mercredi 4 juin 2008
FBI portés disparus : 6.15 Déjà vu
Ça commence bien et puis à un moment, je ne sais plus trop comment c’est devenu mauvais, à point tel que ça en est devenu drôle. Prenez Jack Malone du FBI. Il s’est fait tirer dessus, laissé pour mort et pourtant il n’a pas encore compris qu’il était trop vieux pour ce genre de conneries. Jenifer Lang crie à l’aide pourchassée par Joe Giusti et voilà notre Jack sorti de l’hôpital avec une tête qui fait peur, des grosses croûtes toutes rouges bien dégueulasses sur le visage, le regard d’un dément. Franchement qui le prendrait au sérieux ? Il ressemble plus à un clochard ivre qu’à un agent du FBI. Il fait d’abord peur à la mère de l’adolescente disparue pour la deuxième fois en moins de 20 ans épisodes. Et je me demande comment personne n’a pensé lui à voler son super téléphone dernière technologie (peut être un Iphone, je ne suis pas un spécialiste). Ça n’aurait pas été difficile vu l’état de ce pauvre homme. Pas étonnant de le voir se faire renverser par le camion du suspect. Mais malgré cela il est toujours vivant, rien n’arrête Jack Malone. Il arrive à retrouver Jenifer grâce à son rêve mystique du diner de l’épisode précédent et tue son kidnappeur/ violeur. Le tout en étant à moitié mort. J’aurai pu être consterné, râler sur le ridicule dans lequel la série s’enfonce. Au contraire, ça m’a vraiment fait marrer et chacune des scènes en compagnie de Jack était un numéro de sitcom bien meilleure que Britney Spears dans " How I met your mother ". Baiser Vivian une première fois ne lui visiblement pas suffi, il fallait qu’il l’humilie une deuxième fois en résolvant la totalité de l’enquête. Je comprend pourquoi James Marsters n’a pas voulu remettre les pieds dans cette galère..
Mais Vivian, elle est cool. Elle n’en veut pas à Jack. Pendant ce temps elle joue au grand chef par intérim. Et pour la première fois depuis au moins deux ans, chaque enquêteur est bien utilisé, chacun à un rôle bien défini et on les voit tous à l’écran de manière plus ou moins équivalente. Ça faisait vraiment plaisir à voir, on retrouve la série telle qu’elle était dans les premières saisons. Ça fait même bizarre vu qu’on y est plus tellement habitué aux petites plaisanteries entre Martin et Danny. Seule Sam se préoccupe de Jack, pendue à son téléphone portable. Son esprit maternel lui joue des tours. Tous les agents sont sur le pied de guerre pour retrouver un homme qui a disparu après trois ans passé dans le coma. Les fausses sont intéressantes mais restent des fausses pistes. L'homme croyant Jay capable de sortir son fils du coma était tout de même marrant. Ce genre de personnage un peu allumé, c'est toujours drôle. La solution est à trouver dans une histoire entre deux frères car entre deux frères il y a toujours une femme dans tout bon soap qui se respecte. On se demande bien pourquoi parler de l’ex maîtresse morte trois ans plus tôt car cela n’a rien à voir avec la disparition. Au plus, ça emmerde son frère qui finira en prison vu qu’il est responsable dans cet accident. Sans qu’on s’y attende, on retrouve le disparu à nouveau dans le coma à l’hôpital. Le docteur déclarant à Martin que dans des cas comme celui là, ça peut souvent se produire. Il y a du avoir un problème dans le découpage de l’épisode car la chute tombe comme un cheveu dans la soupe sans aucun rapport avec le reste de l’histoire. Il aurait au moins valu une deuxième scène pour mettre en scène cette conclusion car sur le moment je n’ai même pas tout saisi. J’ai du me repasser la scène car tout se passe tellement vite qu’on ne comprend pas forcément tout. Dommage car le reste l’histoire tenait debout mais elle se termine dans trop de précipitation.
Il reste trois épisodes à la saison 6. L’intrigue de la traite d’êtres humains est maintenant clôturée définitivement mais on continue de pousser Malone vers un développement psychologique plus sombre. Jack devient de plus en plus une tête brûlée avec ses propres principes, n’écoutant personne si ce n’est lui même. Faisant la justice comme il l’entend. Ironiquement, sans lui, l’équipe d’enquêteurs fonctionne beaucoup mieux et on s’intéresse à tout le monde. Restera maintenant en plus de l’enquête du jour à suivre les dernières développements concernant la grossesse de Samantha Spade. Allez un accouchement pour le season finale me paraît plus que probable.
Bonus : Jack façon retour des morts vivants
lundi 26 mai 2008
FBI portés disparus : 6.14 Rejets
Une disparition sans artifice cette semaine dans FBI portés disparus et une enquête simple, sans grand retournement de situation. A priori, ça pourrait être ennuyeux mais pas du tout. La série revient à son concept de base, une disparition n’est pas forcément liée à une histoire rocambolesque. Diana est une adolescente ayant reçu récemment une transplantation du cœur et elle se pose beaucoup de questions sur le sens de la vie. A tel point qu’elle change littéralement de comportement, laisse tomber son petit ami pour le groupe plus populaire des pompom girls mais elle ne peut cacher son mal être. Comme un enfant adopté recherche ses vrais parents en quête de réponse, Diana part à la recherche de la famille de son donneur, un jeune garçon de 17 ans mort dans un accident de voiture. Alors certes, elle trouve la famille un peu vite pour des infos censées être confidentielles mais j’ai trouvé cela bien amené. On voit la douleur de cette famille brisée par la mort d’un être cher et voyant surgir dans leur vie cette jeune fille prétendant avoir le cœur de leur fils. Evidemment cela fait réapparaître des blessures qui ne guériront jamais et c’est magnifiquement mis en scène. La réaction du grand frère présent lors de l’accident est par contre assez incompréhensible. Il souffre c’est certain et ça se ressent mais pourquoi avoir pris une arme avec lui ? Tuer Diana se serait comme tuer son frère une deuxième fois, non ? Revenir sur les lieux de l’accident est très symbolique, Diana a finalement toutes les réponses qu’elle voulait mais cela lui permettra t’il de mieux vivre ? Cela on ne nous le dit pas mais on en doute. On espère pour elle que les choses s’arrangeront et qu’elle arrêtera de faire n’importe quoi comme de prendre l’ecstasy à une fête par exemple. Ainsi la série n’a pas besoin d’en faire des tonnes et signe l’une des plus belles intrigues de la saison par son authenticité et son émotion non frelatée par une mise en scène tapageuse.
