,… on peut se dire qu’il était assez compliqué de se lancer dans de grandes intrigues de peur de ne pas en voir le bout. Espérons donc que les prochains épisodes qui seront tournés marqueront une évolution dans la trame générale.

Posté par tao of myself à 17:23 - Pushing daisies - Permalien [#]

dimanche 9 décembre 2007

Pushing daisies : 1.06 Bitches

p_dPushing daisies, c’est toujours fun. Je pourrai regarder la série presque sans intrigue tellement l’ambiance et les personnages se suffisent à eux même. Bref c’est magique au point qu’il est un peu difficile d’écrire des articles sur cette série car tout est dans le ressenti, dans des petits détails faisant la différence.

Ainsi Ned est perturbé par son baiser avec Olive lors de son aventure d’Halloween. Tellement perturbé qu’il rêve carrément d’elle déguisée en Chuck dans une scène d’ouverture très réussie et très drôle partant dans le délire total quand Chuck enlève sa peau pour se transformer en Olive. Ça nous montre bien les démons intérieurs de notre héros, même si à la fin il reconnaît que Olive est simplement une amie, c’est Chuck qu’il aime. Malheureusement cet amour est seulement platonique et ne peut être physique étant donné qu’ils ne peuvent pas se toucher. Même Olive trouve cela assez triste. Bref , on met assez vite les pieds dans le plat, Ned et Chuck vont ils pouvoir se satisfaire d’un amour à distance qui est finalement plus un état d’esprit qu’autre chose. Et je trouve cela très intelligent d’aborder le sujet, on quitte un peu le conte de fée et le ton rose bonbon de la série pour une interrogation plus réelle même si on reste dans le cadre du fantastique. Pourriez vous aimer quelqu’un sans le toucher ? Voilà la véritable question. A un moment ou à un autre, l’un des deux finira par aller voir ailleurs c’est quasiment certain. Surtout que l’un sans l’autre ils ne craignent rien mais c’est lorsqu’ils sont ensemble qu’il y a un vrai danger de mort… enfin surtout pour la brunette. Mais bon, j’imagine qu’il y aura bien un moment où ils arriveront à se toucher du genre lors d’une éclipse ou d’un sort lancé par une vieille gitane. Ce serait cliché et un peu trop facile mais je pense que cela ne me déplairait pas.

L’enquête du jour nous mène dans le milieu canin où un homme a été assassiné par sa femme. Emerson est déjà tout content. Seul problème, le mort était polygame et a 4 femmes. Une brune, une asiatique, une black et une blondinette. Bref il y en a pour tous les goûts. Une pour chaque personnage de notre fine équipe. Je retiendrai surtout Ned face à la psy pour chien où l’on se demande vraiment pour qui il consulte en réalité et évidemment Emerson envoûté par la très jolie prof de dressage canin. Comme par hasard, celle ci est noire comme Chi McBride. Voudrait on ne pas choquer le téléspectateur de cette série acidulée ou quoi ? Enfin bref, c’est vraiment le seul défaut car j’ai beaucoup aimé cette intrigue. Chaque femme a son propre univers visuel avec une attitude et des couleurs bien particulières. J’ai trouvé cela vraiment très astucieux et amusant et encore une fois ça fait très univers à la Tim Burton. Le meurtre étant là aussi un peu tordu. Le gars a été empoisonné par son café mais il s’est aussi poignardé lui même en glissant à plusieurs reprises sur le café renversé. Comme quoi les apparences peuvent être trompeuses. Et malgré l’aspect délire, la série arrive à aborder des sujets un peu plus sérieux en parlant du sort des femmes de polygame comme les mormons. Certes, ce n’est pas un traitement à la " Big love " mais si la première femme a assassiné son mari c’est entre autre parce qu’elle en avait marre de devoir le partager avec d’autres " femmes soeurs " comme elle dit. L’autre intrigue sur le clonage du chien parfait (mélange de 4 chiens différents) était également bien dans le style de la série avec un méchant au look de JR Ewing. C’est l’occasion de parler un peu du clonage et là aussi j’ai trouvé cela finement joué car on ne s’appesantit pas là dessus et donc ça passe vraiment bien.

