Critik en séries

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mardi 18 mars 2008

FBI portés disparus : 6.08 En cage

poppy_enceinteLa baby menace allait poser des problèmes tôt ou tard. Et bien c’est finalement plus tôt que tard car ça vire déjà au n’importe quoi. On a au moins un éclaircissement sur le futur papa. Qui est le père du bébé de Samantha Spade ? Réponse, le père de du bébé de Poppy Montgomery, alias Andy Kauffman. La production n’a pas été chercher plus loin, ils sont drôlement futés. La première scène est à mourir de rire, Samantha faisant la tournée des bars pour retrouver le mec avec qui elle a couché lors d’un soir de beuverie. Ça fait genre la traînée de service et j’ai trouvé cela super drôle. Une fois qu’elle a son nom, Sam s’amuse à taper le nom du mec dans la base de données du FBI et visiblement l’agence a un dossier sur tous les citoyens américains, ce qui est assez flippant. Ce qui nous amène à la scène de fin totalement débile où Sam va voir le mec en question, lui raconte qu’elle est enceinte et lui demande de signer les papiers où il renonce à tous ses droits sur l’enfant à naître. Totalement hallucinant comme comportement. Non, mais sérieusement ! Elle veut un bébé toute seule, okay, je ne vois pas le soucis. Mais dans ce cas, on ne cherche pas après le donneur de sperme. C’est quoi ce délire ? De toute manière, elle ne l’aurait quand même jamais revu et il n’aurait jamais su qu’il avait un enfant avec cette traînée. Alors ça change quoi ? Au pire, il va maintenant vouloir jouer un rôle dans sa vie alors qu’ils ne se connaissent même pas. Et ça va plus emmerder Sam qu’autre chose. Ou alors serait elle tombée tout à coup très amoureuse d’un mec dont elle ignorait carrément le nom 48 heures plus tôt ? Ma foi ça ne serait pas étonnant de la part de Sam la salope psychopathe fétichiste des pelles et autres accessoires de jardin. Elle a même l’air toute heureuse de sa petite visite et d’avoir mis le bordel dans le couple du mec. Non mais je vous le dis, une vraie malade mentale.

J’ai de plus en plus de mal à comprendre le cheminement psychologique des personnages de la série. Prenez Jack, lui aussi c’est de pire en pire. Il apparaît dans deux scènes, trois maximum et il arrive dans cet intervalle à sortir une réplique limite raciste à un américain converti en prison à l’Islam. J’ai trouvé cela particulièrement choquant. Déjà avant de regarder l’épisode, je me disais " allez, je vais regarder Grosse Fesse " et bien c’est exactement ce que j’ai eu. Je supporte de moins en moins ce personnage de Jack Malone imbu de lui même, violent, dépressif et maintenant raciste. L’enfant de Sam n’héritera pas des gènes de ce gros con, c’est déjà ça.

L’intrigue du disparu était par contre pas trop mal. Et même si elle est très caricaturale, les personnages impliqués dans l’histoire sont attachants. Ainsi l’équipe se limitant en gros à Danny, Elena et Martin recherche un lutteur d’ultimate fighting disparu après un match. Tous les clichés liés à cette discipline sportive y passent. Brett Hendricks est un ancien enfant battu qui monte dans la cage pour extérioriser toute cette colère enfuie au fond de lui depuis l’enfance. Mais depuis quelques temps il se pose des questions sur pourquoi il se bat. Et se poser des questions dans ce genre de milieu c’est forcément suspect. A côté, on a son manager, une ancienne gloire du sport reconverti dans le trafic d’armes. Sa copine, une jolie blonde un peu cruche voulant quitter ce milieu. Et sa sœur qui s’offusque pour un rien car " son frère est un vrai sportif " et pas un petit bagarreur racaille. Le pourquoi de la disparition tient en deux lignes, Brett s’est battu avec son entraîneur et celui ci l’a tué à coups d’extincteur sur la gueule. Je m’étonne même qu’on ait pas retrouvé plus de sang en début d’épisode. L’histoire aurait sans doute mérité mieux car Brett est un personnage sympathique mais qui n’a jamais eu beaucoup de chance dans sa vie et qui s’attache à la première fille lui sortant un mot gentil. Le milieu de l’ultimate fighting aurait également pu être intéressant à creuser mais on en est resté à la vague description que l’on a tous en tête quand on nous parle de ce sport rempli de testostérone. Ajoutons à cela Martin qui essaye de se la jouer psychologue avec Keira la petite amie, tout en demandant des conseils au vieux Jack et qui nous rappelle limite hilare qu’il a été il y a trèèès longtemps accro aux médicaments.

Conclusion : Une partie vie personnelle totalement surréaliste pour l’agent Spade, une intrigue super clichée mais avec des personnages sympathiques. Ça fait vraiment trop peu pour dire du bien de l’épisode. La série retombe dans les travers de la saison 4. Comme quoi les histoires de bébés ça n’apportent jamais rien de bon. La grande question est de savoir si Sam va s’en aller dans un taxi pour ne plus jamais revenir. Cette bonne vieille Anne avait eu cette décence. Par contre je doute que la production ait le courage de mettre une mère de famille à la porte. Après la grève des scénaristes, les producteurs doivent en avoir marre d’avoir les syndicats sur le dos.

Posté par tao of myself à 17:37 - FBI portés disparus - Permalien [#]