Là où il y a beaucoup de mise en scène, c’est à l’hôpital car Jack est mal en point mais bizarrement là, il n’y a aucune émotion. C’est froid, pas émouvant. Vivian et Sam ont plus l’air de s’emmerder en attendant de voir Jack ouvrir un œil. On a du pseudo suspense avec la machine à bip bip faisant un drôle de bruit et à la fin un humour de super marché, Vivian tentant d’achever Jack à coup d’article débile de magazine people. Le comble, le supérieur de Jack lui annonce qu’il peut se reposer tranquillement, aucune enquête ne sera ouverte à son encontre même s’il a enfreint 50.000 règles et craché au visage de Vivian en lui piquant son enquête. Elle même ne trouve pas cela important, Romar étant en prison. Ça valait bien la peine d’en faire tout un foin la semaine dernière.
Adam Kauffman continue de se taper l’incruste dans la série, on le voit plus à l’écran que Rosalyn Sanchez, c’est dingue ça. Après avoir investi la vie privée de Poppy Montgomery, il vient la surveiller au travail. Faudrait pas que les scénaristes lui fasse embrasser Anthony Lapaglia ou Eric Close, sinon le mec il va se prendre un gros coup de boule en pleine tête, c’est clair et net. L’intrigue prend forme et est presque un conte de fée moderne. Deux amants d’un soir attendent un enfant et découvrent le grand amour. Brian lui semble y croire, fait des efforts et essaye de connaître la demoiselle originaire de l’état du fromage. Il ne veut pas être un simple nom sur un morceau de papier et croit pouvoir jouer un rôle dans la vie de Sam et de son fils. Car oui ce sera un petit garçon. Il semble être quelqu’un d’honnête et de gentil mais bizarrement je ne trouve pas l’alchimie frappante alors que les deux acteurs sont ensemble hors caméra. Je suis un peu déçu de ce point de vue là mais en même temps, on peut se dire qu’il y a un joli travail d’acteurs car ils savent laisser leurs sentiments au vestiaires. Pas comme Adam Brody et Rachel Bilson dont la complicité hors écran transpirait devant la caméra.
Contrairement à la semaine dernière, je suis donc satisfait. Une disparition simple mais efficace, un minimum de temps passé en compagnie de Jack Malone et une surprenante évolution dans l’intrigue de la baby menace devenant presque le leitmotiv pour revenir la semaine prochaine afin de savoir ce qu’il se passera entre les deux " amis " ayant un bébé.
lundi 19 mai 2008
FBI portés disparus : 6.13 Justicier solitaire
Retour de FBI portés disparus sur la RTBF après une petite pause faute de doublage. Une pause qui correspond aussi à la pause américaine due à la grève des scénaristes. Après avoir brandis des pancartes dans les rues, les acteurs de FBI retournent au boulot et ça se voit. Jack à la boule à zéro ou presque, Danny s’est laissé pousser d’horribles rouflaquettes et Sam ne peut désormais plus cacher qu’elle est enceinte. Une chose reste pourtant constante, Jack est un gros con. Jaloux de Vivian, il torpille son enquête sur le trafic d’êtres humains en partant lui même à la chasse au suspect sans en avertir personne. Conclusion, arriva ce qui devait arriver il se fait tirer dessus et fait semblant d’être mort. Joe et Romar ne sont visiblement pas très intelligents car ils ne pensent même pas à vérifier son pouls et ne remarque même pas le petit bidou de Jack montant et descendant au rythme de sa respiration. Malgré la disparition du boss, l’équipe ne semble pas vraiment s’inquiéter, ils prennent tout leur temps dans leur recherche, reconvoquent même des suspects en fonction des avancements de l’enquête mais tout cela dans une relative bonne ambiance. Pas de quoi se presser, no stress. Le climat est pourtant assez sombre, cela se reflète à l’image et assez étrange pour être souligné, il n’y a pas de compteur indiquant depuis combien d’heures Jack a disparu. Une signalétique qui d’habitude rythme chaque épisode et qui est ici absent, j’ai trouvé cela un peu perturbant.
Les flash backs eux sont toujours là et Vivan et Samantha se rappellent quelques bons moments passés avec du gros Tony ses derniers jours. Ainsi quelques jours plus tôt, Jack avait daigné descendre de sa chaise pour discuter avec Vivian et accessoirement se foutre de sa gueule car son enquête n’avance pas. Sam par contre se rappelle les bons conseils de Jack en matière d’éducation des enfants. Si tu as un problème, tu te demandes ce que ferait Jack et tu fais tout le contraire, ça devrait marcher. Une façon comme une autre de rappeler quel père lamentable il est. Par contre pour acheter des bonbons à un distributeur, il est le champion. Les angoisses de Sam au sujet de sa capacité à être une bonne mère sont intéressantes, on en fait pas trop en expliquant cela dans une seule scène en toute sobriété. Ce sera sans doute un thème de la fin de la saison. Sam gardera t’elle le bébé ou non au final ? On peut se poser la question.
