Critik en séries

Blog sur les critiques et impressions des épisodes de série tv : The oc, grey's anatomy, everwood, le monde joan, house, ugly betty, Lost, FBI portés disparus, boston legal,...

samedi 31 mai 2008

Lost : 4.12 There's no place like home (part II et III)

jackfinalComment passer une heure et 23 minutes devant la télé sans s’en rendre compte ? Regardez le final de la saison 4 de Lost et le tour est joué. Un épisode passionnant, brillant, captivant. La série ne déçoit pas, on avance par petites touches certes mais on avance. Le doublé épisode final de Lost utilise avec efficacité son format, on n’a pas simplement deux épisodes collés l’un à l’autre mais une seule histoire du début à la fin où le présent et le futur se rejoignent. Intelligemment, on reprend là où le final de la saison 3 nous avait laissé. Je l’avais vu venir mais c’est une bonne idée car on remplit les blancs, on comprend ce qui s’est passé et Lost tourne une page de son histoire. Si des mystères demeurent, on sait tout de l’histoire et quand la série repartira, on aura en quelque sorte un Lost numéro 2 où les Oceanic 6 reviennent sur l’île. Je fais d’ailleurs la prédiction que les flash backs de la saison 5 seront en partie centré sur ce qui s’est passé durant les trois ans où les Oceanic 6 ont quitté l’île et sur les événements terribles qui s’y sont passé d’après Benjamin Linus et Jeremy Bentham alias l’homme dans le cercueil, alias John Locke. On joue beaucoup sur le mystère de l’identité de Jeremy Bentham durant tout cet épisode, celui ci ayant rendu visite à beaucoup de monde ses dernières semaines avant de mourir. Walt (les hormones de croissance, ça marche), Jack, Kate. Ce pseudonyme est un stratagème assez facile pour faire durer le suspense mais jusque la dernière seconde on ignore qui il est vraiment et au moment de découvrir son identité, ça pouvait être un peu n’importe qui. Le fait que ce soit Locke relance le suspense. Pourquoi est il mort ? Qui l’a tué ? Car on se doute qu’il ne s’est pas vraiment suicidé. Pourquoi est il venu mettre en garde les Oceanic 6 de la présence de Ben hors de l’île ? De plus, on sait que Locke n’est pas vraiment mort, c’est un personnage bien trop important pour ça. Ramener son cercueil sur l’île servira sans doute à le ressusciter… comme Christian a été ressuscité. D’ailleurs, j’ai une idée à ce sujet. Selon Miles, Charlotte serait déjà venu sur l’île. Et si Christian était lui aussi déjà venu sur l’île ? Cela expliquerait pas mal de choses. Par exemple, la présence de ses deux enfants.

Tout n’est pas parfait malgré tout dans cet épisode. Trois petits défauts à mettre à jour. Les Oceanic 6 se rejoignent certes un peu facilement vu la grandeur de l’île mais la façon dont le puzzle de leur sauvetage est mis en place est amusant. On peut par contre reprocher le sacrifice de Sawyer un peu trop facile, mais on le sait il n’a jamais voulu quitter l’île. C’est pour cela qu’il a toujours suivi Locke cette saison. Sur le bateau, on fait traîner les choses, Michael, Desmond et Jin passant tout l’épisode à regarder le C4 en disant " Et si on faisait ça ? Ah zut, ça ferait boum ! ". Autre reproche, Locke pas foutu de trouver l’entrée de la station " orchidée ". Ben s’est gouré et il a misé sur le mauvais cheval. Son sacrifice en se livrant à Keamy a été vain. Locke devra attendre son retour pour pouvoir descendre à l’ascenseur pour en remonter auréolé de la couronne de chef des Autres, pendant que Ben accomplit son destin en " bougeant l’île ". Locke avait raison, l’île peut bouger. Mais bouger dans quel sens ? Géographique, temporel à l’image de la machine à voyager dans le temps pour lapin ? Un phénomène totalement improbable mais qui fonctionne à merveille dans la série. On arrive à y croire et la scène rappelle le final de la saison 2 lors de l'explosion du bunker avec cette lumière blanche aveuglante. On n'échappe pas non plus à quelques touches d’humour absurde grâce au duo Locke/ Ben. La tête de Locke regardant la vidéo Dharma où l’on dit de ne surtout pas mettre d’objet métallique dans la machine pendant que Ben fait le contraire est un grand moment d’humour. Benjamin, toujours aussi génial, nous gratifie de nouvelles répliques cultes comme son " Et alors ? " quand Locke lui reproche d’avoir sacrifié les gens sur le bateau. Ou son air halluciné quand il dit à Jack que Jeremy Bentham fera partie du voyage retour vers l’île. Ben encore plus que Locke est le personnage le plus truculent de la série car on ne sait jamais à quoi s’attendre avec lui. Les scénaristes l’ont bien compris, Jack, Kate ou Sawyer largement mis en avant dans les premières saisons, sont largement moins exploités cette année au profit d’autres personnages plus riches.

Les événements se bousculent tout au long de cet épisode laissant la priorité à l’action. Aucun temps mort. On passe d’un endroit à un autre et on ne s’ennuie pas. A l’image des scènes d’action en compagnie du commando mis en échec par les Autres. Mais on se doute, Widmore a seulement perdu une bataille et non la guerre. Sun le relançant en lui faisant une petite visite devant un blue screen représentant le Tower bridge de Londres et le Gherkin building. J’ai beaucoup aimé aussi le rêve de Kate où Claire totalement barge la met en garde contre l’idée de ramener Aaron sur l’île. On ignore d’ailleurs toujours pourquoi Jack et Kate se disputent tellement au sujet du jeune garçon antéchrist.

