Critik en séries

Blog sur les critiques et impressions des épisodes de série tv : The oc, grey's anatomy, everwood, le monde joan, house, ugly betty, Lost, FBI portés disparus, boston legal,...

mardi 10 juin 2008

Friday night lights : 1.09 Full hearts

julie_tamyBeaucoup d’intrigues mais toutes différentes les unes des autres même si celles ci tournent surtout autour de la famille au sens large du terme. Les Panthers se rendent dans la ville natale de Brian " Smash " Williams et les souvenirs et les blessures réapparaissent à ce moment précis. On en apprend un peu plus sur les Williams qui ont quitté Gatling après la mort de leur père. Smash continue d’avoir beaucoup de respect pour son père et malgré les années il garde un souvenir toujours fort de lui. Sa mère par contre a fait le deuil d’un homme qui n’a pas toujours été là pour elle et ses enfants. Celui ci étant mort dans un accident de voiture avec sa maîtresse d’après ce que l’on peut comprendre. Donc si le père Williams n’était pas un bon mari, il était apparemment un bon père. La situation n’est donc pas manichéenne. Smash continue de prendre des stimulants et ils commencent à avoir des effets pervers vu que le sportif est victime d’une crise d’angoisse et il doit mettre sa sœur dans la confidence. Cette intrigue dopage est toujours assez clichée, surtout au début quand on voit Smash se piquer dans sa voiture à l’extérieure de l’église. On nous aurait mis un gros néon fluorescent " le dopage c’est mal " ça n’aurait pas été plus voyant tellement c’est extrêmement gros pour nous montrer l’ambivalence du comportement de Brian. La fin est également un peu trop happy end, Smash marquant pour la victoire puis s’encourant dans les gradins dans les bras de sa mère. Ça sonne un peu trop la fin de l’américaine ou tout finit bien.

La famille est aussi au centre de l’intrigue de Saracen qui a enfin un rendez vous avec Julie mais le coach n’est jamais bien loin. Certes Matt n’est pas comme les autres footballeurs mais il reste un garçon pleins d’hormones males avant tout. Et Matt commence à prendre goût à sa vie de vedette des panthers quand il fait clairement valoir au cinéma qu’il est le QB de l’équipe afin d’avoir des places même si la salle est pleine. J’ai bien aimé ce passage. La réaction d’Eric et de Tamy en voyant leur fille dans sa petite robe est très drôle mais également réaliste en tant que parents. Après tout il ne faut pas tenter le diable. La sortie tourne court de toute façon car Matt doit rentrer chez lui à cause de sa grand mère en pleine crise. Nous découvrons en même temps que Julie une autre facette de Matt. On connaissait déjà ses problèmes personnels mais j’ai trouvé ce passage une nouvelle fois très juste et émouvant. Matt chantant " Mr. Sandman " à sa grand mère, ça avait vraiment quelque chose de touchant. On voit combien il prend soin d’elle, il garde toujours son calme et prend beaucoup sur lui. Ça ne l’empêche pas de se lâcher à la fin du match en embrassant Julie sur le terrain. Un peu cliché là aussi mais pour Matt c’est comme un rêve en train de se réaliser. Ils n’auraient pas pu rêver mieux pour leur premier baiser ces deux là. C’est aussi très symbolique de la série où tous les regards sont tournés vers le match.

Par contre, un qui n’est plus la star de l’équipe, c’est Tim Riggins. Ses parties de jambes en l’air avec Lyla sont mises au grand jour et ils doivent tous les deux en payer les conséquences. Tels des frères de sang, les gars de l’équipe vengent l’honneur de Street, ce qui n’empêche pas Tim de rester fidèle à l’équipe coûte que coûte. Lyla par contre craque suite aux insultes d’autres filles. Cela nous offre une autre facette de Garrity. Si le foot est tout pour lui, sa fille passe avant sa passion et j’ai trouvé cette scène à l’extérieur du stade très touchante. A nouveau tout est une question de famille.

Tamy Taylor fait un pas supplémentaire dans la mécanique de l’équipe car elle épaule Garrity dans la mise en place du déplacement à Gatling et ils forment une équipe performante, je dirai même idéale et cela à ma plus grande surprise. Il a fallu du temps mais on commence à contraster le personnage de Garrity qui n’est plus uniquement présenté comme le gros con mettant des bâtons dans les roues du coach. On le voit s’inquiéter pour Lyla, parler tranquillement avec Tamy dans son bureau. Finalement toute cette partie avec Tamy a été ma préférée de l’épisode avec l’intrigue de Smash. Les adultes et les jeunes sportifs sont bien équilibrées et c’est pour cela qu’on n’a pas l’impression d’être dans une série juste pour ados mais dans un vrai drama purement et simplement sans subdivision.

Autre duo étonnant de l’épisode, celui de Jason et de Tyra. J’avais toujours pensé qu’ils n’avaient jamais vraiment été très proches et j’ai bien aimé le geste de Tyra venue lui rendre visite alors que toute la ville est partie au match. D’ailleurs à voir toutes les voitures se rendant au match, c’est le moment où jamais pour les voleurs d’aller piller les maisons de Dillon. Bref je reviens à Tyra et Jason, tous les deux trahis par la personne qu’ils aimaient. Mais ils n’en sont pas morts et continuent de vivre malgré tout. Je me demande tout de même ce qu’il s’est passé entre Tyra et Lyla car les deux filles ne semblent pas du tout s’apprécier. Tyra gifle d’ailleurs Tim en lui disant " tout sauf elle ". Bref ça montre bien le niveau d’animosité entre les deux filles. On en apprendra sans doute plus par la suite. De plus l’intrigue permet de montrer que Tyra n’est pas seulement une fille couchant avec tout le monde mais qu’elle a également un cœur car on la sent vraiment blessée par cette histoire.

