mercredi 9 avril 2008
Eureka : 1.13 L' odysée d'Eureka
Le voyage dans le temps est au programme de ce dernier épisode de la saison 1 de Eureka. Ou plus exactement il s’agit d’univers parallèle, bref bien venu en 2010 dans un futur où Jack et Alison sont mariés et attendent leur premier enfant alors que Zoé est devenue une étudiante brillante recevant son diplôme.
Je suis assez preneur de ce genre d’histoire de mondes parallèles et de voyage dans le temps et inévitablement on pense à " Retour vers le futur " avec Jack devant retourner dans le passé afin de remettre les choses dans le bon ordre, quitte à perdre ce qu’il a réussi à créer durant ces 4 années passées à Eureka. Et finalement c’est surtout de cela dont il est question car au fond dans ce futur alternatif tout le monde est heureux. Jack et Alison sont ensemble, Nathan a quitté Eureka, Beverly a même quitté le consortium depuis longtemps dit elle au téléphone mais surtout Kim est toujours vivante. Car oui, comme nous le montre le début de l’épisode, on assiste à une explosion lors d’une expérience sur l’artéfact. Une explosion qui aurait dû tuer Kim mais Henry ne pouvant vivre sans elle, il est reparti dans le passé grâce à l’invention de Walter (voir épisode pilot) afin de sauver sa bien aimée ce qui a crée le futur alternatif que l’on voit dans cet épisode. Le dénouement est d’ailleurs particulièrement tragique car Jack doit empêcher Henry de sauver Kim et il doit donc la laisser mourir. De l’autre, Jack doit repartir dans le passé sans avoir la certitude que le vrai futur sera la même que celui qu’il est en train de vivre avec Alison.
La manœuvre était intéressante et j’ai trouvé le scénario bien monté même si on aurait pu oser davantage. Ainsi on aurait pu aller plus loin en faisant de toute la saison le monde alternatif et la réalité ce dernier épisode. Ce futur permet également de savourer le temps d’un seul épisode le couple Jack/ Alison ou plutôt le couple Carter/ Carter. Leur dynamique n’a d’ailleurs rien perdu de son piquant et ça fait plaisir à voir. Les évolutions en 2010 dans les rapports des personnages sont très amusants comme le couple formé par Joe et Taggart dont on nous avait intelligemment présenté les prémices lors du précédent épisode. C’est également une façon de boucler la boucle en utilisant à nouveau l’intrigue de l’épisode pilot.
Malheureusement c’est aussi la solution de facilité pour ne rien faire avancer. Ainsi on aurait pu espérer voir Jack faire un pas vers Alison mais celui ci recule au dernier moment. J’aurai vraiment voulu voir ce type de changement car là on en reste toujours au même point et on peut se dire que durant la saison 2 ce sera toujours la même chose. Idem pour Beverly, on sait qu’elle est la méchante espionne à la solde du consortium mais on n’en sait toujours pas plus si ce n’est qu’elle a implanté à Nathan une puce électronique dans le but d’obtenir l’artéfact mais rien n’est encore fait. On aperçoit tout juste son supérieur derrière son ordinateur mais on ignore son identité. Un peu faible pour relancer l’intérêt du téléspectateur qui devra forcément attendre un peu pour voir la suite de la série.
Au final ce dernier épisode est une réussite même s’il n’apporte pas vraiment de changement. Ce n’est pas la mort de Kim, que l’on avait vu dans un seul épisode sans la revoir par la suite, qui va changer quoi que ce soit à la série. On peut d’ailleurs se demander pourquoi on n’a pas d’avantage utilisé Kim comme par exemple lors du précédent épisode où Henry avait décidé de quitter la ville. Pourquoi voulait il s’en aller s’il aimait à ce point Kim ? Assez étrange. Comme c’est la fin de la saison c’est aussi l’heure des bilans pour la série. Après une saison, Eureka est une série sympathique, réussie avec des personnages amusants, décalés. Les situations restent très et même trop classiques mais la série arrive à tirer parti de ce canevas classique ce qui n’est pas donné à toutes les séries. C’est donc une jolie surprise pour une série que je ne connaissais pas du tout avant sa diffusion et je ne manquerai pas de suivre la saison 2 quand elle sera diffusée sur La Deux en Belgique. Maintenant toute la question est de savoir quand celle ci reprendra.
lundi 31 mars 2008
Eureka : 1.12 Mademoiselle Sara et mister Brad
Je pense que d’ici la fin de la saison (dans un seul épisode), Eureka aura fait le tour de pas mal d’intrigues classiques des séries fantastiques. Ce n’est pas un reproche, c’est tout un art de savoir revisiter des grands classiques et Eureka y arrive plutôt bien.
