Critik en séries

Blog sur les critiques et impressions des épisodes de série tv : The oc, grey's anatomy, everwood, le monde joan, house, ugly betty, Lost, FBI portés disparus, boston legal,...

dimanche 17 septembre 2006

Boston Legal : 1.17 Mortelle randonnée au Texas

alanshoretexasOuf, ce n’est pas trop tôt, le dernier Boston legal pour moi avec ce season finale de la saison 1. Un épisode plutôt quelconque alors que j’avais cru lire que c’était un épisode génial. Bref, ça reste à l’image de la série. Un discours creux, des personnages sans relief, des acteurs fades. Pour clore cette saison 1, Chelina (vu que c’est la nouvelle avocate avec qui il faut compter) emmène Alan au Texas pour plaider la cause d’un condamné à mort. J’espérais donc une plaidoirie forte et poignante contre la peine de mort comme avait réussi à la faire The practice avec cet épisode sous forme de documentaire qui prenait à la gorge par son réalisme. Rien de tout cela ici, vous vous en doutez. Les avocats sont avant tout là pour se faire reluire eux mêmes vu que leur client a accepté sa sentence et est en paix avec lui même et avec dieu. Alors merde que Chelina et Alan lui foutent la paix. Mais non, dans toute leur arrogance, il continuent de s’acharner sur ce malheureux alors que l’on sait que la cour ne reviendra pas sur sa décision. La seule scène vraiment très réussie est la dernière avec le condamné qui se débat avant d’être attaché et piqué comme un chien. Le journaliste détourne la tête comme l’Amérique le fait également devant un sujet pourtant capital. On ferme les yeux et on en parle plus. C’est peut être ça le message de l’épisode, l’intrigue est ennuyeuse, on a envie de zapper, alors que c’est un problème très grave aux USA dont il faut savoir discuter pour que les choses évoluent. Mais c’est sans doute un message trop subtil pour le téléspectateur moyen et républicain de la série. A Boston, Shirley et Denny défendent une vieille peau qui s’encanaille en payant des prostitué mâles. Une affaire sans intérêt. La saison 1 de Boston legal se termine comme elle a commencé c’est à dire sans éclat.

Posté par tao of myself à 20:36 - Boston Legal - Permalien [#]


lundi 11 septembre 2006

Boston Legal : 1.16 Cryogénie

chimcbrideCette semaine dans Boston Legal, c’est l’occasion de retrouver un peu de Boston Public avec la présence de Chi McBride qui reprend son rôle de proviseur de Winslow high le temps d’un épisode. Steven Harper is back ! J’étais déjà tout content de le revoir surtout qu’il se fait un peu attendre. Quel dommage du coup de constater que le rôle a été légèrement retravaillé et je ne parle pas seulement de l’absence de sa moustache et de son bouc. Afin de protéger ses étudiants, Harper empêche ses élèves de regarder au lycée une certaine chaîne d’information jugée trop pro républicaine. Même si elle n’est jamais citée, on sait très bien que c’est de Fox News qu’il s’agit. Pas de bol pour le proviseur, l’un de ses élèves l’attaque au tribunal pour censure. Juste pour rire, essayez de deviner de quel côté sera Alan Shore et l’avocate sortie d’une pochette surprise voilà deux épisodes ? Du côté de Harper l’idéaliste plutôt démocrate ? Non bien sûr, Crane, Poole et Schmidt se range derrière l’ado républicain patriote, comme c’est curieux. J’ai bien aimé la partie avec le témoignage d’Harper où l’on ose attaquer la chaîne en question alors que c’est celle qui fait le plus audience aux USA en terme d’info. Un peu comme si une série française s’attaquait au journal du terroir de Jean Pierre Pernault. C’est même très bien envoyé et je me suis surpris à rêver que David E. Kelley avait retrouvé sa verve libérale de l’époque de The practice qui ruait dans les brancards. J’ai bien vite revu mes espoirs à la baisse avec le discours puant d’Alan Shore sur l’info divertissement, comme quoi la chaîne doit donner au public ce qu’elle désire afin de réaliser une bonne audience,… Pour faire court, on aurait dit le discours des dirigeants de tf1. Bien sûr les chaînes doivent offrir au public ce qu’il veut mais en matière d’info il n’y a pas à transiger et il faut rester un minimum objectif. Si on suit le discours d’Alan à la lettre, on annoncera bientôt tout les jours à la météo que demain le soleil va briller et qu’il fera 25 degrés afin que le téléspectateur soit content et on boudera la vilaine chaîne réaliste qui annonce de la pluie toute la journée.