Conclusion : Sans apporter d’énormes changements, l’épisode permet de creuser les personnages et leurs différentes relations entre eux. Ainsi les personnages de Tamy, Garrity, Smash et Tyra nous sont montrés sous un angle différent et on les apprécie donc encore plus. Ainsi après neuf épisodes, FNL se révèle être un drama efficace qui tout en traitant surtout d’intrigues de jeunes évitent pas mal les écueils de ce genre de série. On se retrouve avec une série d’avantage proche d’un American dreams (Mes plus belles années) que d'un One tree hill. Des intrigues bien construites, un mix entre les personnages adultes et les lycéens. Le tout intégré dans un univers global du football que l’on nous présente jour après jour. C’est là aussi l’une des forces de la série, ne pas exclure les gens n’aimant pas le foot US et arriver à s’intéresser à une foule de personnages différents (blanc, noir, jeune, moins jeune,…).

Posté par tao of myself à 17:51 - Friday night lights - Permalien [#]


mercredi 21 mai 2008

Friday night lights : 1.08 Crossing the line

smashFriday night lights continue de m’étonner en bien grâce à des intrigues simples et humaines à l’image de l’histoire de Smash. On aurait pu craindre un ramassis de clichés après les derniers développements sur le personnage mais ça ne prend pas cette direction. Il y a bien ce petit trafic de produit avec la femme au club de sport mais on reste finalement dans une certaine logique car il ne faut pas se faire illusion sur le milieu sportif. Si on parle de sport de haut niveau, on ne peut éluder le problème du dopage. Mais évidemment cela coûte cher et Smash a besoin d’argent. Et sur ce point il risque de décevoir beaucoup de monde car même la congrégation religieuse y va de sa poche pour aider ce jeune sportif talentueux dans le besoin. S’ils savaient pourquoi il a besoin d’argent, ils réfléchiraient sans doute à deux fois. Saracen pourrait également se mordre les doigts car il a pistonné Smash pour une place au fast food mais celui ci se fait déjà surprendre la main dans la caisse. Et oui le billet vert est toujours aussi attirant. Mais plus que cette histoire de fric ou de produit dopants, l’amitié en train de se tisser entre Smash et Matt est ma partie préférée de cette intrigue car elle déjoue tous les pronostics. Au départ Smash était vaguement présenté comme le méchant, Saracen comme le jeune premier et finalement les voir devenir amis et s’aider, ça rend l’histoire moins classique. On n’est clairement pas dans un teen drama classique, si toute fois on en est dans un.

Drôle d’idée d’Eric d’inviter à dîner chez lui les Riggins. Il est le coach, c’est son job d’aider les joueurs et c’est visiblement dans la mentalité du sud de s’inviter sans cesse chez les autres mais j’ai vraiment trouvé la situation bizarre dans le sens où les Riggins sont vraiment deux gros ploucs, des machos de base. Bref l’américain du fin fond de l’Amérique tel qu’on les imagine. Il était été évident que rien n’allait ressortir de cette soirée et si l’idée était plaisante vu le contraste entre les Riggins et les Taylor, on n’a pas su exploiter tout le potentiel d’une telle scène. C’est un peu dommage. J’aurai par exemple voulu plus de gène et pourquoi pas une scène seul à seul entre Tim et Julie. Au moins ça nous montre que même s’il ne s’y prend pas toujours bien Billy tient à son frère et veut tout faire pour lui donner une chance dans la vie. Même s’il ne semble pas si désintéressé, une belle carrière dans le football pour Tim signifierait aussi la belle vie pour les deux frères Riggins. Son histoire avec Lyla terminée, Tyra revient pointer le bout de son nez. Rien d’intéressant à ce niveau là. Par contre on évite de voir Tyra se mêler de ce qui ne la regarde pas et Jason comprend tout seul qu’il s’est passé un truc entre Lyla et son meilleur ami. Herc continue de faire douter Jason à ce sujet mais je ne pensais pas que l’histoire allait éclater de cette façon. Au final, j’ai trouvé ça bien vu car on en fait pas toute une montagne. Le plus intéressant sera de voir comment et si les morceaux pourront être recollés entre ces trois là.

D’ailleurs l’intrigue de Jason est toujours très bien menée. Le coach a raison, Jason commence à s’habituer à sa vie en fauteuil roulant et il reprend finalement goût à la vie grâce au sport. Il a toujours été un garçon avec des défis sportifs et c’est par là qu’il retrouve un sens à sa vie. J’aime bien cette manière de montrer le handicap de façon positive sans pour autant en gommer les mauvais côtés. On voit qu’il faut du temps à Jason pour s’adapter et il a toujours du mal mais ça se fait un jour après l’autre. On n’hésite pas non plus à jouer avec ce handicap dans cette scène à mourir de rire où Herc et Jason se cassent la figure et doivent appeler à l’aide pour que l’on vienne les relever. C’est à la fois triste mais on prend cela avec une pointe de dérision. Et finalement pour eux, il faut qu’ils prennent cela avec humour sinon ça deviendrait vite invivable. On remplace donc le match de foot par un match en fauteuil roulant et j’ai trouvé cela plutôt astucieux, c’est d’ailleurs tourné de la même manière et j’ai bien aimé cela.

Au final on a un excellent épisode. J’avais eu quelques craintes avec le précédent épisode mais celui ci contrebalance bien les différentes intrigues et on a ainsi un très bon épisode. A la fois simple et humain. Les intrigues avancent petit à petit et mine de rien comparé au début de la série, on est déjà loin. Jason est en chaise roulante, la liaison entre Tim et Lyla éclate au grand jour, il y a l’amitié entre Smash et Saracen. Bref tous des éléments que l’on ne voyait pas forcément arriver au moment où la série a débuté. Une question demeure : Qui est le joueur de foot ayant proposé une partie à trois à sa copine ? J’ai bien aimé cette petite intrigue car au fond elle est très naturelle et les Taylor réagissent de façon normale en tant que parent sans être bigot ni être ultra libertaire.

Posté par tao of myself à 18:02 - Friday night lights - Permalien [#]

lundi 7 avril 2008

Friday night lights : 1.07 The homecoming

episode7Voodoo est parti mais tout le monde s’en fout, y compris moi qui prend cela pour un soulagement. Les Panthers ont donc du déclarer forfait pour leur dernier match mais là c’est le homecoming (sorte de réunion des anciens) et il n’est pas question de perdre ce match. Donc si je compte bien, il y a eu le premier match de gagné, le deuxième de perdu, le troisième match remporté et validé ensuite concernant la présence de Vodoo et le quatrième match où il y a eu forfait. J’espère que je ne me suis pas trompé.