Vu la maison dans laquelle habite le shérif Jack Carter ce type d’intrigue devait arriver. Sara devient complètement folle et enferme les personnages principaux à l’intérieure de la maison afin que ceux ci puissent se réconcilier et éviter ainsi à la ville de connaître un désastre. C’est donc parti pour un huit clos entre Carter, Alison, Nathan, Henry, Fargo et Beverly. L’idée était très amusante de réunir tous ces personnages dans un lieu bien précis mais même si on est dans un huit clos cela n’offre finalement pas tellement d’interactions inédites. Il y en a malgré tout comme le duo Fargo/ Beverly très amusant, coincé dans une pièce où il fait très très chaud. Leurs interactions sont très marrantes car on n’a pas l’habitude de voir ces personnages ensemble. Et puis comment résister à Beverly en petite tenue, je vous le demande. On en apprend aussi d’avantage sur Nathan et sur Henry. Ainsi Nathan a été l’étudiant de Henry et c’est Nathan qui a fait venir son mentor à Eureka. J’ai bien aimé leur discussion à propos de leur position à Eureka et Stark n’a pas tout à fait tort. Pour permettre à Henry de créer en toute liberté, il faut des gens comme Stark plus bureaucratique négociant avec les hommes politiques. Par contre pour Carter et Alison, c’est clairement du déjà vu. Ils se rapprochent le temps de la crise et puis font comme si rien ne s’était passé.
Le changement de personnalité de Sara en Brad était assez inattendu et très drôle même si encore une fois il s’agit d’une nouvelle gaffe de Fargo qui a conçu Sara à partir d’un ancien logiciel militaire. J’ai bien aimé Brad car on pousse le côté militaire assez loin notamment avec le pauvre livreur de Pizza se faisant désintégrer alors qu’il a su s’échapper de la maison. Mais le duo le plus marrant et le plus inattendu est celui de Joe et Taggart qui passent tout l’épisode a essayer de sauver leurs amis en passant par les galeries du sous sol. Taggart continue d’être l’un des personnages les plus fêlés de la série et je l’adore par son côté un peu inquiétant, barjo. La partie de paint ball en début d’épisode était d’ailleurs excellente. Et puis voir Joe et Taggart se jeter amoureusement l’un sur l’autre c’était inattendu et surréaliste. J’espère que l’on aura une suite à cette intrigue car j’ai trouvé cela super drôle. Au moins ils ne mettent pas 50 ans à se regarder dans le blanc des yeux comme Carter Alison.
La fin est également très sympa avec Julie qui revient chez elle et qui avoue avoir piqué un CD car elle ne voulait pas attendre à la caisse. Heureusement Sara reprend ses esprits sinon Julie aurait été transformée en confetti. Par contre, je ne comprend pas pourquoi les Carter ne finissent pas par quitter la maison. Certes, ils ont installés une issue de secours mais bon, continuer d’habiter dans cette maison intelligente après ce qui s’est passé, ça fout tout de même la trouille.
Bilan : C’est quasiment le même à chaque épisode. La série est sympathique, pas prise de tête. On s’amuse globalement bien durant l’épisode. Du vrai divertissement maintenant la série est loin de révolutionner le genre. Mais est ce vraiment cela qu’on lui demande ? Je crois qu’il faut des séries qui font avancer les choses et d’autres plus classiques. Il y a de la place pour les deux. Toutes les séries ne peuvent pas être des Lost par exemple et finalement j’aime bien ces petites séries classiques et amusantes comme peut l’être Monk dans un tout autre genre.
jeudi 6 mars 2008
Eureka : 1.11 Tombé sur la tête
Triptyque final pour Eureka. Non, il ne s’agit pas d’un épisode en trois parties, juste la RTBF qui a décidé de se débarrasser de la série avec les derniers épisodes sur une seule soirée. Peu importe, ici à Critik en séries j’ai un peu plus de respect pour les séries et les articles seront donc mis en ligne de façon plus cool. Trop cool même car ça fait un bail qu’Eureka squatte le blog alors que la saison 1 est déjà finie depuis longtemps sur la Deux. Un coup d'accélérateur (de particules) serait le bienvenu.
Après un mauvais épisode 10, il était intéressant de voir comment la série allait rebondir. Et ma foi, elle arrive à tirer son épingle du jeu en jouant avec ses personnages en changeant leur comportement du tout au tout. Mais comment cela est il bien possible, dîtes moi ? Et bien c’est très simple, on nous fait un remake du " Village des damnés ", les enfants diaboliques en moins. Ainsi les habitants d’Eureka plongent tous dans un profond sommeil et quand ils se réveillent ils deviennent tous cinglés et agressifs. Tous sauf Jack Carter évidemment ainsi que sa fille Zoé, protégés par le bunker leur servant de maison. Les personnages n’étant plus dans leur état normal c’est l’occasion de bien rigoler avec quelques jolis délires. Vincent le cuistot fait brûler sa viande et casse les assiettes sur la tête de ses clients, amusant mais trop gentil. C’est par contre beaucoup plus jouissif quand Beverly la psy en a marre de devoir donner des conseils à tout le monde et se met à dévoiler les petits secrets des habitants d’Eureka. Elle manque d’ailleurs de se vendre au sujet des Perkins et de la sombre machination mais Carter l’arrête malheureusement juste à temps. Alison quant à elle, perd toutes ses inhibitions et est à croquer dans sa petite robe bleue. J’aurai été Carter, je n’aurai pas résisté. Ce gars est un peu trop sérieux, je vais finir par croire qu’en réalité il est amoureux de Nathan.