Deuxième affaire de la semaine, un ancien grand avocat veut se faire congeler dans une clinique de cryogénie afin de renaître d’ici 50 ou 100 ans quand on aura trouvé un moyen de vivre éternellement. Ça aurait pu être une intrigue marrante si ça avait été traité de façon délirante et amusante sauf que là on a l’impression de Shirley et Dino euh non Shirley et Deny prennent le vieux Milton Bombay au sérieux. Oui bof, rien d'extraordinaire. Je pourrai aussi critiquer que c'est aussi un "besoin" de riche car les pauvres ont déjà du mal à se soigner aujourd'hui alors se faire cryogéniser pour être décongelé dans 100 ans quand toutes les maladies seront éradiquées, c'est le moindre de leur souci. Un bel exemple du connard snob et nombriliste qui monopolise un tribunal pour pas grand chose. Le seul moment qui m’a fait rire c’est quand la vieille assistante d’Alan s’en prend une nouvelle fois à Mcnunuche " qui donc mieux que vous, Lori, peut comprendre ce qu’est une vie de glaçon ". La cruche blonde n’a même pas su quoi répondre après ça, elle est encore plus fade que d’habitude, elle est en voie de Kelleyrisation avancée.

Bilan : Plus qu’un seul épisode, houpie ! Je ne vais pas signaler que la série passera désormais sur la deux, pour une fois que la rtbf a une bonne idée pour enterrer une mauvaise série, je ne vais pas m’en plaindre.

Posté par tao of myself à 14:42 - Boston Legal - Permalien [#]

lundi 4 septembre 2006

Boston Legal : 1.15 Crane contre Crane

candice_bergen1Ce n’était pas mauvais mais la série n’est définitivement pas pour moi. Le ton bourgeois et libéral du cabinet me déplait de plus en plus et je ne suis pas très fan des personnages en carton et brushing impeccable.

Shirley et Alan : Ils défendent un policier qui a cassé le bras du frère d’un kidnappeur d’enfant afin d’avoir des informations qui ont conduit à la libération de sa jeune victime. Forcément le cabinet est du le flic et non la victime de ses brutalités. Les différents propos échangés au tribunal se tiennent d’u côté pour de l’autre mais j’ai été assez séduit par la plaidoirie finale d’Alan. Dans certaines situations extrêmes, des comportements extrêmes peuvent se justifier. Cela dit on en vient à penser aux dérives ultra sécuritaires et nos avocats semblent très peu se remettrent en question. Alan et Shirley montrent bien leurs difficultés humainement parlant face à ce cas mais cela ne dure pas plus d’une scène, c’est un peu maigre.

Deny et Donny, le retour : David E. Kelley nous sort une nouvelle avocate de son chapeau, mais il ne faut pas s’inquiéter, elle disparaîtra bien vite. Celina Hall avait vaguement introduite la semaine dernière mais c’était tellement expéditif que je ne pensais pas la revoir. Soit, elle assiste Denny dans un procès où deux ex fiancé(e)s se disputent car le mari a laissé tomber sa future épouse au pied de l’autel. Deny ne semble plus souffrir d’Alzheimer et personne ne semble se formaliser que Deny plaide seul ou presque. C’est marrant ses intrigues à tiroir. Autre personnage ressorti du chapeau, l’inutile Donny Crane interprété platement par Freddie Prinze Junior, monsieur Sarah Michelle Gellar. Les arguments de Denny se tiennent comme lorsqu’il dit que le futur marié doit être sûr de lui quand il entre dans l’église. Il gagne haut la main mais sans être fier d’avoir écrasé son fils qui n’est pas son fils. C’est d’ailleurs la conclusion de l’épisode, ni Denny ni Alan ne sont contents d’avoir gagné, mis à part pour l’argent.