L’enquête avance lentement mais de façon assez logique et en un seul épisode, l’équipe réussit là où Vivian toute seule piétinait depuis 12 épisodes. Le FBI met ainsi la main sur Romar. Voilà donc l’intrigue fil rouge de la saison déjà bouclée et cela à mon grand étonnement. Je m’attendais à suivre cette histoire jusque la fin de la saison car je l’aimais bien et Vivian était mise en avant ce qui est assez rare dans la série. Visiblement, ça ne devait pas plaire à tout le monde car le premier épisode post grève tourné clôture l’intrigue en recentrant tout sur Jack. Le suspense sur sa pseudo mort ne tient pas la route car on sait parfaitement que le personnage principal de la série ne va pas mourir. A la rigueur, il le pourrait en fin de saison mais pas à ce moment ci de l’année. Donc l’enjeu est finalement assez minimal et non Jack n’est pas mort, ça paraît évident.
Au final, j’ai vraiment eu du mal à rentrer dans cet épisode, l’image est assez sombre et surtout on a l’impression d’avoir loupé un épisode en voyant d’emblée Jack dans l’usine désaffectée en train de courser un suspect. Tout est fait pour que le téléspectateur s’en fasse pour le sort du personnage alors que je n’arrêtai de penser qu’il méritait ce qui lui arrivait en jouant au justicier solitaire et piquant l’affaire à Vivian. Et puis les scènes rêvées comme lorsque Vivian parle à Jack dans la voiture à la fin ou sa rencontre avec Jenifer sont vraiment mal amenées et il manque quelque chose pour qu’elles fassent leur petit effet. L’univers assez froid de la série collant assez mal avec ce type de scène un peu plus originales. On est donc dans la moyenne de la saison 6 qui ne restera sans doute pas dans les mémoires pour être une grande saison. A défaut, ça se laisse regarder sans avoir une envie pressante de zapper après trois images comme j’ai tendance à la faire avec Bones ou Numbers, deux séries policières que je ne supporte absolument pas.
mardi 22 avril 2008
FBI portés disparus : 6.12 Blessures de guerre
Grande nouveauté, FBI n’est plus sponsorisé par les fauteuils et canapés Stressless mais par le bâton de Berger. Un signe pour nous dire que la série sera désormais moins pantouflarde ? Trêve de plaisanterie, on lit souvent ça et là que FBI portés disparus est la série la plus progressiste de CBS. Elle le démontre à nouveau avec cet épisode revenant sur le traumatisme de la guerre en parlant des soldats revenus mutilés d’Irak. On ne nous dit pas que la guerre est mauvaise, on nous montre seulement ses jeunes hommes anéantis par ce qu’ils ont vécu là bas, poursuivis par leurs souvenirs. Et plus encore, on nous montre la souffrance de leurs proches devant vivre avec quelqu’un qui n’est plus le même. C’est le cas de la disparue, Laura Richards devant vivre avec un père autoritaire ancien de l’armée ayant combattu au Vietnam (ou Corée, peut importe) et qui a refoulé toute sa colère en lui sans jamais avoir extériorisé quoique ce soit. Aujourd’hui adulte, elle s’est totalement révoltée contre l’autorité de son père et contre l’institution de l’armée, allant même jusqu’à vouloir commettre un attentat contre une base américaine. Laura a malgré tout le bon sens de vouloir mettre un terme à cette folie avant qu’il ne soit trop tard mais le mal est fait. Un homme meurt dans l’aventure et la voilà fugitive. Entraînant son père dans l’aventure, ce dernier voulant racheter ses erreurs passées. Comme dans le dernier épisode, on essaye d’humaniser à nouveau Jack, celui ci comprend à la fois Laura et son père. Lui même a vécu la même situation avec son propre paternel. Comme il le dit, il lui a fallu attendre la mort de ce dernier pour qu’il lui pardonne cette éducation et la mort de sa mère. Dans le rôle de Laura, on retrouve Erin Chambers l’interprète d’ Amelia Delongpre dans Veronica Mars et malgré sa moustache, on reconnaît l’amiral Chedgwidden de Jag dans le rôle du père de Laura.
La scène au début où l’un des médecins apporte une jambe artificielle à un soldat est particulièrement forte et même dérangeante par son réalisme. Ce jeune soldat sentant encore son membre fantôme et refusant cette jambe en plastique ressemblant à la jambe d’un mannequin de vitrine de grand magasin. C’est bien beau de dire qu’il y a autant de morts et de blessés dans les journaux télévisés mais revenir au pays ne veut pas forcément dire y revenir en un seul morceau. Pour certains, la mort aurait sans doute mieux valu. Cette spirale de la guerre entraîne également des gens comme tout le monde à se révolter comme l’a fait Laura. Elle a certes passé la ligne jaune, mais le gouvernement n’est il pas un peu responsable là dedans ? C’est sans doute ce que pense Jack Malone en demandant à Martin d’attendre lundi matin avant d’envoyer l’avis de recherche aux autorités canadiennes. Histoire de laisser quelques heures d’avance à la jeune femme.