Enfin bref, il y a un match c’est vrai mais ce n’est pas le plus important de l’épisode. Car pour le première fois de la série, on nous montre qu’il y a une autre vie en dehors du football ou plus exactement après le football avec cet ancien footballeur venant demander un job au coach Taylor en souvenir du bon vieux temps. On nous montre que tout n’est pas rose. Miser toute sa vie autour du sport c’est bien mais seuls les plus doués et les plus forts arrivent à gagner de l’argent en jouant sur le terrain. Smash en sait quelque chose, durant tout l’épisode il a des étoiles pleins les yeux avec ce recruteur venu l’observer lui et lui seul. Il se voit déjà tirer sa famille de leur petite condition, aller à l’université. Mais tout s’écroule lors du match qu’il n’arrive pas à gérer. Il rate des opportunités, tombe par terre. Qui plus est le recruteur lui balance qu’il est trop petit et pas assez costaud pour faire un bon joueur. J’ai vraiment bien aimé que l’on s’attarde un peu sur Smash car c’est un personnage que j’aime bien. Et le voir stresser, entre espoir et rêve déçu c’était très intéressant. Par contre fallait il vraiment passer par la case dopage comme nous le montre la fin de l’épisode ? Non, là j’ai roulé des yeux. Pitié quel cliché celui du footballeur qui se dope pour être meilleur que les autres. C’est du vu et revu. J’imagine déjà les futurs développements et ça ne me dit rien de bon. Certes ça nous montre toute la pression mise autour des joueurs et c’est certainement une pratique encrée dans la réalité du sport mais je trouve cela franchement cliché. Ça aurait pu être évité ou présenté autrement, j’en sais rien.

Là où la série est beaucoup plus inspirée c’est au sujet de Jason Street qui se retrouve en mascotte de l’équipe bien malgré lui. J’ai trouvé cela un peu malsain d’exhiber Jason dans le stade tel un héros de la guerre. Malgré tout l’émotion est présente. La foule devenant silencieuse quand Jason apparaît, les larmes dans les yeux du jeune homme visiblement très ému. Mais aussi le discours de Riggins à la fin du match . Lui qui n’a pas l’habitude de parler, il est allé à l’essentiel et on ressent sa douleur de ne plus avoir Street à ses côtés lors du match ou dans la vie de tous les jours. Tim est d’ailleurs l’homme du jour car il entre à la mi temps sur le terrain pour sauver une première partie de match catastrophique pour les Panthers. Si l’amitié de Jason et Tim a survécu à la chaise roulante, on peut se demander ce qu’il en sera avec Lyla qui se met entre eux, aussi bien malgré elle. Tim aimerait bien pouvoir la détester, l’oublier mais il ne peut pas. Au moins, elle a une bonne influence sur lui car il décide d’arrêter de boire après une remarque plutôt cinglante de la belle brune.

On passe de la brune à la blonde et Tyra continue de nous ennuyer avec des intrigues sans intérêt. Cette fois elle a l’idée d’organiser une grande fête avec le frère de Tim et tous les deux se font beaucoup d’argent. Oui c’est bien beau mais à part ça ? Et bien rien. J’avais cru au début que Tyra allait devenir strip teaseuse dans un bar mais même pas. Au mieux Billy et Tyra parlent de Tim et on en apprend plus sur les deux frères Riggins. Tim ayant dû élever son jeune frère après la mort de leur père. Leur mère droguée et alcoolique avait apparemment d’autres préoccupations.

Conclusion, un bon épisode où il y a une bonne alternance entre les personnages et les intrigues. Mais celui souffre d’une fin trop convenue en ce qui concerne Brian et toujours cette pauvre Tyra qui nous sort une intrigue à la Kim Bauer. Elle n’est pas blonde pour rien.

Posté par tao of myself à 17:31 - Friday night lights - Permalien [#]

vendredi 21 mars 2008

Friday night lights : 1.06 El accidente

streetChacun doit savoir où est sa place, voilà comment on pourrait résumer les différentes intrigues de cet épisode. Je ne sais pas si c’est une idée très claire celle que je viens de lancer mais c’est au fond ce que m’inspire cet épisode.

Matt Saracen parlons d’abord de lui. Depuis le début de la saison de foot, il a subi pas mal de changement dans sa vie, dans sa position au sein l’équipe et de la ville toute entière même. Mais que sont devenus ses vieux amis dans tout cela, Landry et Kastor ? Certes Matt ne les laisse pas sur le côté mais il est clairement entre deux chaises et doit faire un choix. Et ses amis de toujours n’aiment pas vraiment le voir intégrer de plus en plus l’équipe des footballeurs. Dans un sens je peux les comprendre, eux les " losers " voyant leur ami passer de l’autre côté des gars populaires. Kastor ne serait il finalement pas un peu jaloux ? Et même si c’était le cas, il ne méritait pas de se faire taper dessus par Reyes. Car le vrai responsable c’est Voodoo, c’est lui qui a dit à Reyes de retourner d’où il vient. Et on nous montre intelligemment que le racisme, ça ne se fait pas seulement entre blanc et noir mais également entre noir et latino. C’est quelque chose que l’on ne voit pas assez mais qui est finalement très réaliste, une communauté immigrante en pousse une autre en quelque sorte. Toute l’histoire autour du mensonge était très intéressante car on voit jour après jour, Matt tiraillé entre ce qui est bon pour l’équipe et ce qui est bon tout court comme il le dit au coach. Cette histoire entraîne aussi des tensions chez la famille Taylor, Tami et Eric voyant les faits différemment en fonction de leur profession.

Concernant Voodoo, franchement, je n’ai jamais aimé ce type. Désolé si je choque mais il a un vrai visage de crapule et on ne sait jamais s’il va sauter au visage de son interlocuteur ou pas. L’acteur est vraiment bien choisi car il fait limite peur. Je suis donc bien content de le voir dégager à la fin de l’épisode. Même si on peut se poser la question de savoir à quoi il a vraiment servi car il n’est pas resté très longtemps dans la série si son intrigue se termine comme cela. Il aura avant tout servi à montrer les magouilles et dessous des cartes comme lors de cette réunion entre Eric, Garrity et le mec de la commission où tout est finalement du copinage. Par contre j’ai trouvé que Garrity exagérait à la fin en voyant déjà la saison terminée après le départ de son protégé. Nulle doute, le coach Taylor va lui prouver qu’il a tort. Et je serai bien content quand Eric lui fera ravaler une bonne fois pour toute sa suffisance à son égard.