Mais qui est responsable d’un tel bordel ? Et bien pour la première fois deux théories s’affronte et c’est bien la première fois dans la série où l’on ne sait pas dès le départ qui est le scientifique gaffeur. Ici, on a le choix entre Henry et un gros con fana de la chevauchée de Walkiries de Wagner empêchant Fargo de dormir. La première théorie est très intéressante car après le célèbre " Internet c’est mal " de FBI portés disparus, on a cette fois droit à un très joli " les téléphones portables c’est mal " avec notre brave shérif pensant que les ondes de la super antenne relais d’Henry a parasité le cerveau des villageois. L’idée était intéressante, presque militante. Mais ce n’est pas ça, et non. La faute revient à une mystérieuse plante diffusant un pollen dans l’atmosphère agissant apparemment comme une drogue. Dommage la première solution me plaisait d’avantage. Qu’importe, la situation a assez perturbé Henry qui décide à la fin de l’épisode de quitter Eureka, ni plus ni moins. De vous à moi, je ne crois pas vraiment à ce départ mais de plus ça serait dommage de perdre le personnage d’Henry qui mine de rien est assez sympathique et cadre bien avec la folie ambiante de la ville.
L’intrigue de l’artéfact se poursuit également, Nathan étant de plus en plus attiré par ce dernier. Carter et Alison sont donc maintenant au courant de cette mystérieuse découverte et j’imagine que l’on va d’avantage en apprendre sur ce objet dans les deux derniers épisodes. Maintenant, Alison continue de souffler le chaud et le froid. Un coup, elle fait un pas vers Carter, une autre fois elle sert Nathan dans ses bras. Bref on ne sait pas quoi penser et j’avoue ce jeu du chat et de la souris commence petit à petit à me gonfler. Surtout qu’ils font sans arrêt comme si rien ne s’était passé entre eux.
Au final, ça nous donne un épisode très fun car on nous montre les personnages agir comme ils n’agiraient jamais dans la réalité. On s’amuse avant tout. On sent que la série essaye depuis quelques épisodes de changer sa dynamique mais elle n’arrive pas vraiment à se détacher de son schéma de base. C’est sans doute ce qui manque à Eureka qui tout en restant sympathique, ne dispose pas de ce qu’il faut pour devenir une vraie grande série, tout en étant une honnête série du câble.
mercredi 20 février 2008
Eureka : 1.10 Test grandeur nature
Il a fallu du temps mais j’ai retrouvé ma lucidité par rapport à la série, autrement dit ça va saigner à Eureka. Jusqu’à présent si la série n’était pas super originale, elle était sympathique et amusante à suivre mais ce dixième épisode est un tournant car pour la première fois je n’ai rien aimé dans cet épisode et je l’ai même trouvé complètement idiot. Même si les intrigues des précédents épisodes étaient portés sur le fantastique, il y avait malgré tout toujours un aspect réel et scientifique à la fameuse expérience foireuse mais là ça tourne vraiment au grand n’importe quoi avec cette histoire de nano robot pouvant prendre forme humaine (ou animale). C’était beaucoup trop exagéré à l’image des dizaines de clones de Stark parcourrant la ville afin d’envahir le monde. Le début était pourtant amusant grâce au fameux capteur sensoriel de Fargo et le gag du mélanome mais l’intrigue des nano robots plombe vraiment le reste et on parle plus que de cela. Au final, j’ai l’impression que l’intrigue avait un et un seul but : le baiser de Carter et d’Alison. Il fallait trouver une situation afin de les faire s’embrasser sans avoir de conséquences et donc on arrive à cette scène assez ridicule où Carter danse avec Alison puis l’embrasse devant Nathan afin que celui ci s’énerve et fasse revenir les clones afin de s’en prendre au shérif et les désintégrer. Bref tout cela est peu intéressant surtout que l’on continue de jouer avec le triangle amoureux de la série en remettant Alison dans les bras de Nathan lors de la soirée dansante à la fin. Visiblement Stark n’est pas prêt à signer les papiers du divorce et de renoncer à sa future ex femme. Je le comprend Alison est une très belle femme, intelligente, drôle. Et non, je ne veux pas la voir forcément en couple avec Carter, ça casserait sans doute leur petite alchimie et ses moments amusants où ils s’asticotent l’un, l’autre. Finalement le plus drôle, c’est encore la pseudo romance entre Joe et Taggart, je dois dire qu’ils m’ont bien fait rire dans les quelques scènes où on les voit ensemble. Et même quand il est seul avec le chien, Taggart est très drôle avec ses faux airs de psychopathe. On ne sait jamais s’il va soigner le chien ou le découper en rondelle. Ce mec a quelque chose d’inquiétant et de barjot à la fois. Un autre aspect sympa, c’était aussi de voir Carter et Zoé avoir une relation moins conflictuelle et je préfère les voir bons amis. J’ai bien aimé quand Zoé parle de la vie sentimentale de son père. Comme elle le dit, ça la dérangerait un peu de le voir sortir avec une autre femme mais elle sait qu’elle ne peut empêcher cela. Elle a clairement tiré un trait sur l’idée de voir ses parents se réconcilier. Elle grandit un peu la petite.