Les apartés : Berny (le nain qui a buté sa mère et sa voisine à coup de poêle) refait surface pour intrigue insipide avec Catherine, la grand mère assistante d’Alan. La vieille en profite pour faire de la propagande religieuse carrément puante. Tara sert de plante verte pendant de Brad et Mcnunuche sont apparemment en vacances.

Bilan : Plus que deux à tenir, plus que deux.

Posté par tao of myself à 21:11 - Boston Legal - Permalien [#]

mardi 29 août 2006

Boston Legal : 1.14 La chasse au boeuf

J’avoue, j’ai adoré le teaser avec Alan qui paye des types pour aller en tabasser d’autres dans le bar. Mais une fois le teaser terminé ça se dégrade. En vrac, je peux citer les ralentis ridicules quand Tara et Alan se dirigent vers le bureau de Paul, sans doute pour mettre en évidence le menton graisseux de maître Shore. Egalement au programme les chemisiers affreux avec collier de perles et à haut col pour Shirley afin cacher le cou de la vieille peau, au moins dans Ally McBeal, Richard avait un fantasme sur les peaux qui tombent. Et puis Shirley qui s’habille comme un mec, faudrait quelle arrête avec son look de lesbienne des années 80, sans oublier l'insupportable assistante d'Alan, Jodi Lyn O'Keefe était 100 fois mieux fouttu. Des petits défauts superficiels il est vrai mais à force je ne vois plus que ça. De toute façon pourquoi essayer de chercher du bon dans cette série quand le mauvais se voit à l’œil nu. Deux cas judiciaires nous occupe cette fois et montre à nouveau le côté bourgeois du cabinet Crane, Poole et Schmidt qui ne défend que des cas mineurs afin que la série ne prenne aucun risque de choquer ou de faire réfléchir son public. Ça ne m’étonne pas que la série a fait les joies des après midi de tf1 et que la rtbf la cache bien au fond du samedi soir après une vraie série de poigne qu’est FBI portés disparus.

Premier procès : Denny et Shirley défendent un restaurateur qui se voit contraint de fermer car le maire de la ville interdit le bœuf dans sa ville à cause de la maladie de la vache folle. Alors que la partie adverse défend le bien être de la société et les craintes de celle ci tout en soupçonnant le gouvernement de jouer le jeu des gros producteurs de viande, notre duo d’avocat se contente de déstabiliser le juge. Dans l’absolu c’est vrai qu’il n’y a aucune preuve pour la partie adverse mais néanmoins celui ci pose de bonnes questions sur l’information du public face aux crises alimentaires. Et quand l’expert vient à la barre, le voilà qu’il émet l’hypothèse que certaines personnes atteintes d’Alzheimer serait en fait atteinte de la maladie de la vache folle. Au cas où on n’aurait pas compris l’allusion, on fait un gros plan sur Deny. Bref très peu intéressant, le sujet était pourtant bon mais du mauvais côté de la barrière car on n’a pas de vrai débat contradictoire ni de prise de position des avocats et ou remise en question, juste un doute raisonnable enbourgeoisé.

Deuxième procès : Alan est traîné au tribunal pour la bagarre du bar. Il est suffisant, arrogeant et même méprisable. Malgré tout cela, il se fait acquitter ce qui est 1) non justifié par ce qui est démontré au procès et 2) carrément surréaliste, au moins des travaux d’intérêt publics auraient été de rigueur pour ce gros bourgeois qui se sent supérieur. On introduit bien un semblant de clash entre lui et Tara avec remise en question de leur couple mais ça dure à peine trois secondes, pas de quoi s’affoler pour ce couple sans saveur.

Bilan : Plus que 3 à tenir, ouf.