Pour Riggins aussi c’est le moment de savoir où est sa place et visiblement celle ci est auprès de son ami Jason Street. Il en aura fallu du temps mais les deux garçons sont enfin réunis comme au bon vieux temps, un temps que l’on n’a jamais connu en fait au moment où l’on a pris la série. Mais on sent que leur amitié est très forte et ils tentent de retrouver un peu des jours heureux de l’insouciance grâce à cette journée d’évasion avec Lyla. Intrigue classique mais rafraîchissante. Ça m’a fait penser au final de la saison 1 de Everwood quand Bright, Amy et Colin partent aussi à trois pour une ultime virée entre amis. Ici, Jason peut oublier quelques heures son handicap et Tim est un véritable ami pour lui. Même s’il ne faut tout de même pas oublier que entre temps il lui a piqué sa copine. Lyla essaye de son côté d’être une bonne fille. Elle sait qu’elle a mal agi mais espère que personne ne va trop en souffrir. Le fait qu’elle prend tout sur elle est assez révélateur mais aussi dans la continuité du personnage. Maintenant pourra t’elle résister longtemps et faire comme s’il ne s’était rien passé avec Tim ? D’autant que Jason va commencer à se poser des questions après les avoir vu à travers la fenêtre dans cette étreinte qui a duré encore et encore. Je ne suis pas sûr qu’ils se sont embrassé, on voyait assez mal mais c’est juste assez pour semer le doute chez Jason qui n’avait sans doute pas besoin de cela.

Ce que j’aime bien aussi dans la série c’est qu’elle prend son temps. Elle a pris son temps pour réunir Jason et Riggins et elle prend également son temps pour Matt et Julie. On sait qu’ils se plaisent mais ce n’est pas pour cela qu’ils se jettent tout de suite l’un sur l’autre ou qu’ils se lancent des regards amourachés à chaque scène. Non, pas du tout c’est plus subtil que cela. Par contre on continue de nous présenter Tyra comme la grosse salope vu qu’elle a déjà un autre mec dans son viseur.

Bref, après des intrigues moyennes dans le 1.05, la série rebondit parfaitement. On laisse un peu le foot de côté. Certes celui ci est toujours en toile de fond mais juste en toile de fond. On n’a pas besoin de sans arrêt nous montrer des matchs ou les gars à l’entraînement. On arrive aussi à nous montrer la vie à l’extérieur du monde du foot.

Posté par tao of myself à 17:02 - Friday night lights - Permalien [#]

mercredi 5 mars 2008

Friday night lights : 1.05 Git'er done

tatumUn épisode vraiment trop plan plan comme pour nous dire que Friday night lights peut nous offrir le meilleur comme dans les premiers épisodes mais aussi des intrigues frôlant l’ennuie le plus total ce qui est le cas dans cet épisode où tout se voit venir à des kilomètres à la ronde, y compris le résultat du match avec une bonne et grasse morale à l’américaine.

Tant qu’on est pour parler des défauts, je vais commencer par parler de Tyra et de son intrigue insipide avec un jeune mec travaillant dans la prospection de puits de pétrole. A part nous montrer Tyra en grosse salope couchant avec trois mecs différents sur 5 épisodes, je ne vois pas trop ce que ça apporte. Son intrigue étant complètement déconnectée du reste de l’histoire. J’espère que c’était juste une histoire d’une nuit et rien de plus.

Niveau coucherie mais un peu plus sordide, on a Tim et Lyla qui continuent de se voir. Si Lyla semble assez réaliste sur ce qu’elle fait, Tim lui ne veut toujours pas parler de Jason, ce qui pousse Lyla à le provoquer avec raison. Il couche avec la copine de son copain paralysé mais refuse d’aller le voir à l’hôpital. On sent que cela est très dur pour lui et la scène de l’hôpital est vraiment émouvante avec les deux garçons se retenant de pleurer. Une scène extraordinaire, tout en simplicité mais on peut se demander si Tim aurait été voir Jason si toute l’équipe ne l’avait pas fait. C’est en tout cas un pas en avant. On voit également dans cette scène combien Jason compte sur Saracen qui est clairement son successeur à ses yeux.

Mais le gros de l’intrigue de l’épisode réside avant tout dans le premier match en déplacement des panthers face aux Tigers et on a comme durant le dernier épisode cette fameuse interrogation de savoir qui Taylor fera monter sur le terrain. L’équation est simple, il a confiance en Saracen, l’équipe est derrière lui mais visiblement le garçon n’a pas encore confiance en lui même et pourrait décevoir. Là où même s’il n’aime pas Voodoo, le coach sait qu’il peut gagner le match. Saracen est d’ailleurs de mieux en mieux intégré dans l’équipe et on dirait qu’il s’est trouvé un nouveau pote en la personne de Smash. Ça m’a assez surpris comme revirement de situation là où l’on présentait au départ Brian comme le méchant. Et ça me plaît bien comme idée, ça montre que rien n’est figé. Durant le match et même avant tout est fait pour nous montrer le mauvais côté de Tatum qui en fait uniquement à sa tête. Déjà le face à face dans le bureau entre lui et le coach est une scène très intense et ce qui en ressort c’est uniquement la vérité. Ils doivent cohabiter et n’ont pas vraiment le choix. Certes Voodoo fait marquer des points à son équipe mais il joue avant tout pour lui en ne respectant ni l’équipe et encore moins le coach Taylor. La deuxième partie du match est elle particulièrement américaine avec Saracen qui monte sur le terrain pour amener son équipe à la victoire en suivant évidemment les consignes du coach tel le brave garçon qu'il est. J’avoue, j’ai trouvé cela vraiment lourd comme morale.