Désolé mais je vais en rester là, je ne vois pas quoi dire de plus sur cet épisode très décevant. Il reste encore trois épisodes à cette première saison de Eureka et j’espère qu’ils vont révéler le niveau. Ce serait dommage de terminer la saison dans ces conditions alors que les premiers épisodes étaient très sympathiques.
dimanche 27 janvier 2008
Eureka : 1.09 Intelligence artificielle
On sort un peu du schéma classique de la série mais le titre français gâche tout car forcément on se doute qu’il est question de robot dans cet épisode. Mais au final, j’avoue j’ai oublié ce détail jusqu’à un certain moment de l’histoire et je me suis pris au jeu de savoir qui était en réalité Callister Raynes. L’ex assistant de Stark est un gars assez sympathique, visiblement un peu baroudeur parcourrant le monde avec son gros sac à dos et il est amusant de voir son retour à Eureka être le sujet de toute les conversations. Dès le début on se doute bien évidemment qu’il est à l’origine des différentes pannes survenues dans la ville. Il y a le feu rouge qui déconne juste après son passage et en plus poétique il y a le climatisation de " Café Diem " transformant le resto en congélateur avec notre ami Vincent qui improvise en servant du chocolat chaud tout en portant un bonnet de père Noël. Ça fait vraiment partie de l’atmosphère un peu doux dingue de la ville d’Eureka. L’intrigue sur Callister permet également de dévoiler un autre aspect de la personnalité de Stark. Il se fait plus humain et comme le dit Carter il agit comme un père avec Callister même si celui ci est " seulement " une machine. Ça rend Nathan plus attachant et moins figé. Leur conversation dans la voiture en route vers la gare autoroutière est à ce titre la scène de l’épisode à retenir. Carter et Nathan n’étant pas si différents et pour le prouver ils courent après la même femme. A nouveau pour contrebalancer la tendance, Carter et Alison se rapprochent à nouveau de plus en plus. Il y a même l’amorce d’un baiser quand tous les deux sont attachés à la clôture de la ferme a cause d’un champ magnétique provoqué sans le vouloir par Callister. Cette scène ne manque d’ailleurs pas d’humour et le duo d’acteur fonctionne particulièrement bien. La romance passée entre Joe et Callister est elle par contre très surprenante. Elle l’est déjà au départ alors qu’on ignore que Callister est un robot car ça place Joe dans une situation assez inhabituelle, elle qui est toujours là pour jouer les gros bras. Mais la situation est toute différente quand on comprend que Callister est un robot. Bizarrement la réaction de Joe est mise au second plan voire carrément plus loin. Ça fait uniquement office d’un minuscule dialogue humoristique et j’ai trouvé cela un peu décevant. Pour une fois que l’on s’intéressait à Joe, c’est une occasion manquée.
Si Nathan a des problèmes avec son " fils ", il en est de même pour le shérif Carter. Mais là, j’ai trouvé son conflit avec Zoé trop forcé. Ça m’énerve car toutes ses petites conneries se font hors caméra et du coup on a du mal de comprendre ce que Carter reproche sans arrêt à Zoé et on a sans arrêt l’impression de voir le vieux père sur le dos de sa fille pour des broutilles. Ce serait sans doute mieux si on voyait Zoé faire des bêtises et ensuite les conséquences. Là on a uniquement la seconde partie et ça ne rend pas leur relation père/ fille très complète. Et pour compléter le tableau, se teindre les cheveux en rouge en jouant sa rebelle, j’ai trouvé cela affreusement cliché, d’autant que ça se voit que c’est une perruque. Par contre, la psychologie inversée à la fin quand Jack fait semblant d’aimer les cheveux de sa fille pour la faire changer d’avis était excellente.
