dimanche 8 juin 2008
Entourage : 3.19 La femme du prince
Fin de saison pour entourage. Encore un seul épisode et la saison 3 sera terminée. Medelin peut donc se mettre en place, à condition de voir Vince se sacrifier un peu pour voir son projet aboutir. Le couple de producteur est pour le moins assez bizarre. Dealer de drogue, mafiaso ou homme d’affaire respectable, difficile à dire. On dirait d’ailleurs que le mec met plutôt les 60 millions sur la table pour mettre Vince dans le lit de sa femme. Une intrigue totalement surréaliste et extrêmement drôle surtout pour le twist final. Je pensais que le " prince " allait être reconnaissant à Vince d’avoir repoussé les avances de son épouse et que c’était en fait un test pour voir s’il pouvait lui faire confiance. Mais pas du tout, il ordonne à Vince de monter dans la chambre pour faire l’amour à sa femme comme une vraie star de cinéma. Vraiment très étrange ces deux là.
Autre mésaventure pour Drama en compagnie de Brett Ratner le réalisateur des " Rush Hours ". Comme quoi un passage en télé peut vite relancer la carrière d’un acteur. A condition qu’un assistant ne se plante pas dans les noms des acteurs. Johnny continue de la pas de bol attitude mais il a un culot monstre et finit par obtenir un rôle pour le prochain Rush hours se passant à Paris. Y compris s’il doit payer pour ça. Que ne ferait on pas pour figurer sur le site IMDB. On pourrait reprocher l’aspect bimbo land de la fête chez Ratner mais ça fait partie de l’environnement d’Entourage et puis je ne vais pas m’en plaindre, il ne faut pas exagérer. On entrevoit donc vers où le final se dirige, Vince sur le projet Medellin et Drama en partance pour Paris.
Turtle continue de filer le parfait amour avec Kelly… si seulement Turtle n’avait pas si peur du père de sa copine. Ça donne des moments très savoureux, Turtle regardant sans arrêt sa montre pour ne pas être en retard d’une minute afin de pas déplaire à beau papa. On a presque eu le vrai prénom de Turtle car évidemment il ne s’appelle pas vraiment comme cela. Un mystère digne d’un épisode de Lost en quelque sorte.
Bref on s’amuse, on ne voit pas passer le temps et c’est cela qui est génial avec Entourage. Des petites intrigues qui ne payent pas forcément de mine avec lesquelles on s’amuse. Je le dis souvent mais Entourage est une série cool, pas prise de tête et amusante. On se laisse avant tout porter par l’ambiance sans avoir besoin de grosses intrigues et de gros rebondissements farfelus.
samedi 7 juin 2008
House : 4.10 Pieux mensonge
Les fêtes de fin d’année sont une période du pardon, de la générosité, d’entraide. Pas pour Gregory House. A peine son équipe formée, il faut maintenir de la compétition par souci d’efficacité. Et rien de tel que les cadeaux de Noël pour semer la discorde entre Taub, 13 et Kutner. Et si ça permet à House d’avoir quelques jolis cadeaux, c’est du bonus. Kutner rompt le premier le pacte en offrant son cadeau à House, Taub et 13 sont ainsi obligés de suivre. Mais comme le fait remarquer 13, ne pas en vouloir à Kutner est une façon de faire enrager House. Tout ce qui tourne autour des cadeaux est excellent, House manipulant son entourage en faisant croire qu’on lui a offert un joli Iphone… appartenant en fait à Wilson. C’est vrai qu’il a un côté geek l’oncologue donc logique de le voir avec un Iphone. Vraiment très amusant toute cette intrigue.
J’ai par contre trouvé House très cruel quand il parle de la maladie de Huntington qu’a ou n’a pas numéro 13. Il marque néanmoins un point, elle défend sa patiente alors qu’elle a fait un test génétique sur le gène du cancer du sein alors qu’elle même refuse d’en passer un pour Huntington. C’est assez paradoxal. De son côté, House n’est pas non plus à une contradiction près. Il clame sans arrêt que tout le monde ment, que seule la vérité compte mais quand sa patiente partage une totale franchise avec sa fille, il la critique. Même si là il n’a pas tort, un mensonge est parfois préférable à la vérité. J’aime bien la dynamique s’amorçant entre House et 13. Celle ci est un peu différente de celle qu’il entretenait avec Cameron car 13 ne reste pas béate d’admiration devant lui. Elle a ses propres convictions, ses propres idées et je dirai qu’elle est une femme plus forte que la Cameron des débuts de la série.
Même à Noël des gens tombent malades, comme c’est le cas pour Maggie. Tout ce qui tourne autour du thème de la vérité et du mensonge est bien traité, surtout avec les questions déplacées de House au début sur l’honnêteté entre mère et fille. La fillette connaît elle la position sexuelle préférée de sa mère ? La répons est oui, j’ai trouvé cela assez sordide. Certaines vérités ne sont pas forcément bonnes à dire. On dit souvent que tout mensonge comprend sa part de vérité. Si on suit ce principe, trop de vérité peut être là pour dissimuler un mensonge. Comme par exemple celui concernant la filiation entre Maggie et sa fille. Cela, je l’avais vu venir dès que la mère s’est montrée réticente pour tester sa fille concernant la greffe de moelle osseuse. Si elle n’est pas sa mère biologique, cela ne l’empêche pas d’être une bonne mère attentive. House comprend cela et accepte pour une fois le mensonge. La boucle est ainsi bouclée sur ce thème.
