jeudi 31 janvier 2008
Everwood : 4.04 La bataille est gagnée
Ce quatrième épisode signe déjà la fin d'une première période pour Everwood car il permet de clore certains chapitres de la vie des personnages et de faire un bilan.
Durant tout l'épisode on sent la pression autour de Rose avec les résultats de ses derniers examens. L'intrigue pouvait aller dans un sens comme dans un autre et c'est heureusement la résolution positive de l'intrigue qui est choisi. Le cancer est parti mais a laissé des traces chez Rose, chez sa famille mais aussi dans la population d’Everwood qui la voit aujourd’hui différemment. J'ai particulièrement été ému par la scène entre Rose et Bright qui est magnifique. ça faisait un peu trop message d'espoir pour les malades mais c'était très bien dit et superbement interprété. Et dire qu'au départ Merrilyn Gann et Chris Pratt étaient sous-exploités dans la série. Idem pour la scène finale où Rose apprend à Harrold qu’elle est en rémission. Cette scène est vraiment authentique et forte émotionnellement. On en oublie presque l’intrigue sur la réélection qui était un poil ridicule et mal venue vu le contexte.
Deuxième grande "résolution" de l'épisode c'est Ephram qui revient vers le piano en devenant le prof d'un jeune jazzman rebelle interprété par le petit fils de Steve McQueen. Le nouveau duo fonctionne bien et on part dans une situation inédite qui pourrait être l'objet de beaucoup de surprises je pense. Ephram s’installe ici dans un tout nouveau rôle, lui qui a toujours été l’élève. Il se retrouve de l’autre côté avec un jeune garçon qui n’est pas sans rappeler l’Ephram en colère du début de la série. En plus Ephram fait cela bénévolement pour aider Kyle. Comme quoi le père et le fils ne sont pas si différent en fin de compte A noter la magnifique interprétation de Gregory Smith devant le piano où on le sent au bord du malaise lorsqu’il commence à jouer. Par contre il faut vraiment faire quelque chose pour sa coiffure qui ressemble de plus en plus à un nid pour araignées ou pour pucerons.
Trois autres petites intrigues viennent se greffer aux deux autres. Delia et le religion, ça reste sympathique car ça ne prend pas trop de temps et c'est bien de voir Andy se consacrer un peu à sa fille. L'intrigue médicale et aussi agréable à regarder mais sans être fondamentale elle parle de façon juste de l’holocauste et de la mémoire juive avec ce patient qui ne veut rien n’oublier même si ces souvenirs liés à la guerre sont forcément négatifs. Le meilleur des trois petites intrigues vient de Jake et Hannah. Enfin on commence à voir Hannah avoir des interactions au sein de son chez soi alors que l'an dernier Nina et Hannah ont à peine partagés cinq scènes ensemble. La confrontation Hannah/ Jake est sans faux pas, tout comme celle au lit entre Jake et Nina vraiment très amusante. Comme dans le 4.02 on place Jake dans le rôle du père et il ne sait pas comment réagir face à ses nouvelles responsabilités et ça apporte une dimension de plus au personnage, même si le sujet abordé est malgré tout sérieux. Comme il le dit, l’an dernier le petit ami de Hannah était assez inoffensif, là avec Bright, la donne a changé. Et en emménageant avec Nina, il ne partage pas seulement sa vie avec sa petite amie mais aussi avec Sam et Hannah.
Conclusion : La saison 4 part sur de bonnes voies. Je regrette juste qu'Amy est de plus en plus sous-exploitée. Petite amie d'Ephram l'an dernier et quasiment rien d'autre. Elle est dans ce début de saison reléguée au rôle de serveuse à l'oreille attentive. Quant à Reid il continue de faire de la figuration en restant le sportif du groupe.
mercredi 30 janvier 2008
Pilot : Eli Stone
Greg Berlanti a les mains pleines cette année entre Brothers and sisters et Dirty sexy money. Mais son vrai bébé du moment c’est bel et bien Eli Stone. Et il vaudrait mieux aimer cette série car après tout ce sera l’une des rares nouveautés de la mid season sur ABC en cette période de grève. Je ne vais vous le cacher, j’ai beaucoup aimé Eli Stone et cela pour différentes raisons. Mais tout d’abord voyons de quoi parle la série.
Eli est un avocat comme les autres, costume, sombre, gros cabinet, belle fiancée blonde fille du patron rien de moins. Mais depuis peu Eli a des visions, des visions sonores. Il entend de la musique et en particulier George Michael qui apparaît carrément dans son salon alors qu’il fait l’amour à sa fiancée. Guidé par ses visions à la fois sonores mis aussi visuelles. Eli prend conscience qu’il pourrait être un nouveau prophète comme Moïse. C’est du moins ce que lui dit son acuponcteur. A moins que tout cela ne soit en fait dû à un anévrisme inopérable et hérité de son père décédé. Peu importe, Eli a décidé de vivre avec même s’il n’a pas le choix et d’accepter sa condition car comme le dit George Michael dans sa chanson, il faut avoir la foi (Faith en anglais).
