jeudi 19 juin 2008
24 : 6.24 De 5h00 à 6h00
Fin de partie, tout le monde rentre chez soi. La saison est terminée et le bilan est assez cruel pour cette saison 6 de 24 heures chrono entre le soap opéra des Bauer, celui des O’ Brian, les terroristes musulmans, russes, les comploteurs chinois et j’en passe. Bref on aura tout eu cette année. Normal de voir Jack prêt à se jeter du haut de la falaise en dernière image de la saison, il y a de quoi vouloir en finir.
Finissons en vite avec Chloé. J’avais raison elle est enceinte et je plains le gosse entre papa Morris et maman Chloé. Le pauvre, quand il aura un petit problème, sa mère lui dira " fais tes devoirs " ou " retourne à l’école ". ça vient seulement de me frapper mais Chloé est une vraie accro du travail, Morris vient gentiment s’inquiéter pour elle et le seul truc qu’elle lui dit c’est " si tu veux que je me sente bien, va brancher le satellite machin truc pour Jack ". Une vraie droguée du travail.
Doyle étant aveugle, Jack et Buchannon reprennent la mission en main, de façon illégale cela va de soi. Et là, on retrouve miraculeusement du vrai 24. De l’action pur avec un contre la montre et la pression qui se ressent avec des gargouillis dans le ventre, le vice président Devil… euh Daniels envoyant des chasseurs détruire la plate forme pétrolière. Il faut donc récupérer Josh au plus vite, le temps presse. Et comme le petit a 16 ans (dixit Lennox), c’est un rebelle, il ne veut pas suivre son grand père en Chine. Il l’assomme puis lui tire dessus. Cela sans pleurer, un vrai petit Jack junoir. Il a vraiment la classe Josh mais comparé aux autres ados de teen shows ayant soit disant 16 ans, il fait un peu freluquet. Ben oui, à son âge Ryan Atwood avait déjà des muscles à la Stalonne. Mais l’honneur est sauf, Phillip meurt dans l’explosion de la plate forme pendant que Jack se la joue James Bond accroché à l’échelle de l’hélico avant de lamentablement se casser la gueule dans l’océan. C’est burlesque cette séquence tellement ça semble sortir d’un film avec Steven Seagal.
A partir de ce moment là, on arrête le compteur pour ainsi dire. Tout est terminé. Le module est détruit, Cheng est remis entre les mains de la cellule et la menace russe est écartée. Vu son air pensif, on peut se demander ce que fera le vice président Daniels dans les semaines et mois à venir. La crise ayant montré qu’il n’avait pas l’étoffe d’un président. Parlant du vrai président, Wayne Palmer, on le passe sous silence et on ne sait pas vraiment ce qui se passe pour lui. Sans doute toujours dans le coma et on en saura pas plus. Karen et Bill sont libres, libres d’aller élever des chèvres dans le Kansas grâce à l’action de Tom Lennox qui est finalement un gentil malgré son flirt conspirationniste. Mais après tout c’est cela la politique, savoir retourner sa veste quand le vent tourne. Et j’ai bien aimé son personnage sans doute grâce à la présence de Peter McNicol qui est un acteur toujours aussi formidable.
La dernière partie consacrée à Jack, Audrey et le ministre Heller fout par contre en l’air un épisode qui aurait pu être bon. On a un Jack totalement dément, au bout du rouleau et toujours aussi borderline. Je me demande comment ses cris n’ont pas réveillés Audrey qui dormait dans la pièce d’à côté. Tout cela pour lui faire comprendre qu’Heller avait raison d’agir comme il l’a fait. Tous les deux ayant toujours voulu protéger Audrey mais chacun à leur façon. Audrey et Jack entrent donc dans l’histoire des couples maudits de la télévision et ils ne pourront sans doute jamais être heureux ensemble. Toute romance étant vouée à l’échec dans cette série. Sauf évidemment pour Chloé et Morris les véritables héros de la série.
C’est donc l’heure du bilan. Quand j’ai commencé la saison 6, j’avais eu des échos très défavorable à son sujet et sans pour autant avoir adoré cette saison, je trouve les critiques un peu dures. Car mis à part l’aspect soap et vendetta familiale et tout cela, le complot terroriste a bien tenu la route malgré quelques longueurs. C’est surtout après la fin du démantèlement de la cellule terroriste que la saison a vraiment foiré soit… ah oui quand même 7 épisodes sur 24 soit près d’un tiers sans compter que tout n’était pas parfait dans les épisodes précédents ces 7 derniers. Je retiendrai par exemple le retour sans intérêt du couple Logan alors qu’ils étaient l’atout majeur de la saison 5. Des erreurs ont été commises c’est certain mais 24 reste pour moi une bonne série d’action, c’est un peu comme le James Bond du cinéma. On ne demande pas quelque chose de réaliste mais de divertissant avec de l’action, des complots, que ça explose dans tous les coins. Et 24 reste ce type de série pour moi malgré quelques gros ratés. Donc je suis certes déçu par cette saison 6, il suffit de relire mes articles pour s’en rendre compte, mais cela ne me fera pas fuir la série qui reste l’un de mes rendez vous incontournables de l’année.