Cuddy n’est pas très présente mais l’épisode voit le retour de l’intrigue médicale secondaire. Celle ci est toujours très amusante. Ces petites intrigues secondaires sont même souvent plus inspirées par rapport au cas médical classique. Ainsi House doit traiter une prostituée aimant les ânes et qui joue également la vierge Marie lors une crèche vivante le soir de Noël. A nouveau une jolie contradiction comme la série aime les manier et cela tout spécialement dans cet épisode.
Durant tout l’épisode, House observe les réactions de ses différents nouveaux assistants lors du " test des cadeaux ". Celles ci peuvent en dire longs sur eux même si on reste toujours dans le même phénomène de mimétisme par rapport aux personnages vétérans. Kutner est toujours le lèche cul, 13 est la plus proche de House et Taub reste en dehors de ce jeu comme Foreman d’ailleurs. Mais c’est la réaction de House à la fin qui est la plus intéressante. Il refuse de se joindre au pot de Noël où tous ses ex et nouveaux assistants sont présents mais on a plutôt l’impression qu’il en joue et qu’il s’amuse à être le méchant. Il paraît même content de les voir tous réunis. Il n’enlève pas pour autant son costume de monsieur Scrooge, logique pour un épisode de Noël. Autre clin d’œil, l’un de ses assistants lui a offert une édition de Conan Doyle. Holmes n’étant jamais très loin quand on parle de House.
24 : 6.23 De 4h00 à 5h00
Là, on atteint le sommet de l’épisode bouche trou et a un épisode de la fin de la saison cela ne fait pas très bon genre. Je noterai particulièrement Doyle qui passe son temps à attendre Phillip Bauer sur un banc au bord de la plage. Josh essaye bien de faire la conversation mais ce n’est pas comme si l’agent de la cellule avait les capacités de soutenir une grande conversation philosophique avec un gamin de 15 ans. Et le seul moment où il agit, une bombe lui explose en plein visage, au mieux il perdra un œil et au pire les deux. Pas de bol pour sa dame de cœur, Nadia s’empressant de demander de ses nouvelles. Elle n’a vraiment pas de chance, en 24 heures, elle perd ses deux petits amis potentiels. Elle pourra le cas échéant se jeter Stuart, le frère de Milo qui apparaît et disparaît de façon surprenante sans qu’on s’en rende compte. On peut par contre se demander l’intérêt d’introduire ce nouveau personnage à un épisode de la fin. Cela semble plutôt étrange. S’il n’intervient pas du tout dans le dernier épisode, on pourra vraiment crier au gag.
La seule a voir clair dans toute cette histoire, c’est Karen Hayes. Elle sait que Daniels se trompe et elle réactive son mari pour qu’il aille aider Jack. Dans sa grande intelligence, le vice président la fait arrêter, c’est dire son niveau d’incompétence. Il commence d’ailleurs à se rendre compte du poids de la fonction et commence à louer les qualités de Wayne Palmer. Il regretterai presque d’avoir comploté contre lui durant une partie de la saison. Il faudrait peu de choses pour me faire verser une larme et à lui aussi. Heureusement Lennox est plus pragmatique et défend Karen, un fait assez rare pour être souligné.
Du haut de sa plate forme pétrolière en pleine mer, Phillip Bauer continue de comploter, comme d’habitude, et histoire d’avoir un joli cliffhanger, Cheng est de retour. Papy Bauer continue de lui faire confiance, en même temps il n’a pas trop le choix. S’il reste aux USA il risque la peine capitale pour trahison. Il est donc plus intelligent de pactiser avec l’ennemi. En même temps, la Chine n’est pas une destination très à la mode, il aurait pu trouver mieux. De toute manière, il n’aura pas le temps de poser un pied en Chine car son fils va bientôt arriver pour la confrontation finale et ça risque d’aller mal pour le paternel.
On a donc une possible nouvelle guerre américo-russe en ligne de mire, la confrontation Bauer contre Bauer, ça suffisait pour me faire revenir pour le final. Mais les scénaristes ont jugés que ça ne devait pas suffire en sortant de leur chapeau le cliffhanger le plus incroyable de la série. Et là, j’avoue je suis bluffé par ce retournement de situation, Chloé tombe dans les pommes en plein milieu de l’action. Mais où ont ils été chercher cela, je vous le demande ? Chloé est elle victime d’un empoisonnement alimentaire ? A t’elle simplement sommeil (après 23 heures debout et plus, ça se comprend) ? Ou alors vu la tête qu’elle fait toujours à deux doigts de vomir sur sa console, serait elle enceinte ? Cela serait logique vu l’odeur de soap régnant à la CTU. Et surtout, on n’a jamais eu de baby menace dans la série, c’est le moment ou jamais. En même temps, ce n’est pas la vieille Karen et son syndrome post ménopause qui pourrait nous sortir ce genre d’intrigue.
Bilan : On attend beaucoup, il ne se passe trois fois rien. Le peu d’action ne sert même pas à relancer l’intrigue, on préfère terminer l’épisode sur un final totalement bidon dont on a rien à faire. Quant à Josh, mis à part sa mère hystérique, je ne vois vraiment personne se souciant de son sort si ce n’est son grand père rêvant d’un avenir meilleur pour sa génération future aux yeux bridés. Ne nous trompons pas sur les intentions de Jack, ce qui l’intéresse c’est d’en découdre avec son père et accessoirement avec Cheng. Josh est un simple prétexte pour Jack la menace.
vendredi 6 juin 2008
Dirty sexy money : 1.05 The bridge
Dirty sexy money est enfin de retour sur Critik en séries après une petite pause. La saison régulière étant terminée, je reviens vers d’autres séries laissées en suspend. Je l’avais dit, Dirty sexy money, c’est typiquement le genre de série qui met un peu de temps à s’installer. Aujourd’hui nous en sommes au cinquième épisode et la série commence a vraiment bien tourner entre les chamailleries, les secrets, les coups bas. L’histoire commence également à bouger pour l’un ou l’autre personnage. Bref, je commence à m’attacher à cette tribu de fêlés que sont les Darling.