Bilan : La série est toujours aussi charmante et divertissante. Maintenant il manque un petit quelque chose pour que l’on soit vraiment accro. Peut être creuser d’avantage les personnages je ne sais pas. En fait je passe toujours un bon moment avec la série mais au final, j’ai l’impression qu’il ne s’y passe pas grand chose. Donc même si on s’amuse, il n’y a pas grand chose à retenir et donc pas spécialement beaucoup à analyser cette série qui se vit d’avantage qu’elle ne se raconte.

Posté par tao of myself à 16:10 - Pushing daisies - Permalien [#]

lundi 26 novembre 2007

Pushing daisies : 1.05 Girth

chuckHappy Halloween. Et oui, s’il y a bien une série pour qui la fête d’Halloween était un passage obligé cette année c’est bien Pushing Daisies et son univers sucré décalé. Et plus que jamais, on voit dans cet épisode un véritable hommage à Tim Burton avec une histoire digne de Sleepy Hollow.

Un ancien joker à la retraite est assassiné par un mystérieux cavalier et son cheval cracheur de feu tel le chevalier noir du film de Tim Burton, la tête en plus. Déjà là je n’arrêtais pas de rire tellement c’est surréaliste et pourtant on n’est pas au bout de nos surprises. Olive demande à Emerson d’enquêter sur ce meurtre car oui, elle connaît la victime, ayant elle même été joker dans une autre vie. Ben , là de même un nouveau fou rire aidé par plusieurs flash backs complètement décalés nous montrant Olive dans une course hippiques façon cinéma des années 60 donc avec un écran de cinéma derrière faisant office de décor. Et non, ça ne fait pas cheap du tout comme réalisation. Au contraire, ça rentre à nouveau parfaitement dans l’univers délirant de la série. Mais qui est le tueur ? Ben comme on est à Halloween il s’agit du fantôme de John Joseph Jacob, un ancien joker mort durant une course qui a finalement été gagnée par Olive. Du coup tous les jokers ayant franchis la ligne se retrouvent dans la ligne de mire du fantôme. Mais comme le dit Ned, les fantômes, les sorcières et tout ce qui a un rapport de près ou de loin avec Halloween ça n’existe pas.

Et oui, Ned déteste Halloween. Et pour cause, comme nous le montre le désormais flash back d’ouverture, le jeune Ned a découvert à Halloween que son père avait refait sa vie. Une nouvelle femme, deux nouveaux fils mais pas de Ned. Et malheureusement pour lui, Chuck a décoré le Pie Hole aux couleurs de cette fête si américaine. Le pèlerinage de Ned sur les lieux de son passé est vraiment très touchant mais aussi particulièrement décalé quand il se rend chez les tantes de Chuck et qu’il se retrouve à manger de la tarte aux fraises pourries qu’il a lui même faîte. Ben oui, les fraises étaient pourries, il les a ramené à la vie mais quand il touche à nouveau en mangeant la tarte, dead again et donc le goût doit être simplement immonde. La scène est pas mal décalée et petit à petit on commence à rapprocher les personnages entre eux. Chuck peut ainsi rendre visite à ses tantes sous le déguisement d’un fantôme pour la récolte des bonbons. A mon avis, les tantes vont bientôt finir par connaître le secret de Chuck. Ce serait encore plus amusant de les inclure davantage dans l’intrigue générale car elles sont elles aussi pas mal cinglées.