Bref des séries d’avocats ça ne manque pas, des séries d’avocats toqués non plus. On a eu notre dose avec Ally McBeal et encore aujourd’hui avec Boston Legal même si j’ai laissé tomber cette série. Pourtant ce premier épisode de Eli Stone a vraiment bien fonctionné chez moi. Je trouve le personnage principal sympathique, un bon acteur qui évite le côté super beau gosse et puis l’idée de lui faire entendre de la musique c’est une super idée. Il y a toujours beaucoup de musiques dans les séries, parfois un peu trop. Mais seul le téléspectateur entend celle ci. Hors dans Eli Stone le fait que le héros entend aussi cette musique apporte une dimension un peu spéciale et originale et j’ai beaucoup aimé cette ambiance musicale et même si George Michael n’est pas ma tasse de thé.
La première affaire dont traite la série est assez classique mais elle fonctionne assez bien. Eli s’occupe d’une jeune femme dont le garçon est devenu autiste suite à un vaccin et elle attaque donc la firme pharmaceutique. Mais cette femme n’est pas n’importe quelle fille et non, elle est LA fille, celle de la première fois d’Eli et non le garçon n’est pas de lui, fort heureusement. J’ai bien aimé cette coïncidence amusante car tout est en fait lié. " Faith " étant la chanson des premiers ébats amoureux de notre héros. Les scènes de procès fonctionnent bien sans pour autant avoir la force d’un The practice ou de New York district, je le conçoit. Mais Eli ne manque pas d’argument notamment quand le big boss de la firme avoue qu’il n’a pas fait vacciner sa fille avec son propre vaccin mais avec un autre. Cela paraît suspect et Eli remporte le procès même s’il a dû pour cela se battre contre son propre cabinet assurant la défense de l’autre partie. Certes l’affaire et les scènes de tribunal peuvent paraître convenue mais est on vraiment dans une série procédurière ? J’en doute un peu. Cela est plus un simple cadre de l’action comme dans la série " Ed " ou même comme dans Grey’s anatomy où l’hôpital est seulement un décor pour les intrigues des personnages.
Sans être forcément super original, la série dégage quelque chose de sympathique, de frais et d’amusant. Et c’est toujours chouette de découvrir une nouvelle série avec laquelle on a un bon feeling. Et là c’est passé vraiment tout de suite entre Eli et moi.Et puis je ne vais pas le nier, j’ai été ravi mais alors là extrêmement ravi de revoir Tom Amandes dans cette série. Certes il a un petit rôle mais il a malgré tout quelques bonnes répliques et son personnage ne demande qu’à être étoffé par la suite et j’espère que ça le sera. Mais je crains la disparition de son rôle après le pilot, vu que Tom amandes n’apparaît pas dans les photos promos de la série. Dommage, il était formidable dans Everwood dans le rôle du très snob mais très humain Harrold Abbott et je suis certain qu’il serait tout aussi parfait en avocat. A part lui, la série a également recruté Victor Garber le Jack Bristow de Alias et Natasha Henstridge en petite amie d’Eli. Mais également le sympathique Tom Cavanagh de la série " Ed " interprétant le père d’Eli quand il le revoit dans ses souvenirs. Toute la partie Himalaya est aussi très amusante et décalée, c’était une bonne entrée en matière car on se demande ce qu’un avocat en costume cravate peut bien faire là. La fin nous ramène sur le toit du monde où Eli très symboliquement jette les cendres de son père, guidé par ses visions.
Conclusion : L’essai est concluant pour moi ce qui a très peu été le cas avec les nouvelles séries cette année. Maintenant la série pourra t’elle tenir la distance sur le long terme ? Ne va t’elle pas devenir trop gentille ou trop niaise au fur et à mesure ? Pour cela il faudra suivre la série et malheureusement, je ne vois pas la série durer très longtemps malgré la locomotive de Lost diffusé juste avant sur ABC.
lundi 28 janvier 2008
FBI portés disparus : 6.01 Les enfants perdus
Retour de FBI portés disparus ce samedi sur la Deux en Belgique. Nous en sommes déjà à la saison 6. Saluons déjà la RTBF diffusant un seul épisode et pas trois à la suite comme ce fut le cas dans la même journée avec " Nick Cutter et les portes du temps " alias " Primeval ". La nouvelle saison apporte son lot de nouveauté et là tout de suite j’en vois quatre. Le passage au 16/9e très réussi. Ça donne à l’image une plus grande profondeur, ça fait plus pro. Un générique raccourci comme c’est la mode aujourd’hui , là c’est un peu moins cool. C’est peut être le cas uniquement pour cet épisode mais j’ai aussi trouvé les couleurs très différentes. La série est plus rayonnante, plus colorée. D’emblée on donne le ton avec Jack dans le parc, tout est vert, lumineux, même les grands panoramas des buildings si typique à la série sont d’avantage naturels. On a laissé à la maison le filtre bleuté et j’ai été très agréablement surpris. Serait ce pour nous dire que les heures sombres sont de l’histoire ancienne pour nos héros ? Dernière innovation, arrivée de James Masters, l’inoubliable menace pyroxidée de Buffy la tueuse de vampires. Et là encore la RTBF a été très inspirée car juste avant était diffusé un épisode de " Smallville " avec le même James Marsters. Pas mal comme synchronisation.