On continue intelligemment de faire l’impasse sur le secret de la non paternité de Tripp pour l’un de ses enfants. Après tout ce n’est pas une si mauvaise idée. ça permet de ménager les révélations mais on émet par contre un doute au sujet des jumeaux.
Parlant de révélations, Brian doit faire face à la mise à jour de son mensonge concernant Brian Junior. Le sermon du jour sur le mensonge n’a pas dû beaucoup l’aider et du coup pour ne pas aller en enfer le gamin révèle la vérité et la femme de Brian les met tous les deux à la porte en attendant de savoir si elle peut ou non pardonner à son mari. Pour la première fois, on voit Brian un peu plus fragile en demandant à Nick de l’aider. Et comme toujours Nick est de bons conseils.
Mais le gros de l’épisode concerne Jeremy et Juliet, les jumeaux. Comme ils ne peuvent se mettre d’accord sur la présence de Natalie à leur fête d’anniversaire, ils décident de le fêter chacun de leur côté mais avec la même décadence si on peut dire. Juliet nous sort une fête décalée sur le thème de Marie Antoinette. C’est super kitsh mais surtout très drôle. Jeremy se la joue plus hardcore en réquisitionnant le pont de Brooklyn pour sa fête et ses quelques centaines d’invités. A Nick bien sûr de se charger des formalités administratives avec la ville de New-York. J’ai beaucoup aimé l’aspect démesure de cette intrigue car on nous montre combien les riches en général et Jeremy en particulier sont déconnectés de la réalité. Et son interprétation toute personnelle de " All by myself " est assez pathétique tel un chanteur de la " Nouvelle star ". L’épisode signe également la fin de l’histoire entre Jeremy et Natalie, celle ci lui ayant menti à propos du bébé. Dommage j’aimais bien le personnage mais quelque chose me dit qu’on pourrait encore la revoir. Natalie pourrait être un bon personnage secondaire revenant de temps en temps dans la série. L’épilogue est également très bon, Jeremy décidant de grandir en demandant un job à son père. La discussion des jumeaux sous fond de levé du soleil était aussi très sympa. L’image en est presque féerique.
La petite histoire de Karen faisant chanter Patrick afin d’intégrer son futur mari dans un club très très privé était amusant. Ça me permet d’aimer davantage Karen que l’on commence à explorer depuis deux épisodes.
Concernant Simon Elder, on n’avance pas beaucoup. Dutch et lui étaient des amis et il prévoyait d’aller travailler pour Elder. Cela relance les spéculations sur l’implication de Tripp mais je doute qu’il soit à l’origine de sa mort. Elder et Nick se ressemblent malgré tout beaucoup dans leur façon de penser et leur méfiance vis à vis des Darling. J’ai beaucoup aimé le geste de Nick à la fin avec le terrain de jeu. Après tout à quoi sert l’argent si on ne le dépense pas pour répandre le bonheur autour de soi ?
L’intrigue du tableau entre Nick et Lisa était sympathique, tel le fil rouge de l’épisode même si on aurait facilement pu se passer de cette histoire. Et malgré son côté transparent, je trouve Lisa incroyablement belle, y compris au saut du lit.
Bilan : La série se cherchait en début de saison mais je pense que là, elle s’est trouvée. Les différentes intrigues roulent parfaitement, on commence à mieux connaître les personnages et donc on les apprécie.
mercredi 4 juin 2008
FBI portés disparus : 6.15 Déjà vu
Ça commence bien et puis à un moment, je ne sais plus trop comment c’est devenu mauvais, à point tel que ça en est devenu drôle. Prenez Jack Malone du FBI. Il s’est fait tirer dessus, laissé pour mort et pourtant il n’a pas encore compris qu’il était trop vieux pour ce genre de conneries. Jenifer Lang crie à l’aide pourchassée par Joe Giusti et voilà notre Jack sorti de l’hôpital avec une tête qui fait peur, des grosses croûtes toutes rouges bien dégueulasses sur le visage, le regard d’un dément. Franchement qui le prendrait au sérieux ? Il ressemble plus à un clochard ivre qu’à un agent du FBI. Il fait d’abord peur à la mère de l’adolescente disparue pour la deuxième fois en moins de 20 ans épisodes. Et je me demande comment personne n’a pensé lui à voler son super téléphone dernière technologie (peut être un Iphone, je ne suis pas un spécialiste). Ça n’aurait pas été difficile vu l’état de ce pauvre homme. Pas étonnant de le voir se faire renverser par le camion du suspect. Mais malgré cela il est toujours vivant, rien n’arrête Jack Malone. Il arrive à retrouver Jenifer grâce à son rêve mystique du diner de l’épisode précédent et tue son kidnappeur/ violeur. Le tout en étant à moitié mort. J’aurai pu être consterné, râler sur le ridicule dans lequel la série s’enfonce. Au contraire, ça m’a vraiment fait marrer et chacune des scènes en compagnie de Jack était un numéro de sitcom bien meilleure que Britney Spears dans " How I met your mother ". Baiser Vivian une première fois ne lui visiblement pas suffi, il fallait qu’il l’humilie une deuxième fois en résolvant la totalité de l’enquête. Je comprend pourquoi James Marsters n’a pas voulu remettre les pieds dans cette galère..