Ce final permet également de dissoudre complètement la part de mystère des Autres qui se montrent au grand jour, s’unissent à Kate et à Sayid et laissent partir les Oceanic 6 avec l’hélicoptère. Ils se présentent ainsi comme les défenseurs de l’île contre les envahisseurs et on leur ferait presque confiance malgré leurs méthodes employés par le passé. On peut aussi commencer à les comprendre. Ils ont d’abord vaincu la Dharma initiative venue tester les capacités de l’île, puis ils ont aujourd’hui repoussés le commando Widmore. On comprend donc leur peur liée au crash de l’avion et leur crainte d’être découvert. Ça n’explique pas tout c’est vrai, mais là aussi on tourne une page importante en ce qui les concerne.

On comprend également pourquoi les Oceanic 6 sont sous le choc lorsqu’ils arrivent pour la conférence de presse. Les événements se sont bousculés en quelques heures. Le départ en hélicoptère, l’explosion du bateau, l’accident de l’hélico, le sauvetage du " seeker ", la mise en scène sur l’île de Membata. C’est d’autant plus tragique pour Sun qui a assisté impuissante à la mort de Jin. Mais là, je me pose des questions. Jin est il vraiment mort ? On pourrait avoir une surprise selon moi en ce qui le concerne. Par contre pour Michael, cela ne fait aucun doute. Il est mort dans l’explosion, Christian étant venu le libérer en lui disant qu’il peut partir. Sa part du contrat est remplie, la mission de Keamy a échoué. Il peut donc s’en aller en paix.

Toutes les pièces du puzzle se mettent ainsi en place. Il n’y a pas vraiment de grosses surprises mais on n’en a pas vraiment besoin je dirai car l’histoire avance et c’est en quelque sorte déjà cela les réponses à nos questions. La plus grosse surprise vient du bateau " The seeker ", le bateau de Penny. Là, je ne m’y attendais pas du tout. Sans doute car on ne nous laisse pas le temps de réfléchir. La mise en scène a ici toute son importance, on se focalise sur la question de savoir si les Oceanic 6 doivent mentir ou pas et donc on ne se pose pas la question de savoir qui est sur ce bateau. Desmond étant le seul personnage (avec Lupitus) ne faisant pas partie des Oceanic 6, la réunion avec Penny est logique et vraiment très belle. C’est la touche de romantisme de la série mais on n’assiste pas une scène niaise. Leurs retrouvailles sont sobres, touchantes et cela explique comment toute la mise en scène du faux sauvetage a été préparée durant une semaine.

Reste maintenant les autres rescapés restés sur l’île qui a bougé. La saison 5 sera sans doute centrée sur le retour sur l’île. Le tout sera de savoir si celui ci se fera rapidement ou si on fera traîner les événements. Reste donc Sawyer, Juliet, Miles, Charlotte, Rose, Bernard, Claire, Locke, Ben et les Autres. J’en ai peut être oublié ce n’est pas une liste arrêtée. Le final de Lost est donc à la hauteur de l’ensemble de la saison 4. Un épisode également plus sombre notamment dans les flash forwards. Un épisode extrêmement bien maîtrisé faisant le lien comme je l’ai dit en début entre le présent et les flash forwards justifiant ainsi d’autant plus leur présence. Nul doute, l’épisode permet de ne pas rester sur la fin. C’est évident, on veut connaître la suite mais je pense que pour l’instant on peut parfaitement se contenter de ce que l’on a. En ce qui me concerne, je ne me sens pas volé et je n’ai pas envie de voir la suite… du moins pas tout de suite. Pas de frustration donc et le sentiment de regarder une série de qualité. Et cela je le maintiens, Lost reste pour moi la meilleure série des networks américains pour le moment. Là où des Heroes, 24 ou Prison break peuvent décevoir, Lost reste une série parfaitement maîtrisée, égale à elle même et particulièrement addictive et qui pourtant n'essaye pas d'en faire des tonnes autour d'elle. Waouh, plus de deux pages en word, je vais arrêter. Je pourrai sans doute encore parler des heures et des heures de Lost mais je vais m'arrêter. Et vous qu'avez vous pensé de ce final de la saison 4 de Lost ? Frusté, déçu, comblé, impatient de voir la suite ?

Posté par tao of myself à 15:20 - Lost - Permalien [#]


vendredi 30 mai 2008

Sleeper cell : 1.03 Le nerf de la guerre

sleepercell3Voyage à Tijuana pour Farik, Christian et Darwyn mais on est très loin des clichés sur le Mexique des séries pour adolescents. Dans Sleeper cell c’est nettement plus dangereux . On a bien le trafiquant de drogue très typé mais le fond prime sur le forme car on met en évidence les liens entre le terrorisme et le crime organisé sud américain mais également les rivalités entre les différentes organisations criminelles. Ainsi le gros bonnet en question dira à Farik que les Russes les détestent autant qu’eux peuvent haïr les Israéliens. Farik vient ainsi renégocier son accord mais choisit d’utiliser la manière forte afin de garder l’avantage. Le trafiquant en question étant pour le moins peu recommandable. Toute l’intrigue sur la prostitution des enfants est particulièrement dure. S’il n’y a pas directement d’images choquantes, c’est le sujet qui est dérangeant à la limite du reportage journalistique dans son approche. La visite de Darwyn dans le bordel des enfants est abominable, surtout avec les remarques de la maquerelle traitant les gosses comme des objets. Le récit de la jeune adolescente prostituée est également assez cruel, enlevée de sa famille par un gang. Darwyn ne reste pas insensible et demande à Farik de faire cesser cela. Leur confrontation est excellente, ils sont peut être des terroristes mais ils ne sont pas totalement des monstres. Enfin, c’est très relatif mais on voit que l’on essaye de brouiller les cartes au sujet de Farik. Il sert avant tout le Jihad mais mis à part cette partie de sa vie, il est un homme finalement charmant.

