Critik en séries

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mercredi 5 mars 2008

Friday night lights : 1.05 Git'er done

tatumUn épisode vraiment trop plan plan comme pour nous dire que Friday night lights peut nous offrir le meilleur comme dans les premiers épisodes mais aussi des intrigues frôlant l’ennuie le plus total ce qui est le cas dans cet épisode où tout se voit venir à des kilomètres à la ronde, y compris le résultat du match avec une bonne et grasse morale à l’américaine.

Tant qu’on est pour parler des défauts, je vais commencer par parler de Tyra et de son intrigue insipide avec un jeune mec travaillant dans la prospection de puits de pétrole. A part nous montrer Tyra en grosse salope couchant avec trois mecs différents sur 5 épisodes, je ne vois pas trop ce que ça apporte. Son intrigue étant complètement déconnectée du reste de l’histoire. J’espère que c’était juste une histoire d’une nuit et rien de plus.

Niveau coucherie mais un peu plus sordide, on a Tim et Lyla qui continuent de se voir. Si Lyla semble assez réaliste sur ce qu’elle fait, Tim lui ne veut toujours pas parler de Jason, ce qui pousse Lyla à le provoquer avec raison. Il couche avec la copine de son copain paralysé mais refuse d’aller le voir à l’hôpital. On sent que cela est très dur pour lui et la scène de l’hôpital est vraiment émouvante avec les deux garçons se retenant de pleurer. Une scène extraordinaire, tout en simplicité mais on peut se demander si Tim aurait été voir Jason si toute l’équipe ne l’avait pas fait. C’est en tout cas un pas en avant. On voit également dans cette scène combien Jason compte sur Saracen qui est clairement son successeur à ses yeux.

Mais le gros de l’intrigue de l’épisode réside avant tout dans le premier match en déplacement des panthers face aux Tigers et on a comme durant le dernier épisode cette fameuse interrogation de savoir qui Taylor fera monter sur le terrain. L’équation est simple, il a confiance en Saracen, l’équipe est derrière lui mais visiblement le garçon n’a pas encore confiance en lui même et pourrait décevoir. Là où même s’il n’aime pas Voodoo, le coach sait qu’il peut gagner le match. Saracen est d’ailleurs de mieux en mieux intégré dans l’équipe et on dirait qu’il s’est trouvé un nouveau pote en la personne de Smash. Ça m’a assez surpris comme revirement de situation là où l’on présentait au départ Brian comme le méchant. Et ça me plaît bien comme idée, ça montre que rien n’est figé. Durant le match et même avant tout est fait pour nous montrer le mauvais côté de Tatum qui en fait uniquement à sa tête. Déjà le face à face dans le bureau entre lui et le coach est une scène très intense et ce qui en ressort c’est uniquement la vérité. Ils doivent cohabiter et n’ont pas vraiment le choix. Certes Voodoo fait marquer des points à son équipe mais il joue avant tout pour lui en ne respectant ni l’équipe et encore moins le coach Taylor. La deuxième partie du match est elle particulièrement américaine avec Saracen qui monte sur le terrain pour amener son équipe à la victoire en suivant évidemment les consignes du coach tel le brave garçon qu'il est. J’avoue, j’ai trouvé cela vraiment lourd comme morale.

L’après match est par contre très bien mené car on voit combien une victoire sportive galvanise la population qui est comme un seul homme derrière le coach Taylor. J’ai vraiment bien apprécié ce moment de grâce à l’état pur. Mais celui ci pourrait être de courte durée car l’arrivée assez irrégulière de Voodoo fait poser des questions au comité sportif. Bref tout est fait pour enfoncer le quaterback mal aimé. Taylor n’a jamais voulu de lui, il a été imposé de force par Garrity et maintenant c’est Eric qui va se ramasser tous les emmerdes avec l’enquête de la commission et à terme, on pourrait carrément leur retirer leur victoire de la veille à cause de ce gros con caractériel qui n’en fait qu’à sa tête.

Au milieu de tout ça, on a Jason Street dont l’intrigue est toujours bien menée. On voit un changement d’état d’esprit chez le personnage. Il semble accepter sa condition d’handicapé et décide de se battre. Il semble reprendre un peu goût à la vie dans un fauteuil roulant et cela grâce son colocataire. Même s’il est assez rude, il fait bouger Street et lui donne ce dont il a besoin. Il sait par où il passe ayant lui même été un athlète et il sert dans un sens de guide à Jason dans sa nouvelle vie. Mais cela sans violon ni grande musique larmoyante. Bref, j’avais assez peur au départ de cette intrigue sur le handicap et finalement c’est l’une des intrigues les plus constantes de la série.

Bon au final, je pense que l’on va oublier tout cela. Mis à part quelques scènes fortes, les intrigues n’évoluent pas beaucoup et je dois dire que je me suis un peu ennuyé surtout dans la partie consacrée au match qui était beaucoup moins rythmée et surtout beaucoup trop prévisible. Finalement ce que je retiens c’est l’entente formidable entre Eric et Tamy. Enfin une couple marié normal qui se soutient, qui s’aime, chacun étant là pour l’autre. Ils sont les meilleurs amis du monde et leur complicité fait plaisir à voir même s’ils exposent leur bonheur un peu trop à la face du monde, là aussi ça fait un peu trop le rêve américain. Et puis pour finir sur la fille Taylor, le rapprochement se fait lentement mais sûrement entre Julie et Matt, même si Saracen est toujours aussi maladroit avec les filles. Vite le prochain épisode pour effacer tout cela.

Posté par tao of myself à 17:24 - Friday night lights - Permalien [#]