Mais Vivian, elle est cool. Elle n’en veut pas à Jack. Pendant ce temps elle joue au grand chef par intérim. Et pour la première fois depuis au moins deux ans, chaque enquêteur est bien utilisé, chacun à un rôle bien défini et on les voit tous à l’écran de manière plus ou moins équivalente. Ça faisait vraiment plaisir à voir, on retrouve la série telle qu’elle était dans les premières saisons. Ça fait même bizarre vu qu’on y est plus tellement habitué aux petites plaisanteries entre Martin et Danny. Seule Sam se préoccupe de Jack, pendue à son téléphone portable. Son esprit maternel lui joue des tours. Tous les agents sont sur le pied de guerre pour retrouver un homme qui a disparu après trois ans passé dans le coma. Les fausses sont intéressantes mais restent des fausses pistes. L'homme croyant Jay capable de sortir son fils du coma était tout de même marrant. Ce genre de personnage un peu allumé, c'est toujours drôle. La solution est à trouver dans une histoire entre deux frères car entre deux frères il y a toujours une femme dans tout bon soap qui se respecte. On se demande bien pourquoi parler de l’ex maîtresse morte trois ans plus tôt car cela n’a rien à voir avec la disparition. Au plus, ça emmerde son frère qui finira en prison vu qu’il est responsable dans cet accident. Sans qu’on s’y attende, on retrouve le disparu à nouveau dans le coma à l’hôpital. Le docteur déclarant à Martin que dans des cas comme celui là, ça peut souvent se produire. Il y a du avoir un problème dans le découpage de l’épisode car la chute tombe comme un cheveu dans la soupe sans aucun rapport avec le reste de l’histoire. Il aurait au moins valu une deuxième scène pour mettre en scène cette conclusion car sur le moment je n’ai même pas tout saisi. J’ai du me repasser la scène car tout se passe tellement vite qu’on ne comprend pas forcément tout. Dommage car le reste l’histoire tenait debout mais elle se termine dans trop de précipitation.
Il reste trois épisodes à la saison 6. L’intrigue de la traite d’êtres humains est maintenant clôturée définitivement mais on continue de pousser Malone vers un développement psychologique plus sombre. Jack devient de plus en plus une tête brûlée avec ses propres principes, n’écoutant personne si ce n’est lui même. Faisant la justice comme il l’entend. Ironiquement, sans lui, l’équipe d’enquêteurs fonctionne beaucoup mieux et on s’intéresse à tout le monde. Restera maintenant en plus de l’enquête du jour à suivre les dernières développements concernant la grossesse de Samantha Spade. Allez un accouchement pour le season finale me paraît plus que probable.
Bonus : Jack façon retour des morts vivants
mardi 3 juin 2008
Grey's anatomy : 4.14 The becoming
Rien de spécial dans cet épisode. La brèche ouverte par Addison dans l’épisode précédent continue d’être explorée et pour le reste rien de neuf, on ne fait que ressasser de vieilles histoires pour passer le temps. C’est notamment le cas avec Weber. Adèle fait son retour sous un prétexte bidon et ils finissent par se remettent ensemble. Richard montrant à son ex combien il a su changer depuis qu’elle l’a quitté. Bref c’est tout sauf passionnant mais si la vie sexuelle du chef l’était, ça se saurait depuis très longtemps.
Collé au chef, George joue les messagers pour ce formulaire afin de savoir qui couche avec qui dans l’hopital. C’est sans doute pour permettre au téléspectateur qui avait loupé quelques épisodes de se remettre à jour. Et ça a le don d’énerver Miranda car elle semble être la seule à n’avoir jamais eu d’aventure au sein du Seattle Grace. Elle doit bien être la seule du casting.
Meredith et Derek se rapprochent petit à petit, c’est inévitable car on est en fin de saison. Mais pour la première fois depuis longtemps, cela est fait correctement, sans lourdeur et sans niaiserie. Quoique la scène de la synchronisation du virus est un peu too much et on en fait des tonnes pour nous dire qu’ils sont des âmes sœurs inséparables, sur la même longueur d’ondes. Dégoulinant de bons sentiments mais oui, ça passe bien. Amy Madigan est toujours parfaite en psy de Meredith et quand elle a le malheur d’appuyer sur le bouton vérité, Meredith claque la porte. C’est bien joli de dire Derek est avec Rose mais ça veut surtout dire qu’il n’est pas avec Meredith. Et c’est surtout cela qui la tue.
Dans un autre coin de l’hôpital, voici l’intrigue qui a fait grincer les dents d’Isaiah Washington. On voit sa photo une micro seconde et monsieur râle pour si peu. Cela rend l’acteur encore plus antipathique. Burke a reçu un super prix et cela fait replonger Cristina qui pensait avoir dépassé sa rupture avec son ex depuis bien longtemps. Du coup, direction la morgue pour jouer à " N’oubliez pas les paroles " en compagnie des cadavres avec Lexie en joker. La chanson à un million d’euros, c’est " Like a virgin " de Madonna. Si ça peut faire évoluer Cristina pour la fin de la saison, bonne idée car franchement la cantonner à des histoires médicales ça commence à me lasser. Le personnage ressemble à un vrai fantôme, c’est elle même qui le dit et c’est vrai. Cette année Cristina erre dans les couloirs de l’hôpital sans but, sans réelle intrigue. Sa flamme semble s’éteindre. Il serait tant de retrouver Cristina la battante car elle commence à me filer le bourdon.