samedi 7 juin 2008
24 : 6.23 De 4h00 à 5h00
Là, on atteint le sommet de l’épisode bouche trou et a un épisode de la fin de la saison cela ne fait pas très bon genre. Je noterai particulièrement Doyle qui passe son temps à attendre Phillip Bauer sur un banc au bord de la plage. Josh essaye bien de faire la conversation mais ce n’est pas comme si l’agent de la cellule avait les capacités de soutenir une grande conversation philosophique avec un gamin de 15 ans. Et le seul moment où il agit, une bombe lui explose en plein visage, au mieux il perdra un œil et au pire les deux. Pas de bol pour sa dame de cœur, Nadia s’empressant de demander de ses nouvelles. Elle n’a vraiment pas de chance, en 24 heures, elle perd ses deux petits amis potentiels. Elle pourra le cas échéant se jeter Stuart, le frère de Milo qui apparaît et disparaît de façon surprenante sans qu’on s’en rende compte. On peut par contre se demander l’intérêt d’introduire ce nouveau personnage à un épisode de la fin. Cela semble plutôt étrange. S’il n’intervient pas du tout dans le dernier épisode, on pourra vraiment crier au gag.
La seule a voir clair dans toute cette histoire, c’est Karen Hayes. Elle sait que Daniels se trompe et elle réactive son mari pour qu’il aille aider Jack. Dans sa grande intelligence, le vice président la fait arrêter, c’est dire son niveau d’incompétence. Il commence d’ailleurs à se rendre compte du poids de la fonction et commence à louer les qualités de Wayne Palmer. Il regretterai presque d’avoir comploté contre lui durant une partie de la saison. Il faudrait peu de choses pour me faire verser une larme et à lui aussi. Heureusement Lennox est plus pragmatique et défend Karen, un fait assez rare pour être souligné.
Du haut de sa plate forme pétrolière en pleine mer, Phillip Bauer continue de comploter, comme d’habitude, et histoire d’avoir un joli cliffhanger, Cheng est de retour. Papy Bauer continue de lui faire confiance, en même temps il n’a pas trop le choix. S’il reste aux USA il risque la peine capitale pour trahison. Il est donc plus intelligent de pactiser avec l’ennemi. En même temps, la Chine n’est pas une destination très à la mode, il aurait pu trouver mieux. De toute manière, il n’aura pas le temps de poser un pied en Chine car son fils va bientôt arriver pour la confrontation finale et ça risque d’aller mal pour le paternel.
On a donc une possible nouvelle guerre américo-russe en ligne de mire, la confrontation Bauer contre Bauer, ça suffisait pour me faire revenir pour le final. Mais les scénaristes ont jugés que ça ne devait pas suffire en sortant de leur chapeau le cliffhanger le plus incroyable de la série. Et là, j’avoue je suis bluffé par ce retournement de situation, Chloé tombe dans les pommes en plein milieu de l’action. Mais où ont ils été chercher cela, je vous le demande ? Chloé est elle victime d’un empoisonnement alimentaire ? A t’elle simplement sommeil (après 23 heures debout et plus, ça se comprend) ? Ou alors vu la tête qu’elle fait toujours à deux doigts de vomir sur sa console, serait elle enceinte ? Cela serait logique vu l’odeur de soap régnant à la CTU. Et surtout, on n’a jamais eu de baby menace dans la série, c’est le moment ou jamais. En même temps, ce n’est pas la vieille Karen et son syndrome post ménopause qui pourrait nous sortir ce genre d’intrigue.
Bilan : On attend beaucoup, il ne se passe trois fois rien. Le peu d’action ne sert même pas à relancer l’intrigue, on préfère terminer l’épisode sur un final totalement bidon dont on a rien à faire. Quant à Josh, mis à part sa mère hystérique, je ne vois vraiment personne se souciant de son sort si ce n’est son grand père rêvant d’un avenir meilleur pour sa génération future aux yeux bridés. Ne nous trompons pas sur les intentions de Jack, ce qui l’intéresse c’est d’en découdre avec son père et accessoirement avec Cheng. Josh est un simple prétexte pour Jack la menace.
samedi 24 mai 2008
24 : 6.22 De 3h00 à 4h00
A nouveau un épisode peu passionnant où l’on se contente de défaire ce qui a été fait une heure plus tôt. On gagne donc à nouveau temps pour un compteur refusant de s’arrêter. Si l’objectif précédent des Chinois était de kidnapper Josh Bauer, celui ci est vite secouru pour son oncle qui agit plus comme son père soit dit en passant. Pour la forme Cheng s’échappe miraculeusement pendant les deux seules secondes d’inattention de Jack. Ainsi, l’attaque de la CTU n’a servi à rien, tout comme la mort de Milo. Nadia peut donc culpabiliser avec tous les éléments en main et se repasser la scène encore et encore dans sa jolie petite tête. Heureusement Morris est là pour la réconforter et lui dire combien ce n’est pas sa faute. Mais venant d’un mec qui quelques heures plus tôt a aidé des terroristes à armer des armes nucléaires, ce réconfort est un peu vain.