Conclusion : La série reste sympathique mais elle commence tout doucement à montrer ses limites. On passe un bon moment avec Eureka mais rien de plus et on reste globalement toujours dans le même canevas : expérience foireuse, relation chien et chat entre Carter et Alison et un petit problème pour Zoé. Par contre je suis toujours agréablement surpris par l’utilisation du personnage d’Henry qui a toujours un petit gadget bien farfelu à nous montrer.
dimanche 13 janvier 2008
Eureka : 1.08 Condamnés à réussir
Premier faux pas pour Eureka avec un épisode peu passionnant et très moyen. L’idée de départ était pourtant bonne mais pas assez exploitée car on reste trop dans le système établi de l’expérience qui foire échappant ainsi aux scientifiques. Afin de pouvoir tenir le coup face aux délais et à la pression, une équipe de la toujours si mystérieuse section 5 de Global Dynamics prend une drogue sous forme de gouttes à mettre dans les yeux. Et là, l’expression prendre du speed prend tout son sens car cette drogue a pour effet secondaire de rendre les gars super rapides. Carter commence à s’intéresser à cette histoire à cause d’un accident de voiture impliquant justement l’un de ces scientifiques se prenant pour Flash, le héros de bd en costume rouge courrant super vite (à ne pas confondre avec Flash Gordon, totalement autre chose). Pile à ce moment là, Zoé se trouve un petit copain et forcément je me suis tout de suite dit qu’il avait quelque chose à voir avec toute cette histoire et je ne m’étais pas trompé. Le Dylan en question est un ramassis de cliché du beau gosse ténébreux, intelligent mais qui n’ose pas le montrer et comble du cliché c’est Donald Reignoux qui s’y colle pour sa voix vf. Reignoux opérant déjà sur bon nombre ado rejeté comme Seth Cohen dans The OC ou Luke Girardi dans " Le monde de Joan ". L’intrigue n’est pas très intéressante et la fin est même ridicule avec Carter projeté hors de sa voiture et emmené sur une plage ou tout près d’un lac j’en sais trop rien par Dylan le méchant. Déjà on peut se demander comment Zoé a fait pour les retrouver si rapidement mais en plus ça nous offre une morale à deux balles comme quoi il faut toujours écouter son papa et ne pas sortir avec des garçons. En particulier quand l’acteur en question à 25 ans tout en se faisant passer pour un ado de 16 ans. On peut aussi penser qu’il y aura une suite à cette histoire car Nathan semble très intéressé par cette fameuse drogue.
Le plus intéressant finalement est tout ce qui est secondaire comme la rivalité de plus en plus franche entre Nathan et Carter. Cela se voit beaucoup lorsque Global Dynamics arrive sur les lieux de l’accident, chacun tentant d’imposer son autorité tel deux mâles ours en train de marquer leur territoire. Au milieu de tout cela, on trouvé évidemment Alison qui après s’être rapprochée de Carter dans les épisodes précédent, fait la même chose cette fois mais avec Nathan. Bizarrement elle parle beaucoup de son fils, combien il fait des progrès et tout ça mais on ne voit jamais le petit. On ne l’a d’ailleurs jamais revu depuis le 1.03 où il faisait des jolis dessins de fantômes phosphorescents. On aborde bien un peu le problème des médicaments expérimentaux et les tests en double aveugle mais on passe un peu trop vite dessus à travers un ou deux dialogues histoire de faire parler les personnages intelligemment.
Bilan : ça reste sympathique mais on est clairement en dessous des épisodes précédents. Ou alors, je commence tout simplement par me lasser car la série n’évolue pas beaucoup. Chaque épisode répond toujours au même schéma et les relations entre les personnages n’évoluent pas ou alors vraiment très (trop) peu.
jeudi 3 janvier 2008
Eureka : 1.07 Docteur Nobel
Vous n’allez pas croire mais j’ai à nouveau aimé cet épisode de Eureka. Un peu moins la fin c’est vrai mais pour le reste j’ai bien aimé. Et non, je ne suis pas payé par les producteurs de la série. Le seul qui avait proposé de me payer pour avoir de bonnes critiques sur mon blog, c’était un obscur crétin d’une série bidon qui passera ou ne passera jamais sur M6, cette personne se reconnaîtra.