Callie continue de coucher avec Sloan pour prouver qu’elle n’est pas lesbienne. Erica tire la gueule quand le grand brun se ramène pour pincer les fesses de sa fucking friend. Car oui pour l’instant on ne peut pas dire qu’ils forment un vrai couple. Hahn est pourtant très très jalouse et rit jaune quand Callie lui parle de la remarque d’Addison. Voilà donc une intrigue de confirmée.
Autre intrigue gay friendly, le patient de Meredith et Derek se la joue Brokeback mountain, version armée. Le mec doit se faire opérer mais il refuse d’avouer son amour à son petit copain pour ne pas déplaire à son vieux papa. Du coup, il meurt seul pendant que son copain est dans la salle attente. Toute ressemblance avec un film d’Ang Lee précédemment cité ne serait que pure coïncidence même si on a tout copié. Et comme Meredith est en manque de bisou, elle joue les voyeuses pendant que les deux mecs se roulent une pelle pendant 10 minutes. Mine de rien, Derek et Meredith sont maudits, ils bossent ensemble pour la deuxième fois depuis leur rupture et c’est déjà le deuxième mort. Une malédiction des amants maudits ? M’étonnerait pas de voir la psy faire de la magie noire, Amy Madigan a la tête à ça.
Applaudissement, Mark Sloan a une vraie intrigue à lui tout seul. " For the very first time " comme dit Madonna. Les infirmières ne veulent plus coucher travailler avec McSlutty. Peut être le déclic faisant comprendre à Sloan qu’il est tant pour lui de changer de mentalité. Seul problème, on en a rien à faire de cette intrigue.
Et pour finir, le rapprochement entre Izzie et Alex se voit venir gros comme une maison. Normal, Izzie ne s’attaque qu’à des mecs mariés, en couple ou mourrant. Et puis elle a un super secret mais ne peut pas le dire au principal intéressé, c’est bien dommage. Du coup, elle drague le petit Tucker sous les yeux de sa mère bien trop préoccupée car son mari s’envoie déjà en l’air avec quelqu’un d’autre.
Conclusion : Il se passe tellement de choses qu’on a le temps de s’intéresser à rien entre deux bâillements. Les personnages sont en roue libres et restent fidèles à eux même. Seule Cristina nous sort de notre ennuie grâce à son interprétation de " Like a virgin ". Burke aurait il été son premier mec ? ça serait ça le véritable scoop.
lundi 2 juin 2008
Dirty sexy casting : Génération Bling bling
Si l'argent est la source de tous les maux, les Darling en sont leurs plus fidèles disciples
A l'occasion de la diffusion dès ce soir sur Betv (Belgique) de Dirty sexy money, je vous propose un petit dossier sur la série. Vidéos, photos et articles de presse sur la série la plus bling bling de la saison. Les reviews de la série continueront à suivre dès cette semaine sur Critik en série.
Promo vidéo :
Photos du casting :
Peter Krause - Donald Sutherland - Jill Clayburgh
William Baldwin - Natalie Zea - Glen Fitzgerald
Samaire Armstrong - Seth Gabel
Zoe McLellan - Blair Underwood
Article de presse :
(Article du Télémoustique du 31 au 6 juin)
+ Article de la Dernière heure
House : 4.09 Les jeux sont faits
Un peu de ménage pour le docteur House, ça ne fait pas de mal. Il est temps pour lui de prendre une décision concernant les 4 derniers candidats. Si c’était pour House, il les garderai tous, à croire qu’il s’est attaché à eux et ne se sent plus le cœur de les virer. House teste alors le diagnostic différentiel d’une nouvelle façon sur ses collègues pour savoir qui il doit virer. Il souffle le chaud et le froid durant tout l’épisode en mettant un à un les candidats sur la sellette pour curieusement s’en tenir au choix de Lisa Cuddy : Garder Kutner et Taub. L’un le contredit, l’autre pense comme lui, de quoi équilibrer. Mais ça ne serait pas drôle sans une énième manipulation du doc. Garder deux hommes était le plus sûr moyen d’avoir un troisième assistant en plus de Foreman. Numéro 13 reste ainsi dans le jeu et vous savez combien j’aime numéro 13, même si je ne met pas des posters d’elle partout sur mon blog. L’équipe est ainsi au complet mais je ne serai pas surpris s’il y avait au moins un dernier revirement de situation dans les épisodes à venir. Cameron et Chase ne sont sans doute pas destiné à jouer les figurants pour l’éternité et ils reviendront sans doute au premier plan à un moment ou à un autre. On peut reprocher le peu de culot de la série sur le choix des finalistes. On avait le choix de remplacer les trois larbins et plutôt que de changer littéralement la distribution, on se contente de trois clones. Numéro 13 est une Cameron proche des patients, Taub un Foreman toujours en conflit avec House et Kutner le lèche botte à la Chase. Il aurait été plus intéressant d’avoir des caractères diamétralement opposés.