Posté par tao of myself à 15:09 - Boston Legal - Permalien [#]

lundi 21 août 2006

Boston Legal : 1.13 Publicité douteuse

blC’est déjà bien meilleur que le double désastre de la semaine dernière. Mais bon c’est Boston legal, on ne peut demander de trop à cette série plus que limitée. Je continue avant tout les reviews pour clôturer la saison 1 et m’amuser à critiquer mais ceux qui la regardent sérieusement avec passion doivent être complètement givrés comme dit la bande annonce de la rtbf. Sally est partie, expulsée du générique. Elle est remplacée par ce vieux fossile de Rene Auberjolois. Boston legal devient le refuge pour les acteurs troisième âge avec en plus Candide Bergen et William Shatner, même si Auberjonois c’est carrément le quatrième âge, à la manière de Fyvush Finkel dans Boston public (ne pas confondre les deux séries) on a toujours peur qu’il claque en plein milieu d’un scène. On remplace les nymphettes par des vieux, bonne stratégie pour capter l’audience.

Les deux affaires qui nous intéressent sont assurées par boring Brad et par Deny Crane. Et oui, Deny plaide encore et c'est assurément la meilleure partie de l’épisode que de le voir plaider. Donc Brad défend une lesbienne qui est accusée par son ex copine lesbienne de lui avoir piqué tout ses clients de leur agence de pub qu’elle avaient crée et d’avoir feint son homosexualité dans ce plan diabolique. Comme de bien entendu dans une série aussi réactionnaire, Brad est homophobe et pense que sa cliente lesbienne est attirée par lui. L’affaire n’est par contre pas très subtile car j’avais vite compris que les deux lesbiennes étaient de mèche et que le procès n’était qu’une façon de faire parler d’elles dans les médias. Comme disent les publicitaires, il n’y a pas de mauvaises publicités.

L’affaire assurée par Deny Crane mais surveillé par Alan est elle plus intéressante. Elle concerne un médecin qui a prescrit un médicament expérimental à l’un de ses patients obèse. Le traitement a marché mais le conseil des médecins qui a découvert l’affaire lui intente un procès car cela n’est pas légal. Forcément on a les pour et les contre. Soit on suit la loi à la règle, soit on transgresse la loi pour permettre à un patient de se sentir mieux malgré les risques encourus. Deny nous fait à ce sujet une plaidoirie très touchante où il avoue être atteint d’alzheimer mais que la prise d’une drogue lui a permis de retrouver toutes ses facultés et qu’aucun conseil de médecin ne pourra l’empêcher, sous prétexte de règlement obsolète, d’être lui même grâce à ce médicament. Une scène absolument formidable mais détruite par la scène suivante où Deny avoue à Alan qu’il a décidé d’arrêter de prendre cette petite pilule car il aime bien être dans le brouillard, ridicule.

Shirley fait déjà de la figuration pour son deuxième épisode, elle apparaît tout au plus dans trois petites scènes et sert juste à renvoyer la balle à Deny pour mettre en valeur son interprète. Il y a aussi la mamie gâteau, la nouvelle assistante d’Alan, totalement dispensable et ridicule. Un mauvais clone de la mamie aux cheveux mauves d’Ally McBeal. David E Kelley a une bonne recette pour Boston legal mais il ne sait visiblement plus comment il faut la lire.

Posté par tao of myself à 15:43 - Boston Legal - Permalien [#]

mercredi 16 août 2006

Boston Legal : 2 épisodes pour le prix d'un

Bilan : Très mauvaise soirée avec Boston Legal. Cette fois c’est décidé, je n’irai pas plus loin que la saison 1 qui se termine dans 5 épisodes, 5 épisodes de trop.

Pourquoi la RTBF a t'elle décidé de diffuser deux épisodes de Boston Legal ce samedi 12 août ? En voilà une drôle d'idée. Mais comme les deux épisodes sont aussi mauvais l'un que l'autre après tout, pourquoi pas. Je vais faire vite, je n'ai pas envie de trop m'attarder sur cette série.