On continue aussi d’approfondir la rivalité entre Chuck et Olive. Car pour rappel, cette dernière n’est pas au courant du fameux don de Ned " one touch life, second touch dead forever ", elle pense donc que Chuck a mis en scène sa propre mort laissant ses pauvres tantes dans le chagrin. Mais les deux femmes se rapprochent un peu au cours de cette aventure, Chuck aidant Olive dans la lutte contre le mystérieux chevalier tueur. L’intrigue se conclut de façon pour le moins délirant John Joseph Jacob n’est pas mort mais on lui a greffé des pattes de cheval devenant ainsi très grand. Mais comme il est censé être mort il ne peut plus sortir de chez lui. Du coup, telle madame Voorhies de Vendredi 13, c’est sa mère la tueuse. Afin d’épicer la trame générale, Ned sauve Olive et tous les deux partagent un petit baiser. Ce n’est sans doute pas anodin.

Je vous le disais, on nage en plein délire mais également en plein hommage aux films de genre pour cet épisode spécial Halloween. Espérons donc que la série sera encore présente la saison prochaine afin de nous offrir un autre épisode d’Halloween aussi déjanté.

Posté par tao of myself à 17:05 - Pushing daisies - Permalien [#]

mardi 20 novembre 2007

Pushing daisies : 1.04 Pigeon

oliveLa série prend ses marques entre l’enquête, les intrigues récurrentes et le romantisme très sucré. Le tout toujours saupoudré d’une dose d’humour assez absurde emballé dans cet univers toujours si coloré si typique à la série.

Chuck et Ned continuent leur romance, le " pie maker " continuant à permettre à sa bien aimée de se sentir d’avantage chez elle en faisant sur le toit du Pie hole un élevage d’abeille. Ce qui nous offre des scènes à la fois drôles (Ned se faisant piquer) mais aussi romantiques comme ce pas de danse en combinaison d’apiculteur à la fin dans le plus pur style décalé. Les trouvailles des scénaristes afin de voir les deux personnages se toucher sont toujours aussi drôles et décalées et j’aime ce romantisme un peu désuet. Le charme du couple vedette n’y est pas étranger, Lee Pace est impeccable avec son air adulescent ayant trop vite grandi, un petit côté gendre idéal tout gentil aussi. J’adore sa façon de parler, je ne sais pas pourquoi. Les intonations, la façon dont il coupe ses phrases, il y a truc spécial. Anna Friel et son personnage de Charlotte Charles ont des airs d’une certaine Lorelai Gilmore. Peut être le physique de l’actrice qui me donne cette impression, une jolie brunette comme Lauren Graham et un personnage un peu foufou.

L’enquête du jour se fond parfaitement dans l’ensemble et finalement on n’a pas tellement l’impression d’assister à une enquête du jour mais simplement à une nouvelle aventure. Le côté dessin animé de la série est toujours aussi présent grâce à ses paysages très colorés. Un avion se crashe dans un immeuble mais le locataire n’est pas forcément celui que l’on croit. Et là, je me pose la question, l’Amérique aurait elle vaincu son syndrome du 11 septembre ? C’est en tout cas la première fois que je vois un avion s’écraser dans un immeuble depuis 2001. Ou alors j’ai la mémoire qui flanche. Chuck se laisse d’abord charmer par le faux Norman se trouvant être un malfaiteur en cavale et j’ai bien aimé le quiproquo au sujet de la scène où Chuck tient la main du gars tout en pensant à Ned ou quand Ned recule plutôt que de l’attraper quand elle manque de se casser la figure. C’était amusant de voir Ned jaloux. L’intrigue part dans tous les sens et j’ai même eu un peu de mal à suivre à un moment mais tout finit heureusement par s’éclaircir à la fin et c’était ingénieux de réunir les deux intrigues de l’épisode.