Au menu du jour, un phénomène de mode chez nos amis les peoples, l’adoption de petits africains. Ainsi, Elijah (Woods ?) l’enfant adoptif d’un couple très en vue est enlevé. Et Jack mène l’enquête. Je dis bien Jack mène l’enquête car les autres font grosso modo de la figuration. On reprend les vieilles habitudes. Il faut d’ailleurs attendre un temps infini avant de voir un autre acteur de l’équipe mis à part Anthony Lapaglia et Marianne Jean Baptiste. Et là oh miracle, Jack paye de sa personne. On voit bien que son médecin lui a dit de faire de l’exercice, voilà Jack rampant dans une gaine d’aération dans l’immeuble de notre couple de star. Oui, oui, vous avez bien lu, le gros Jack avec ses 20 kilos de trop et son costume Armani, la lampe de poche fourrée dans sa bouche se déplaçant tel un rat pour découvrir la sordide petite cachette d’un fan obsédé écoutant les conversations de son idole l’ex mannequin Kate Douglas. Notre premier suspect renvoie bien sûr la balle à quelqu’un d’autre comme le fils aîné du couple n’appréciant pas trop d’être mis sur le côté par ses parents. Mais on se dirige vers un sujet bien plus sérieux en mettant en lumière le sort des enfants soudanais, victimes collatérales du conflit du Darfour. Tout d’abord, on croit naïvement à cette histoire de ce père voulant récupérer son enfant adopté par des riches américains mais on se rend vite compte qu’il s’agit d’une arnaque assez écœurante. Comme quoi, certaines personnes font leur beurre y compris et surtout sur la misère du monde. La thèse de l’enlèvement avérée et le suspect retrouvé mort, on s’attarde avant tout sur son complice malgré lui. Un jeune garçon qui a tué Isaac le kidnappeur pour protéger Elijah. Le récit de Deng sur sa fuite du Soudan était particulièrement poignante, pas une seule seconde misérabiliste. Au contraire, cela nous ouvre à nouveau les yeux sur ce terrible conflit et même ses terribles conflits minant l’Afrique. Au fond, on a de la peine pour lui, il a cru à un monde meilleur en venant en Amérique et finalement on ne lui offre pas plus. Mais comme il le dit si bien, la prison américaine serait préférable comparée à la perspective d’être renvoyé au pays. C’est dire à quel point il en est arrivé, ce qu’il a du vivre là bas dans son pays. Elijah retrouvé sein et sauf par Martin, on passe sous silence le sort réservé à Deng. Mais on se doute que tout sera fait pour qu’il n’écope pas d’une peine trop lourde, n’étant pas l’auteur direct du kidnapping et ayant tout fait pour protéger le jeune garçon.
Mais souvenez vous, le final de la saison 6 nous avait laissé sur un cliffhanger avec un nouvel enlèvement dans l’affaire Jennifer Long. Et c’est Vivian qui s’y colle avec le frère cachée de Veronica Mars, alias Spike le vampire. Assez rare pour être souligné on suit en parallèle les deux enquêtes. Les deux agents en arrivent assez vite à la conclusion de l’existence d’un complice poursuivant la série d’enlèvement de jeunes filles. Et c’est l’occasion de retrouver une autre guest star des séries pour ados, j’ai nommé Nick Wechsler qui jouait le fils du shérif dans la série Roswell. La fin nous laisse envisager une histoire dont l’enquête Jennifer était uniquement le sommet de l’iceberg. Et nous voici en présence d’un supposé gigantesque trafic d’êtres humains. Et l’affaire ne fait que commencer. Il y aura donc un fil rouge à cette sixième saison de FBI portés disparus comme ce fût le cas l’an dernier dans " Les experts " avec le tueur à la miniature si j’ai bien compris. C’est une bonne idée à mon avis, même si pour l’instant la série est au point mort en raison de la grève des scénaristes.
Bilan : Retour gagnant pour FBI portés disparus. On retrouve tous les éléments ayant fait le succès de la série. Le canevas de l’enlèvement, le traitement social de la société américaine, l’arrivée de guest star de choix. Par contre mis à part Jack Malone et Vivian Johnson, les autres personnages de la série restent globalement dans l’ombre mais cela on commence à y être habitué. Plutôt que d’engager Marsters , il aurait peut être été plus avisé de scinder l’équipe en deux, on aurait sans doute gagné en visibilité des personnages.