1.11 : Schmidt revient

Retour du mystérieux associé . On connaissait Crane, on connaissait Poole, maintenant voilà Schmidt et Schmidt est une femme. c'est un peu le seul argument en faveur du personnage de Candice Bergen. Comme tout les avocats du cabinet, elle semble être sortie d'un catalogue des 3 suisses, jolie mais sans aucune consistance. Elle a beau sortir de petites phrases méchantes, je m'en fous complètement. Son introduction dans les toilettes des hommes où elle rencontre Alan tombe à plat et est ratée, je ne vois pas d'autre mot. C'était sans doute censé être drôle mais on est loin du compte. On sort une pseudo tension sexuelle entre elle et Denny mais rien ne fait, la sauce ne prend pas. Un nouveau coup dans l'eau pour la série, et dire que c'est ce personnage qui est censé ramener de la vigueur à la série, quelle blague. Schmidt (vu que c'est comme ça qu'elle veut qu'on l'appelle) s'occupe d'une grosse affaire avec Lori Mcnunuche sa meilleur amie . Un homme d’origine soudanaise veut attaquer le gouvernement américain car il n’intervient pas pour stopper le génocide au Darfour. Bonne idée d’amener le sujet sur la table mais malheureusement on finit avec une morale sirupeuse comme quoi les USA sont une grande nation et que l’on attend d’elle qu’elle vienne en aide à tout le monde. Finalement sous forme de plaidoyer anti Bush, on nous sort un discours ultra patriotique à l’excès. Alan lui se charge de défendre un homme de petite taille, Berny, qui a tué sa mère. Même si ça lui déplait, Alan arrive à faire sortir l’homme de prison et lui fait promettre de ne plus recommencer. Oui bien sûr...

1.12 : L’origine de l’homme

Autre épisode dans la veine du précédent et donc sans grand intérêt. Seul détail à vraiment retenir mon attention, mais très vaguement, c’est le départ de Sally. Schmidt joue à la méchante en vire la brunette et c’est un soulagement vu que celle ci ne servait de toute façon à rien. Je ne vais pas la pleurer. Berny fait son retour après un deuxième meurtre, celui de sa voisine, cette fois c’est Tara qui s’en charge et qui le fait à nouveau acquitter mais on s’en fout totalement. Alan a une intrigue de harcèlement sexuel sur le dos quand sa propre assistante vient de plaindre à Schmidt. Là aussi l’ennuie le plus complet. Après le patriotisme exacerbé, Shirley Schmidt défend un directeur d’école qui a renvoyé deux enseignants pour avoir refusé d’enseigner le créationnisme à leurs élèves. Les bonnes vieilles valeurs rétrogrades sont de retour et le pire arrive quand le juge donne raison au client de Schmidt. Carrément puant comme conclusion alors que l’on sait que la séparation de la religion et de l’Etat est une valeur sacrée dans les établissements publics américains. Boston Legal vire carrément à la série super réactionnaire, écœurant.

Posté par tao of myself à 15:52 - Boston Legal - Permalien [#]

dimanche 6 août 2006

Boston Legal : 1.10 Double défense

bio_dennyQuand le générique de fin vous donne envie de danser c'est généralement bon signe. La partie était pourtant loin d'être gagnée car j'ai trouvé le début de l'intrigue d'Alan carrément ennuyeuse. Celui ci prend la défense d'une femme de ménage du cabinet (par l'entremise de Sally) dont le mari a kidnappé les enfants pour les fêtes afin de les emmener au Pérou. Jusque là c'est ennuyeux à mourir. Là où ça devient palpitant c'est quand le mari débarque au cabinet avec l'intention de tuer Alan Shore. La tension est à son comble même si on sait qu'Alan ne va pas mourir, le tout est de savoir comment cela va se terminer et là on touche l'un des sommets de la série. Deny rentre de son balcon sans se douter de ce qui se passe à l'intérieure et dès que Tara et Sally le mettent au courant, il sort un fusil de chasse d'un tiroir et décide d'abattre le forcené. Dans le genre délirant on ne fait pas mieux, d'autant plus que Deny comme à son habitude est toujours un peu perdu "J'ai été dans les Marines. J'étais tireur d'élite... ou pilote peut être", pas très rassurant tout de même ce vieux fou. De la vraie folie furieuse. Lori et Brad, une fois n'est pas coutume, ont une intrigue solide. Ils défendent une femme accusée du meurtre de son mari et de sa maîtresse. Celle ci dit ne se souvenir de rien. Brad procède à de très bons interrogatoires d'un main de maître et pousse même le procureur à ouvrir la porte à la folie passagère de sa cliente. Une double défense ne plait pas beaucoup au juge (interprété par Nicholaï de 6 feet under). Finalement le jury acquitte l'accusée mais celle ci reste malgré tout avec des doutes, aurait elle pu comme l'indique le psy qui a témoigné, qu'elle ait pu commettre le crime et qu'ensuite son esprit ait fabriqué une autre version de la réalité plus acceptable ? Assez terrifiant en effet, mais on insiste pas vraiment sur ce doute comme ça aurait pu être le cas dans the practice. L'épisode se termine avec Tara qui avoue à Alan qu'elle l'aime, même compliment de la part de Deny. Les deux hommes trinquent une fois de plus pour clôturer l'année qui s'achève.