L’après match est par contre très bien mené car on voit combien une victoire sportive galvanise la population qui est comme un seul homme derrière le coach Taylor. J’ai vraiment bien apprécié ce moment de grâce à l’état pur. Mais celui ci pourrait être de courte durée car l’arrivée assez irrégulière de Voodoo fait poser des questions au comité sportif. Bref tout est fait pour enfoncer le quaterback mal aimé. Taylor n’a jamais voulu de lui, il a été imposé de force par Garrity et maintenant c’est Eric qui va se ramasser tous les emmerdes avec l’enquête de la commission et à terme, on pourrait carrément leur retirer leur victoire de la veille à cause de ce gros con caractériel qui n’en fait qu’à sa tête.

Au milieu de tout ça, on a Jason Street dont l’intrigue est toujours bien menée. On voit un changement d’état d’esprit chez le personnage. Il semble accepter sa condition d’handicapé et décide de se battre. Il semble reprendre un peu goût à la vie dans un fauteuil roulant et cela grâce son colocataire. Même s’il est assez rude, il fait bouger Street et lui donne ce dont il a besoin. Il sait par où il passe ayant lui même été un athlète et il sert dans un sens de guide à Jason dans sa nouvelle vie. Mais cela sans violon ni grande musique larmoyante. Bref, j’avais assez peur au départ de cette intrigue sur le handicap et finalement c’est l’une des intrigues les plus constantes de la série.

Bon au final, je pense que l’on va oublier tout cela. Mis à part quelques scènes fortes, les intrigues n’évoluent pas beaucoup et je dois dire que je me suis un peu ennuyé surtout dans la partie consacrée au match qui était beaucoup moins rythmée et surtout beaucoup trop prévisible. Finalement ce que je retiens c’est l’entente formidable entre Eric et Tamy. Enfin une couple marié normal qui se soutient, qui s’aime, chacun étant là pour l’autre. Ils sont les meilleurs amis du monde et leur complicité fait plaisir à voir même s’ils exposent leur bonheur un peu trop à la face du monde, là aussi ça fait un peu trop le rêve américain. Et puis pour finir sur la fille Taylor, le rapprochement se fait lentement mais sûrement entre Julie et Matt, même si Saracen est toujours aussi maladroit avec les filles. Vite le prochain épisode pour effacer tout cela.

Posté par tao of myself à 17:24 - Friday night lights - Permalien [#]

lundi 4 février 2008

Friday night lights : 1.04 Who's your daddy

fnlAprès trois épisodes particulièrement intenses et pratiquement remarquables dans tous les sens du terme, Friday night lights décompresse dans un épisode d’avantage centré sur les personnages, plus introspectif finalement. Je ne dirai pas que je n’ai pas aimé mais la série nous montre nous une autre facette de ce qu’elle veut explorer comme histoire. Pour le moment on est encore dans la phase d’exploration et FNL n’est pas prête à rentrer dans le moule.

L’épisode fonctionne en fait selon deux axes. Il nous montre que rien n’est tout blanc ou tout noir et continue de contraster ses personnages clés et il y a aussi une partie consacrée d’avantage aux couples sans pour autant tomber dans la niaiserie des séries pour adolescents.

Ainsi, on met un peu de côté Tatom " Voodoo " dont l’entrée dans l’équipe à la fin du dernier épisode pouvait nous laisser croire qu’il serait un des éléments majeurs de la suite des intrigues. Et en fait pas du tout. J’aimerai revenir tout d’abord sur la fête des footballeurs en début d’épisode où Voodoo se pointe décidé à marquer son empreinte et j’ai adoré la réaction de Smash. On aurait pu croire que les deux bad boy se seraient associés mais au contraire, Smash ne semble pas du tout apprécier le petit nouveau. Il défend avant tout son équipe, restant plus que jamais unie face à cet outsider malgré les distensions internes. Bref j’ai adoré Smash dans cette scène car même si on ne le voit pas beaucoup, cette simple petite altercation nous montre que les choses ne sont pas figées et j’ai adoré cela.

La présence de Voodoo sert surtout à Matt, se remettant encore plus en question durant cet épisode. Il est mis sous pression de toute part. Sa position dans l’équipe est affaiblie et il cherche visiblement des alliés. C’est sans doute pour cela qu’il participe à l’expédition de représailles contre l’équipe adverse. On nous montre d’ailleurs une facette de Saracen que l’on ne connaissait pas, la violence et l’acharnement qu’il montre contre cette voiture nous montre à quel point il est frustré et combien il a besoin de se défouler. Il n’est donc en rien un grand héros comme pouvait l’être Jason Street et c’est en cela que le personnage de Saracen est formidable. Le début de sa romance avec Julie est assez classique mais malgré tout amusante surtout quand le coach comprend son erreur quand il a conseillé à Matt de se taper la fille qu’il aime sur le siège arrière de sa voiture. Cette dynamique promet d’être intéressante car on sent une relation très père fils entre le coach Taylor et Matt. La scène tout simple de vidéo conférence avec le père de Saracen en Irak nous replonge dans la réalité actuelle mais sans patriotisme, juste un élément de plus pour nous montrer ce que vit l’Amérique d’aujourd’hui au quotidien. L’intrigue de la grand mère de Matt est aussi extrêmement belle. J’ai été bluffé par la justesse de ces séquences entre ces moments de lucidité et d’égarements. C’est également une très lourde responsabilité sur les épaules du jeune homme. Et cette intrigue est incroyable tellement elle dégage quelque chose d’extrêmement fort. On a également là une histoire très réaliste sans mélodrame, sans surenchère ou musique larmoyante venant enrober tout cela. Non, on a des scènes simples, limite à l’état brut, criante de réalisme.

La fête chez les Taylor est aussi l’un des grands moments. En dehors des scènes classiques du barbecue. On nous montre combien le football affecte la vie de Tami et Eric sans arrêt mis sous pression. Eric toujours de plus en plus pressé par Garrity afin de savoir quelle sera sa stratégie pour le match. Le tout étant une question de confiance, si Taylor choisit Voodoo cela signifie qu’il marche dans la stratégie des " gros " de la ville, choisir Saracen serait se mettre à dos tous ces gens influents. Maintenant, l’important est de gagner.