Vivian a voulu davantage de responsabilités au sein du FBI, elle doit alors se débrouiller. Ses relations avec l’agent Mars ne sont pas au beau fixe et elle doit recruter de troupes supplémentaires parmi les bras cassés du FBI. Les différentes interviews sont assez amusantes quoi que très classiques. On a déjà vu ce genre de séquences dans pas mal de séries où l’on voit défiler plusieurs postulants au profil assez folklorique. Arrive alors le beau gosse échappé des Feux de l’amour donnant des infos intéressantes pouvant remonter jusque Romard. Ne serait on pas petit à petit en train de mettre en place une équipe bis sous forme de test ? En vue qui sait d’une possible spin off ? ça donne en tout cas cette impression. Je ne serai pas forcément contre, d’autant si Vivian est à la tête de cette unité. J’avais bien aimé Thad Luckinbill dans un épisode de Nip/ tuck et c’est une bonne surprise de le revoir surtout qu’ici le jeune homme est habillé et pas cul nu.
Du côté de la grossesse de Sam, il ne se passe rien. Je pensais qu’on allait y faire allusion avec Martin ou avec Jack mais même pas. Un peu dommage car ça devient de plus en plus une évidence. J’ai même eu l’impression que l’on a utilisé une doublure quand on voit Sam de dos quand elle parle à Jack. On y filme Poppy Montgomery en gros plan puis quand on fait un plan plus large, on voit le personnage uniquement de dos. On a l’impression que ses cheveux sont un peu différent. Ça m’a donné une drôle d’impression.
Au final, on a un bon épisode. Un peu plus rentre dedans, prenant position sur le statut des soldats revenus d’Irak et un discours anti guerre sans être anti américain ce qui n’est pas souvent une position très conciliable avec George W. Bush. On évite pas toujours les raccourcis et les développements rapides de l’enquête mais ça reste globalement assez correct avec un final assez original. La disparue n’est pas retrouvée et il vaut mieux qu’il en reste ainsi.
vendredi 11 avril 2008
FBI portés disparus : 6.11 L'enquêteur
Cette semaine, pas besoin d’appeler les secours. Lucas Scott a disparu et ce serait bien si on ne le retrouvait pas car le beau gosse commence à m’énerver avec son ballon de basket dans une main, sa pom pom girl dans l’autre et son stylo d’écrivain entre les orteils vu qu’il écrit comme un pied. Oui, une nouvelle attaque gratuite contre One tree hill. Je ne serai pas moi si je ne le faisais pas. Et puis FBI me tend la perche avec cet homonyme ou presque. Notre disparu ne s’appelant pas vraiment Lucas Scott mais Scott Lucas. Vous avez remarqué la subtilité ? Comme Keith Mars, le brave Scott est détective privé et disparaît mystérieusement. La série revient une fois de plus à sa source en multipliant les possibilités de la disparition. Le politicien véreux, le macro énervé, le dealer de drogue. Ce ne sont pas les suspects qui manquent. On nous fait même croire que Scott est un méchant voyeur plaquant des caméras dans les appartements des femmes rencontrées à la laverie du coin de la rue. Des soupçons de pédophilie sur le jeune Adam plane également. Un vrai mix des différentes théories classiques de la série. Ça a le mérite de nous tenir en haleine car on part dans un sens puis dans un autre et sur le moment c’est réellement prenant. Une morale assez noire se profilant d’ailleurs à l’horizon. Scott tente d’aider Adam dont la famille d’accueil est tout sauf accueillante et il pense bien faire en retrouvant le père du gamin sauf que ce dernier est un méchant junkie essayant de l’étouffer avec un sac plastique pour lui piquer tout son matériel hi tech. Bref, voilà ce que l’on récolte en essayant d’aider les autres. Il aurait mieux fait de se mêler de ses affaires et puis c’est tout. L’histoire aurait d’ailleurs mérité cette fin assez sombre mais on choisit l’option du happy end. Scott est retrouvé et il veut devenir le tuteur d’Adam. Tout est bien qui finit bien. Ils vécurent heureux et urent beaucoup d’enfant. Enfin, la version politiquement correcte entre un homme et un ado, car on n’est pas dans Nip/ tuck et sa luxure. Comme d’habitude, Vivian fait tout le boulot et reste le contact auprès d’Adam. Ce sera d’ailleurs elle qui lui annoncera la bonne nouvelle à la fin. Comme quoi elle s’impose de plus en plus comme la chef de l’équipe de l’unité de disparition.
L’intrigue de la traite d’êtres humains rebondit mais pas de la façon dont on aurait pu le penser. La mère de la première victime retrouvée dans le season finale de la saison 5 demande à Jack d’aider sa fille en pleine dépression. Jack refuse dans un premier temps ne se sentant pas assez qualifié pour cela. La discussion entre Jack et Jenifer est extrêmement touchante même si Anthony Lapaglia est toujours aussi monolithique. Pour faire croire qu’il est touché, on lui a mis du savon dans les yeux, comme cela il pleure un peu. On le sent malgré tout pas mal ébranlé par cette petite visite. Retrouverait il des sentiments humains ? Car après Jack le gros misogyne raciste, on a droit au gros Jack alcoolique noyant le souvenir de sa dure journée dans le whisky. Un comportement charmant. Sam essaye de l’aider mais n’arrive pas à trouver les mots ayant elle même ses propres problèmes. Par contre c’est amusant, après avoir résolu l’intrigue du père de son enfant, on ouvre à nouveau un peu la porte. Et on se demande une nouvelle fois si Jack ne pourrait pas être le père en réalité. Le doute plane toujours un peu. La conclusion est en résonance avec l’enquête du jour. Doit on ou pas aller vers les autres pour les aider, au risque de se mettre soit même en danger ? Si Scott Lucas a été mis en danger physiquement, chez Jack c’est davantage de façon psychologique. J’ai bien aimé voir ce questionnement avoir lieu dans les deux intrigues, cela les rend moins indépendantes et elles trouvent d’autant plus un sens l’une avec l’autre.