Le patient du jour est un rockeur junkie faisant réagir Amber et numéro 13 de façon différentes. Amber est dégoûtée par cette épave humaine, 13 veut aller plus loin que la simple image du drogué. C’était la dernière occasion d’approfondir Amber mais on en restera sur l’impression de l’abominable garce refusant de perdre. Dommage, finalement je l’aimais bien. Le patient a beau être un drogué et un musicien minable, il n’en est pas moins heureux. Il ne regrette rien et à sans doute mené sa vie comme il le voulait. Ses choix sont sans doute contestables mais il aura vécu selon ses propres règles. On peut écrire cela au présent car il va vivre étant victime de la rougeole. Voilà ce qui arrive quand on s’occupe d’enfants défavorisés, on se chope un paquet de maladies vous explosant en pleine figure un jour ou l’autre. Il est bon de parfois savoir être égoïste.
Mixant les deux morales de l’épisode, Wilson a une vraie histoire à lui. Il se plante sur un diagnostic et annonce à un patient qu’il a un cancer pour au final lui annoncer qu’il ne va pas mourir. Wilson culpabilise, il est même prêt à dédommager le mec pour avoir eu l’audace de lui annoncer une bonne nouvelle. C’est typiquement Wilson, c’est une bonne poire prêt à aider tout le monde et culpabilisant à mort sur la moindre de ses erreurs. Il veut sans cesse rester monsieur " nice guy ". House tente par l’humour de lui faire comprendre qu’il doit lâcher prise. Tiens pour une fois, House lui renvoie l’ascenseur. Le patient lui apprend une bonne leçon, celle de vivre comme si c’était le dernier jour et profiter de l’existence.
Vu son contenu, l’épisode est fondamental mais je ne l’ai pas trouvé spécialement convainquant. Tout le monde est à sa place, House est génial mais il n’y a pas ce petit plus, cette petite étincelle. Un peu dommage car c’était l’occasion de marquer le coup. Le patient ne sert à rien et n’aide pas l’histoire à avancer. Amber est virée mais je l’avais prévu. Il n’y a donc pas la moindre surprise. Seul le petit jeu entre House et Cuddy m’a bien plu. Le duo de personnages fonctionne à merveille et j’en redemande. A part ça, il n’y a rien à dire. On ne s’ennuie pas mais on reste dans un House routinier, on rit moins malgré les facéties du docteur auquels on est habitué.
dimanche 1 juin 2008
Robin Hood : 1.08 un tatouage compromettant
Début d’épisode atypique vu que celui ci nous transporte en Orient lors des croisades. J’ai même pensé qu’on allait avoir droit à un vrai épisode flash backs mais ça n’a pas été le cas. Juste un nouveau rêve venant hanter le sommeil de notre héros. Continuant sur la route tracée par le précédent épisode, les intrigues changent peu à peu de forme et prennent plus que jamais une tournure personnelle pour Robin. Jusqu’à présent Robin se battait pour aider sa population opprimée et c’est tout à fait louable mais il était malgré tout considéré comme un hors la loi défiant les autorités. Par contre maintenant son combat semble beaucoup plus légitime et prend d’autant plus d’importance. Ainsi alors qu’il se bat avec Gisborne, Robin découvre que celui porte un tatouage, le même tatouage que celui porté par le " Sarazin " qui l’avait poignardé durant la croisade et qui avait essayé de tuer le roi Richard. Coïncidence ? Et bien non, les deux hommes ne font évidemment qu’un. Certes c’est un peu facile de faire de Gisborne le traître responsable de tous les problèmes de Robin mais comme je l’ai dit, ça renforce l’aspect personnel de la lutte et si c’est un peu gros j’aime bien cet aspect. Comme Robin le pense, c’est évident, le shérif est lui aussi derrière cette histoire, Gisborne étant uniquement un homme de main.
J’ai beaucoup aimé le façon dont on traite de la psychologie de Robin durant cet épisode, celui ci devient plus sombre et ses pensées sont obscurcies par son désir de vengeance. On découvre une facette du personnage que l’on n’avait jamais vu et c’est vraiment très intéressant. On le voit se mettre à dos tout le monde et il va même jusqu’à renier Much en lui disant que lui aussi est un esprit simple qui ne peut rien comprendre à la politique. Par contre dommage que tout rentre dans l’ordre à la fin, j’aurai bien voulu voir des distensions rester au sein du groupe. Si tout l’aspect psychologique de Robin est très bien géré, j’ai par contre trouvé son combat avec Gisborne trop exagéré. On a l’impression qu’ils se battent des heures et tout cela pour même pas une goutte de sang. A peine quelques griffures sur le visage de Robin. Ça ressemblait plus à du catch. Robin a l’avantage, puis c’est Gisborne et ainsi de suite.
La vérité ayant éclaté, cela fera peut être réfléchir Marianne. Elle a toujours pris Guy pour quelqu’un de bon malgré ses agissements sous la coupe du shérif mais visiblement elle va sans doute revoir son jugement suite à ces révélations. Là il ne s’agit pas juste d’obéir au shérif mais bien de trahison envers son roi et son pays. D’ailleurs on peut se demander si le shérif de Nottingham ne reçoit pas ses ordres directement du prince Jean qu’on n’a encore jamais vu dans la série. Le shérif est à nouveau formidable et m’a fait beaucoup rire lorsque Marianne vient lui demander d’échanger Djaq contre Gisborne aux mains de Robin et de sa bande. Le shérif n’aime pas les pleurnicheries des dames, c’est un fait. Il remarque d’ailleurs assez tard que Djaq est en fait une femme et il semble très amusé et comprend pourquoi les hommes de la forêt veulent la récupérer pour les longues nuits froides. Le shérif toujours lui se montre toujours aussi dénué de sentiments et trouve curieux que Marianne pense qu’il est son ami. Il se montre également assez dur avec Gisborne en lui versant de l’acide sur le bras afin de faire disparaître son tatouage. " ça nous apprendra à vous peindre le corps comme un femme " dit il presque amusé. Un sacré personnage de ce shérif de Nottingham, j’adore.