Ainsi, Olive continue de livrer des tartes chez les tantes de Chuck, bien décidée à réunir les trois femmes afin d’avoir Ned pour elle toute seule. L’intrigue du pigeon était vraiment très loufoque avec cette opération pour permettre au pigeon de voler et ainsi délivrer son message. On a droit à un nouveau passage chanté dans la voiture. Cet intermède musical est toujours amusant. Et de façon complètement inattendue, les deux trios (Ned, Chuck et Emerson et Olive et les mermaids) se rejoignent pour le dénouement final. Très sympa de retrouver Jayma Mays la Charlie de Heroes et d’Ugly Betty. L’intrigue est finalement elle aussi très romantique avec Elsa et le faux Conrad. Toujours teintée d’une douce folie, lui étant manchot et elle unijambiste. Comme quoi ils se sont bien trouvés. Bref une jolie histoire, on oublierait presque qu’il est un malfrat.

On en apprend également un peu plus sur l’enfance de Ned et sa réunion avec son chien Digby. Ce flash back est d’ailleurs à nouveau plein d’humour, notre Digby étant le digne hériter de Rex chien flic. C’est très astucieux d’ouvrir chaque épisode avec un flash back du jeune Ned. Ça permet de le découvrir petit à petit et on comprend mieux son air triste d’aujourd’hui quand on connaît son enfance.

Bilan : C’est toujours aussi amusant à regarder. Frais, pas prise de tête. Maintenant, il est certain que cet univers ne passe pas chez tout le monde. La série garde un côté assez enfantin et fleur bleue. Et il faut accrocher à cette magie pour apprécier la série telle qu’elle est sinon la série paraît vite ridicule car elle n’a clairement rien de réel. De la pure magie.

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samedi 10 novembre 2007

Pushing daisies : 1.03 Fun in funeral

ned_emersonAprès deux premiers épisodes centrés sur des intrigues indépendantes, cet épisode nous parle d’avantages des personnages récurrents de la série faisant ressortir le passé. Il y a un peu moins de délire dans ce troisième épisode de Pushing daisies intitulé "the fun in funeral" par rapport aux deux précédents mais c'est sans doute parce que je m’habitude à la douce folie de la série.

L’un des défis de la série était de savoir si la récurrence de l’enquête du jour allait être un point faible par son côté répétitif ou au contraire l’un des points forts pour son côté loufoque. Et pour le moment je dois dire que ça se passe plutôt bien pour moi. La série joue intelligemment avec le mort du jour afin de nous replonger dans l’intrigue du pilot en revenant sur le croque mort Larry décédé de la faute de Ned afin de laisser Chuck en vie. On le sait, ce mec n’était pas très sympa, il volait les bijoux des morts et c’est exactement de cela dont il est question. Son frère jumeau pense qu’il a été assassiné et Emerson mène l’enquête même s’il sait très bien qui est responsable de cette mort. Et il ne manque pas de rappeler cela à Ned le meurtrier. C’était amusant de jouer sur la culpabilité de Ned et son obstination à parler du hasard de la situation. Chuck prend également bien la nouvelle en étant maintenant presque au courant de tous les secrets de Ned (sauf concernant la mort " accidentelle " de son père). La scène où Ned ressuscite Larry est à la fois touchante grâce à Chuck mais aussi particulièrement drôle avec Emerson enfuyant tellement il a peur d’être une autre victime accidentelle du pouvoir de Ned. L’intrigue est bien menée avec un bon rebondissement avec la mort du deuxième jumeau retrouvé dans le frigo de Ned. Le tout est un peu alambiqué mais ça n’est pas gênant. Et la confrontation finale au funérarium était à la fois inattendue mais également très classique. Je sais c’est assez paradoxal mais je le ressens comme ça. Emerson coincé dans la fenêtre m’a aussi bien fait rire surtout pour la référence à Winnie l’ourson par cette chère Chuck. Autre référence, celle de Ned qui aurait bien voulu être un Jedi, on sent le geek qui est en lui. La voix off apporte également toujours un petit plus à la fois ^drôle et ironique cadrant bien avec le style de la série.