Du côté des autorités, celles ci spéculent pour savoir s’il faut ou pas mettre un terme à l’opération suite à la mort de Bobby, Darwyn ayant franchi la limite. C’est assez marrant de voir la réaction des responsables du FBI suite à cela quand on voit la façon dont Jack Bauer assassine à tour de bras dans 24. On n’est clairement pas dans la même série. On se doutait bien que l’infiltration n’allait pas en rester là et l’histoire est relancée grâce à un petit tour de passe passe. Un gars impliqué dans les attentats de Madrid a appelé Farik mais apparemment aussi deux autres cellules dormantes sur la côte est des Etats Unis. L’attentat en préparation à Los Angeles ne serait pas une action isolée mais bel et bien un plan global bien plus grand. Darwyn étant le seul pouvant en apprendre plus, on le laisse en place. Un peu comme un jouet que l’on prend ou que l’on jette. On remarquera également l’inquiétude d’une des femmes de la réunion quand elle apprend que Darwyn est lui même musulman. La suspicion est de mise.

Parlant de soupçon, Gayle va peut être commencer à en avoir. Darwyn lui fait une première fois faux bond lors de l’épisode précédent. Dans celui ci elle va le voir à son travail et on lui apprend qu’il a pris une semaine de congés. Ça, ce n’est vraiment pas bon. Elle va commencer à mettre son nez dans les affaires de Darwyn et elle va certainement créer des problèmes ou se mettre carrément en danger. Heureusement elle est moins boulet que Kim Bauer ne l’était mais il faudra faire gaffe avec ce personnage.

En l’absence de leur chef, Tommy et Llija se conduisent comme de parfaits américains pour se fondre dans la masse. Si c’est le cas de Llija qui drague et va à une soirée tektonik, Tommy commence par contre à merder. Il essaye d’avoir une réduction pour l’achat de sa voiture en prétextant qu’il est musulman comme le vendeur et puis il téléphone à sa mère pour lui demander de l’argent. N’avait il pas pourtant dit que sa mère était une emmerdeuse ? On voit ici tout l’hypocrisie de ses soit disant musulmans. Ils détestent l’Amérique mais ça ne les empêche pas d’être tout aussi matérialiste que George W. Bush. D’ailleurs si on sait que Darwyn et Farik n’ont pas touchés à la fille payée par Félix, on ignore ce que Christian a fait. Connaissant un peu le personnage du frenchy, on peut imaginer qu’il ne s’est pas fait prier pour coucher avec une mineure d’âge.

Bilan : Un excellent épisode dénonçant avec intelligence la prostitution enfantine mais également les liens du terrorisme avec d’autres organisations criminelles. La série est toujours bluffante de réalisme et n’a pas peur de traiter des sujets assez complexes. Le tout sans être une série excessivement violente. Les scènes chocs sont savamment dosées renforçant ainsi le réalisme du terrorisme feutré ne se montrant au grand jour uniquement le jour où ça explose.

Posté par tao of myself à 17:15 - Sleeper cell - Permalien [#]

jeudi 29 mai 2008

Serieslive on Air n°23

logo_seriesliveonair

Pour le dernier podcast de la saison, l’équipe de Serieslive on Air vous a réservé un programme spécial présenté à la fois par Thibault et par Nico avec la participation de presque tous les chroniqueurs ayant participés depuis septembre à cette incroyable aventure. Après le traditionnel " In or out ", nous reviendrons tous ensemble sur la saison télévisuelle en attribuant les premières récompenses de l’émission. Meilleur acteur, meilleure révélation,… seront au programme mais également les pires donc là, bouchez vous les oreilles au cas où l’on assassine votre chouchou.

Je profite de cet article pour remercier Serieslive d’avoir mis en place cette initiative, ainsi que tous mes collègues qui y ont participés, avec qui on s’est amusé, parfois un peu chamaillé en totale mauvaise foi. J’y ai découvert de nouvelles personnes, retrouvés d’autres perdues de vue. Bref une vraie belle expérience dont je garderai un bon souvenir malgré les petits tracas techniques et autre que l’on oublie au final. Je remercie également toutes les personnes qui nous ont écoutés autant ceux qui ont été indulgentes que ceux qui nous ont critiqués ouvertement. Comme pour les articles de ce blog, la critique fait partie du jeu à partir du moment où l’on expose au public.

Une saison 2 ? Les discussions sont en court et en toute logique l’aventure de Serieslive on Air devrait se poursuivre à la rentrée prochaine. Un réflexion sera lancée en interne durant l’été afin d’améliorer le podcast tant sur le contenu que sur le plan technique pour vous offrir toujours plus. Le tout sera de savoir quoi faire, comment et surtout avec qui. Personnellement, j’aimerai continuer à participer au podcast car c’était une expérience enrichissante mais on n’est jamais sûr de rien. On va laisser passer l’été et je vous en parlerai à nouveau le moment venu.

En attendant, je vous conseille d’écouter cette dernière émission et de vous repasser en boucle les pastilles spéciales et les anciens numéros durant ces quelques mois de pause. Tout cela est disponible sur le site de Serieslive.

Posté par tao of myself à 18:00 - Serieslive on Air - Permalien [#]

Ugly Betty : 2.14 Twenty-four candles

betty_in_wonderlandAprès quelques mois d’absence, Ugly Betty revient sur Critik en séries. Soyons honnête elle n’est pas au meilleur de sa forme. Elle a dû manger trop de gâteau d’anniversaire avarié. Pourtant tout commençait bien dans cette journée censée être parfaite. Le prologue est d’ailleurs magnifique avec ses couleurs très Willy Wonkaesque mais ce sera le seul moment magique de la journée, Charlie ayant décidé de lui pourrir la vie. Quelle idée de donner à l’adorable Jayma Mays un rôle de garce enceinte. Quelle idée, de faire d’une femme enceinte une garce. C’est le seul point positif car Charlie est dans son bon droit, c’est Betty la méchante ayant piqué le mec d’une fille enceinte après tout… sauf si l’enfant n’est pas d’Henry. Mais pas de panique le gentil Gio joue les princes charmants remplaçants et est là pour sauver la situation dans sa belle calèche. Un feu d’artifice et une " jolie " fille mettant sa tête sur son épaule. Non mais c’est vrai, ils sont tellement plus mignons par rapport à l’ennuyeux couple formé avec Henry le binoclard. Mais la nouvelle coupe de cheveux à la Santos laisse craindre le pire pour Gio au détour de l’épisode final, surtout s’il va dans un super marché. On voit venir la situation de loin car un choix se profile à l’horizon dans le genre " her choice changes everything " pour Betty. Laissera t’elle partir Henry, va t’elle choisir Gio ? Une question aussi angoissante que le choix de Lisa sa cousine Allemande. Bouuuh, j’en tremble encore. Seuls deux moments font sourire dans cette intrigue, Daniel ayant totalement oublié l’anniversaire de son assistante ce qui est l’objet de jolis quiproquos et le serveur français loin des clichés mais exprimant simplement la réalité Outre Quiévrain. Tous les Français sont des gens très très méchants. Et oui, il fallait que ça sorte.