La capture de Djaq donne droit à de bons développements. Ainsi, on met en avant toute la fascination pour l’alchimie au temps du Moyen-Age et l’utilisation plutôt astucieuse des connaissance de Djaq en chimie, nous montrant ainsi l’avance des civilisations du Moyen Orient sur la société occidentale croyant toujours à la sorcellerie. Et comme je l’avais pensé, on nous dévoile les sentiments de Will pour Djaq. Il ne semble d’ailleurs pas être le seul à craquer pour ce garçon manqué. Alan était lui aussi prêt à faire sa déclaration. Will était tout mignon à la fin à apporter à Djaq de quoi manger.
Conclusion : ça se laisse regarder, les histoires avancent mais il manquait un petit quelque chose. Je dois commencer à attendre de plus en plus de cette série donc forcément dans ces cas là, on peut se sentir un peu frustré et c’est un peu mon cas avec cet épisode.
samedi 31 mai 2008
Lost : 4.12 There's no place like home (part II et III)
Comment passer une heure et 23 minutes devant la télé sans s’en rendre compte ? Regardez le final de la saison 4 de Lost et le tour est joué. Un épisode passionnant, brillant, captivant. La série ne déçoit pas, on avance par petites touches certes mais on avance. Le doublé épisode final de Lost utilise avec efficacité son format, on n’a pas simplement deux épisodes collés l’un à l’autre mais une seule histoire du début à la fin où le présent et le futur se rejoignent. Intelligemment, on reprend là où le final de la saison 3 nous avait laissé. Je l’avais vu venir mais c’est une bonne idée car on remplit les blancs, on comprend ce qui s’est passé et Lost tourne une page de son histoire. Si des mystères demeurent, on sait tout de l’histoire et quand la série repartira, on aura en quelque sorte un Lost numéro 2 où les Oceanic 6 reviennent sur l’île. Je fais d’ailleurs la prédiction que les flash backs de la saison 5 seront en partie centré sur ce qui s’est passé durant les trois ans où les Oceanic 6 ont quitté l’île et sur les événements terribles qui s’y sont passé d’après Benjamin Linus et Jeremy Bentham alias l’homme dans le cercueil, alias John Locke. On joue beaucoup sur le mystère de l’identité de Jeremy Bentham durant tout cet épisode, celui ci ayant rendu visite à beaucoup de monde ses dernières semaines avant de mourir. Walt (les hormones de croissance, ça marche), Jack, Kate. Ce pseudonyme est un stratagème assez facile pour faire durer le suspense mais jusque la dernière seconde on ignore qui il est vraiment et au moment de découvrir son identité, ça pouvait être un peu n’importe qui. Le fait que ce soit Locke relance le suspense. Pourquoi est il mort ? Qui l’a tué ? Car on se doute qu’il ne s’est pas vraiment suicidé. Pourquoi est il venu mettre en garde les Oceanic 6 de la présence de Ben hors de l’île ? De plus, on sait que Locke n’est pas vraiment mort, c’est un personnage bien trop important pour ça. Ramener son cercueil sur l’île servira sans doute à le ressusciter… comme Christian a été ressuscité. D’ailleurs, j’ai une idée à ce sujet. Selon Miles, Charlotte serait déjà venu sur l’île. Et si Christian était lui aussi déjà venu sur l’île ? Cela expliquerait pas mal de choses. Par exemple, la présence de ses deux enfants.
Tout n’est pas parfait malgré tout dans cet épisode. Trois petits défauts à mettre à jour. Les Oceanic 6 se rejoignent certes un peu facilement vu la grandeur de l’île mais la façon dont le puzzle de leur sauvetage est mis en place est amusant. On peut par contre reprocher le sacrifice de Sawyer un peu trop facile, mais on le sait il n’a jamais voulu quitter l’île. C’est pour cela qu’il a toujours suivi Locke cette saison. Sur le bateau, on fait traîner les choses, Michael, Desmond et Jin passant tout l’épisode à regarder le C4 en disant " Et si on faisait ça ? Ah zut, ça ferait boum ! ". Autre reproche, Locke pas foutu de trouver l’entrée de la station " orchidée ". Ben s’est gouré et il a misé sur le mauvais cheval. Son sacrifice en se livrant à Keamy a été vain. Locke devra attendre son retour pour pouvoir descendre à l’ascenseur pour en remonter auréolé de la couronne de chef des Autres, pendant que Ben accomplit son destin en " bougeant l’île ". Locke avait raison, l’île peut bouger. Mais bouger dans quel sens ? Géographique, temporel à l’image de la machine à voyager dans le temps pour lapin ? Un phénomène totalement improbable mais qui fonctionne à merveille dans la série. On arrive à y croire et la scène rappelle le final de la saison 2 lors de l'explosion du bunker avec cette lumière blanche aveuglante. On n'échappe pas non plus à quelques touches d’humour absurde grâce au duo Locke/ Ben. La tête de Locke regardant la vidéo Dharma où l’on dit de ne surtout pas mettre d’objet métallique dans la machine pendant que Ben fait le contraire est un grand moment d’humour. Benjamin, toujours aussi génial, nous gratifie de nouvelles répliques cultes comme son " Et alors ? " quand Locke lui reproche d’avoir sacrifié les gens sur le bateau. Ou son air halluciné quand il dit à Jack que Jeremy Bentham fera partie du voyage retour vers l’île. Ben encore plus que Locke est le personnage le plus truculent de la série car on ne sait jamais à quoi s’attendre avec lui. Les scénaristes l’ont bien compris, Jack, Kate ou Sawyer largement mis en avant dans les premières saisons, sont largement moins exploités cette année au profit d’autres personnages plus riches.