Une fois passé le postulat de base du scientifique gaffeur, à savoir Fargo qui appuie sur un bouton et déclenche sans le vouloir la mise à feu du " rayon de la mort " dixit Carter, on a une très bonne intrigue. Et pour la première fois depuis le début de la série Jack et sa fille ont une vraie intrigue en commun. Zoé travaille dans une maison de retraite pour une histoire sans intérêt de vol à l’étalage et évidemment Jack a besoin d’un des vieux de la maison de retraite car il est le seul à pouvoir désactiver le rayon de la mort qu’il a lui même mis en place durant la guerre froide. Malheureusement Tatcher est un peu trop sénile pour se rappeler quoi que ce soit. Ce qui nous amène à une scène très drôle où Jack doit entrer dans la tête de Tatcher grâce à une invention encore au stade expérimental ce qui nous donne pas mal de répliques très marrante comme à propos du défunt singe sur lequel était faites les expérimentations. Du coup, Jack n’est pas très rassuré mais pourtant ça fonctionne vu qu’il arrive à retrouver les souvenirs de Tatcher. Il est même carrément contaminé par ces souvenirs au point qu’il se retrouve à embrasser la mamie Eugenia dans le parc et carrément devant sa fille dégoûtée. Une scène particulièrement cocasse. En plus ce n’est pas souvent que l’on voit un jeune acteur embrasser une actrice plus âgée.
Voir la ville s’inquiéter autour de la grande fusée sur la route en plein centre ville était amusant même si on peut se demander s’il est très prudent de laisser tous les villageois autour. Pourquoi le shérif n’a t’il pas mis un périmètre de sécurité ? Alison ne semble pas non plus beaucoup s’inquiéter. Elle est d’avantage préoccupée par les deux hommes de sa vie Nathan et Carter. J’ai d’ailleurs bien aimé la petite rivalité entre Nathan et Carter qui est en train de s’installer comme quand Nathan donne son autorisation pour l’expérience quand il sait que le cobaye est en fait Carter. C’est vraiment très amusant.
La première partie de la fin était excellente en mettant en avant les vieux. La fausse cérémonie du prix Nobel était très amusante avec une Joe particulièrement en beauté et les hologrammes. Le discours de Tatcher était à la fois drôle et émouvant. Par contre on aurait pu nous épargner la deuxième fin avec la seconde mise à feu pour laisser tout le mérite à Carter. La première fin était bien meilleure surtout qu’il y avait une bonne dose d’humour avec le gang des papys bottant le cul à tous ces jeunots.
Bilan : La série reste fraîche et sympathique. Le schéma est sensiblement toujours le même mais c’est toujours aussi agréable à suivre et finalement c’est uniquement ce que je demande à la série. Un chouette divertissement, ne prenant pas le téléspectateur pour un trois quart crétin. Comment disait un lointain scientifique au juste ? ah, oui, Eureka !
lundi 24 décembre 2007
Eureka : 1.06 Invincible
Smallville à son monstre de la semaine, le docteur House à sa maladie de la semaine. Désormais il faut également compter dans Eureka avec le SGS, le scientifique gaffeur de la semaine. Mais comme je l’ai indiqué dans la précédente review, cela n’est pas du tout un inconvénient si évidemment on ne se tape pas 2, 3 épisodes de suite dans la même soirée.
Le scientifique gaffeur est donc dans cet épisode, un mec qui a peur de tout et qui devient invincible grâce à une expérience qui tourne mal dans son labo de Global Dynamics. J’avoue, ça a toujours un petit côté Spiderman avec l’expérience foireuse donnant naissance à " un monstre ". Là où la série se montre très intelligente c’est qu’elle utilise particulièrement bien les éléments du précédent épisode. Cela avait déjà été le cas entre le double pilot et l’épisode 1.03 et on utilise le même processus cette fois ci. Ainsi on nous avait introduit l’intrigue fil rouge de l’artéfact dans le précédent épisode et on nous en reparle à nouveau. Apparemment se serait l’artéfact qui serait à l’origine des changements dans l’expérience du docteur Carl Carlson devenant ainsi invincible. Alors qu’il avait peur de tout cette transformation physique le change aussi mentalement. Il devient plus sur de lui et embrasse carrément la belle Beverly dans le resto de Vincent. Comme le dit Spencer, tout le monde en toujours rêvé de faire cela. Et c’est vrai qu’elle est très séduisante Beverly. Son côté méchante la rend d’ailleurs encore plus attirante. Carl devenant de plus en plus puissant, il découvre les plans forcément diaboliques de Beverly mais malheureusement il n’en fait rien et afin de prolonger l’histoire il garde ces informations pour lui, préférant rejoindre son précieux artéfact qui l’attire tel l’anneau attirant Gollum dans la célèbre trilogie du " Seigneur des anneaux ". D’ailleurs au fond on peut se demander si ce n’est pas l’artéfact qui est aussi à l’origine du bug du satellite dans le 1.05, allez savoir.
Mais mieux que l’intrigue du scientifique barjot, ce qui est le plus intéressant est le rapprochement entre notre héros Jack Carter et la toute aussi mignonne Alison. La scène du lit est vraiment très exagérée avec Alison s’allongeant sur le lit prise tout d’un coup d’un terrible coup de pompe. Malgré tout, j’aime beaucoup la dynamique entre les deux personnages, même si ça reste très classique. Ils font semblants de se détester mais évidemment il n’y a pas une énorme différence entre la haine et l’amour. La petite intrigue du test médical est très drôle surtout au début quand Allison demande à Carter d’enlever son pantalon. Et Joe qui continue de faire sa petite peinture sans avoir l’air de rien remarquer. J’aime bien le ton humoristique de la série. On ne se prend pas au sérieux et c’est finalement cela qui me plait le plus dans la série.