Plus extérieur, l’intrigue sur Jason n’en reste pas moins très efficace. Celui ci doit essayer de se faire à sa nouvelle vie ce qui est loin d’être facile. Finalement celle qui a encore la réaction la plus normale face à Jason, c’est Tyra. Elle n’essaye pas d’être sa nouvelle meilleure amie car ils n’ont jamais été proches mais dans un sens elle pense qu’elle lui doit en quelque sorte des excuses pour l’attitude de Tim se refusant toujours de venir le voir. Cette scène est toute simple mais particulièrement réaliste et touchante. Par contre je ne sais pas vraiment quoi penser de ce début d’histoire entre Tim et Lyla. Comme elle le dit elle même, elle essaye sans doute de retrouver le Jason d’avant en son meilleur ami. C’est terriblement humain et terriblement triste car elle continue de vivre dans un monde l’illusion. Par contre on ne sait pas vraiment pourquoi Tim vient la voir, dans quel état d’esprit il est. Il reste un garçon très secret et j’ai beaucoup de mal à cerner ce personnage qui semble avoir de nombreux démons intérieurs.

Bilan : Un épisode de transition, sans scène de match pour une fois mais qui approfondit les personnages et qui permet de d’avantage d’attacher à ceux ci. Je pense à Matt mais aussi à Tami ainsi qu’à Lyla et Tyra que l’on commence à mieux connaître. Ce qui me frappe aussi dans la série c’est l’environnement dans lequel vivent les personnages. Pas de top model chez les filles, pas de monstres bodybuildés chez les garçons même s’ils sont footballeurs, pas de grandes villas avec piscine. Bien du contraire, la maison de Matt et de sa grand mère est au contraire très modeste. Tout cela renforce encore plus le côté réaliste de la série d’autant que la photo limite documentaire de la série se veut au plus proche de la réalité.

Posté par tao of myself à 18:09 - Friday night lights - Permalien [#]

jeudi 17 janvier 2008

Friday night lights : 1.03 Wind sprints

fnl03Le dernier épisode nous avait laissé intelligemment au début du deuxième match des Panthers mais cela était pour mieux y revenir dans celui ci. J’ai d’abord cru que tout l’épisode allait se concentrer sur ce match afin de nous le faire vivre quasiment grandeur nature mais là aussi la série surprend en préférant nous en montrer les conséquences, les conséquences de la défaite. Le premier a en payer le prix est le coach Taylor immédiatement mis sur le grill par les gens importants de la ville. On s’interroge sur sa méthode et les habitants ne se privent pas de déjà parler d’un futur déménagement pour le coach et sa famille. Garrity qui n’a visiblement jamais pu encadrer Taylor, travaille déjà dans son dos afin de recruter un nouveau quaterback histoire de remplacer Saracen qui ne fait pas l’affaire selon lui. Le pire est sans doute la manière dont cela est fait. Dillon fait semblant d’avoir le cœur sur la main en accueillant une famille victime de l’ouragan Katrina mais si Ray Tatoom n’était pas un si bon joueur Garrity et sa ville ne se serait sûrement pas intéressé au sort de cette famille qui a tout perdu. C’est incroyablement hypocrite et cette scène dans la petite chambre de motel mettait vraiment mal à l’aise. Un véritable guet-apens jouant sur la misère humaine et Taylor n’est pas prêt à entrer dans ce jeu là. Il reste fidèle à ses convictions et continue de croire en son équipe qu’il soutient aussi dans la défaite. La fin est à ce sujet extrêmement juste, le coach accueille Voodoo dans son équipe, après tout celui ci n’en peut rien des magouilles de coulisses. Mais Taylor ne semble pas prêt à renoncer à Saracen pour autant, même si ce nouveau venu sonne comme une véritable menace pour l’ensemble des Panthers.

La défaite, elle est aussi dans le cœur des joueurs. Saracen évidemment se remet en question et préfère sauter quelques cours pour avoir le temps de s’entraîner. Le football après tout c’est tout ce qu’il a pour s’échapper du quotidien. Un quotidien où son père est en Irak et pourrait ne jamais revenir et une grand mère dont on imagine qu’elle souffre de la maladie d’Alzheimer. Smash tente lui de redonner confiance en l’équipe en s’imposant comme leader mais Taylor n’est pas prêt à se laisser marcher sur les pieds et il fera clairement comprendre à son équipe qu’il est toujours bien le chef en les rappelant tous, limite en pleine nuit pour une séance d’entraînement improvisée. J’ai trouvé cela un poil exagéré et finalement très américain comme démarche mais ce qu’il faut vraiment en retenir c’est que tous les joueurs sont là, aucun ne manque à l’appel ni ne se rebelle. C’est d’ailleurs quelque chose qui m’a assez surpris depuis le début de la série. A chaque fois qu’un jeune parle à un adulte, on a toujours droit à des " oui, monsieur ", " oui, madame ". Une forme de respect qui me laisse vraiment admiratif. Même ce sauvageon de Tim Riggins y va de ses " oui, madame " quand il croise la mère de Jason Street.

Jason justement. J’ai adoré son intrigue dans cet épisode. En fait, il ne s’agit pas vraiment d’une intrigue mais on suit simplement son quotidien et on est limite dans un documentaire. On touche au plus près de la réalité et je suis très impressionné par cette capacité de la série. Sa dispute avec Lyla est formidable car terriblement réel. Lyla continue de vivre dans un rêve en pensant qu’un jour tout rentrera dans l’ordre et elle avait sans doute besoin d’entendre ce que Jason lui dit. Et il avait sans doute besoin de dire aussi tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Qu’il ne remarchera plus jamais, que le football c’est fini pour lui et que lui et Lyla ne se marieront jamais ensemble. Les parents de Lyla font le même constat et ça n’a rien d’horrible ou d’inhumain. Mais c’est au contraire réaliste. Voir leur fille passer ces journées à l’hôpital avec son petit ami handicapé, ce n’est sans doute pas ce que rêvent les parents pour leur enfant. D’autant plus que le père de Lyla magouille en sous sol pour remplacer Street au sein de l’équipe.