Concernant Ned et Chuck leur romance fleur bleue se poursuit. Le duo romantico-comique est toujours très drôle. On avance assez vite dans leur histoire mais c’est bien de voir une série où le couple vedette ne met pas 5 saisons avant de s’embrasser. L’un des postulats de base étant que les deux personnages vedettes ne peuvent se toucher, la difficulté était de savoir comment les scénaristes allaient remédier à cela et les trouvailles n’ont sans doute pas fini de nous étonner à l’image de Chuck s’emparant du papier d’emballage transparent afin d’embrasser son prince charmant presque sur les lèvres.

Olive se retrouve presque au hasard d’une livraison chez les darling mermaid darlings, autrement dit les tantes de Chuck, Vivian et Lilly. Son arrivée dans la maison est particulièrement soignée visuellement mais aussi extrêmement drôle, Olive préférant se sauver. Invitée par les deux femmes à manger la tarte recouverte de gruyère, Olive comprend la connexion entre sa rivale, les tantes et cette mystérieuse livraison de tarte. Cette scène est particulièrement amusante et les deux actrices interprétant les darling mermaid darlings sont fabuleuses tellement elles sont décalées. Maintenant, Olive connaît une partie du secret du Chuck concernant sa non mort, je me demande comment elle va réagir. Une intrigue d’avantage récurrente est donc ici en train de se mettre en place et ça me plaît. Une série n’est jamais complète sans de vrais axes récurrents. Au rayon des bizarreries, on pourra également ranger le mec ayant peur de voir l'oxygène s'évaporer. Cette séquence était inattendue et à mourir de rire.

Bilan : Après trois épisodes, les différents éléments de la série se mettent en place. L’utilisation de l’enquête du jour amène pas mal de bizarreries et le retour des deux tantes est une très bonne idée. La série continue sur sa lancée à la fois loufoque et sucrée avec une pointe de fantastique ce qui en fait une série unique en son genre. A noter Brad Grunberg qui interprète les deux jumeaux du funérarium est le frère de Greg Grunberg (Matt Parkman dans Heroes).

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samedi 3 novembre 2007

Pushing daisies : 1.02 Dummy

pushing_daisies_blogJe ne savais pas à quoi m'attendre avec ce deuxième épisode de Pushing daisies et c'est un peu pour cela que j'ai hésité à me lancer ou pas dans les analyses de Pushing daisies. Mais finalement je dois dire que j'ai beaucoup aimé car on se laisse vraiment aspirer par cet univers à la fois loufoque et sucré. Et c'est avant tout cet univers qui fait toute la différence tellement on se retrouve dans un univers décalé où l'on sent vraiment l'inspiration de Tim Burton. On a sans arrêt cette impression de se retrouver dans un film et non dans une série. Il y a plein de petits détails qui tuent je dirai comme les sacs plastiques permettant à Chuck et Ned de s'embrasser sans risque, le gant dans la voiture, la voiture du futur à la fois loufoque et improbable, la référence à Titanic. Il y a aussi l’ambiance sonore de la série, elle aussi très amusante donnant toute une atmosphère particulière. Le côté comédie musicale m'a complètement surpris mais c'était très agréable et très décalé avec Olive mais également très drôle avec le mec du nettoyage qui ne l’entend pas chanter à cause de ses écouteurs. Parlant d’Olive c’est un personnage très loufoque et on le remarque dès le début de cet épisode quand elle espionne Ned et Chuck avec un miroir en étant pendue par sa fenêtre. Par contre la petite léchouille de Digby le chien, beurk dégoutant.

Ned et Chuck sont justement le cœur même de la série par leur romantisme assez enfantin et candide renforcé par le fait qu’ils ne peuvent pas se toucher. A ce sujet, j’ai beaucoup aimé les petites astuces qu’ils trouvent pour remédier à ce petit inconvénient, le tout de façon totalement (et une oui une fois de plus) décalée. Je peux comprendre que l’on accroche à ce côté sucré, limite fleur bleue mais sur moi ça passe comme une lettre à la poste tellement c’est drôle et romantique. Certes plein de bons sentiments mais c’est l’essence même de la série. Emerson n’est pas non plus un personnage mauvais, il est même très drôle avec sa passion pour le tricot. Et finalement il est simplement jaloux de Chuck, de devoir partager Ned dont il ne sait plus utiliser le don comme bon lui semble à cause de la présente de la " dead girl ".

