Critik en séries

Blog sur les critiques et impressions des épisodes de série tv : The oc, grey's anatomy, everwood, le monde joan, house, ugly betty, Lost, FBI portés disparus, boston legal,...

lundi 2 juin 2008

House : 4.09 Les jeux sont faits

cuddy_gamesUn peu de ménage pour le docteur House, ça ne fait pas de mal. Il est temps pour lui de prendre une décision concernant les 4 derniers candidats. Si c’était pour House, il les garderai tous, à croire qu’il s’est attaché à eux et ne se sent plus le cœur de les virer. House teste alors le diagnostic différentiel d’une nouvelle façon sur ses collègues pour savoir qui il doit virer. Il souffle le chaud et le froid durant tout l’épisode en mettant un à un les candidats sur la sellette pour curieusement s’en tenir au choix de Lisa Cuddy : Garder Kutner et Taub. L’un le contredit, l’autre pense comme lui, de quoi équilibrer. Mais ça ne serait pas drôle sans une énième manipulation du doc. Garder deux hommes était le plus sûr moyen d’avoir un troisième assistant en plus de Foreman. Numéro 13 reste ainsi dans le jeu et vous savez combien j’aime numéro 13, même si je ne met pas des posters d’elle partout sur mon blog. L’équipe est ainsi au complet mais je ne serai pas surpris s’il y avait au moins un dernier revirement de situation dans les épisodes à venir. Cameron et Chase ne sont sans doute pas destiné à jouer les figurants pour l’éternité et ils reviendront sans doute au premier plan à un moment ou à un autre. On peut reprocher le peu de culot de la série sur le choix des finalistes. On avait le choix de remplacer les trois larbins et plutôt que de changer littéralement la distribution, on se contente de trois clones. Numéro 13 est une Cameron proche des patients, Taub un Foreman toujours en conflit avec House et Kutner le lèche botte à la Chase. Il aurait été plus intéressant d’avoir des caractères diamétralement opposés.

Le patient du jour est un rockeur junkie faisant réagir Amber et numéro 13 de façon différentes. Amber est dégoûtée par cette épave humaine, 13 veut aller plus loin que la simple image du drogué. C’était la dernière occasion d’approfondir Amber mais on en restera sur l’impression de l’abominable garce refusant de perdre. Dommage, finalement je l’aimais bien. Le patient a beau être un drogué et un musicien minable, il n’en est pas moins heureux. Il ne regrette rien et à sans doute mené sa vie comme il le voulait. Ses choix sont sans doute contestables mais il aura vécu selon ses propres règles. On peut écrire cela au présent car il va vivre étant victime de la rougeole. Voilà ce qui arrive quand on s’occupe d’enfants défavorisés, on se chope un paquet de maladies vous explosant en pleine figure un jour ou l’autre. Il est bon de parfois savoir être égoïste.

Mixant les deux morales de l’épisode, Wilson a une vraie histoire à lui. Il se plante sur un diagnostic et annonce à un patient qu’il a un cancer pour au final lui annoncer qu’il ne va pas mourir. Wilson culpabilise, il est même prêt à dédommager le mec pour avoir eu l’audace de lui annoncer une bonne nouvelle. C’est typiquement Wilson, c’est une bonne poire prêt à aider tout le monde et culpabilisant à mort sur la moindre de ses erreurs. Il veut sans cesse rester monsieur " nice guy ". House tente par l’humour de lui faire comprendre qu’il doit lâcher prise. Tiens pour une fois, House lui renvoie l’ascenseur. Le patient lui apprend une bonne leçon, celle de vivre comme si c’était le dernier jour et profiter de l’existence.

Vu son contenu, l’épisode est fondamental mais je ne l’ai pas trouvé spécialement convainquant. Tout le monde est à sa place, House est génial mais il n’y a pas ce petit plus, cette petite étincelle. Un peu dommage car c’était l’occasion de marquer le coup. Le patient ne sert à rien et n’aide pas l’histoire à avancer. Amber est virée mais je l’avais prévu. Il n’y a donc pas la moindre surprise. Seul le petit jeu entre House et Cuddy m’a bien plu. Le duo de personnages fonctionne à merveille et j’en redemande. A part ça, il n’y a rien à dire. On ne s’ennuie pas mais on reste dans un House routinier, on rit moins malgré les facéties du docteur auquels on est habitué.

Posté par tao of myself à 12:38 - Dr. House - Permalien [#]