mercredi 14 mai 2008
House : 4.05 Le syndrome du miroir
Le patient est cette fois la vedette. Il s’appelle Bob l’éponge ou Peter Petrelli, il est atteint du syndrome du miroir. Donc il est amnésique et prend la personnalité des gens qu’il rencontre et particulièrement celle du " mâle dominant " autrement il s’amuse à imiter House le cynique. Cela nous vaudra d’ailleurs une scène digne d’un bêtisier où Cuddy et House se confrontent dans une battle non pas de tektonik ou de salsa mais une battle verbale pour savoir qui le patient va imiter et donc déterminer qui est le plus dominant des deux. Ça nous révèle au moins une chose, l’atout principal de Cuddy est sa paire de seins et elle le revendique. Numéro 13 par contre se méfie du patient miroir qui pourrait en révéler trop sur sa personnalité apparemment très peureuse malgré les apparences. On continue ainsi d’accentuer le mystère autour d’elle mais j’ai l’impression qu’on en fait un peu trop avec ce pseudo mystère dont on a finalement rien à faire. Mais visiblement la production mise beaucoup là dessus car le rôle a été attribué à une actrice connue. On verra bien dans les semaines à venir ce que ça donnera. Je ne vais pas me tracasser avec ça.
Foreman est de retour à Princeton Plainsboro (yes, j’ai réussi à l’écrire sans faute !) et après avoir été le larbin de House durant trois saisons, le voilà devenu le larbin de Cuddy. Le problème c’est que personne ne l’écoute. Les newbies n’en ont rien à foutre de ces conseils et House essaye de l’emmerder pour qu’il s’en aille. Mais il n’y a rien à faire, Foreman se plait là où il est et il n’a pas l’intention de partir. Comme pour Cameron dans le précédent épisode, on voit un changement de dynamique entre House et Foreman, devenant eux aussi pour ainsi dire égaux. Et on voit que tous les deux prennent du plaisir dans le petit jeu relationnel qui s’est installé entre eux. Comme il ne peut pas atteindre Foreman, House décide d’emmerder Cuddy avec une épidémie à la mayonnaise périmée à la cafétéria. Quel emmerdeur, je vous jure. Mais c’est pour cela qu’on l’aime.
Amusant, je remarquai lors du dernier épisode, l’aspect transparent du beau gosse mal rasé. Et bien bingo, on s’intéresse à lui aujourd’hui. Brennan nous rappelle donc qu’il a voyagé autour du monde, ce que l’on avait déjà appris plus tôt dans la série mais que j’avais oublié et il reste aux USA par amour. Comme on s’intéresse à lui, on pouvait se douter qu’il allait être celui à partir et finalement non. Personne n’est viré, tout le monde reste pour un tour supplémentaire. C’est bien connu, dans les télé réalités on change les règles à chaque fois en fonction de l’audience. Le gagnant dans tout cela, c’est Chase qui avait organisé les paris pour savoir qui allait être le prochain viré. Il commence à me plaire de plus en plus Chase. Il n’a pas l’air comme ça mais il est fourbe et j’aime bien sa coiffure, ça me donnerait presque envie de me refaire pousser les cheveux pour ressembler à un hippie. Cameron fait par contre davantage de la figuration mais n’est sans doute pas mécontente de retrouver Foreman car Cameron elle aime tout le monde, c’est bien connu.
Après une mise au congélateur, on relance l’idée d’un bébé pour Cuddy. Si la patronne s’amuse à remplacer la vicodine de House par des laxatifs, lui au moins sait faire la différence. Par contre Cuddy le remarque t’elle quand House remplace sa pilule contraceptive ? House s’amuse même à faire planer le doute sur la relation avec Cuddy quand il parle à Foreman, ce qui est très amusant.
Tout est maintenant en place et la saison 4 est bien lancée, la série relancée pourrait on dire. Les petits nouveaux sont identifiables, les trois anciens sont de retour. Et si l’on s’enfonce déjà dans une certaine routine, on ne s’ennuie pas pour autant. La série trouve une nouvelle façon de fonctionner et le personnage de House est toujours aussi savoureux, amusant et intéressant. On aurait pu croire que ce personnage de cynique s’essoufflerait assez vite mais au contraire, semaine après semaine, c’est toujours une réel plaisir de le retrouver. La saison 4 semble pour le moment dans la parfaite continuité de la précédente. On voit la série évoluer et elle ne reste pas coincée dans le cas médical stricte et offre de plus en plus autre chose. C’est cela la richesse de House. Car en rester uniquement au cas médical, on aurait une série finalement assez terne et aseptisée comme les Experts. Ce sont tous ses petits à côté qui font la force du docteur House et de ses acolytes. Le titre de l'épisode est ici à double sens car s'il se rapporte au patient, il est aussi valable pour Foreman condamné à être malgré lui un mini House.