Papy Bauer avait pourtant tout prévu et voulait partir en Chine avec son petit fils. Car comme le veut la croyance populaire, dans 10 ans la Chine aura dépassé les Etats Unis dans tous les domaines sauf celui des droits de l’homme. C’est sans compter sur Josh qui ne veut pas partir avec son grand père. Après tout, il a raison, Phillip Bauer est un sociopathe. Le mot est lancé par Karen Hayes et repris en écho par Lennox. Mais le diagnostic pourrait évoluer car Papy Bauer possède le module russe et pour l’instant il négocie. Si Cheng veut le module, il doit lui ramener Josh et si Daniels le veut, il doit le laisser partir dans " un pays de son choix " alors qu’il est responsable du merdier nucléaire de la journée ou du moins en partie. C’est toujours très amusant de voir avec quelle facilité tout le monde peut entrer en communication directe avec la présidence américaine. En Belgique, on a un peu plus de mal. Sans doute car il est déjà difficile pour les dirigeants de communiquer entre eux. Je me demande comment Jack Bauer aurait réglé BHV lui. Il aurait sans doute pourchassé et tué le Mollah DeWever jusqu’à sa cachette secrète dans les dunes de Blankenberghe et le tour aurait été joué. Bon revenons à la série, la vraie. Nous allons assister à une vendetta personnelle de Jack contre son père, je l’avais déjà vu venir. Cela n’arrange pas mes affaires car ça semble tout sauf passionnant. Seul pseudo suspense, Jack va t’il mettre une balle dans la tête de son paternel, le remettre aux autorités ou celui ci aura t’il la classe de se suicider tout seul ?
Noah Daniels a les même problèmes que ces ennemis chinois, tout le plan autour de Lisa Miller n’a servi à rien, Subarov se montrant moins con qu’il n’en a l’air. Quelle arrogance ces Américains, ils croyaient vraiment pouvoir duper aussi facilement la grande puissance russe ? L’intrigue ne reposait déjà sur rien alors maintenant encore moins. On sent même une pointe d’auto dérision quand Lennox dit " ouf, c’est enfin fini " alors les ébats sexuels de Lisa et de son goaould sont terminés. Le pauvre il a du regarder une vidéo porno en temps réel durant au moins 25 minutes, je le plains.
Subarov est aussi très doué dans le timing, il lance un ultimatum aux Etats Unis . Si dans deux heures, ils n’ont pas récupéré le module, c’est la guerre. Mais dans deux heures, la saison 6 sera enfin terminée et l’agent Bauer aura sauvé le monde. A moins que Jack pousse le vice jusqu’à poursuivre sa mission durant le générique de fin et les pubs qui suivront. Impossible n’est pas Bauer, d’autant plus maintenant car on connaît toute la tribu. Un petit mot sur Rikiki Schroeder pour terminer ? Non, il ne sert à rien durant l’épisode si ce n’est kidnapper Josh. Le petit blondinet serait il son fils caché ? Car il y a une ressemblance pour le moins frappante entre ces deux là.
Vite la fin car là ça commence à être gonflant ce n’importe quoi improvisé.
vendredi 16 mai 2008
24 : 6.21 De 2h00 à 3h00
On gagne du temps dans cet épisode et comme on n’a plus rien à dire, on étire chaque micro événement comme s’il était d’une importance capitale tout en recyclant les vieilles recettes. Ainsi, on ressort les Bauer du placard où ils étaient enfermés. Comme on a commencé la saison avec eux, on va aussi la finir. On oublie donc l’intrigue d’Audrey, la folle étant repartie avec son père et on en entendra sans doute plus jamais parler d’elle comme le président Logan dont on n’a plus de nouvelles depuis son arrêt cardiaque dans l’ambulance. Il est sans doute mort mais cela on nous laisse le loisir de l’imaginer.
Pour retarder la cellule anti terroriste de mettre le main sur Cheng, rien de mieux que d’attaquer la cellule elle même dans le but de trouver Josh Bauer pour le ramener à son grand père, le toujours aussi machiavélique Phillip Bauer. Celui ci a accepté d’aider les Chinois à réparer le module s’ils vont récupérer son petit fils, le seul Bauer ayant de l’importance à ses yeux apparemment. Vraiment grotesque comme idée, tellement ça sort de nulle part mais au moins on joue pas mal sur le mystère de la mission du commando de Cheng et cela c’était pas mal du tout. Tout cela en fait pour à nouveau tout recentrer sur Jack et sa vendetta familiale. Bientôt on apprendra peut être que c’est Phillip qui a aidé les Chinois à capturer Audrey tant qu’on y est. Mais on a un retournement de situation choc auquel je ne m’attendais pas du tout, la mort de Milo. En même temps, il fallait bien faire quelque chose, les cheveux d’Eric Balfour commençaient à trop pousser et ça ne devenait plus très crédible comme la saison est sensée représenter 24 heures en temps " réel ". C’est triste car Milo était l’un des rares personnages encore sympathique de la série mais sa mort est tellement brutale, je ne peux que saluer l’effet de surprise. Comme ça, on règle le triangle amoureux Milo-Nadia-Doyle. Nadia pourra tranquillement débuter sa relation sado maso avec Rickiki et vivre la belle vie. N’y voyait pas une allusion à une vieille série du club Dorothée sur TF1.