Bilan : Un bon épisode. Il est toujours compliqué de se faire une idée de la série qui est capable du bon comme du moins bon. Les derniers épisodes de la saison qui arrivent nous donnerons peut être la clé de l'énigme.

Posté par tao of myself à 16:11 - Boston Legal - Permalien [#]

mercredi 2 août 2006

Boston Legal : 1.09 Au dessus des hommes

brad_chaseOuf, mon délire des deux semaines précédentes est passé, la série est presque revenu à son niveau précédent, tout va bien. Je peux continuer à dire du mal de Boston legal, ce n'est pas trop tôt. Tout n'est pas mauvais, oui mais il y en a tout de même une grosse part et non ce n'est pas la mauvaise foi. La preuve, je vais commencer par dire du bien. Le teaser est excellent avec Brad qui maîtrise un fou qui entre avec une bombe dans le tribunal. Incroyable mais vrai, Brad a finalement un semblant de personnalité, mais son interprète Mark Valley est toujours aussi rigide ce qui n'aide pas à rendre sympathique le personnage. Même lorsqu'il s'ouvre à Lori pour lui demander d'être plus que des amis, il reste aussi monolithique que Tom " Clark Kent, Superman " Welling de Smallville. La blonde l'envoie balader avec classe. Un point pour Mcnunuche, mais tout de même un point pour Brad car c'est tout de même la première fois en 9 épisodes qu'on lui trouve une intrigue qui comprend plus de trois dialogues. Parlant de Lori, elle bosse en trio avec Tara et Sally mais on dirait plutôt qu'elle ne travaille qu'avec Tara tant Lake Bell est une fois plus peu présente dans l'épisode. J'ai bien aimé la vanne du trio féminin : Sally : "je ne veux pas travailler avec Tara parce qu'elle m'a remplacé dans le lit d'Alan Shore", comme il n'y a pas de meilleure défense que l'attaque, Tara répond "Oui mais Lori attend son tour". Tout cela sous le regard de Paul le vieux croulant d'associé. D'ailleurs au sujet des associés, il y a Paul, Deny, l'autre fêlé de l'asile mais Paul dit dans l'épisode avoir parlé aux autres associés à propos du comportement d’Alan. On peut donc supposer qu'il y a d'autres avocats dans le cabinet mais qu'on ne connaît pas et que l'on a jamais vu. C'est fantastique les séries de David Kelley. En gros c'est comme dans Lost, il y a plus de 40 survivants mais on ne s'intéresse qu'à une dizaine. Fin de la parenthèse, je reviens au cas de Lori et Tara qui est peu intéressant, il m'a d'ailleurs fallu la moitié de l'épisode pour comprendre de quoi il s'agissait. Bref on s'en tape.