Après une série d’épisodes très moyens et ennuyeux, j’ai un peu de difficulté à définir mon sentiment sur cet épisode. J’ai bien aimé oui, mais n’est ce pas simplement parce que les précédentes semaines étaient moins bonnes ? On dira donc moins mauvais par rapport aux autres mais rien d’exceptionnel finalement. Je ne sais pas si cet épisode restera longtemps dans ma mémoire comparé à d’autres enquêtes plus touchantes.
jeudi 3 avril 2008
FBI portés disparus : 6.10 Comptes de Noël
Zebra 3, Zébra 3. Alerte, le père Noël a disparu. Et tel le grinch, Jack Malone a décidé de saboter les fêtes de fin d’année. L’épisode aurait sans doute dû utiliser davantage la dérision pour cet épisode spécial Noël où un jeune père Noël de supermarché disparaît. Les personnages clichés défilent les uns après les autres dont une naine (Meredith Eaton déjà vue dans le docteur House), un sosie du père Noël, un proprio de tripot mafieux et un professeur d’université assez louche. Sans être pleinement efficace, l’épisode nous parle du burn out de certains étudiants qui après des années et des années d’études décident tout à coup de tout lâcher. Craquant ainsi sous la pression. Comprenant que le programme pour lequel il travaille sert à un plan de rationalisation du personnel d’une entreprise, Glen tente de se racheter en rendant les enfants heureux au centre commercial. C’est assez naïf comme comportement mais il n’a pas trouvé mieux. Et le soir, il utilise sa grande intelligence pour gagner en trichant dans un club de poker en compagnie de son ami le père Noël. J’avoue, avec tous ces chiffres, ça m’a pas mal fait penser à Numbers et ce n’est pas un bon signe car je n’aime pas cette série nous faisant croire que tout peut être résolu par ses horribles mathématiques qui m’ont fait m’arracher les cheveux à l’école. Episode de Noël oblige tout se termine en happy end, Glen se signalant lui même au FBI. Le tout se finit avec Glen et Danny distribuant des cadeaux aux enfants pendant que Jack est sommé par la manager naine du magasin de passer un habit de père Noël. Gentillet et sympathique mais on aurait aimé mieux. D’autant que les remarques de Jack étaient particulièrement drôles pour changer. Ainsi pour lui, le père Noël fait partie de l’imagerie pédophile . Ben oui, un gros monsieur d’un certain âge prenant sur ses genoux des petits enfants, c’est très suspect.
J’avais bien essayé de prévenir Sam mais elle ne m’a pas écouté. Brian n’a pas encore signé les papiers de renoncement de ses droits parentaux et elle commence à flipper. Vivian commence à soupçonner quelque chose vu qu’elle a entendu toute la conversation tout en faisant semblant de rien. Le little dirty secret de l’agent Spade s’ébruite de plus en plus, même si on fait toujours comme si de rien n’était en cachant le ventre de Poppy Montgomery. L’actrice restant continuellement assise. Visée à son bureau comme Anthony Lapaglia d’ailleurs. Comme deux membres de l’équipe sont impotents, les autres doivent se taper tout le boulot, ce qui explique pourquoi Vivian n’est pas en train de chercher des prostituées avec Spike le vampire. Aucune allusion d’ailleurs n’est faîte au sujet de cette histoire qui pourtant la plus intéressante de cette saison 6.
Petite review cette semaine mais je ne vois pas quoi dire d’autre sur cet épisode somme toute assez banal et anecdotique. Il reste deux épisodes avant la grève américaine. J’imagine donc qu’il y aura encore deux semaines d’épisodes sur La Deux avant de passer à autre chose car de toute façon la nouvelle livraison d’inédit ne devrait pas arriver tout de suite. Les épisodes seront peut être plus inspirés pour la deuxième partie de la saison.
mercredi 26 mars 2008
FBI portés disparus : 6.09 Une seule erreur
On en avait plus parlé depuis quelques semaines mais l’intrigue de la traître d’êtres humains est de retour. Vivian et Spike ont même un vrai bureau pour eux tout seuls. Et je dis bien tout seul car Jack ne veut pas travailler pour eux ni vraisemblablement leur donner une vraie équipe. Il doit jubiler d’écarter Vivian sur une voie de garage l’agent Malone. En plus il se fait vieux avec ses supers lunettes de geek. Ça doit quand même m’embêter de voir sa collègue sur un si gros coup alors il feint l’indifférence car l’intrigue est en tout point passionnante. On la suit uniquement quand elle avance, ça aide. L’une des filles arrive à appeler sa mère et l’équipe de choc débarque dans un bordel pour y trouver Henry Thomas le gentil Eliott de E.T transformé en proxénète. J’ai trouvé cela un peu choquant, ayant regardé à nouveau le film mythique de Spielberg il y a quelques semaines. Romar est assez intelligent pour se faire passer pour un simple client du bar à putes et est assez vite relâché. La fin est ainsi d’autant plus rageante pour Vivian car elle avait le mec et l’a bêtement laissé filer. Pour l’instant seulement deux filles sont retrouvés, dont une morte et l’autre dans un sale état. Cliché oblige, c’est la fille ayant passé l’appel téléphonique qui est retrouvée et pas une autre. Mais bon, on passe sur ce détail car j’ai trouvé cette intrigue vraiment bien menée. En plus elle risque de continuer encore quelques temps. C’est bien d’avoir un fil conducteur autre que la vie sentimentale des enquêteurs. En plus maintenant avec Henry Thomas et James Marsters, ça nous fait une jolie brochette de guest star. C’est toujours ça en moins de passé sans voir la tête d’Anthony Lapaglia. Oui, je sais, j’en rajoute un peu à chaque épisode sur son compte. Mais si j’aimais bien le personnage au début de la série, depuis l’intrigue Anne, il me sort de partout et ne sert plus à grand chose. Après tout je suis là pour donner mon avis donc autant le faire.