Bonus : Article presse sur FBI portés disparus (publié dans le TéléMoustique, édition du 26/01 au 01/02). Attention risque de spoilers :
dimanche 27 janvier 2008
Eureka : 1.09 Intelligence artificielle
On sort un peu du schéma classique de la série mais le titre français gâche tout car forcément on se doute qu’il est question de robot dans cet épisode. Mais au final, j’avoue j’ai oublié ce détail jusqu’à un certain moment de l’histoire et je me suis pris au jeu de savoir qui était en réalité Callister Raynes. L’ex assistant de Stark est un gars assez sympathique, visiblement un peu baroudeur parcourrant le monde avec son gros sac à dos et il est amusant de voir son retour à Eureka être le sujet de toute les conversations. Dès le début on se doute bien évidemment qu’il est à l’origine des différentes pannes survenues dans la ville. Il y a le feu rouge qui déconne juste après son passage et en plus poétique il y a le climatisation de " Café Diem " transformant le resto en congélateur avec notre ami Vincent qui improvise en servant du chocolat chaud tout en portant un bonnet de père Noël. Ça fait vraiment partie de l’atmosphère un peu doux dingue de la ville d’Eureka. L’intrigue sur Callister permet également de dévoiler un autre aspect de la personnalité de Stark. Il se fait plus humain et comme le dit Carter il agit comme un père avec Callister même si celui ci est " seulement " une machine. Ça rend Nathan plus attachant et moins figé. Leur conversation dans la voiture en route vers la gare autoroutière est à ce titre la scène de l’épisode à retenir. Carter et Nathan n’étant pas si différents et pour le prouver ils courent après la même femme. A nouveau pour contrebalancer la tendance, Carter et Alison se rapprochent à nouveau de plus en plus. Il y a même l’amorce d’un baiser quand tous les deux sont attachés à la clôture de la ferme a cause d’un champ magnétique provoqué sans le vouloir par Callister. Cette scène ne manque d’ailleurs pas d’humour et le duo d’acteur fonctionne particulièrement bien. La romance passée entre Joe et Callister est elle par contre très surprenante. Elle l’est déjà au départ alors qu’on ignore que Callister est un robot car ça place Joe dans une situation assez inhabituelle, elle qui est toujours là pour jouer les gros bras. Mais la situation est toute différente quand on comprend que Callister est un robot. Bizarrement la réaction de Joe est mise au second plan voire carrément plus loin. Ça fait uniquement office d’un minuscule dialogue humoristique et j’ai trouvé cela un peu décevant. Pour une fois que l’on s’intéressait à Joe, c’est une occasion manquée.
Si Nathan a des problèmes avec son " fils ", il en est de même pour le shérif Carter. Mais là, j’ai trouvé son conflit avec Zoé trop forcé. Ça m’énerve car toutes ses petites conneries se font hors caméra et du coup on a du mal de comprendre ce que Carter reproche sans arrêt à Zoé et on a sans arrêt l’impression de voir le vieux père sur le dos de sa fille pour des broutilles. Ce serait sans doute mieux si on voyait Zoé faire des bêtises et ensuite les conséquences. Là on a uniquement la seconde partie et ça ne rend pas leur relation père/ fille très complète. Et pour compléter le tableau, se teindre les cheveux en rouge en jouant sa rebelle, j’ai trouvé cela affreusement cliché, d’autant que ça se voit que c’est une perruque. Par contre, la psychologie inversée à la fin quand Jack fait semblant d’aimer les cheveux de sa fille pour la faire changer d’avis était excellente.
Conclusion : La série reste sympathique mais elle commence tout doucement à montrer ses limites. On passe un bon moment avec Eureka mais rien de plus et on reste globalement toujours dans le même canevas : expérience foireuse, relation chien et chat entre Carter et Alison et un petit problème pour Zoé. Par contre je suis toujours agréablement surpris par l’utilisation du personnage d’Henry qui a toujours un petit gadget bien farfelu à nous montrer.
samedi 26 janvier 2008
Dirty sexy money : 1.03 The italian banker
Assez moyen comme épisode. On reste une structure assez identique au précédent épisode, on échange juste la séance photo par une vidéo porno d’un des enfants Darling, le reste n’est pas très différent. Mais attention, cela n’en fait pas un mauvais épisode pour autant. Et non, bien au contraire j’ai passé un bon moment avec celui ci même si on n’avance pas des masses. Les intrigues servent avant tout à mieux entrer dans les personnages, à mieux les comprendre à défaut de les trouver plus sympathiques.