Loin de ces préoccupations Bettyesques, Willy et Renée continuent de se faire la guerre entre frangines. Il est question d’internement, de meurtre et de baby talky congelé. Facile de deviner la suite. Daniel va finir par larguer Renée pour une raison encore inconnue, la belle va péter les plombs et tenter de le tuer. C’est du moins ce à quoi on peut s’attendre vu les indices glissés ça et là tels des peaux de bananes par Wilhelmina. On remarquera la ridicule intervention de Mark dans l’appartement de Daniel. Bizarre de voir Daniel si peu se préoccuper de cette effraction. Mark fouille dans mes slips fantaisies ? Oh pas grave ! A mon avis, Renée lui a déjà grillé la cervelle sans qu’on le sache parce que être aussi con, ce n’est pas permis.

Et pour terminer une intrigue " Madame est serviesque ", Claire Meade vit dans un monde parallèle entre la salle de réunion et les toilettes et elle rencontre sur route sa méchante fille ne voulant pas lui donner d’argent pour son nouveau magazine et Betty lui remontant le moral pour la modique somme d’une paire de boucles d’oreilles. C’est sans le moindre intérêt si ce n’est d’avoir un nouveau test des toilettes. Comme son défunt mari, Alan Dale, Judith Light est toujours très classe même dans les toilettes, voilà qui est vérifié. A part ça, ben rien.

Bilan : On s’ennuie, on s’ennuie, on s’ennuie. Trois intrigues très moyennes et pas un gag de vraiment réussi. Seule Amanda a réussi à me faire sourire grâce à sa Kiss attitude. La seule vraie surprise de l’épisode étant la petite visite d’Ilda à Charlie et j’ai trouvé cette séquence très réussie et pleine de dérision. L’avantage s’il y en a un, on sait déjà à quoi s’attendre pour le dernier épisode, les intrigues étant transparentes mais ce qu’on aimerait surtout c’est être surpris comme on pouvait l’être dans la saison 1 mais celle ci paraît déjà bien lointaine.

Info : Le titre de l'épisode est en référence à "Sixteen candles", film culte des années 80 avec Molly Ringwald dans lequel l'héroine fête son 16e anniversaire alors que personne ne s'en souvient.

Posté par tao of myself à 14:55 - Ugly Betty - Permalien [#]

mardi 27 mai 2008

House : 4.08 Les dessous des cartes

foremanUn épisode riche en événement, je ne sais pas par où commencer. Où plutôt, si. Par le string de Cuddy devenu l’objet d’une quête mystique en vue de l’immunité. Et si on pense mystique, on pense à Cole ramenant le vrai, le seul et l’unique Graal, le string rouge de Cuddy. Et lui, il ne ment pas. Pas comme l’abominable garce prête à tout y compris retirer sa propre culotte en l’offrant à House pour gagner le droit de choisir les deux élus dont un seul sera éliminé. Tel est pris qui croyait prendre. House n’est pas dupe et comprend la stratégie de sa patronne et le pacte réalisé avec Cole afin d’éliminer Kutner responsable de bien trop de dégâts jusqu’à présent. Cuddy n’a pas de culotte mais son petit jeu échoue et on dit au revoir à Big love. Comme j’y suis, pourquoi Big love ? En référence à la série du même nom parlant d’une famille de mormons. Au cas où l’un des lecteurs n’aurait pas compris l’allusion. Plus que cinq candidats dans la course. Je l’avoue, je m’étais trompé mais Amber la garce a été désignée, j’avais ainsi à moitié raison, non ?

Deuxième quête, il est temps de percer le mystère de numéro 13. House la croyant malade. On joue durant l’épisode sur cette hypothèse. Cancer, Parkinson ? Une théorie intéressante donnant une nouvelle dimension au personnage pour nous dévoiler de quoi elle a peur. Car oui, il s’agit bien de peur, celle de la connaissance. Sa mère est morte de la maladie de Huntington, une maladie dégénératrice dont on avait déjà parlé dans Everwood avec le personnage d’Hannah. Et dans ce cas, numéro 13 a une chance sur deux d’avoir le gène déficient. Travailler pour House est ainsi l’un des mille et un défis qu’elle veut affronter pour profiter de la vie un maximum pendant qu’elle le peut. House la pousse à faire le test mais elle ne veut pas savoir. Son choix est louable et lui appartient. Impossible de dire ce que l’on ferait dans la même situation. Sous ses airs fouille merde et manipulateur, House montre son côté humain. Il essaye d’aider sa candidate à sa manière. Même s’il ne réagit pas toujours comme il le faudrait, il montre qu’il tient à elle d’une façon ou d’une autre.

Le patient du jour nous amène à la recherche du lupus perdu. Après quatre saisons, on a un vrai cas de lupus, youhou ! On l’attendait depuis longtemps. A chaque épisode le diagnostic différentiel nous amène à écarter le lupus et là on l’a enfin. Ce n’est pas trop tôt et pour cela il fallait bien un magicien mal transfusé après un numéro ayant mal tourné. Une chance pour Houdini junior, Cole et Kutner avaient un rencard entre mecs au même endroit. Et si je m’en réfère à une petite recherche sur google, le lupus est " est une maladie auto-immune responsable de symptômes extrêmement variés: éruptions cutanées, perte de cheveux, articulations gonflées, fièvre, pleurésie ou péricardite. Parfois, la maladie peut toucher des organes vitaux tels que le rein ou le système nerveux central. Le système immunitaire qui produit normalement des anticorps contre les agents étrangers tels que des bactéries, réagit de façon inadéquate par la production d'anticorps dirigés contre les constituants du soi. Ce sont ces anticorps, en particulier les anticorps anti-ADN, qui sont responsables de la plupart des manifestations de la maladie." Cette définition colle parfaitement avec le cas présenté, le corps réagissant mais de façon inadéquate à la mauvaise transfusion de sang.