Deny et Alan, eux représentent une société pharmaceutique qui a truqué une étude clinique et qui se fait attaquer par une patiente qui a été rejetée d’un programme test d’un médicament. Là aussi c'est assez ennuyeux. ça aurait eu un intérêt si Alan et Deny se mettaient du côté du méchant groupe pharmaceutique, mais au contraire, ils se retournent contre leur client en faisant témoigner le médecin qui leur a révélé la supercherie. On a donc droit à un fin super morale avec Deny et Alan qui font le bien autour d’eux tel Superman et super boy, beurk. Il y a tout de même une scène à mourir de rire. A ce moment là, Deny veut faire témoigner le médecin en faveur de son client mais Alan est contre car ce n'est pas bien. Du coup pour empêcher que Deny ne questionne le témoin à l'audience, il place un poinçon dans la veste de Deny et une photo truquée de lui et Sadam Hussein dans la mallette de son confrère, objets qui ne plaisent pas à la sécurité du tribunal bien entendu. En même temps d'être très drôle, c'est aussi très second degré vu que ça se moque des mesures ultra sécuritaires misent en place aux USA depuis le 11 septembre. Par contre la dernière scène du cigare dans l'oreille est d’un ridicule mais là comme jamais. Et dire que Deny et Alan se croient spirituels en faisant ça, les pauvres.

Posté par tao of myself à 14:42 - Boston Legal - Permalien [#]

dimanche 23 juillet 2006

Boston Legal : 1.08 Travestissement

monicapotter_bostonlegal_240Mon enthousiasme de la semaine dernière n'était pas si exagéré que ça vu que le huitième épisode de Boston Legal (Boston justice en vf, n'oublions pas) est un très bon épisode, sans doute le plus complet et le mieux maîtrisé jusqu'à présent. Aurait il fallu 7 épisodes pour que la machine se mette en place ? On le dirait bien, j'aurai ainsi eu raison de persévérer dans cette série.

Le père noël est un travelo : Première grosse intrigue de l'épisode qui se révèle être un succès. Le teaser est impeccable avec Alan déguisé en père noël accompagné de son elfe avec Tara qui lui fait remarquer qu'il a un penchant pour les femmes de petite taille. On en apprend un peu plus sur la vie délirante d'Alan Shore. Contrairement au déguisement de Batman, le costume ici est approprié et apporte quelque chose. Denny refile à Alan son client, un père noël d'un grand magasin a été viré car il est un travesti. Le motif pour lequel Deny refile le bébé à son collègue est simple : Deny est homophobe. J'ai trouvé sa réplique sur le kilt de son père à mourir de rire et ça entre bien dans le caractère du personnage. Les scènes de procès sont bien menées avec Alan qui n'hésite sur rien pour faire pencher la balance de son côté. Dommage par contre que le juge se laisse influencer et qu'Alan gagne le procès. J'aurai préféré que chacun reste sur ses positions, même si le sujet la pression médiatique était intéressante. Dommage qu'elle ne soit pas traitée avec plus de profondeur mais vaguement dans un dialogue ou deux. Je suis malgré tout très satisfait de cette intrigue. Détail non négligeable, la victoire d'Alan permet de voir Brad déguisé en elfe et ça c'est très drôle.

Lori Mcnunuche : Une intrigue plutôt sérieuse pour contrebalancer Alan mais je n'aurai pas cru que la série aille aussi loin. C'est la première fois que la série s'engage sur une intrigue et fait se remettre en question l'un de ses personnages. Je m'explique, le psy de Lori lui demande conseil car l'un de ses patients lui a raconté comment il aimerait tuer sa ex-femme et il craint qu'il ne passe à l'acte. Doit il ou non passer outre le secret professionnel ? Simple fantasme ou réelles intentions de la part du patient ? Il y a de bonnes réflexions sur le sujet ce qui rend la série moins légère que d'habitude. Alan vient y mettre son grain de sel et sans que ça lui pose problème, il propose à Lori et au psy d’aller contre l’éthique en faisant passer Lori pour un psy auprès du patient aux propos malsains. Finalement le psy et Lori vont le dire à la femme du patient. Mais celle ci prend peur et abat son ex-mari. La scène où Lori et Paul se rendent chez la femme et découvrent le meurtre est d'un ton assez lourd pour la série et la scène du divan encore plus avec Lori qui se rend compte qu'elle a peut être été trop loin et a indirectement causé la mort d'un homme. Ce sera intéressant de voir quelles seront les conséquences sur Lori. Le personnage est finalement moins nunuche que la vf ne le laisse entendre et elle est plutôt attachante malgré son air de ravissante idiote.