La porte d’entrée dans l’univers des Darling passe dans un premier temps par les deux petits derniers, Jeremy et Juliet les jumeaux bien élevés. L’intrigue de Natalie Kimpton me plait beaucoup, le dynamique du trio est vraiment bien gérée. La liaison entre Jeremy et Natalie est bien piquante et j’ai bien aimé la scène où Natalie attache Jeremy. Toujours aussi Hiltoniene, la crise de Juliet à la réception en l’honneur de son frère est tout simplement à mourir de rire tellement c’est ridicule. On se croirait revivre les meilleurs moments de la guerre entre Paris Hilton et Nicole Ritchie. Quoi que j’ai cru lire qu’il s’agissait d’aujourd’hui d’une guerre contre l’autre nymphette alcoolo Lindsay Lohan. Peu importe, je suis aujourd’hui clairement acquis à la cause des jumeaux Darling qui ont vraiment un petit truc en plus par rapport à leurs frères et à leur sœur.
L’intrigue fil rouge de l’épisode est comme je vous le disais, une vidéo porno et la scène où Nick pose la fameuse question aux différents enfants de Tripp et Letitia est absolument grandiose. Entre Karen pensant que Nick à toujours un faible pour elle et Jeremy complètement à la masse. On apprend avec une grande stupéfaction que Juliet est toujours vierge et oui. Qui l’eu cru ? ça entre par contre parfaitement dans le style du personnage totalement nunuche et ça m’a fait rire une telle révélation tellement c’est surréaliste. Passer pour une salope est beaucoup facile apparemment. Parlant de surréalisme, j’ai adoré le couple d’écossais faisant chanter les Darling à propos de la cassette. Enfin d’après leurs voix se sont des écossais car ils parlent comme " bloody " Desmond de Lost. Et la rencontre de Nick avec la femme est à mourir de rire, même Nick ne sait pas quoi faire tellement c’est du délire total. Nick commence d’ailleurs peu à peu à comprendre comment le monde des Darling fonctionne. A ce sujet, la visite à la banque est très significative et finalement on peut se dire que son père a pu être tué pour une multitude de raisons vu toutes les histoires dans lesquelles il a vraisemblablement trempé pour ses patrons au cours de toutes ces années. Nick est seulement là depuis quelques semaines, il a déjà plongé dans des histoires tordues alors on peut imaginer ce qu’était la vie de Dutch.
Tripp a finalement ce qu’il veut, Patrick va se présenter au sénat et on voit à quel point cela mine Patrick de ne pas pouvoir être qui il est vraiment. Sa relation avec Carmelita est vraiment très importante pour lui et il est très amoureux. Bref, il n’est pas prêt à renoncer à la femme de sa vie, à moins que l’on doive dire homme de sa vie. J’avoue, sur ce point de vue là je n’ai pas encore tranché. On aperçoit une demi seconde Ellen la femme de Patrick, si je ne me trompe pas c’est sa première vraie apparition à l’écran mais pour le moment elle reste fantomatique.
En parlant de la femme de Patrick, on fait aussi la connaissance de celle de Brian et à la surprise générale celle ci est asiatique et il a deux enfants avec elle. Les scènes avec Brian Jr rebaptisé Gustave l’orphelin sont vraiment très très amusantes. Brian s’enfonce dans les mensonges pendant que son épouse sans doute achetée sur catalogue est de plus en plus sceptique face à ce jeune garçon. Je me demande comment elle va réagir quand elle apprendra la vérité. Finalement Brian commence à devenir très attachant car ce mec est vraiment pleins de contradictions à l’image de cette scène où il sermonne Gustave au sujet de ces " mensonges " tout en lui faisant comprendre qu’il ne doit pas trop en dire. C’est vraiment une scène très drôle car forcément elle est à double sens.
L’histoire de la mort de Dutch est un peu mise sur le côté même si on a un retournement de situation très intéressant sur la fin concernant le très mystérieux Simon Elder. Celui ci n’est pas encore apparu dans la série même si on sait d’après la photo qu’il est interprété par le talentueux et sexy Blair Underwood. Le personnage semble en tout cas bien complexe car il a acheté lui même la cassette pour la remettre à Nick afin qu’elle ne tombe pas dans de mauvaises mains. Comme le dit le coursier, Elder n’est pas l’homme que Nick pense. Qui est il alors ? Est il le bon et les Darling les méchants ? Bref, il y a un voile de mystère autour de ce personne et cela m’intrigue beaucoup. Bref l’histoire est très bien menée car on a vraiment envie d’en savoir d’avantage.
Bilan : Petit à petit la série se construit et si au départ ce n’était pas gagné, je commence à m’attacher aux Darling et à leur petite vie si éloignée de la notre. Je l’avais dit, c’est le type même de série mettant du temps avant de se mettre en place et on commence petit à petit à y arriver. Finalement pas si mauvais comme épisode, on avance simplement pas dans les intrigues.
vendredi 25 janvier 2008
Robin Hood : 1.03 Qui veut la peau du shérif ?
Après deux épisodes sympathiques mais très classiques, la série s’affranchit et j’ai totalement été emballé par cette troisième aventure de Robin des bois. Il y a moins d’humour si ce n’est les répliques sur la bouffe de Much devenue une tradition mais on gagne en profondeur et aussi en noirceur du récit qui ne veut pas se contenter d’être un simple divertissement gentillet. La série se veut une vraie version adulte du mythe tout en restant grand public. Un sacré challenge.