Tim, lui aussi continue de fuir la réalité dans un style qui lui est propre. Il préfère éviter l’hôpital et boire des bières. Là aussi son engueulade avec sa copine Tyra est vraiment très forte. Il n’y a pas de long discours, on ne s’attarde pas avec des gros plans des visages sous fond de chansons larmoyantes pour signifier leur rupture. Au contraire, tout se fait de façon assez brutale et les deux acteurs brillent par leur performance dans cette scène. L’émotion vient d’elle même. Idem pour la scène entre Lyla et Tim, chacun souffre de sa propre façon d’avoir " perdu " Jason. Leur baiser n’a rien de choquant car visiblement le trio était très soudé mais j’aurai préféré que l’on évite, même si au fond ça ne dénote pas dans le contexte de cette séquence. Et visiblement ça ne voulait rien dire. Deux amis se consolant, se laissant aller après des moments difficiles pour tous les deux.

Finalement, on parle beaucoup des adolescents dans cette série mais on n’a pas l’impression d’être dans une série pour ados. Bien du contraire, tout est traité de façon adulte avec beaucoup d’intelligence et de retenue en évitant les clichés. On nous montre avant tout une aventure humaine et comment tout mais alors là tout est lié au football dans cette petite ville du Texas.

Posté par tao of myself à 17:39 - Friday night lights - Permalien [#]

dimanche 30 décembre 2007

Friday night lights : 1.02 Eyes wide open

coachOn prend les mêmes et on recommence aurai je envie de dire. Une nouvelle semaine démarre et la trame narrative reste identique. On est dimanche et il reste moins d’une semaine avant le match de vendredi soir. Mais les choses ont bien changés depuis le match d’ouverture de la saison. Jason Street est paralysé et ne marchera sans doute plus même si tout le monde prie pour un miracle. On prie d’ailleurs beaucoup dans cet épisode mais cela n’est pas vraiment dérangeant car la série est là pour nous montrer ce qu’est l’Amérique profonde. Pas la société très européenne de New-York ni la très dévêtue de Los Angeles mais une Amérique croyant profondément à sa bonne étoile car avec la chute de Jason Street, c’est toute une ville qui est dans l’incertitude. Comme le dit le coach, Dillon attend de lui le titre national ni plus ni moins mais il n’est pas certain de pouvoir offrir à la ville ce qu’elle désire. Tous ces espoirs, le coach Taylor les met en Matt Saracen, le remplaçant de Street mais même celui ci doute d’être à la hauteur. Comme Saracen le dit à la télé locale, Jason Street était le red hot chili peper, tout le monde l’aimait, c’est un mec génial mais il n’est pas certain de pouvoir le remplacer car il n’est pas Jason Street tout simplement. Mais il est prêt à mettre tout ce qu’il a dans la bataille. Oui, Matt est quelqu’un de bien et sous ses airs un peu timide on sent qu’il peut devenir un meneur. Ce sera sans aucun doute l’une des grandes trames de la série et de la saison. Savoir quel genre de joueur Matt peut devenir tout en se démarquant de Jason Street la légende locale. Mais ses coéquipiers lui donneront il sa chance ? Là ce n’est pas gagné. Smash est en tout cas fin prêt pour lui voler la vedette.

Visiblement Smash n’attendait que cela pour s’autoproclamer le leader de l’équipe. Et on peut parfaitement comprendre la réaction de Riggins au Diner quand il entend Smash prendre tous ces airs, prêt à faire oublier son ancien rival. Forcément comme dans toute série il faut un méchant et apparemment celui ci sera Smash malgré sa petite gueule d’ange. Il est décidé à prendre la place dans le cœur des fans de l’équipe et il ne se fait pas prier pour passer du beau temps avec cette garce de Tyra la petite amie Tim Riggins. Malgré cela, je n’ai pas l’impression que c’est un mauvais type. Il veut avant tout s’amuser et être reconnu car visiblement il n’est pas facile d’exister en tant que noir dans une petite ville comme Dillon où le racisme même passif ne semble pas avoir évolué depuis les années 50. Même pour prier blancs et noirs sont séparés. On dirait que les deux communautés se rassemblent uniquement au stade. Parlant de Tim Riggins, on ne le voit pas beaucoup mais quelques instants permettent de nous montrer à quel point il est perturbé par ce qui arrive à son meilleur ami. Il est incapable d’aller le voir sur son lit d’hôpital mais se repasse en boucle encore et encore les images du match comme pour se persuader que cela est bien réel. Bref , pas besoin d’en faire des tonnes pour laisser passer l’émotion.

Et Jason dans tout cela ? Ses rêves se sont brisés en même temps que sa colonne vertébrale et cela sans jeux de mots douteux. C’est finalement lui le plus réaliste, il sait dans quel état qu’il est, il le ressent de tout son être. Malgré tout, il supporte Matt Saracen et à confiance en lui pour mener l’équipe à la victoire. Il est également très réaliste en ce qui concerne son avenir avec Lyla là où celle ci est toujours dans le déni de la situation. Les scènes à l’hôpital sont vraiment poignantes et dures. Et au final on n’a pas de long discours sirupeux, au contraire le coach a même du mal à trouver ses mots face à Jason et ça reste l’une des scènes les plus fortes de l’épisode.

Et au milieu de cette tristesse, de ses doutes et autres remises en question, on arrive à avoir l’un ou l’autre traits d’humour comme avec la grand mère de Matt quand le coach s’arête chez eux. On voit aussi combien Matt à honte de ce qu’il est. Il n’est pas un gars très riche, loin de là mais veut s’en sortir et en cela il n’est pas si différent de Riggins j’ai envie de dire. L’épisode tourne d’ailleurs beaucoup autour de Matt comme dans cette autre scène clé la veille du match dans le stade entre le coach et son nouveau quaterback. Une scène poignante, touchante nous montrant à quel point le sport influence la vie de ces deux hommes mais aussi celle de toute une ville.

L’épisode intelligemment se clôt là où la tension est la plus forte, à l’approche du deuxième match, comme pour nous dire que le plus important a été dit ou montré. De l’émotion à l’état brut montré de façon extrêmement pudique. Celle d’une petite ville touchée en plein cœur mais qui essaye de croire que tout est possible face aux lumières du vendredi soir.