A la Maison blanche aussi on gagne du temps grâce à une intrigue improbable centrée sur la traîtresse Lisa Miller obligée de coucher avec l’ennemi goaould. Ça n’a pas l’air de beaucoup lui déplaire. Tom passe même sur le terrain pour la coacher depuis le mini van, telle une mauvaise émission de télé réalité de MTV ou de MCM. Et tout cela, s’il vous plaît, pour éviter une troisième guerre mondiale, rien que ça.
Bref, on rame, on rame. On n’a plus d’idée mais on s’en fout, on continue car il reste encore trois épisodes de plus à remplir. Pour le moment je défendais la saison 6 qui ne me semblait pas trop mal. Malgré les lourdeurs et les effets soap, elle restait tout à fait honorable comparé aux saisons 3 et 4, pas de quoi avoir honte. Mais depuis la fin de l’intrigue terroriste, la série s’enfonce dans des intrigues sans le moindre intérêt comme si les scénaristes avaient oubliés qu’une saison de 24, ça dure vingt quatre épisodes. Du coup, le suspense est totalement retombé, il n’y a plus aucune tension, ni enjeu. Et tel Jack, Audrey et Nadia, je n’ai qu’une seule envie, que cette journée s’arrête pour rentrer chez moi.
vendredi 9 mai 2008
24 : 6.20 De 1h00 à 2h00
Pauvre Jack Bauer. Il a risqué sa vie, trahit ses amis, le gouvernement, le pays. Et tout cela pour quoi ? Pour une espèce de folle ne se souvenant même plus de qui elle est. Un véritable gag. De plus, il ne pourra plus jamais voir Audrey sur l’ordre de James Heller. Ça valait bien la peine de faire tant d’efforts et de risquer un nouveau conflit nucléaire. En attendant, Jack peut sauver Audrey des griffes du docteur Mengele qui veut faire parler Audrey de force. Heureusement mini Jack est là pour l’aider. Oui, Mini Jack c’est mon nouveau surnom pour Rickiki Schroeder car il a de plus en plus l’air d’un clone pour notre emblématique héros. Ce n’est d’ailleurs pas pour me déplaire car c’est le meilleur nouvel ajout de la CTU depuis longtemps. Et puis, il ne pourra jamais faire pire que Chloé et Morris mettant fin à leur histoire d’amour dans les couloirs en béton de la cellule. J’espère maintenant qu’on en a fini avec ces deux là et que Chloé ne va pas s’attacher à Morris pour l’obliger à ne pas la quitter.
A nouveau la " mission Audrey " est un faux enjeu car il apparaît aussi vite qu’il est réglé. Cela grâce à l’inconstance de Nadia. Une fois elle est d’accord avec les méthodes du doc, une fois elle n’est plus d’accord. Tout cela pour les beaux yeux de Mini Jack. Au moins elle et moi nous sommes d’accord, Bill Buchannon est le mieux placé pour diriger la cellule. Au moins ça elle en est consciente et elle le dit à Karen Hayes qui ne peut que s’en mordre les doigts. Au moins, le licenciement de Bill lui permet d’avoir l’estime de Daniels et on se rend compte qu’il n’est finalement pas aussi horrible qu’on ne l’aurait cru. Maintenant que Daniels a obtenu ce qu’il voulait, il est tout de suite plus sympathique et surtout il est tout aussi incompétent que son prédécesseur. Car oui, il a commis l’erreur de coucher avec Lisa. Elle même couchant avec un lobbyste vendant ses infos aux Russes. Le gars en question n’étant nul autre que Michael Shanks, le Daniel Jackson de Stargate. Cette fois il ne sert pas de son gros cerveau, on le met juste à poil pour attirer les fans du beau Dany. A cause de cela, Daniels est bien emmerdé car le président russe menace de déclencher la troisième guerre mondiale. La vidéo avec Subarov est d’ailleurs très classe. Daniels prenant déjà ses aises en présentant Karen et Tom comme ses conseillers à lui et à lui seul.
Dans son malheur, Daniels a de la chance. Le module est endommagé et Chen a besoin d’un technicien pour obtenir les infos cryptées. C’est vraiment pas de chance pour lui ni pour nous car c’est vraiment un retournement de situation super facile pour faire traîner l’intrigue quelques heures de plus. Le temps que Jack s’échappe, mette une balle dans la tête de Chen et récupère le module. A mon avis, on va se diriger vers quelque chose dans ce genre là car il ne reste plus que 4 heures et je doute que les prochains épisodes offriront de nouvelles intrigues. Ça ressemble tout de même beaucoup à la course pour obtenir le vrai faux enregistrement dans je ne sais plus quelle autre saison en vue d’empêcher là aussi une nouvelle guerre mondiale.