Par contre , je suis un peu déçu que l'on ait seulement droit à une enquête et seulement cela durant l’épisode. C’est la seule vraie intrigue. On ne creuse pas les personnages ou du moins pas vraiment. Pas d'intrigues personnelles et je trouve que ça manque. Cela sera sans doute exploité par la suite. On se trouvait encore dans un épisode d'exposition post pilot avec ce 1.02. Cela dit l’enquête est très amusante avec cette histoire de voiture du futur, de crash test,… Chuck étonne aussi en sachant parler le chinois (est ce le chinois d’ailleurs ? Au moins une langue asiatique). Il n’est pas compliqué de trouver qui est le coupable, ça c’est un fait. Mais c’est néanmoins amusant à suivre tellement les péripéties semblent tout droit sorties d’un dessin animé. Oui, c’est ça. Pushing daisies est un dessin animé en chair et en os, on se croirait dans un Scoubidou plein de fantasie et de magie. Le côté est accentué par le méchant avec son masque de mannequin de crash test. Juste de quoi nous faire un peu peur, tout en sachant que cela va bien se finir.

Le début de l’épisode avec la narration est aussi très drôle quand on nous replonge dans les souvenirs de Ned à l’école. La dissection de la grenouille est courue d’avance mais c’est malgré tout très drôle et on se surprend à en rire. Le gag fonctionne même si on sait d’avance ce qu’il va se passer.

Bilan : La première impression était bonne, la deuxième l’est tout autant. L’univers de la série est maintenant définitivement posé et je suis content de retrouver le même visuel car il y a souvent des différences entre un épisode pilot et les épisodes suivant. Là on retrouve le même aspect coloré et sucré et ça fait vraiment plaisir. Ça rend Pushing daisies vraiment à part. Maintenant, il faudra développer d’autres intrigues en dehors de l’enquête du jour et ne pas rester uniquement dans une formule pré établie mais je pense qu’il n’y a pas trop à s’e n faire de ce côté là. Tout arrivera en temps et en heure. Cela fait de Pushing daisies la meilleure surprise de cette année. Remarquez ce n’est pas vraiment difficile vu le peu de nouveautés vraiment intéressantes cette année.

Posté par tao of myself à 18:03 - Pushing daisies - Permalien [#]

mercredi 25 juillet 2007

Pilot : Pushing daisies

pushing_daisies2Premier pilot de la saison 2007-2008 et on commence fort avec l’une des nouveautés les plus attendues de l'année, Pushing daisies. J’avais déjà parlé de cette série dans mon top 5 des nouveautés les plus prometteuses de l’année. Maintenant on peut approfondir le sujet.

Pushing Daisies ? La série nous plonge dan l’univers de Ned, un fabriquant de tartes possédant le don de faire revenir à la vie les animaux mais aussi les gens en les touchant. Mais ce don a aussi ses mauvais côtés. S’il touche une deuxième fois la personne, celle ci meurt et pour de bon. De plus lorsqu’il ressuscite une personne dans la minute qui suit, une autre âme est prise dans les alentours histoire d’équilibrer l’univers. Un jour un détective privé, Emerson (Chi McBride) découvre son secret et il lui propose de devenir son associé. En effet, trouver un assassin est tellement plus facile quand on demande à la victime par qui elle a été tuée. Les choses se corsent quand l’amour d’enfance, Charlotte Charles dite " Chuck " est assassinée. Ned décide de la ressusciter mais aussi de la maintenir en vie, même s’il ne pourra plus jamais la toucher, au risque de la voir mourir une seconde fois.