Le reste de l'épisode nous offre ça et là de bons mots comme par exemple les répliques ouvertement sexuelles d'alan à Lori ou à Sally qui s'est échappée de la cave où les scénaristes l'avaient enfermés.

Alan : "Sally, on ne se parle plus depuis que nous ne couchons plus ensemble". Les mots sont mieux choisis, les répliques plus percutantes. La série trouve son style qui n'est finalement ni celui d'Ally McBeal, ni celui de The Practice, Boston Legal commence à s'affranchir de ses deux aînés et ce n'est pas plus mal. Par contre Brad a raison, Alan Shore est flasque, c'est le mot qui me manquait pour décrire James Spader, il a un physique et un visage flasque, limite diforme mais ça rend le personnage encore plus surréaliste.

En cadeau, le générique (version moche) de la saison 1 de Boston Legal : http://www.youtube.com/watch?v=JiF3jevLEbY&search=boston%20legal

Posté par tao of myself à 14:40 - Boston Legal - Permalien [#]

mardi 18 juillet 2006

Boston Legal : 1.07 Une balle dans le coeur

bostonjusticeJe dois commencer à m'y faire car j'ai trouvé ce "une balle en plein cœur" divertissant. La série s'améliore et en signe de renouveau, le générique a été un poil relifté, les images un peu crayonnées ont été remplacées pour laisser la place à quelque chose de plus naturel et c'est bien mieux comme cela.

Lori Mcnunuche : Son intrigue se suit même si elle n'a rien de révolutionnaire. Son indic' braque une petite épicerie, se fait tirer dessus mais ne veut pas se faire retirer la balle qui serait la preuve de sa culpabilité. Je trouve étrange que le juge statue en sa faveur, c'est même trop gros pour être vrai. C'est une fois de plus l'occasion de nous montrer le côté obscur d'Alan qui envoie l'indic chez un médecin pas très légal qui opère ses clients dans une sorte d'animalerie. C'est surtout la fin qui est marrante avec ce médecin. Alan a toujours un lapin à sortir de son chapeau.

Alan : Son client (un propriétaire peu scrupuleux) est condamné à devoir faire les réparations dans l'un de ses immeubles ainsi qu'à porter un écriteau pour signaler à tout le monde qu'il est un marchand de sommeil. L'intrigue n'est pas intéressante et encore moins la vendetta d'Alan contre le juge mais ça offre quelques bons mots à maître Shore. Le fait qu'Alan défende le proprio et non les locataires a un petit goût de politiquement incorrect surtout qu'il n'y a pas de scène moralisatrice ou de repentir. C'est ce qui sauve l'histoire.

Denny Crane et l'unijambiste : Denny est arrêté pour racolage et exprime à Alan son fantasme sexuelle à propos des femmes unijambistes. Voilà la meilleure intrigue de l'épisode, Spader et Shatner forment un duo amusant et délicieusement tordu. La scène chez le juge est très drôle avec la tirade surréaliste sur les Red socks et la chute de Denny "des prostituées j'en côtoie, mais elles viennent à la maison. Pourquoi est ce que j'irai en chercher une dans la rue ?". La fin nous démontre qu'Alan d'une certaine façon possède un cœur vu qu'il permet à Denny de rencontrer une unijambiste. Mais où Alan va t'il chercher tout cela ? Un médecin clandestin, une unijambiste et que sais je encore. C'est un personnage plein de surprise.

Au rayon des absent, Brad apparaît quelques 10 secondes (de trop) et Sally a disparu de la circulation depuis que Tara est la nouvelle courtisane d'Alan. Je me demande pourquoi on a crée deux rôles de brune alors qu'un seule suffisait.

Bilan : A mon grand étonnement, je commence à apprécier la série.

Posté par tao of myself à 11:56 - Boston Legal - Permalien [#]
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