Pas de Chase, pas de Cameron dans cet épisode et une infime dose de Foreman. Les doutes de la fin de la saison 3 sur les retraits des trois larbins est écarté. La série peut fonctionner parfaitement sans eux grâce à une nouvelle galerie de personnages et House est toujours en grande forme sur sa trottinette.

Le prochain à sortir ? Je maintiens l’abominable garce.

Posté par tao of myself à 19:03 - Dr. House - Permalien [#]

Everwood : 4.09 La face cachée

409gettingtoknowyou03Il fallait bien un tel épisode après la petite déception du précédent, car avec cet épisod mes amis, on a du tout grand Everwood où la plupart des personnages se retrouvent à un tournant de leurs aventures.

Nina et Jake : Le début de l'intrigue dans le 3.08 m'avait laissé sceptique mais cette fois ci, l'intrigue est absolument magnifique avec un Scott Wolf bouleversant. On en apprend plus sur l’addiction de Jake aux médicaments et pourquoi il a vraiment débarqué à Everwood. J'ai adoré le moment où il est à la salle de jeu avec son frère, il est carrément au bord des larmes. Une belle performance de Scotty alors que c’est une scène assez simple. Mais là où je suis triste c'est pour la rupture Nina/Jake. Je peux comprendre Nina qui ne supporte pas le mensonge (surtout depuis son divorce) mais je la trouve tout de même très dure. Surtout que Jake a l'air sincère, même s'il avoue qu'il aurait préféré ne jamais devoir aborder le sujet avec elle. Je me demande comment va se poursuivre l'intrigue. Maintenant. j'espère qu'on aura pas simplement Jake qui rentre à Los Angeles mais que l'on aura quelque chose de plus approfondi comme nous l'a souvent apporté Everwood.

Bright et Hannah : Sans doute le couple le plus improbable de l'année et pourtant le plus touchant. C'était une jolie intrigue et très réaliste. Hannah ne se trouve pas jolie et cela la complexe beaucoup, d’autant depuis qu’elle a un petit ami. Et de façon surprenante, Bright a superbement réagi. Le moment où il l'enferme dans la salle de bain est tellement typique des réactions "à la Bright" que ça en devient terriblement romantique. Mais le coup de la douche, là je ne l'avais pas vu venir. C'est très original et tout mignon, les voir enlacés l’un contre l’autre nus. Et pourtant la séquence est incroyablement pudique et pure. Il n’y a rien de sexuel et c’est vraiment très touchant. Finalement à choisir entre Ephram/ Amy et Bright/ Hannah, je pense que je choisirai Bright et Hannah car il y a davantage de contraste entre les deux personnages et pourtant leur alchimie est parfaite.

Les Abbott : L’intrigue un peu moyenne et ils ont du mal à rebondir après toute la partie consacrée au cancer. Je me demande si ce projet d'adoption va aboutir ou non. Perso, j'espère que non, ça ferait trop "7th heaven" a mon goût mais je laisse le bénéfice du doute. Harrold a toujours ses superbes petits dialogues caustiques comme quand il parle du miracle de voir Bright à l’université. Et j'ai bien aimé le repas avec Harrold, Edna et Irv. C’est simple mais en même temps si réel et familial, ils nous font partager un moment de tout les jours. Rien d’exceptionnel, seulement la vie.

Andy et Delia : Une petite histoire cloisonnée juste en passant mais qui était sympa à regarder surtout pour la conclusion et surtout ça fait réfléchir sur le comportement des enfants face à Internet et aussi avec leurs amis. Delia a tout d’une petite chipie et organise une mauvaise blague sur Internet en faisant croire à une autre fille qu’elle a un admirateur secret. Pas très sympa mais très typique des enfants a cet âge là pouvant être cruel sans vraiment s’en rendre compte. Et tout en mettant en garde contre les dérives virtuelles, ce n’est pas moralisateur.

Ephram et Amy : On en arrive au point que tout le monde attendait certainement depuis le début de la saison 4. Ephram et Amy s’embrasse à nouveau couchent ensemble. C’est totalement imprévu et ça fait du bien d’être surpris. Seront ils à nouveau ensemble dans un avenir proche ? Je le souhaite car je les aime bien tous les deux. Et c’est évident, ça ne peut pas aller dans une autre direction. Mais pour le moment, ils ne veulent pas en parler (surtout Amy) et ils se laissent la réflexion. Au moins on a eu un super baiser, sans doute leur plus passionné je dirai. Par contre, on peut reprocher l’aspect un peu trop puritain où jamais un bout de peau ne dépasse et on les retrouve miraculeusement déjà tout habillés après la coupure pub traditionnelle.

Donc comme je l’ai dit d’emblée c’est un excellent épisode avec des intrigues simples et touchantes et une interprétation sans faille. C’est d’autant plus vrai quand on voit la qualité des teen shows actuels qui en font souvent trop avec des intrigues rocambolesques hors de la réalité. Là où Everwood reste une série très naturelle avec des histoires proches de nous, sans frontière entre la vie des adultes et de leurs enfants. C’est toujours formidable de se replonger dans une série de qualité.

