Critik en séries

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lundi 4 février 2008

Friday night lights : 1.04 Who's your daddy

fnlAprès trois épisodes particulièrement intenses et pratiquement remarquables dans tous les sens du terme, Friday night lights décompresse dans un épisode d’avantage centré sur les personnages, plus introspectif finalement. Je ne dirai pas que je n’ai pas aimé mais la série nous montre nous une autre facette de ce qu’elle veut explorer comme histoire. Pour le moment on est encore dans la phase d’exploration et FNL n’est pas prête à rentrer dans le moule.

L’épisode fonctionne en fait selon deux axes. Il nous montre que rien n’est tout blanc ou tout noir et continue de contraster ses personnages clés et il y a aussi une partie consacrée d’avantage aux couples sans pour autant tomber dans la niaiserie des séries pour adolescents.

Ainsi, on met un peu de côté Tatom " Voodoo " dont l’entrée dans l’équipe à la fin du dernier épisode pouvait nous laisser croire qu’il serait un des éléments majeurs de la suite des intrigues. Et en fait pas du tout. J’aimerai revenir tout d’abord sur la fête des footballeurs en début d’épisode où Voodoo se pointe décidé à marquer son empreinte et j’ai adoré la réaction de Smash. On aurait pu croire que les deux bad boy se seraient associés mais au contraire, Smash ne semble pas du tout apprécier le petit nouveau. Il défend avant tout son équipe, restant plus que jamais unie face à cet outsider malgré les distensions internes. Bref j’ai adoré Smash dans cette scène car même si on ne le voit pas beaucoup, cette simple petite altercation nous montre que les choses ne sont pas figées et j’ai adoré cela.

La présence de Voodoo sert surtout à Matt, se remettant encore plus en question durant cet épisode. Il est mis sous pression de toute part. Sa position dans l’équipe est affaiblie et il cherche visiblement des alliés. C’est sans doute pour cela qu’il participe à l’expédition de représailles contre l’équipe adverse. On nous montre d’ailleurs une facette de Saracen que l’on ne connaissait pas, la violence et l’acharnement qu’il montre contre cette voiture nous montre à quel point il est frustré et combien il a besoin de se défouler. Il n’est donc en rien un grand héros comme pouvait l’être Jason Street et c’est en cela que le personnage de Saracen est formidable. Le début de sa romance avec Julie est assez classique mais malgré tout amusante surtout quand le coach comprend son erreur quand il a conseillé à Matt de se taper la fille qu’il aime sur le siège arrière de sa voiture. Cette dynamique promet d’être intéressante car on sent une relation très père fils entre le coach Taylor et Matt. La scène tout simple de vidéo conférence avec le père de Saracen en Irak nous replonge dans la réalité actuelle mais sans patriotisme, juste un élément de plus pour nous montrer ce que vit l’Amérique d’aujourd’hui au quotidien. L’intrigue de la grand mère de Matt est aussi extrêmement belle. J’ai été bluffé par la justesse de ces séquences entre ces moments de lucidité et d’égarements. C’est également une très lourde responsabilité sur les épaules du jeune homme. Et cette intrigue est incroyable tellement elle dégage quelque chose d’extrêmement fort. On a également là une histoire très réaliste sans mélodrame, sans surenchère ou musique larmoyante venant enrober tout cela. Non, on a des scènes simples, limite à l’état brut, criante de réalisme.

La fête chez les Taylor est aussi l’un des grands moments. En dehors des scènes classiques du barbecue. On nous montre combien le football affecte la vie de Tami et Eric sans arrêt mis sous pression. Eric toujours de plus en plus pressé par Garrity afin de savoir quelle sera sa stratégie pour le match. Le tout étant une question de confiance, si Taylor choisit Voodoo cela signifie qu’il marche dans la stratégie des " gros " de la ville, choisir Saracen serait se mettre à dos tous ces gens influents. Maintenant, l’important est de gagner.

Plus extérieur, l’intrigue sur Jason n’en reste pas moins très efficace. Celui ci doit essayer de se faire à sa nouvelle vie ce qui est loin d’être facile. Finalement celle qui a encore la réaction la plus normale face à Jason, c’est Tyra. Elle n’essaye pas d’être sa nouvelle meilleure amie car ils n’ont jamais été proches mais dans un sens elle pense qu’elle lui doit en quelque sorte des excuses pour l’attitude de Tim se refusant toujours de venir le voir. Cette scène est toute simple mais particulièrement réaliste et touchante. Par contre je ne sais pas vraiment quoi penser de ce début d’histoire entre Tim et Lyla. Comme elle le dit elle même, elle essaye sans doute de retrouver le Jason d’avant en son meilleur ami. C’est terriblement humain et terriblement triste car elle continue de vivre dans un monde l’illusion. Par contre on ne sait pas vraiment pourquoi Tim vient la voir, dans quel état d’esprit il est. Il reste un garçon très secret et j’ai beaucoup de mal à cerner ce personnage qui semble avoir de nombreux démons intérieurs.

Bilan : Un épisode de transition, sans scène de match pour une fois mais qui approfondit les personnages et qui permet de d’avantage d’attacher à ceux ci. Je pense à Matt mais aussi à Tami ainsi qu’à Lyla et Tyra que l’on commence à mieux connaître. Ce qui me frappe aussi dans la série c’est l’environnement dans lequel vivent les personnages. Pas de top model chez les filles, pas de monstres bodybuildés chez les garçons même s’ils sont footballeurs, pas de grandes villas avec piscine. Bien du contraire, la maison de Matt et de sa grand mère est au contraire très modeste. Tout cela renforce encore plus le côté réaliste de la série d’autant que la photo limite documentaire de la série se veut au plus proche de la réalité.

Posté par tao of myself à 18:09 - Friday night lights - Permalien [#]