Alors qu’elle avait un peu disparu Zoé réapparaît comme si de rien n’était. Après tout pourquoi pas, ça permet de ne pas avoir systématique une intrigue avec la fille de Carter et on varie un peu les plaisirs au niveau des intrigues. Nathan de son côté semble aussi très intéressé par l’artéfact, on tient donc là une nouvelle intrigue sur le long terme en plus de celle du mystérieux complot dont fait partie Beverly et Faraday.
Bref la série est vraiment bien partie. Les différentes histoires indépendantes sont bien contrebalancées par les longues intrigues en train de se mettre en place. La série est finalement très bien maîtrisée et c’est une belle découverte méritant d’être davantage connue du grand public. Mais après tout le blog est aussi là pour ça, faire connaître de nouvelles séries aux visiteurs.
dimanche 16 décembre 2007
Eureka : 1.05 Paranoïa
On m’avait prévenu, le schéma du scientifique gaffeur allait revenir assez souvent dans la série mais malgré ce côté redondant, c’est loin de me déplaire. Eureka a le gros avantage d’être une petite série simple, pas prise de tête, loin d’être prétentieuse et qui évite de nous perdre dans des mystères à n’en plus finir avec des douzaine de personnages dont on a rien à faire. Eureka, c’est vraiment l’archétype de la série sympathique. C’est la vieille copine, pas forcément addictive mais avec laquelle on passe un vrai bon moment de télévision.
Cette fois Fargo, Spencer et même Joe sont entraînés dans une histoire de paranoïa après avoir regardé un film piraté sur le satellite. La morale de l’épisode pourrait d’ailleurs être celle ci, le piratage de films c’est mal et ça peut même être dangereux et nuire gravement à votre santé. Ainsi nos amis regardent en avant première avant tout le monde un remake des envahisseurs et à cause d’une expérience foireuse du centre, ils partent en plein délire en pensant que les aliens vont envahir la Terre. Et pas de bol au même moment un sénateur de Washington débarque pour voir ce que la ville d’Eureka peut bien faire avec tous ces subsides. Après le premier message sur le téléchargement, on a droit à un nouveau message éducatif nous disant ceci : tous les politiciens sont des pourris. Ça se vérifie assez vite avec Faraday clairement de mèche avec la méchante Beverly. Et pour nous prouver qu’ils sont vraiment méchants, ils couchent ensemble. Car oui, le sexe c’est mal. On commence à en apprendre d’avantage sur leurs mystérieuses motivations. On y parle d’un consortium et d’un artefact apparemment d’origine extraterrestre sur lequel l’organisation aimerait bien mettre la main. Le problème étant que celui ci est très bien gardé.
L’intrigue extraterrestre est vraiment bien menée et se fait en deux temps. Dans le premier, on nous met en scène toute une série de signes des visiteurs d’un autre monde. Une grande lumière, un enlèvement, un crop circle dans un champ de blé. Mais comme on est à Eureka, je savais que l’on allait trouver une explication rationnelle et surtout scientifique à tout cela à la deuxième partie de l’intrigue. Ainsi la grande lumière était celle de l’hélico de Faraday et à défaut d’avoir une explication extraterrestre on nous sort une histoire encore plus farfelue de satellite pouvant contrôler les cerveaux, mais ça fonctionne pourtant vraiment bien. Voir la petite bande de fêlés en action était très amusant surtout avec Joe se joignant à la fête. Par contre j’ai l’impression que l’on a oublié Vincent le cuistot en cours de route, non ? Il est peut être bien présent mais je n’ai plus de souvenir exact de lui dans la cabane où ils ont l’intention de disséquer Faraday tel l’extraterrestre de Roswell. Jack se la joue évidemment super héros et arrive à lui tout seul à désamorcer la situation en faisant appel au bon sens de chacun. Il commence même à réagir comme Henry avec sa théorie de je ne sais plus quoi. Bref l’intrigue se laisse regarder. On ne se pose pas trop de questions car on sait que l’on aura forcément les réponses. Par contre à force de voir Faraday avec son visage d’E.T, je pensais qu’on allait avoir un cliffhanger de ce type pour nous montrer que sur ce point il n’y avait pas eu d’hallucinations mais je m’étais trompé. Je ne sais pas si je suis déçu ou pas. Mais finalement c’est mieux comme ça car je suis donc d’avantage surpris.