Les autres enquêteurs ont eux une disparition plus classique à résoudre. Une ex détenue a disparu et c’est l’occasion de parler intelligemment de la réinsertion difficile des anciens taulards et de voir l’impact sur les deux enfants de cette dernière. On évite pas les clichés du plus jeune toujours très attaché à sa mère et l’aîné plus critique sur les choix de cette dernière mais c’est relativement bien fait et réaliste du comportement de deux garçons de cet age là. Mais mis à part le traitement social intéressant, le reste est assez moyen. Je pense notamment à Sam montrant la photo du gamin à une possible suspecte dans la disparition de Natalie. Très malin de sa part, maintenant elle sait à quoi ressemble le témoin l’ayant vu, elle peut aller le buter. Bien joué Sam ! Heureusement pour elle, Marie n’a rien à voir avec cette histoire. Comme souvent ses derniers temps, la résolution tourne au n’importe quoi. Le plus jeune des garçons a tué sa mère par accident en conduisant la voiture et est reparti sans se retourner. Super crédible, mais bon on n’avait sans doute pas mieux. Bref dommage car l’histoire était bien construite jusqu’à ce dernier retournement.
C’est toujours un peu le même bilan depuis quelques semaines. FBI s’en sort avec un " peu mieux faire " comme on dit à l’école. L’intrigue de Vivian est bien menée malgré quelques facilités et un aspect jeu de piste à la " 24 heures chrono " passant d’indice en indice. L’intrigue du jour est elle intéressant sur le plan social comme sait si bien le faire la série mais on n’évite pas une fin brouillon. Les personnages récurrents sont toujours aussi interchangeables et les petites attentions de Danny pour Sam " attention femme enceinte " Spade commencent à devenir lourdes, d’autant plus qu’on cache toujours le ventre trop avancé de Poppy Montgomery et que Martin n’est toujours pas censé être au courant.
mardi 18 mars 2008
FBI portés disparus : 6.08 En cage
La baby menace allait poser des problèmes tôt ou tard. Et bien c’est finalement plus tôt que tard car ça vire déjà au n’importe quoi. On a au moins un éclaircissement sur le futur papa. Qui est le père du bébé de Samantha Spade ? Réponse, le père de du bébé de Poppy Montgomery, alias Andy Kauffman. La production n’a pas été chercher plus loin, ils sont drôlement futés. La première scène est à mourir de rire, Samantha faisant la tournée des bars pour retrouver le mec avec qui elle a couché lors d’un soir de beuverie. Ça fait genre la traînée de service et j’ai trouvé cela super drôle. Une fois qu’elle a son nom, Sam s’amuse à taper le nom du mec dans la base de données du FBI et visiblement l’agence a un dossier sur tous les citoyens américains, ce qui est assez flippant. Ce qui nous amène à la scène de fin totalement débile où Sam va voir le mec en question, lui raconte qu’elle est enceinte et lui demande de signer les papiers où il renonce à tous ses droits sur l’enfant à naître. Totalement hallucinant comme comportement. Non, mais sérieusement ! Elle veut un bébé toute seule, okay, je ne vois pas le soucis. Mais dans ce cas, on ne cherche pas après le donneur de sperme. C’est quoi ce délire ? De toute manière, elle ne l’aurait quand même jamais revu et il n’aurait jamais su qu’il avait un enfant avec cette traînée. Alors ça change quoi ? Au pire, il va maintenant vouloir jouer un rôle dans sa vie alors qu’ils ne se connaissent même pas. Et ça va plus emmerder Sam qu’autre chose. Ou alors serait elle tombée tout à coup très amoureuse d’un mec dont elle ignorait carrément le nom 48 heures plus tôt ? Ma foi ça ne serait pas étonnant de la part de Sam la salope psychopathe fétichiste des pelles et autres accessoires de jardin. Elle a même l’air toute heureuse de sa petite visite et d’avoir mis le bordel dans le couple du mec. Non mais je vous le dis, une vraie malade mentale.
J’ai de plus en plus de mal à comprendre le cheminement psychologique des personnages de la série. Prenez Jack, lui aussi c’est de pire en pire. Il apparaît dans deux scènes, trois maximum et il arrive dans cet intervalle à sortir une réplique limite raciste à un américain converti en prison à l’Islam. J’ai trouvé cela particulièrement choquant. Déjà avant de regarder l’épisode, je me disais " allez, je vais regarder Grosse Fesse " et bien c’est exactement ce que j’ai eu. Je supporte de moins en moins ce personnage de Jack Malone imbu de lui même, violent, dépressif et maintenant raciste. L’enfant de Sam n’héritera pas des gènes de ce gros con, c’est déjà ça.