Posté par tao of myself à 15:50 - Friday night lights - Permalien [#]

vendredi 21 décembre 2007

Friday night lights : 1.01 Pilot

friday_night_lightsTout d’abord je dédie cette review à mon très cher ami et collègue de Serieslive on Air, Amaury. Depuis pas mal de temps, il n’arrête pas de me soûler avec une série portant le nom de Friday night lights tellement cette série est formidable, magnifique et parfaite selon lui. En cette période de grève des scénaristes, je cède donc à la pression pour regarder le pilot de ce que les initiés appellent FNL.

Adulée par la critique mais boudée par le public, Friday night lights nous entraine dans la petite ville de Dillon au Texas. Une ville vivant exclusivement pour son équipe de football américain, les panthers. L’ambition de la série est simple, nous faire vivre la saison de foot quasiment en temps réel. Match après match, entre victoire et défaite. C’est exactement ce dont il est question au cours de ce pilot. Il n’y a pas vraiment d’intrigue mais à la manière d’un documentaire, on suit la semaine précédent le premier match d’une saison promettant d’être exceptionnelle. La pression est d’ailleurs à son comble pour le nouveau coach de l’équipe Eric Taylor, Kyle Chandler trouvant enfin un rôle à la mesure de son talent. Celui ci n’est d’ailleurs pas épargné par les hommes politiques et influents de la ville comptant sur lui pour emmener leur cité dans une autre dimension car forcément l’économie de la ville se verrait boostée par le parcours des panthers en championnat. Pour cela l’équipe compte sur Jason Street le meilleur joueur de l’équipe, le quater back de rêve. La presse est d’ailleurs là pour lui et rien que pour lui, ils n’ont d’yeux que pour ce jeune athlète La presse et les équipes nationales pro sont déjà prêtes à faire signer le jeune homme. Peu importe les rumeurs de racisme qu’il aurait proféré à l’égard d’un autre joueur de l’équipe. On met cela avant tout sur le compte de la rivalité entre les joueurs.

Bref tout est fait pour nous démontrer qu’il ne s’agit pas seulement de football, même si tout y est lié dans cette petite ville.

Arrive alors le match. Et évidemment se pose à ce moment là la question de savoir si les scènes de sport fonctionnent ou pas car c’est forcément toujours compliqué ce type de scènes que ce soit dans un film ou dans une série. Je la jouerai franchement avec vous, je n’y connais rien au football américain, je ne suis même pas un fan de sport à la télé. Et pourtant les scènes du match fonctionnent. On se laisse emporter par les placages, par les joueurs courants sur le terrain, par les pompom girls, par les touchdowns et on a une seule envie savoir si les panthers vont l’emporter. Je me suis même surpris à crier un " Go, panthers ! ", même si le match était bien sur joué d’avance car parfaitement scénarisé. Bref tout était parfait en effet comme Amaury le disait mais malheureusement je suis un peu plus réservé sur la suite et sur le drame se passant sur le terrain. Street subit un mauvais placage et sort du terrain sur un brancard. La foule silencieuse est médusée, Street ne sent apparemment plus ses jambes et le diagnostic une fois à l’hopital n’est pas plus optimiste. Je l’avoue, j’ai été plus mitigé face à ce rebondissement un peu trop facile et cliché. Même dans Dawson, cet idiot de Cliff avait prévu un tel retournement de situation dans son film amateur consacré au football. Bref je ne sais pas quoi penser. Dans un sens c’est inattendu de casser directement le héros de la série, de l’autre c’est un peu trop facile d’en faire une victime pour accentuer encore plus le côté légendaire, limite martyr. Et dans la plus grande tradition américaine, les panthers gagnent malgré tout le match et arrivent à vaincre dans l’adversité. Limite la grosse fin à l’américaine.

Le pilot offre également une impressioinnante galerie de personnages dont on se doute qu’ils seront d’avantage explorés dans les épisodes à venir. Je retiendrai surtout Brian " smash " Williams, le rival de Street véritable showman, Matt le remplaçant de Street voyant dans cet accident l’occasion de briller à son tour ou encore (évidemment devrai je dire) Tim Riggins le beau gosse de l’équipe, rebelle dont la vie n’a pas toujours du être facile pour lui alors qu’il vit avec son frère aîné. Dans cet univers très masculin, quelques femmes se détachent malgré tout, à commencer par la femme du coach qui aura sans doute fort à faire vu les nouvelles responsabilités de son mari. Du côté des Taylor, on compte aussi leur fille Julie qui semble vouloir échapper à l’univers très footbalistique de la ville et pour terminer l’inévitable cheerleader, Lyla dont on imagine vite que sa relation avec Jason sera fortement perturbée vu que l’on imagine le garçon paralysé.

Bref sans être parfait, ni forcément addictif, le pilot est malgré tout très prenant et donne envie d’en savoir plus, car comme beaucoup de série, il faudra sans doute plusieurs épisodes afin de voir la série et ses personnages se mettre en place. Mais vu les bonnes critiques, j’ai assez confiance en la série. Je pense donc me laisser guider sans trop me poser de question et on verra bien ce qu’il ressortira de la série après quelques épisodes.

Posté par tao of myself à 18:37 - Friday night lights - Permalien [#]

Friday night lights : Photos promos

fnl01

Pour l'équipe des panthers de Dillon, le football est plus qu'un sport, c'est une religion, c'est un état d'esprit, c'est leur vie.

Friday Night Lights

Le casting en photos :

kyle_chandler scott_porter gaius_charles minka_kelly taylor_kitsch

Kyle Chandler (Coach Eric Taylor) - Scott Porter (Jason Street) - Gaius Charles (Brian "Smash" Williams) - Minka Kelly (Lyla Garrity) - Taylor Kitsch (Tim Riggins)

connie_britton zach_gilford aimee_teegarden jesse_plemons adrianne_palicki

Connie Britton (Tami Taylor) - Zach Gilford (Matt Saracen) - Aimee Teegarden (Julie Taylor) - Jesse Plemons (Landry Clarke) - Adrianne Palicki (Tyra Collette)

friday_cast1 friday_cast2 friday_cast3 friday_cast5 friday_cast4

Posté par tao of myself à 15:37 - Friday night lights - Permalien [#]
« Accueil  1