La petite intrigue sur le test que Jack doit passer au sujet de sa connaissance des armes apporte une dose d’humour et ça permet de jouer sur sa complicité avec son adjointe. Par contre la cache d’arme sortant du plafond tel un vaisseau spatial, j’ai trouvé cela vraiment très très moyen et un poil ridicule même. Tant que j’y suis à donner des défaut, on peut aussi parler de Zoé totalement zappée. Par contre j’ai bien aimé que l’on continue de jouer sur la tension amoureuse entre Jack et Alison. Ils forment un bon duo tous les deux même si ça reste somme toute assez classique comme relation un peu chien chat. Ils me rappellent un peu Lois et Clark dans les premières saisons.
Bilan : Mine de rien, on a avec Eureka une excellente série qui sans faire beaucoup parler d’elle est vraiment efficace et très réussie. Le tout sans les inconvénients des grosses séries des networks qui ont parfois tendance à trop en faire. Là, c’est simple, efficace et finalement très grand public. Au moins une série sans violence ou presque. Ça fait plaisir dans un univers série US se focalisant un peu trop sur les séries policières du point de vue francophone.
vendredi 7 décembre 2007
Eureka : 1.04 Mémoires volées
Là aussi on a droit à une intrigue assez classique vu et revue mais je l’avoue ça fonctionne très bien et j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre cet épisode. C’est peut être l’avantage quand on n’attend rien de spécial d’une série, on se laisse surprendre. Ainsi, Jack se retrouve à tirer sur Henry lors d’une arrestation et il ne souvient pas pourquoi il a fait cela. Retour ensuite 24 heures avant afin de comprendre ce qu’il s’est passé. La construction de l’épisode m’a pas mal fait penser à X-Files car la série avait le secret de ce type d’épisode où l’on commence par un événement de milieu d’intrigue puis on revient en arrière et ensuite on dépasse cet événement de départ pour aller plus loin. Je ne sais pas si c’est typiquement X-Files mais de souvenir de sériephile, c'est une construction narrative que j'identifie à Mulder et Scully.
J’ai bien aimé le méchant du jour utilisant son petit gadget pour effacer la mémoire des gens à court terme. C’était vraiment intriguant comme histoire car forcément on sait dès le départ qui est le responsable mais on ne sait pas comment ni pourquoi il agit comme il le fait. De plus, on découvre des connexions entre Jason et Beverly ce qui nous laisse penser qu’il a un rôle à jouer au sein de la mystérieuse conspiration contre Eureka. On avance donc sans avancer mais tout est finalement dans l’ambiance car on sent un climat de suspicion autour du personnage de Beverly qui en même temps essaye de manipuler Jack en étant son amie qui vient le voir quand il est enfermé dans sa propre prison. D’ailleurs j’aime bien Berverly, elle est classe, intrigante et un peu garce vu sa double facette. Bref le type de personnage qui me plaît en règle générale. J’ai bien aimé également comment Jason a réussi à manipuler tout le monde pendant des années en se faisant passer pour un super génie uniquement en utilisant son petit effaceur de mémoire. L’intrigue remonte d’ailleurs bien plus loin que l’épisode car grâce à son invention il a réussi à garder Kim auprès de lui et la voler à Henry. Cet aspect de l’intrigue était très ingénieux. Evidemment tout se finit en happy end et Kim décide même de rester à Eureka ce qui nous permet d’avoir une petite romance entre elle et Henry.
Un peu dommage par contre, Sara la maison passe déjà au second plan mais c’est sans doute mieux comme cela car à force çà pourrait devenir trop lourd. Je sais j’ai dit le contraire dans la review précédente mais je peux très bien revenir sur mes paroles. C’est moi le boss ici lol. Là Sara intervient uniquement par petite touche comme lors du café du matin ou lors de la répétition de la pièce de théâtre. D’ailleurs cette petite intrigue avec Zoé était amusante mais j’ai un peu peur que l’on arrive vite à l’intrigue ado secondaire du jour un peu comme dans la série Shark avec Sebastian et sa fille Julie. Par contre c’était très amusant de voir tous les adultes aduler le jeune Putnam qui est un vrai génie selon eux. De toute façon il apparaît seulement dans cet épisode, alors pourquoi en faire toute une histoire de ce petit génie ?
Pour le reste la série se met bien en place, on connaît déjà bien les personnages et leurs rapports entre eux, l’intrigue scientifique du jour est amusante et même si elle occupe une grande place dans l’épisode, on ne s’ennuie pas du tout. On est finalement pris par l’action. Maintenant le côté répétitif de l’invention du jour risque sans doute de montrer ces limites, il faudra voir comment la série va savoir gérer cela. Mais comme la saison 1 d’Eureka est assez courte, je pense que cela devrait bien fonctionner. Bref je le redis, une jolie découverte. Ce n’est pas la série du siècle mais c’est frais, sympathique, pas prise de tête. Un peu le pendant scientifique de Men in trees (Une fille en Alaska en vf), oui c’est vraiment ça.