24 prouve dans cet épisode qu’elle est la série la plus écologique du moment car elle recycle pas mal d’intrigues des saisons précédentes. Un véritable pot pourri de l’ensemble de l’œuvre. Le problème étant que quand c’est pourri, ça ne sent généralement pas très bon et c’est clairement le cas ici. Seul vrai renseignement, William Devane a vraiment besoin de travailler car il se déplace en tout et pour tout pour deux minutes à l’écran. Il serait tant qu’il change d’agent, le sien est nul.
24 : 6.19 De minuit à 1h00
Entre deux musiques larmoyantes du Télévie, la chasse à l’homme se poursuit pour empêcher Jack de livrer la technologie russe aux Chinois. Et comme la série repose exclusivement là dessus, les Chinois obtiennent le module en question et cela malgré le plan génial de l’explosion au C4 de Jack et l’intervention musclée de la CTU. Les Chinois sont d’ailleurs bien armés car ils éclatent un hélico au bazooka. Plutôt pas mal du tout ça. Audrey est plus perturbée qu’on ne l’avait cru au départ et ce retournement de dernière minute me plait beaucoup. Ça offre une nouvelle problématique. Rikiki Schroder s’impose de plus en plus comme un successeur potentiel de Jack. Ce dernier étant de train de se saborder aux yeux de la cellule et de la présidence. On se demande même comment quelqu’un pourra un jour lui confier une nouvelle mission officielle dans les futures saisons de la série.
Visiblement pas Buchannon, celui est prié de s’en aller pour des raison politiques. Et oui, on ressort au bon moment les arguments de la démission de Karen pour accabler son mari. La pauvre est même forcée de virer son propre époux afin de préserver sa place stratégiquement plus importante auprès de la présidence. D’autant plus maintenant car Daniels a pris les pleins pouvoirs. Et attention, le président interimaire est un vieux pervers. C’est lui même qui l’avoue et j’ai trouvé cette scène avec son assistante absolument tordante. On pouvait déjà avoir des doutes sur leur relation, mais on comprend maintenant clairement qu’elle n’est ni sa femme ni sa compagne mais plus exactement sa maîtresse. De quoi relancer l’intrigue soap mais cette fois du côté de la Maison blanche. Dans une totale " cohérence " avec les épisodes précédents, Buchannon nomme Nadia en charge de la cellule en attendant qu’un chieur de la division vienne à nouveau tout foutre en l’air. ça va tout de même très rapidement dans cette série. Il y a quelques heures, Nadia était accusée de trahison et maintenant elle est à la tête de la CTU. C’est tout de même pas très crédible tout cela, mais au moins il y a une certaine logique à différents événements. Doyle est devenu le nouveau chouchou de Nadia, celle ci se retrouve grand manitou. Il y a donc fort à parier qu’ils vont tous les deux se liguer contre Jack et Audrey pendant que les gentils Chloé et Milo vont tout faire pour les aider.
N’oublions pas Morris non plus, celui ci donne sa démission à Buchannon juste après s’être ramassé en pleine gueule une bonne grosse claque de la part de Chloé qui lui a demandé " de ne plus armer des armes nucléaires pour les terroristes " lors d’une de leur séance de thérapie de couple improvisée. C’était vachement drôle de la part de Chloé de sortir ça à Morris. Maintenant est ce vraiment une porte de sortie pour le personnage ? Si c’est le cas, ce serait vraiment pathétique et montrer qu’il n’a jamais servi à rien. Par contre comme il a un pied hors de la cellule, il pourrait servir de contact à l’extérieur pour l’une ou l’autre mission clandestine. A condition que Chloé s’excuse et soit très gentille avec lui dans les douches.
Je ne vais pas dire que c’est un bon épisode mais on limite malgré tous les dégâts. L’épisode en lui même tient plus ou moins la route car il est rythmé, il y a des coups de théâtre pas trop mal. Mais dès qu’on y réfléchit deux secondes entre les pubs nombreuses de RTL, tout s’écroule car l’épisode repose sur du vide. La preuve, on est obligé de ressortir l’histoire du début sur la libération de Fayed que l’on pensait réglée depuis longtemps et les vieilles ficelles de changement de direction à la CTU et l’éternel Jack contre le reste du monde.
vendredi 2 mai 2008
24 : 6.18 De 23h00 à minuit
Un épisode bien mou par rapport au précédent. Il ne se passe pas grand chose et on tente de monter un pseudo suspense avec des bouts de ficelles. Jack doit récupérer le composant d’une des bombes afin que les chinois puissent disposer de la technologie russe et libére Audrey sa chérie. On se retrouve dans un classique Jack contre le reste du monde aidé de sa fidèle Chloé. Le tout se fait comme d’habitude dans la plus grande illégalité ce qui nous vaut une superbe scène de ménage entre Morris et Chloé en pleine CTU sans que personne ne se retourne sur eux, ni ne se demande ce qui se passe. Il faut croire que c’est chacun son tour après Nadia et Milo dans l’épisode précédent. Bref c’est du très classique, Jack se fait prendre mais il réussit malgré tout à fausser compagnie à Doyle qui a quand même vu la mort de près. Jack lui rappelant qu’il a tué Curtis pour moins que ça il y a quelques heures, et lui en plus c’était un ami. Tout cela pour sauver Audrey qui a l’air pas mal traumatisée. A moins que ce ne soit le jeu de Kim Raver qui donne cette impression. Par contre, l’anorexie de Kimy rend le personnage plus crédible car elle donne vraiment l’impression de mourir de faim avec ses joues creuses et poignet en forme d’allumette.