Alors le prochain a être partir ? Peut être bien Brennan, je maintiens donc mon vote. Mais on pourrait avoir une surprise avec par exemple la garce qui n’a pas servi à grand chose dans cet épisode ci.
Entourage : 3.18 Résurrection
J’ai eu raison d’avoir été dur avec le précédent épisode car la différence se voit d’emblée avec celui ci. Des intrigues plus solides, des moments forts et une bonne analyse du star system.
Voyons d’abord ce qui se passe pour Johnny Drama. " Five towns " est finalement à l’antenne et se fait massacrer par la critique, Variety en tête. Et pour ceux qui ne le savent pas Variety c’est la bible d’Hollywood en matière de presse du show biz. Drama est donc au trente sixième dessous et j’ai été surpris de voir une intrigue plus pessimiste. C’est assez rare dans Entourage toujours si joyeuse comme série. On nous montre l’impact des critiques sur les acteurs devant lire ça à longueur de temps et on comprend que ce n’est pas très drôle. La fin nous apprend une deuxième chose, le succès critique est une chose, le succès public en est une autre. Demandez à " 30 rock " ou à " Friday night lights " ces séries en savent quelque chose. 16 millions de téléspectateurs pour le pilot de " Five towns " c’est pas mal du tout, surtout pour NBC. La critique a peut être détesté mais au final c’est toujours le public qui a le dernier mot et celui est " Victory ! ! ! ". De préférence hurlé au bord d’un canyon. Au passage Ari égratigne le network, après tout ils ont bien laissé Joey à l’antenne durant 46 épisodes alors ils laisseront bien une chance à " Five towns ".
On a rarement exploré la vie amoureuse de Turtle et j’ai trouvé cela sympa de s’y attarder. Comme il le dit, il a trouvé son double féminin. C’est lui mais avec des seins. Enfin, Kelly est tout de même beaucoup plus sexy que Turtle. Dommage pour lui, elle est la fille de son garagiste mais il se la joue old school et marque des points auprès du papa. Une intrigue amusante qui contraste bien avec les deux plus grosses intrigues de l’épisode.
Vince continue d’espérer en ce qui concerne Medellin, même si Ari lui dit que le projet est mort de chez mort. Toutes les tentatives pour ressusciter le projet échouent à nouveau. On reparle même de " Matterhorn " le film refusé par Vince dans le tout premier épisode de la série. Un film qui ne s’est finalement pas fait mais qui pourrait être la monnaie d’échange pour Medellin. Mais Vince n’est pas un homme qu’on achète facilement. Comme on n’est jamais mieux servi que par soi même. Vince et Eric passent une nouvelle étape de leur carrière et décident d’acheter le script de Medellin quitte à vendre la superbe villa dans laquelle ils habitent… Reste maintenant à trouver le financement. L’intrigue est excellente car ça nous montre une autre facette du métier d’acteur et Vince évolue de plus en plus. Passant au fur et à mesure de l’acteur beau gosse un peu con, au cinéma indépendant, en passant par le blockbuster Aquaman. Là encore, on nous montre que tout est une question de copinage, de monnayage. Mais les affaires sont les affaires. Et maintenant il va pouvoir produire son propre film. Mais trouver 70 millions ne se fera certainement pas sans peine. Néanmoins, on pourra reprocher le schéma toujours plus ou moins identique d’une saison à une autre où l’on traîne l’histoire d’avant tournage pour clôturer la saison sur le démarrage de la production d’un film que l’on ne verra finalement pas. L’amitié et la complicité entre Vince et E est bien mise en scène et se ressent vraiment à l’écran. Les deux amis se faisant totalement confiance. Eric n’ayant pas hésité une seule seconde quand Vince lui propose de racheter le script de leur film rêvé.
On est à nouveau dans du très bon Entourage car en dehors des intrigues funs, il y a un vrai fond à l’histoire et une vraie analyse des dessous de Hollywood en ce qui concerne la production télé et aussi la production cinématographique. Les personnages évoleuent et vont de l’avant. C’est comme cela que j’aime Entourage.