Est ce bien ? Le pilot est très réussi même s’il n’apporte rien de plus par rapport à la bande annonce résumant assez bien ce premier épisode. L’épisode applique la recette classique d’un pilot. Il introduit les personnages et la situation de départ et en gros c’est tout. Cela ne veut pas pourtant dire que c’est nul ou ennuyeux. On y est même très loin car la série est drôle, divertissante et émouvante mais ce premier épisode reste dans la règle stricte du pilot. Sans doute pour mieux faire évoluer la situation par la suite.

Le début raconté par le narrateur est un peu pompeux et longuet même s’il est visuellement très beau, très coloré et rappelle par certains côtés des films comme Big Fish ou Edward aux mains d’argent. Les personnages sont eux tous très sympathiques à commencer par Ned notre héros absolument adorable à la fois naïf et romantique et il m’a parfois fait penser à une version adulte de Seth Cohen de The OC. La taille de Lee Pace (1m91) ajoute un je ne sais quoi au personnage et il ressemble à un petit garçon qui aurait trop vite grandi, ce qui est assez touchant. Sans être un personnage comique, Ned possède son propre humour. Son amour tendre et finalement assez enfantin pour Chuck est terriblement attendrissant. Ça aurait pu être mielleux et trop sucré mais ça ne l’est pas, un parfait équilibre comme dans les tartes de Ned. La similitude entre Ned et Chuck est aussi très intéressante car ils ont tous les deux perdus un parent en même temps et il reste ce secret de Ned entre eux malgré tout (la résurrection temporaire de la mère de Ned ayant entrainé la mort du père de Chuck). L’intrigue au sujet de la mort de Chuck est bien menée avec pas mal de mystères mais aussi du second degré notamment grâce au smiley du sac plastique servant à tuer. Je pensais tenir là le fil rouge de la série (ou du moins de la saison 1) mais la série a l’intelligence de régler tout de suite la question du pourquoi Chuck est morte. La visite chez les deux tantes de Chuck est à mourir de rire. Entre la borgne à la gâchette facile et l’autre vieille fille ne supportant pas d’être touchée. Chi McBride trouve un rôle plus amusant par rapport à ses dernières prestations dans House et dans The Nine et Emerson semble un personnage intéressant avec certaines zones d'ombre. Et une rivalité entre Chuck et Olive la serveuse du " Pie hole " pourrait très vite pointer le bout de son nez.

L’ensemble est rempli d’un humour un peu nais et vieillot façon Amélie Poulain et celui fait mouche car l’ambiance se dégageant de la série est finalement très attendrissante. Par contre si ce premier épisode est très réussi, rien ne nous dit si la suite le sera tout autant. Comment la série évoluera elle si Ned et Chuck ne peuvent jamais se toucher ? Comment les épisodes vont ils s’articuler ? A première vue, je dirai que l’on ira à chaque fois vers une enquête du jour avec un mort à ressusciter mais à part cela de quoi va bien pouvoir parler la série ? Bref, la série donne très envie et je suis curieux de voir la suite et avec Barry Sonnenfeld (The Addams Family) en producteur exécutif, je pense bien que ça pourrait me plaire. De plus comme il ne s'agit pas encore du pilot officiel, certains petits changements pourraient être apportés afin d'améliorer cet épisode afin de lui donner sa touche finale. Wait & see

Conclusion : Bref, l’essai est réussi, il faudra maintenant le transformer. Oui okay, je suis nul pour ce qui est des métaphores sportives, mais bon vous m’avez compris. Au fond, je dirai que c’est peut être la série parfaite qu’il fallait au fans des Gilmore girls pour leur faire passer la furieuse envie de retourner à Stars Hollow au plus vite. Comme le dit Ned, Pushing daisies " That's not weird, it’s magical ".

Et pour finir cette review en beauté, la bande annonce version longue de pushing daisies :

Posté par tao of myself à 17:45 - Pushing daisies - Permalien [#]
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