A la présidence, tout le monde remonte à la Maison blanche, la période bunker est terminée mais ce n’est pas une raison pour sortir le champagne. Palmer et Daniels ont une dernière confrontation où Wayne demande à son vice président de démissionner mais celui ci n’en aura pas besoin car Palmer s’effondre en pleine conférence de presse. Cela avait quelque chose de marrant car ça se voyait venir de très très loin. Dès le moment où l’on a parlé de l’arrivée de la presse, il était évident qu’il allait se passer un truc grave. Et le disque dur de Palmer se mettant en mode reset face à la question d’une journaliste était très drôle. Finalement j’avais tort, Tom n’a pas eu besoin de trahir le président, Daniels n’a pas eu besoin d’une nouvelle manigance. Le président s’est torpillé de lui même en n’acceptant pas de se faire soigner. Il offre ainsi la présidence à Daniels sur un plateau d’argent. Il a résolu la crise, les bombes sont sous contrôle, le vice président n’aura pas qu’à profiter de toute la gloire. Il peut même remercier Sandra Palmer et Karen car ce sont grâce à elles qu’on a sorti Wayne du coma et grâce à cela il ne se réveillera sans doute plus jamais suite à son attaque cérébrale. C’est très ironique comme situation.
La saison 6 est donc terminée mais pourtant seuls les scénaristes ne s’en sont pas rendus compte. Donc la série a beaucoup de mal à rebondir. L’intrigue terroriste se termine trop tôt dans la saison et on tente de nous sortir de nouvelles intrigues qui sont loin d’être aussi convaincantes. Tout se recentre en fait sur Jack car l’entièreté de l’intrigue repose maintenant sur lui. A moins que Karen et Tom ne deviennent des conspirateurs à leur tour pour faire tomber le futur président Daniels de son fauteuil du bureau ovale. Qui plus est mis à part Palmer s’effondrant en direct à la télévision, il ne se passe rien d’important et on a droit à de très très longues minutes de remplissage ne servant strictement à rien. Du coup, ma review sera un peu courte que d’habitude, la faute aux terroristes incompétents.
jeudi 1 mai 2008
24 : 6.17 De 22h00 à 23h00
Un parfum de season finale plane dans l’air. Gredenko est mort et quand l’épisode débute, Fayed n’a plus qu’une heure à vivre. Et au rythme où l’on va le président pourrait également passer l’arme à gauche dans peu de temps vu la façon dont il joue avec sa santé. Pourtant il était d’humeur blagueuse en début d’épisode avec le bluff nucléaire et son petit sourire en coin, content d’avoir berné Tom qui avait cru un moment le gentil président passé du côté obscur de la force. Oui, moi aussi j’y avais cru. Et là, il faut avouer Wayne joue très finement en y allant au bluff afin de faire coopérer le pays de Fayed. Mais cela ressemble à un dernier coup d’éclat pour le président Palmer. Sa santé se dégrade rapidement et Tom doute de plus en plus sur la capacité du président à diriger le pays entre deux hausses de tension et une piqûre d’adrénaline. On voit venir le retournement de Lennox " pour le bien du pays " en appuyant Daniels cette fois ci. La roue semble tourner très vite. C’est fou ce qu’il peut se passer en 24 heures.
Dernier round pour Jack et Fayed. Le Jack pur et dur prend son pied en torturant Fayed mais ce gars là est un costaud et il ne craquera pas aussi facilement. La CTU utilise donc la ruse et simule un faux sauvetage de Fayed par une toute aussi fausse cellule dormante. C’était un peu gros car Jack et Doyle n’allaient pas se faire tuer aussi facilement. Quoi que ça aurait pu être un retournement de situation vraiment choquant de voir Jack se faire tuer dans une simple embuscade. Fayed n’étant pas le dernier des cons, il finit par comprendre la supercherie et s’enfuit dans une benne à ordure. Quoi de plus normal comme véhicule pour un individu de son espèce. Batman à la Batmobil et Fayed à une benne à ordure. Le combat final à mort entre Jack et Fayed se la joue tous les coups sont permis. Jack se permet même un peu d’humour avant d’exécuter Fayed par pendaison. Les bombes sont sous contrôle comme dirait Doyle. Tout est terminé.
Je vous le disais, il y a un ambiance de season finale dans cet épisode. Le menace est donc éloignée mais il faut à tout prix faire remonter le suspense. On a donc droit au retournement de situation tant redouté. Audrey est vivante. Et oui, je vous entend déjà soupirer. Moi même en écrivant ce texte, je ne peux cacher mon sentiment. Ce sera donc cela la nouvelle mission toute personnelle de Jack pour boucler la saison 6, retrouver Audrey la lipstick jungleuse aux mains des terribles chinois. On les aura tous fait cette année. Les Musulmans, les Russes et maintenant les Chinois. De là à voir Jack leur voler la flamme olympique et libérer le Tibet il n’y a qu’un pas. C’est sans doute pour cela que cette année, Bauer est interdit de sortie sur la Fox. La chaîne ne voulait pas vexer ses amis chinois et leurs jeux olympiques des droits de l’homme.