L’intrigue du disparu était par contre pas trop mal. Et même si elle est très caricaturale, les personnages impliqués dans l’histoire sont attachants. Ainsi l’équipe se limitant en gros à Danny, Elena et Martin recherche un lutteur d’ultimate fighting disparu après un match. Tous les clichés liés à cette discipline sportive y passent. Brett Hendricks est un ancien enfant battu qui monte dans la cage pour extérioriser toute cette colère enfuie au fond de lui depuis l’enfance. Mais depuis quelques temps il se pose des questions sur pourquoi il se bat. Et se poser des questions dans ce genre de milieu c’est forcément suspect. A côté, on a son manager, une ancienne gloire du sport reconverti dans le trafic d’armes. Sa copine, une jolie blonde un peu cruche voulant quitter ce milieu. Et sa sœur qui s’offusque pour un rien car " son frère est un vrai sportif " et pas un petit bagarreur racaille. Le pourquoi de la disparition tient en deux lignes, Brett s’est battu avec son entraîneur et celui ci l’a tué à coups d’extincteur sur la gueule. Je m’étonne même qu’on ait pas retrouvé plus de sang en début d’épisode. L’histoire aurait sans doute mérité mieux car Brett est un personnage sympathique mais qui n’a jamais eu beaucoup de chance dans sa vie et qui s’attache à la première fille lui sortant un mot gentil. Le milieu de l’ultimate fighting aurait également pu être intéressant à creuser mais on en est resté à la vague description que l’on a tous en tête quand on nous parle de ce sport rempli de testostérone. Ajoutons à cela Martin qui essaye de se la jouer psychologue avec Keira la petite amie, tout en demandant des conseils au vieux Jack et qui nous rappelle limite hilare qu’il a été il y a trèèès longtemps accro aux médicaments.
Conclusion : Une partie vie personnelle totalement surréaliste pour l’agent Spade, une intrigue super clichée mais avec des personnages sympathiques. Ça fait vraiment trop peu pour dire du bien de l’épisode. La série retombe dans les travers de la saison 4. Comme quoi les histoires de bébés ça n’apportent jamais rien de bon. La grande question est de savoir si Sam va s’en aller dans un taxi pour ne plus jamais revenir. Cette bonne vieille Anne avait eu cette décence. Par contre je doute que la production ait le courage de mettre une mère de famille à la porte. Après la grève des scénaristes, les producteurs doivent en avoir marre d’avoir les syndicats sur le dos.
mercredi 12 mars 2008
FBI portés disparus : 6.07 Les racines du mal
Je l’avais parié, le petit secret de Samantha n’allait pas mettre longtemps a être divulgué et FBI se la joue sitcom dans les premières minutes. Samantha est tranquille à son bureau, elle fait quelques recherches. Et là c’est le drame, Jack débarque avec son sermon du dimanche " Quoi, tu bois du café ? ". Gros yeux accusateurs, limite déçu du comportement de la future Maman. Il l’aurait surpris en train de sniffer de la colle ça n’aurait pas été pire. Gag à répétition oblige, Danny arrive quelques secondes plus tard et lui fait la même remarque " Tu bois du café ? ". Okay, je veux bien, elle est enceinte, le café n’est pas super conseillé dans son état mais ce n’est quand même pas un crime. Là c’est limite si les deux gars ne l’accusent pas de tentative de meurtre sur son bébé. Un peu trop exagéré comme mise en garde. La série recevrait elle des subsistes du ministère de la santé ? Si la grossesse de Sam a l’air d’emmerder Jack, Danny par contre est tout fou. Ça doit être lui le futur papa et il apporte à sa promise un joli vêtement de bébé. Et là tout s’explique, le café, le petit t-shirt qu’elle cache vite sous la table. Elle ne serait pas un peu dans le déni ? Veut elle vraiment cet enfant conçu lors d’une relation d’un soir ? La scène devient enfin intéressante car ça montre Sam dans un état assez inhabituel. Elle ne sait visiblement pas comment réagir. Doit elle se réjouir ou pas d’un tel événement. Et puis, Martin pouvant surgir à tout moment il vaut mieux changer de sujet car soit il découvre qu’il sera bientôt papa, soit il est déçu de ne pas l’être. Il faut donc ménager le suspense. Par contre, je ne suis pas certain que l’on ait gagné en échangeant Spike et son réseau de prostitution contre la baby menace de Samantha Spade. Car mis à part en début d’épisode, on n’en parle pas par la suite.
L’intrigue du disparu, elle, est un parfait exemple de ce qu’il ne fallait pas faire. On avait des supers éléments en début d’épisode et au final on a une histoire banale, clichée et à oublier. Vraiment dommage car le point de départ est excellent. Une dispute sous fond de racisme entre deux étudiants et la mise en ligne de la dite vidéo. De quoi revenir avec le super refrain : Internet c’est mal. Il s’agit surtout là de nous montrer le pouvoir de sites comme Youtube. On voit quelque chose se passer, on le filme avec son téléphone portable et dans le quart d’heure qui suit des dizaines de personnes l’ont déjà regardé sur Internet. Du coup, un simple événement " anecdotique " prend des proportions incroyables en quelques instants. Souvenez vous de la célèbre phrase de ce journaliste belge à propos de " Sarkozy ayant un peu trop bu ". Il y a quelques années ça serait passé inaperçu dans la sphère belgo belge, mais à cause du web on a quasi frisé l’incident diplomatique.