Posté par tao of myself à 16:18 - Everwood - Permalien [#]

lundi 26 mai 2008

FBI portés disparus : 6.14 Rejets

poppy_poppyUne disparition sans artifice cette semaine dans FBI portés disparus et une enquête simple, sans grand retournement de situation. A priori, ça pourrait être ennuyeux mais pas du tout. La série revient à son concept de base, une disparition n’est pas forcément liée à une histoire rocambolesque. Diana est une adolescente ayant reçu récemment une transplantation du cœur et elle se pose beaucoup de questions sur le sens de la vie. A tel point qu’elle change littéralement de comportement, laisse tomber son petit ami pour le groupe plus populaire des pompom girls mais elle ne peut cacher son mal être. Comme un enfant adopté recherche ses vrais parents en quête de réponse, Diana part à la recherche de la famille de son donneur, un jeune garçon de 17 ans mort dans un accident de voiture. Alors certes, elle trouve la famille un peu vite pour des infos censées être confidentielles mais j’ai trouvé cela bien amené. On voit la douleur de cette famille brisée par la mort d’un être cher et voyant surgir dans leur vie cette jeune fille prétendant avoir le cœur de leur fils. Evidemment cela fait réapparaître des blessures qui ne guériront jamais et c’est magnifiquement mis en scène. La réaction du grand frère présent lors de l’accident est par contre assez incompréhensible. Il souffre c’est certain et ça se ressent mais pourquoi avoir pris une arme avec lui ? Tuer Diana se serait comme tuer son frère une deuxième fois, non ? Revenir sur les lieux de l’accident est très symbolique, Diana a finalement toutes les réponses qu’elle voulait mais cela lui permettra t’il de mieux vivre ? Cela on ne nous le dit pas mais on en doute. On espère pour elle que les choses s’arrangeront et qu’elle arrêtera de faire n’importe quoi comme de prendre l’ecstasy à une fête par exemple. Ainsi la série n’a pas besoin d’en faire des tonnes et signe l’une des plus belles intrigues de la saison par son authenticité et son émotion non frelatée par une mise en scène tapageuse.

Là où il y a beaucoup de mise en scène, c’est à l’hôpital car Jack est mal en point mais bizarrement là, il n’y a aucune émotion. C’est froid, pas émouvant. Vivian et Sam ont plus l’air de s’emmerder en attendant de voir Jack ouvrir un œil. On a du pseudo suspense avec la machine à bip bip faisant un drôle de bruit et à la fin un humour de super marché, Vivian tentant d’achever Jack à coup d’article débile de magazine people. Le comble, le supérieur de Jack lui annonce qu’il peut se reposer tranquillement, aucune enquête ne sera ouverte à son encontre même s’il a enfreint 50.000 règles et craché au visage de Vivian en lui piquant son enquête. Elle même ne trouve pas cela important, Romar étant en prison. Ça valait bien la peine d’en faire tout un foin la semaine dernière.

Adam Kauffman continue de se taper l’incruste dans la série, on le voit plus à l’écran que Rosalyn Sanchez, c’est dingue ça. Après avoir investi la vie privée de Poppy Montgomery, il vient la surveiller au travail. Faudrait pas que les scénaristes lui fasse embrasser Anthony Lapaglia ou Eric Close, sinon le mec il va se prendre un gros coup de boule en pleine tête, c’est clair et net. L’intrigue prend forme et est presque un conte de fée moderne. Deux amants d’un soir attendent un enfant et découvrent le grand amour. Brian lui semble y croire, fait des efforts et essaye de connaître la demoiselle originaire de l’état du fromage. Il ne veut pas être un simple nom sur un morceau de papier et croit pouvoir jouer un rôle dans la vie de Sam et de son fils. Car oui ce sera un petit garçon. Il semble être quelqu’un d’honnête et de gentil mais bizarrement je ne trouve pas l’alchimie frappante alors que les deux acteurs sont ensemble hors caméra. Je suis un peu déçu de ce point de vue là mais en même temps, on peut se dire qu’il y a un joli travail d’acteurs car ils savent laisser leurs sentiments au vestiaires. Pas comme Adam Brody et Rachel Bilson dont la complicité hors écran transpirait devant la caméra.

Contrairement à la semaine dernière, je suis donc satisfait. Une disparition simple mais efficace, un minimum de temps passé en compagnie de Jack Malone et une surprenante évolution dans l’intrigue de la baby menace devenant presque le leitmotiv pour revenir la semaine prochaine afin de savoir ce qu’il se passera entre les deux " amis " ayant un bébé.

Posté par tao of myself à 17:07 - FBI portés disparus - Permalien [#]

samedi 24 mai 2008

24 : 6.22 De 3h00 à 4h00

biscuitA nouveau un épisode peu passionnant où l’on se contente de défaire ce qui a été fait une heure plus tôt. On gagne donc à nouveau temps pour un compteur refusant de s’arrêter. Si l’objectif précédent des Chinois était de kidnapper Josh Bauer, celui ci est vite secouru pour son oncle qui agit plus comme son père soit dit en passant. Pour la forme Cheng s’échappe miraculeusement pendant les deux seules secondes d’inattention de Jack. Ainsi, l’attaque de la CTU n’a servi à rien, tout comme la mort de Milo. Nadia peut donc culpabiliser avec tous les éléments en main et se repasser la scène encore et encore dans sa jolie petite tête. Heureusement Morris est là pour la réconforter et lui dire combien ce n’est pas sa faute. Mais venant d’un mec qui quelques heures plus tôt a aidé des terroristes à armer des armes nucléaires, ce réconfort est un peu vain.

Papy Bauer avait pourtant tout prévu et voulait partir en Chine avec son petit fils. Car comme le veut la croyance populaire, dans 10 ans la Chine aura dépassé les Etats Unis dans tous les domaines sauf celui des droits de l’homme. C’est sans compter sur Josh qui ne veut pas partir avec son grand père. Après tout, il a raison, Phillip Bauer est un sociopathe. Le mot est lancé par Karen Hayes et repris en écho par Lennox. Mais le diagnostic pourrait évoluer car Papy Bauer possède le module russe et pour l’instant il négocie. Si Cheng veut le module, il doit lui ramener Josh et si Daniels le veut, il doit le laisser partir dans " un pays de son choix " alors qu’il est responsable du merdier nucléaire de la journée ou du moins en partie. C’est toujours très amusant de voir avec quelle facilité tout le monde peut entrer en communication directe avec la présidence américaine. En Belgique, on a un peu plus de mal. Sans doute car il est déjà difficile pour les dirigeants de communiquer entre eux. Je me demande comment Jack Bauer aurait réglé BHV lui. Il aurait sans doute pourchassé et tué le Mollah DeWever jusqu’à sa cachette secrète dans les dunes de Blankenberghe et le tour aurait été joué. Bon revenons à la série, la vraie. Nous allons assister à une vendetta personnelle de Jack contre son père, je l’avais déjà vu venir. Cela n’arrange pas mes affaires car ça semble tout sauf passionnant. Seul pseudo suspense, Jack va t’il mettre une balle dans la tête de son paternel, le remettre aux autorités ou celui ci aura t’il la classe de se suicider tout seul ?