A la cellule Milo et Nadia s’engueulent au sujet de Doyle. Il faut dire que Nadia est une vraie girouette. Il y a quelques heures, elle se faisait torturer par Doyle et maintenant elle est inquiète de le savoir blessé. Je vous le disais, Nadia, ça doit être une fan des relations sado maso car je ne vois pas comment expliquer son soudain intérêt pour Ricky Schroeder le sadique. Morris doit même intervenir pour séparer nos deux amoureux. Car mine de rien, ils se disputent ouvertement devant toute la CTU réunie et comme amour et violence sont des termes relativement similaires pour ces deux là, il valait mieux les séparer avant de les voir copuler entre les ordinateurs.
Le bilan est relativement bon. La dernière ligne droite de Fayed est bien mise en scène, même si on peut reprocher une nouvelle fois l’énormité de voir Jack seul face au reste au monde, passant entre les balles et tuant Fayed de sang froid, puis se relevant comme si de rien n’était. La partie la plus passionnante reste celle liée à Palmer. On voit facilement les nouvelles pistes des futurs épisodes. D’un côté Jack confronté aux Chinois et de l’autre une nouvelle lutte de pouvoir entre Daniels et Palmer avec cette fois une inversion des rôles.
jeudi 24 avril 2008
24 : 6.16 De 21h00 à 22h00
Un épisode charnière totalement imprévisible mais qui n’évite pas toujours les redites ou le grotesque. Le mot d’ordre est de surprendre avant tout, peu importe la cohérence. Ça en reste pas moins un épisode extrêmement efficace même s’il s’en passe des choses sur une heure de temps.
La cellule porte un coup important dans son combat de la journée en coupant la tête du serpent du terrorisme. Après 16 heures de recherches et d’embuscades, Fayed et Gredenko sont mis hors d’état de nuire. Mais sans leurs chefs, les terroristes restants (encore au moins deux) seront certainement encore plus dangereux car n’obéissant plus à personne. La mort de Gredenko est sombre et pathétique. Il se fait d’abord couper un bras pour éviter d’être retrouvé par la CTU et finit par mourir sous la jetée, voyant tout le combat de sa vie réduit à néant. Je suis presque triste pour lui. Sa mort est bien mise en scène car on ressent vraiment le constat d’échec qu’il doit faire dans sa tête. Cela n’excuse évidemment pas l’aspect ridicule de Gredenko manchot. On pousse même Jack à découvrir lui même le bras du nostalgique du régime soviétique. L’intrigue terroriste est donc à un tournant et on peut se demander maintenant comment l’histoire va évoluer car il reste encore un certain nombre d’épisodes pour boucler la saison. Je crains le retour de Phillip Bauer afin de terminer la saison en une vendetta personnelle de Jack envers son père. L’histoire n’est visiblement pas encore terminée de ce côté là.
L’autre gros morceau, c’est la lutte interne à la Maison blanche entre Wayne Palmer et Noah Daniels qui s’opposent. Il s’agit avant tout un combat de principe pour Palmer qui est fondamentalement d’accord avec Daniels sur le fond mais évidemment pas sur la forme. Cela crée selon moi le retournement de situation le plus inattendu de la saison pour le moment. Karen et Lennox s’allient afin d’empêcher Daniels d’obtenir les pleins pouvoirs et déchaîner ainsi le feu nucléaire. Cela reste pourtant bien en adéquation avec toute l’intrigue de l’épisode car celle ci est en fait la lutte du statu quo. Ainsi chaque action est équilibrée par une autre faisant que rien ne bouge. Daniels lance l’attaque mais elle est arrêtée par Palmer, Daniels réplique et demande la réunion du conseil, finalement gagnée par la président, Daniels attaque encore à nouveau en invoquant la cour suprême mais est arrêté par Tom et finalement les efforts de Tom, comme je l’ai dit plus haut, n’ont servi à rien car le président Palmer décide de l’attaque contre le pays de Fayed. Le vote du conseil ressemble à s’y méprendre au même vote contre un autre Palmer dans la saison 2. Et j’ai trouvé Daniels d’une totale mauvaise foi mais ça rend le personnage formidable. Le conseil doit juger si le président est en état de diriger le pays mais uniquement de cela. Hors, on a plus l’impression que le conseil juge les actes du président. On le juge politiquement et non physiquement. Car si on pousse le raisonnement jusqu’au bout, chaque fois que le président prend une décision déplaisant au conseil, on pourrait le mettre sur la touche sous tel ou tel prétexte. J’ai trouvé cela un peu trop ridicule comme intervention. L’intrigue était mieux maîtrisée du temps de David Palmer. Par contre j’ai bien aimé tout l’aspect " aide médicale " apportée à Wayne, cela fait penser à John Kennedy qui devait également être soigné constamment à cause de douleurs au dos. Le parallèle continue donc entre le clan Palmer et le clan Kennedy.