Un collecteur d’impôts est assassiné et la psychose s’installe aux alentours de Nottingham. Du pain bénit pour le shérif qui impute ce crime à Robin des Bois mais quand un attentat contre sa personne échoue laissant pour mort un jeune villageois, le shérif y voit encore plus l’occasion de retourner la population contre Robin en organisant lui même une vague de meurtre à l’arc à flèches. Assez étonnant, j’ai vu la série tourner carrément au complot de façon intelligente et on est après tout pas si loin de 24 heures chrono façon Moyen Age, n’ayons pas peur des mots. Si j’avais cru au départ que le shérif allait seulement faire de la figuration, celui ci se place au contraire comme l’un des éléments clés de l’histoire et sa relation avec Robin est vraiment très ambiguë. Malgré leur rivalités, ils semblent tous deux se respecter et prennent plaisir à jouer à ce jeu un peu malsain. Leurs rencontres dans des endroits toujours très feutrés ajoutent une touche assez particulière à leur relation.
Pour Robin, il s’agit évidemment de laver son honneur face à une population qui se détourne de lui. On développe ainsi un thème très intéressant, Robin a besoin des gens pour exister. Il a clairement envie de voir à quel point il est important et aimé de la population. Ainsi la scène finale du dernier épisode n’est finalement pas si too much. Au contraire, on nous montrait là combien Robin veut à la fois faire le bien et mais il veut être remercié pour cela de quelque façon que ce soit. Il veut voir la gratitude dans le regard des pauvres gens. C’est finalement une part d’ombre très intéressante et j’ai bien aimé les répliques de Much à ce sujet qui se moque de la vanité de son maître. Pour laver son honneur, Robin doit mettre la main sur le mystérieux veilleur de nuit qui pourrait bien être ce mystérieux assassin et là surprise, celui ci se trouve être Marianne. Celle ci n’a visiblement pas attendu le retour du beau gosse pour aider les pauvres gens contre le shérif. Elle est clairement la révélation de l’épisode. Là où elle était effacée dans les deux premiers servant juste d’amoureuse potentielle au héros. Elle devient ici un personnage à part entière et décide de mener l’enquête au château. Elle finit même, comme une grande, par découvrir qui est le tireur, un garde du shérif désabusé après avoir perdu sa femme. Mais il n’est visiblement pas très bon tireur car à chaque fois il a raté le shérif et abattu un innocent. Et en voulant l’arrêter, Marianne et Robin livrent sans le vouloir Joe au shérif qui n’a pas pour habitude de faire dans la dentelle. Bref une intrigue parfaitement construite et surprenante.
Gisborne et le shérif continuent de se rapprocher et leur alliance semble maintenant clairement établie, Gisborne ayant été fait maître d’armes. Il couvre même les méfaits du shérif en assassinant l’ancien maître d’arme chargé par le shérif de semer la terreur à Nottingham pour faire passer Robin pour un tueur.
Au final, la série se révèle nettement plus fine que je ne l’aurai pensé. Il faudra voir si la série poursuit dans cette direction mais j’ai vraiment été agréablement surpris par cet épisode où l’on n’hésite pas à partir dans des intrigues de sombres complots, à éclairer les personnages sous un jour nouveau. Ainsi Gisborne ressemble d’avantage à un Dark Vador à la botte de l’empereur/ shérif qu’à une bête sanguinaire, là où Robin même s’il reste un héros au sens noble, il n’est pas pour autant sans tâche. Il semble vouloir se racheter de ses crimes commis en Terre Sainte et a visiblement un ego assez important. Il n’est donc pas si anodin de le voir prendre la défense des opprimés car il veut se donner le beau rôle et veut avoir une bonne image de sa propre personne. A l’image de cette scène où lui et sa bande apportent leurs dernières vivres à la population. Ce geste de sacrifice est certes charitable mais finalement pas si désintéressé que cela.
Une fois de plus la fiction anglaise et de la BBC en particulier nous prouve qu’elle est d’excellente qualité. Tout en reprenant une histoire connue, elle arrive à créer quelque chose de nouveau et d’inspiré bien loin des séries pépères à la française.
jeudi 24 janvier 2008
Serieslive on Air n°9
Un sommaire chargé cette semaine pour l'équipe de Serieslive on Air. Nico, Amaury et moi même serons accompagnés de Thibault pour vous parler de l'actualité du moment et bien plus encore.
Actualité :
- Lost - Saison 4 bientôt sur ABC : enfin un retour aux sources ?
Qu'attendre de ces huit nouveaux épisodes, très attendu, de Lost qui débarqueront dès le 31 janvier aux Etats-Unis. Enfin un retour aux sources ? Trop de questions ont-elles été posé dans la série sans donner de réponses ?
+ Présentation et débat autour de Eli Stone, la nouvelle série de Greg Berlanti sur ABC...