Noah Daniels a les même problèmes que ces ennemis chinois, tout le plan autour de Lisa Miller n’a servi à rien, Subarov se montrant moins con qu’il n’en a l’air. Quelle arrogance ces Américains, ils croyaient vraiment pouvoir duper aussi facilement la grande puissance russe ? L’intrigue ne reposait déjà sur rien alors maintenant encore moins. On sent même une pointe d’auto dérision quand Lennox dit " ouf, c’est enfin fini " alors les ébats sexuels de Lisa et de son goaould sont terminés. Le pauvre il a du regarder une vidéo porno en temps réel durant au moins 25 minutes, je le plains.

Subarov est aussi très doué dans le timing, il lance un ultimatum aux Etats Unis . Si dans deux heures, ils n’ont pas récupéré le module, c’est la guerre. Mais dans deux heures, la saison 6 sera enfin terminée et l’agent Bauer aura sauvé le monde. A moins que Jack pousse le vice jusqu’à poursuivre sa mission durant le générique de fin et les pubs qui suivront. Impossible n’est pas Bauer, d’autant plus maintenant car on connaît toute la tribu. Un petit mot sur Rikiki Schroeder pour terminer ? Non, il ne sert à rien durant l’épisode si ce n’est kidnapper Josh. Le petit blondinet serait il son fils caché ? Car il y a une ressemblance pour le moins frappante entre ces deux là.

Vite la fin car là ça commence à être gonflant ce n’importe quoi improvisé.

Posté par tao of myself à 18:15 - 24 - Permalien [#]

House : 4.07 La belle et la bête

uglyhouseOn a eu Ousama Ben Laden, rien de plus normal de voir Elephant man débarquer chez House avec en plus une équipe de télévision finançant son opération. Mais la caméra n’empêche pas notre génial docteur d’être toujours " délicat ". House s’amuse d’ailleurs beaucoup en repoussant ou utilisant les journalistes en fonction de ses envies. Ainsi il écarte les journalistes en squattant des endroits insolites pour les réunions avec son équipe mais les utilise pour énerver Cuddy dont il repend la rumeur d’une vilaine moustache. House peut de toute façon tout faire pour paraître détestable à l’écran, la caméra made in TF1 va gommer tout cela et sortir un reportage à la gloire du bon, gentil et merveilleux docteur House. Un comble. Le style noir et blanc rend bien avec des contrastes assez profonds et cela offre de nouvelles sensations car on n’est pas habitué à ce type de traitement de l’image dans la série et ça change agréablement. Amusant aussi de voir combien la caméra influence les comportements de l’un et de l’autre. Kutner essayant de se faire bien voir, Taub contredisant House uniquement car la caméra est là ou encore Amber et son rouge à lèvres de prostituée.

On continue de s’intéresser à chaque candidat à tour de rôle et cette fois, Taub le chirurgien esthétique s’oppose à House. Mais avec House il vaut toujours mieux l’attaque que la défense. Donc en le contredisant, Taub marque des points et évite l’élimination. Cela n’empêche pas House de fouiller dans le passé de son assistant et on nous révèle un vilain petit secret, Taub ayant été infidèle à sa femme. Mais comme il le dit si bien, certains trompent leur conjoint, d’autres se bourrent de petites pilules. A chacun son vice. Plus que ces petites pilules, le réel problème de House en ce moment ce sont les femmes. Il commence à regretter d’avoir engagé le docteur Terzi car si elle est extrêmement belle, elle n’en est pas moins idiote et n’est pas la hauteur pour intégrer l’équipe. House se met alors à douter sur sa capacité à juger de manière objective les femelles du groupe ce qui est extrêmement marrant à voir. Ainsi il demande à l’un des mecs du groupe de répéter ce que vient de dire numéro 13 pour être plus objectif. Par contre, il l’avoue, Cameron était brillante. Y aurait il de la nostalgie dans l’air ? Cameron n’a de toute façon toujours pas fait le deuil de sa démission. Elle avoue devant les caméras aimer House avant d’essayer de modérer ses paroles sous l’œil amusé de Chase.

Amber est verte de jalousie face à Terzi et elle a au moins la franchise de le dire ouvertement et elle n’a pas tort. Car c’est tout de même assez gonflé de recruter quelqu’un uniquement sur base de son physique là où les candidats ne crèvent depuis plusieurs semaines pour obtenir une place dans l’équipe. House reste malgré tout juste sur ce coup là et finit par virer Terzi sans ménagement et cela devant tout le monde. Cruel, car elle a tout quitté pour le rejoindre mais on le sait, avec House il ne faut pas chercher une logique dans son comportement.

Le patient mis à part sa grosse tête n’est pas mis intéressant et on met simplement en avant le fait que cette opération va changer sa vie, que les gens le dévisagent sans arrêt,… Bref tout cela on pouvait s’y attendre en lisant le pitch de l’épisode dans son programme télé et rien de plus. Donc mis à part le cas hors du commun, l’intrigue est traitée comme n’importe quelle intrigue de malade dans House, on a même droit à l’éternel sang vomi par le patient durant un examen. Rien de spectaculaire donc. Au plus, cela permet à numéro 13 de se racheter de la mort du patient de l’épisode 4.03 en trouvant l’énigme toute seule comme une grande.