Et pour terminer, à la cellule, Doyle continue de jouer au faux méchant. On pense qu’il veut coincer Milo en se servant de Nadia mais finalement il aide ce dernier à ne pas avoir d’ennui. Certes, Doyle n’aime peut être pas Milo mais il a besoin de lui et il sait où est son intérêt. On continue ainsi à maintenir l’aspect trouble du personnage de Doyle, ce qui est d’ailleurs le seul argument pour maintenir le personnage. Ça reste malgré tout limite soap opéra mais on est à la CTU, ce qui est au fond normal comme intrigue. Milo et Nadia se la jouent toujours dominant et dominé, Milo étant impatient de pouvoir coucher avec elle et Nadia obéissant docilement.
Au final, l’épisode est efficace car totalement déroutant, chaque action pouvant aller dans un sens comme dans un autre. Mais comme tout est plus ou moins réglé dans cet épisode, je me demande comment tout cela va pouvoir rebondir car il nous reste encore 8 heures à tirer.
24 : 6.15 De 20h00 à 21h00
Plus le temps passe et plus on s’éloigne de l’idée de départ de cette saison, à savoir Jack brisé par les chinois et le complot familial des Bauer. Mais on pourrait vite y revenir vu la capture de Gredenko. Celui ci pourrait tenter de déstabiliser Jack en impliquant encore plus son père dans toute cette histoire. En attendant, Jack doit faire face à un autre problème de famille en faisant équipe avec un handicapé mental léger. J’ai eu très peur en voyant la première scène de cette petite intrigue avec Rain man 2.0. Celle ci reste très limite, passablement ridicule mais finalement cette collaboration se passe assez bien. On voit même un Jack tout ému en ramenant Randy à la voiture tout en le félicitant. L’intrigue avance grandement avec la capture de Gredenko mais on retombe vite dans les grands classiques quand le russe accepte d’aider la cellule à condition d’avoir l’immunité. Ce qu’il n’obtiendra jamais avec Daniels à la tête du gouvernement.
D’où l’idée de voir Karen et Sandra jouer à Reanimator en essayant de ramener le président Palmer dans le monde des vivants. Cela fonctionne d’ailleurs fort bien car il a l’air de sortir de son lit après une bonne nuit de sommeil. Cela ne semble pas inquiéter Daniels qui déclare le président inapte à reprendre ses fonctions. Forcément, si Palmer écoute sa sœur, il a un problème mental, cela semble évident. Les plans de Daniels concernant le feu d’artifice libanais sont donc remis à plus tard. Oui, je dis bien libanais, j’ai décidé unilatéralement que c’était le pays de Fayed et d’Hassad vu qu’on nous cache toujours le nom de ce pays " ennemi ". Tom continue de se la jouer hyper choqué alors que c’est lui même qui est à l’origine de cette politique forte. Dans le genre, je retourne ma veste, Lennox est vraiment très fort. Au moins Mike Novick était un conspirateur constant. Tom se contente d’une mine constipée en contredisant systématiquement son interlocuteur que celui ci soit le président, le vice président ou Karen Hayes. Karen et Tom nous rappellent tout de même quelques points de géopolitiques pour nous dire combien la situation est très dangereuse et très explosive quand on tente de s’attaquer au Moyen Orient.
Ricky Schroder est finalement plus honnête qu’on ne l’aurait cru. Il découvre la preuve de son erreur concernant Nadia. On pense dans un premier temps qu’il va se taire et étouffer l’affaire mais pas du tout. C’est un retournement de situation surprenant mais cela sonne sans doute la fin du personnage. Car un personnage trop gentil, ça ne dure jamais très longtemps dans la série. Il était plus intéressant d’avoir un personnage trouble. C’est donc au fond une déception. Concernant Nadia c’est un peu le même constat, la déception. Son personnage m’intéressait déjà très peu et maintenant encore moins. Les excuses de Buchannon sont hypocrites et l’appel de ce dernier pour que Nadia retourne à son poste pue le patriotisme à outrance. On vous a torturé mais ce n’est pas grave, reprenez votre poste. Nadia accepte sans dire un mot, j’ai trouvé cela absolument scandaleux. Son attitude soumise est encore pire avec Milo. Elle résiste deux secondes, il l’embrasse de force et Nadia rougit comme une midinette. Leur petit plan sado maso ne passe d’ailleurs pas inaperçu car tout le monde à la cellule peut les voir s’embrasser. En particulier Chloé n’en ratant pas une miette. Ça a même l’air de lui plaire. Il faut dire qu’à côté de ce qu’elle a à la maison, elle a perdu au change en ne sortant pas avec Milo le beau gosse dominateur.
L’épisode est donc très plaisant, ça marche plutôt bien. Si on est loin du niveau de la saison 5, les intrigues principales tiennent la route et au final à un peu plus de la mi parcours c’est moins pire que ne l’avait annoncé les commentaires plutôt alarmistes. Ça reste du 24, du terrorisme pop corn à la sauce Hollywood et dans le genre série d’action propagandiste, 24 tient toutes ses promesses.