- Les Golden Globes : Haro sur le hertzien !
Le palmarès des 65e Golden Globes a été annoncé la semaine dernière. Que penser de ces récompenses ? Est-ce vraiment un virage à 180° pour les Golden Globes ? Peuvent-ils devenir un tremplin à nouveau talent ? Quel récompensé n'aurait pas dû l'être ?
- La grève des scénaristes : un point en France et aux Etats-Unis
Où en est la situation aux Etats-Unis ? Va-t-on vers une sortie de crise ? Qu'attendre dans les prochaines semaines du côté des grilles des grandes chaines américaines ?
+ Un point sur la situation en France : Joséphine Ange Gardien pour remplacer Lost ?
Comment la grève va-t-elle influencer le public français ? Quand et comment se feront ressentir les conséquences ? Quelle chaine souffrira le plus ?
- Suppression de la pub à FranceTélévisions : Coup dur ou bonne idée pour les séries ?
Après l'annonce par Nicolas Sarkozy de la suppression de publicité sur le service publique, au centre de l'actualité depuis quelques jours, on s'intéressera au sort qui pourrait être réservé aux séries. Le retour promis de la qualité peut-elle s'accompagner de la diffusion séries américaines ambitieuses ? La fiction française peut-elle profiter de ce changement annoncé ?
Débat :
- Nip/Tuck : une série chic et choc ? - Sans spoilers
Que retenir des quatre premières saisons ? La série est-elle toujours aussi trash/cynique ? Va-t-elle trop loin dans certains thèmes ? Y-a-t'il trop de sexe dans Nip/Tuck ? Quel regard porté sur l'intrigue du Découpeur/Carver ? Guest-stars : bonne idée ou simple coup de pub ? Retour sur une série culte...
+ Attentes sur la cinquième saison et analyse et jugement - prévenus à l'avance - sur la cinquième saison.
Comme toujours, retrouvez le podcast de Serieslive on Air ce soir vers 20h
mercredi 23 janvier 2008
Entourage : 3.14 Voyage entre amis
Titre trompeur, il n’est pas vraiment question de voyage mais il est beaucoup question amitié dans les trois intrigues de l’épisode. Entourage a toujours ce gros défaut d’être trop court car tout y est toujours tellement parfait qu’on en redemande.
Eric et Sloan prévoient un petit voyage en amoureux mais Vince veut s’y imposer avec sa nouvelle copine ou du moins avec n’importe quelle fille qu’il trouvera dans son répertoire téléphonique. Après tout c’est Vincent Chase, il peut avoir toutes les filles qu’il veut. Et pour ne pas vexer Vince, E a la super idée de faire passer Sloan pour la méchante qui n’est soit disant pas à l’aise avec les copines de la star de cinéma. Franchement qu’est ce qu’il ne faut pas faire pour décoller Vince et Eric. Ils sont tellement inséparables que l’on dirait des frères siamois. Ils font tout à deux. Pourtant Vince a très bon goût, elle est jolie et sympa sa copine et oui, elle s’entend bien avec Sloan pour une fois. Mais je comprend Eric qui aime bien passer du temps avec sa très très jolie petite amie. Et puis il peut arriver n’importe quoi Vince et Eric c’est du solide. Finalement c’est Eric qui perd une super fiesta en jet privé mais il se paye une fin de cinéma en partant sous le soleil avec une belle fille à ses côtés. Et puis ça fera des vacances à Turtle et à Drama après leur fiasco de l’épisode.
Car oui, Turtle et Drama nous emmènent à nouveau dans une histoire à la fois très drôle mais qui les rend encore plus pathétiques qu’à la coutumée. Ils ont l’idée géniale d’utiliser leur rotweiller Arnold pour draguer des filles au parc dont Busy Phillips que je n’avais quasiment plus revu depuis Dawson. Mais bon faudrait pas oublier qu’un rot s’est un monstre et il ne faut pas lui lancer de la viande fraîche comme ça juste pour avoir la paix. Pas étonnant dans ce cas que Arnold bouffe la patte du chien des filles et qu’ils passent quasi tout le reste de l’épisode chez le veto alors que Turtle ne pense à faire l’amour avec sa blonde comme on dit au Québec. Drama de son côté découvre ou redécouvre toutes les joies d’avoir un ami encombrant car le pétage de plomb de Turtle l’empêche de conclure avec sa propre copine. C’est du classique Drama/ Turtle mais ça fonctionne toujours aussi bien. Je l’ai toujours dit, c’est le duo comique de la série et ils me font toujours rire ces deux là par leur côté loser.