Les événements se bousculent tout au long de cet épisode laissant la priorité à l’action. Aucun temps mort. On passe d’un endroit à un autre et on ne s’ennuie pas. A l’image des scènes d’action en compagnie du commando mis en échec par les Autres. Mais on se doute, Widmore a seulement perdu une bataille et non la guerre. Sun le relançant en lui faisant une petite visite devant un blue screen représentant le Tower bridge de Londres et le Gherkin building. J’ai beaucoup aimé aussi le rêve de Kate où Claire totalement barge la met en garde contre l’idée de ramener Aaron sur l’île. On ignore d’ailleurs toujours pourquoi Jack et Kate se disputent tellement au sujet du jeune garçon antéchrist.
Ce final permet également de dissoudre complètement la part de mystère des Autres qui se montrent au grand jour, s’unissent à Kate et à Sayid et laissent partir les Oceanic 6 avec l’hélicoptère. Ils se présentent ainsi comme les défenseurs de l’île contre les envahisseurs et on leur ferait presque confiance malgré leurs méthodes employés par le passé. On peut aussi commencer à les comprendre. Ils ont d’abord vaincu la Dharma initiative venue tester les capacités de l’île, puis ils ont aujourd’hui repoussés le commando Widmore. On comprend donc leur peur liée au crash de l’avion et leur crainte d’être découvert. Ça n’explique pas tout c’est vrai, mais là aussi on tourne une page importante en ce qui les concerne.
On comprend également pourquoi les Oceanic 6 sont sous le choc lorsqu’ils arrivent pour la conférence de presse. Les événements se sont bousculés en quelques heures. Le départ en hélicoptère, l’explosion du bateau, l’accident de l’hélico, le sauvetage du " seeker ", la mise en scène sur l’île de Membata. C’est d’autant plus tragique pour Sun qui a assisté impuissante à la mort de Jin. Mais là, je me pose des questions. Jin est il vraiment mort ? On pourrait avoir une surprise selon moi en ce qui le concerne. Par contre pour Michael, cela ne fait aucun doute. Il est mort dans l’explosion, Christian étant venu le libérer en lui disant qu’il peut partir. Sa part du contrat est remplie, la mission de Keamy a échoué. Il peut donc s’en aller en paix.
Toutes les pièces du puzzle se mettent ainsi en place. Il n’y a pas vraiment de grosses surprises mais on n’en a pas vraiment besoin je dirai car l’histoire avance et c’est en quelque sorte déjà cela les réponses à nos questions. La plus grosse surprise vient du bateau " The seeker ", le bateau de Penny. Là, je ne m’y attendais pas du tout. Sans doute car on ne nous laisse pas le temps de réfléchir. La mise en scène a ici toute son importance, on se focalise sur la question de savoir si les Oceanic 6 doivent mentir ou pas et donc on ne se pose pas la question de savoir qui est sur ce bateau. Desmond étant le seul personnage (avec Lupitus) ne faisant pas partie des Oceanic 6, la réunion avec Penny est logique et vraiment très belle. C’est la touche de romantisme de la série mais on n’assiste pas une scène niaise. Leurs retrouvailles sont sobres, touchantes et cela explique comment toute la mise en scène du faux sauvetage a été préparée durant une semaine.
Reste maintenant les autres rescapés restés sur l’île qui a bougé. La saison 5 sera sans doute centrée sur le retour sur l’île. Le tout sera de savoir si celui ci se fera rapidement ou si on fera traîner les événements. Reste donc Sawyer, Juliet, Miles, Charlotte, Rose, Bernard, Claire, Locke, Ben et les Autres. J’en ai peut être oublié ce n’est pas une liste arrêtée. Le final de Lost est donc à la hauteur de l’ensemble de la saison 4. Un épisode également plus sombre notamment dans les flash forwards. Un épisode extrêmement bien maîtrisé faisant le lien comme je l’ai dit en début entre le présent et les flash forwards justifiant ainsi d’autant plus leur présence. Nul doute, l’épisode permet de ne pas rester sur la fin. C’est évident, on veut connaître la suite mais je pense que pour l’instant on peut parfaitement se contenter de ce que l’on a. En ce qui me concerne, je ne me sens pas volé et je n’ai pas envie de voir la suite… du moins pas tout de suite. Pas de frustration donc et le sentiment de regarder une série de qualité. Et cela je le maintiens, Lost reste pour moi la meilleure série des networks américains pour le moment. Là où des Heroes, 24 ou Prison break peuvent décevoir, Lost reste une série parfaitement maîtrisée, égale à elle même et particulièrement addictive et qui pourtant n'essaye pas d'en faire des tonnes autour d'elle. Waouh, plus de deux pages en word, je vais arrêter. Je pourrai sans doute encore parler des heures et des heures de Lost mais je vais m'arrêter. Et vous qu'avez vous pensé de ce final de la saison 4 de Lost ? Frusté, déçu, comblé, impatient de voir la suite ?