On aurait pu enchaîner directement là dessus car le sujet est d’actualité et j’aime quand on surfe directement sur les tendances du moment. Ça avait été parfaitement le cas dans la saison 5 au sujet d’une jeune bloggueuse enlevée. C’est donc d’autant plus dommage de voir l’histoire basculer dans le n’importe quoi dans sa deuxième partie. Déjà, on fait machine arrière pour nous prouver par A+B que le disparu n’est pas un méchant raciste mais simplement un gamin déboussolé d’apprendre que son véritable père est en fait un noir. On enfonce le clou avec un flash back grotesque du petit garçon qui dès son plus jeune âge se sentait différent demandait à son père blanc " dis Papa, pourquoi je suis différent de toi ? Pourquoi t’aime la glace aux fraises et moi celle au chocolat ? ". C’était pousser le bouchon un peu loin surtout dans la bouche d’un petit garçon. Le final vire encore davantage au ridicule quand pour se venger le garçon organise son faux enlèvement avec un pote pour toucher la rançon, pour terminer sur un happy end mielleux.
Tout cela n’est donc pas fameux. Ça partait dans le bon sens puis tout dérape. Ce début de saison n’est pas vraiment très réussi pour la série mais il faut également le replacer dans le contexte pré grève et les scénaristes avaient sans doute autre chose en tête. Mais est ce une raison suffisante pour bâcler le travail ? N’ayant pas parlé de Jack ou presque, je finirai en disant que Anthony Lapaglia apparaît seulement debout dans une seule scène, le reste du temps il reste assis l’œil hagard en pensant à la partie de pêche qu’il pourra faire en sortant du studio.
dimanche 2 mars 2008
FBI portés disparus : 6.06 Où et pourquoi
Suite et heureusement fin du cross over entre FBI et Les Experts. Heureusement car on ne voit pas vraiment quoi en retenir. J’espère que Grissom a profité d’être à New York pour aller admirer la vue de l’Empire state building, ou voir une comédie musicale à Broadway ou pic niquer à Central park car sinon le pauvre n’aura rien à raconter à ses collègues de Las Vegas à son retour. Car oui, sa présence est tout simplement anecdotique, on se demande même pourquoi il vient à New York. Soit disant pour apporter le squelette retrouvé et quelques maigres indices retrouvés dans le voiture de l’ex compagne du serial killer. Comme si Fedex n’existait pas. Jack continue de la traiter avec tous les égards dûs à son rang. Il pouffe presque de rire quand Grissom lui demande où se trouve le labo, Elena par contre ne cache même pas son fou rire. Et que dire de Sam venue le voir pour une raison inconnue, juste histoire de voir l’étrange individu. Sans doute un pari fait avec Elena dans les toilettes pour femmes. Pour nous rappeler la grossesse de Sam, celle ci est tout à coup hyper sensible aux odeurs et Poppy Montgomery doit déjà avoir le ventre rond car les cadrages caméras sont particulièrement serrés quand on voit l’actrice à l’écran, histoire de cacher ce qui peut encore l’être.
Si l’attitude de Jack et compagnie n’a pas achevé les fans de CSI, l’enquête par contre sert de coup de grâce. Rebondissements sortis de nulle part, on avance dans l’enquête de façon artificielle, enquêteurs fantomatiques sauf pour sortir une grosse vanne dans la gueule de Grissom. Bref, du FBI en tout point caricatural. La série nous a déjà habitué à beaucoup mais là à beaucoup mieux. Et je trouve vraiment cela dommage. Très vite, on résout la question que l’on se posait tous, non Kobe n’est pas l’enfant enlevé 6 ans plus tôt. Par contre le squelette retrouvé par Jack et examiné par Grissom est bien le gamin. Du coup, on se limite à une simple enquête presque de routine sans réelles surprises et on n’insiste pas vraiment sur l’aspect serial killer mis en avant dans la première partie de l’enquête. La chute est d’ailleurs complètement ratée. Wicker laisse partir son fils, il se suicide devant Jack et quelques instants plus tard le grand Jack Malone retrouve le garçon dans le premier wagon de chemin de fer passant par là.
La plus belle scène se trouve être la dernière. Jack et Grissom sont devant la maison des parents de Jason pour venir leur annoncer la terrible nouvelle après six ans d’attente et d’angoisse. Tous les deux parlent de leur métier et ses difficultés. On sent un Jack Malone fatigué, lessivé qui n’a plus vraiment d’espoir ni foi en son travail. Comme il le dit, ce qui le fait tenir ce sont les personnes qu’il sauve mais elles sont de moins en moins nombreuses. Même si cela n’est pas forcément vraie à la vue des derniers épisodes de la série. Certains fans de Serieslive se plaignant même souvent du happy end systématique durant la saison 5.
Conclusion, il y avait moyen d’avoir une excellente histoire en réunissant Les Experts de Las Vegas et FBI portés disparus. Malheureusement, les scénaristes ont dû croire que ce simple élément suffisait. Et visiblement c’est le cas, l’épisode ayant cartonné en terme d’audience aux USA l’automne dernier. Maintenant au niveau du scénario il en ressort un gros zéro. Beaucoup trop de facilités dans un épisode comme dans l’autre. Une mauvaise mise en valeur des deux séries d’autant plus préjudiciable pour FBI où l’enquête est simplifiée à l’extrème et les personnages peu sympathiques. Et une sous exploitation assez ahurissante de William Petersen. Oui ok, c’est vrai, avec un nom comme ça Lapaglia doit faire partie de la maffia et a dû faire pas mal de pression sur la production pour empêcher le lobby juif (aka Petersen) d’être trop vu à l’écran. Mais bon, ça aurait peut être été mieux de lui donner un rôle plus important. Je ne suis pas fan des Experts mais même moi ça m’a gonflé. Le mot de la fin, sera donc no more cross over. Je n’ai jamais aimé ce type d’exercice et cet Experts vs FBI m’a encore conforté dans cette idée.