Au final, on a droit à un statu quo du côté des virés car Terzi part aussi vite qu’elle est arrivée. Une manière de faire durer les éliminations mais qui permet aussi mieux connaître les candidats et la nouvelle équipe de cinq fonctionne de mieux en mieux au point que je voudrai tous les garder. Les prochains épisodes seront très intéressants de ce point de vue là. Alors le prochain candidat à partir ? Je dirai la garce. Elle est trop jolie, cela joue contre elle si on s’en tient au thème de cet épisode.

En ce qui me concerne, je commence à avoir un gros problème. Comme House je commence à ne plus savoir être très objectif devant la série. J’aurai pu dire que cet épisode était moyen mais au contraire, je dirai qu’il est bon car une fois de plus j’ai passé un bon moment. Je ne me suis pas ennuyé une seule seconde et la répartie de House face à n’importe quelle situation est toujours aussi fun car même si tout est écrit et parfois trop, ça semble incroyablement naturel et c’est un pur bonheur de suivre semaine après semaine un personnage qui n’a rien perdu de sa saveur en 4 saisons. Toujours aussi piquant.

Posté par tao of myself à 15:26 - Dr. House - Permalien [#]

vendredi 23 mai 2008

Damages : 1.12 There's no "we" anymore

pattyVoilà, on sait tout. Les histoires et le timing se rejoignent. On pourrait se dire tout ça pour ça. 12 longs épisodes pour arriver finalement à un résultat assez simple. Mais au moins Damages ne fait pas dans la surenchère comme 24 ou Prison break et on a une histoire parfaitement cohérente, incroyablement prenante et au fond vraiment terrible, montrant jusqu’au les gens puissants peuvent aller pour sauver leur peau. Un univers féroce auquel il vaut mieux parfois ne pas appartenir. Et ce n’est pas encore terminé car il reste un dernier épisode qui servira sans doute d’épilogue à toute cette histoire. L’ensemble des intrigues de la saison étant résolu dans cet épisode.

Ray Fiske est mort et si elle est choquée, Patty s’interdit de craquer. Elle continue de réfléchir et appelle Ellen pour se débarrasser des documents compromettants. Entre temps, la mort de l’avocat fait la une des infos et toutes les pièces du puzzle se mettent en place. En fait on avait déjà tous les éléments à portée de main dès le 1.11, il suffisait d’assembler les différents morceaux. David comprend où Ellen était passée et lui demande de choisir entre lui et son travail comme on le sait déjà. Katy en bas de l’immeuble n’a sans doute pas vu Ellen partir. Elle monte à l’appartement pour remettre la cassette des aveux de Gregory à son frère qui la cache en lieu sûr avant de la visionner et d’appeler Ellen.

Dans le même temps Frobisher est bouleversé par la mort de Ray. Mais comme Patty il n’a pas le droit de se laisser aller s’il veut sauver sa peau. Il trouve dans le bureau de Ray, la lettre de Molina. Celle qui a tant bouleversé Ray lors du précédent épisode. Une lettre dans laquelle Gregory mentionne la casette. Il faut donc la retrouver et c’est à ce moment là que tout bascule. C’est Frobisher qui met le feu aux poudres. D’abord ses hommes vont chez Ellen, en tuant au passage David et ensuite chez Patty où ils trouvent Ellen. Heureusement pour lui, Michael était sorti ce soir là. J’ai d’ailleurs bien aimé la petite scène entre Ellen et Michael. Il y a un bon feeling entre les deux acteurs. Même si on sait ce qu’il va arriver, j’ai vraiment été triste pour David car forcément on savait où cela allait aboutir. Tout est simplement parfait, mis à part le passage en coup de vent de Lila la cinglée qui était un peu ridicule. On aurait pu l’éviter. Elle même a échappé de près à la mort et aurait aussi été tuée par les hommes de main si David ne l’avait pas mise dehors.

Arrivée à la maison de la plage, Patty s’autorise enfin à craquer, refuse de répondre à ses appels. Mais elle finit par retourner en ville pour aider Ellen qui a très bien appris sa leçon. Ne faîtes confiance à personne et encore moins à Patty Hewes. Ellen possède la casette pour faire tomber Frobisher mais avant elle veut être innocentée du meurtre de David, savoir qui est derrière cela et demande à Patty de la défendre. Maligne la petite, même si elle s’est faite manipuler dès le début par le vieil avocat à l’accent anglais qui semble également de mèche avec Frobisher et à voir les deux types louches suivre Ellen à la fin, on peut également craindre pour sa vie dans le final de la saison car Frobisher ne va certainement pas se laisser attraper aussi facilement. On sait aujourd’hui de quoi est capable cet homme.

Arthur montre d’ailleurs son vrai visage dans cet épisode. Il avait une profonde amitié pour Ray, c’est vrai mais cela ne l’empêche pas d’être une ordure. J’ai été un peu amusé par la façon dont il reçoit Mallory la femme de Ray. Ça l’emmerde de la voir et il s’en cache à peine. En particulier quand il la raccompagne à la porte d’entrée. Il sniffe de la coke, saute une prostituée et fait ce qu’il faut pour retrouver la cassette. Peut importe ce que cela demande. Bien sûr, on veut tous sauver notre peau dans les moments difficiles mais cela nous donne t’il vraiment tous les droits ? De nous placer au dessus des lois ? C’est là la véritable interrogation de l’intrigue. Il faudra maintenant voir de quel côté la balance va pencher lors de l’épisode final. Frobisher va t’il ou non s’en sortir ? Patty arrivera t’elle à le coincer ? Et Ellen dans tout cela ? On sort finalement le cœur léger de cet épisode car on a enfin toutes les réponses à nos questions mais rien n’est pour autant fini et c’est sans doute là que l’on remarque à nouveau l’intelligence de la série. Elle ne joue pas jusqu’à la dernière seconde pour captiver le téléspectateur mais elle s’offre le luxe d’un dernier épisode épilogue pour analyser la situation après coup.

Posté par tao of myself à 18:47 - Damages - Permalien [#]
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