Je termine avec mon intrigue préférée celle de Ari et de Loyd. Et oui, il est aussi question d’amitié entre ces deux là. Pourtant on ne le dirait pas quand on les voit ensemble et que Ari gueule sur Loyd mais en fait ils s'apprécient tous les deux. Sympa aussi de voir Ari en dehors de ces intrigues avec Vince. Mais de toute façon laissez Jeremy Piven tout seul devant une caméra et vous êtes certain d’avoir un truc génial à diffuser. Ainsi Ari se sert de Loyd et de sa gay attitude pour harponner un super scénariste de télévision pour l’agence. La petite danse de Ari et Loyd à ce moment là est à se tordre de rire (c’est celle là que l’on voit en vidéo dans la bande annonce voir l’article sur le 3.13). Mais pour finaliser le contrat Jay a bien l’intention de se payer Loyd. Ari n’y voit pas d’inconvénient et sort à Loyd un super speech sur le sacrifice qu’il doit faire pour l’agence. Mais finalement Ari nous montre qu’il a un cœur et son expédition dans une fête gay à la recherche de Loyd est à mourir de rire. Ça aurait pu s’intituler " Ari chez les homos " une vraie partie de plaisir. Comme le dit si bien Ari " dans mon agence, on est peut être des putes mais pas des macs ". Comme quoi il y tient à son petit Loyd notre Ari chéri. C’est vraiment touchant.
Conclusion : On frôle à nouveau ici la perfection sans en avoir l’air. On se marre du début à la fin, on rit grâce à ce superbe réplique, on voit des jolies filles et on ne voit pas le temps passer grâce au rythme d’enfer de l’épisode. Encore du beau travail, les mecs.
mardi 22 janvier 2008
Ugly Betty : 2.11 Zero worship
Les épisodes inédits de la saison 2007-2008 commencent à se faire de plus en plus rares mais Ugly Betty est là pour nous redonner le sourire. Du moins ça dépend dans quelle partie de l’épisode.
Pas dans la partie consacrée à la semaine de la mode, non ça c’est certain. Au départ Mode magazine avait quelque chose de snob, de froid et depuis la mort de Bradford et le départ forcé de Wilhelmina, je trouve l’ambiance beaucoup trop cool. Surtout pour Betty devenue limite la nouvelle égérie du magazine. Henry l’embrasse même de façon ultra romantique dans les couloirs du magazine. On n’aurait jamais vu cela avant. Bref Fey et Bradford doivent se retourner dans leur tombe respective. Certes l’idée des modèles en bonne santé et non anorexiques était une belle idée mais ça fait trop "bonne conscience ". Où est passé le côté mordant et piquant de la série ? Là on se croirait dans un monde de bisounours. Même si au bout du compte on se rend compte que le public est tellement habitué de toutes ces images de mannequin ultra mince qu’il veut plus rien d’autres. Et quand on lui montre quelque chose de différent et de plus réel, il réclame cette vision de la réalité sortant d’une pub pour l’Oréal. Là dans un sens c’est un bon point mais ce n’est pas ce qui saute en premier quand on regarde l’épisode. Et puis comble de l’horreur, j’ai cru percevoir des ondes autour de Betty et de Daniel lorsqu’il vient la voir dans le Queens. Des ondes nous disant " oui, oui, un jour ils seront ensemble ". Beurk, je ne pourrai jamais me résoudre à cette idée et j’espère que Ugly Betty arrivera à échapper à la malédiction des différentes versions de " Yo soy Betty la fea ". Betty et Daniel ne doivent pas sortir ensemble. Jamais, jamais, jamais. Ce sera mon mot d’ordre jusqu’à ma mort lol. A part cela, excellente confrontation entre Betty et Alexis dans les toilettes. Rebecca Romijn est à nouveau à tomber par terre, cette fois dans une robe bleue et nous montre une fois de plus combien c’est cool d’être un mec dans le corps d’une femme.
Le petit tour de l’entreprise pour la classe de Justin était amusant mais c’est quoi cette nouvelle coiffure pour Justin ? Et il m’a l’air encore plus gay, c’est même un peu trop appuyé. Par contre j’ai bien aimé la petite fille un peu banale qui essaye d’intégrer le groupe des chipies. Merde, elle me dit quelque chose, mais où l’ai je déjà vu ? Dans Desperate housewives ? Oui Je pense que ça doit être dans cette série mais impossible de la resituer avec certitude. Quelqu’un aurait il la réponse ?
Pour avoir de bonnes intrigues, il faut aller du côté des méchants. Tout d’abord Wilhelmina devenant toute gentille à cause des hormones qu’elle prend pour être super fertile. Mais toutes les injections du monde n’arrivera jamais à la rendre enceinte. La belle a dépassé la date de péremption depuis au moins des lustres et plus encore. Elle cherche donc avec Marc une mère porteuse. D’abord sa bonne mais celle ci se retrouve être une dominatrice faisant des films pornos pour arrondir ses fins de mois, rien que ça. Notre duo diabolique se reporte donc sur Christina qui a besoin d’argent pour soigner son mari mourant. Franchement je ne sais pas trop quoi penser cette intrigue. Les histoires de grossesse, je trouve toujours cela terriblement ennuyeux dans les séries. Mais bon remettre en route le trio Willy, Marc, Christina est une bonne idée. Mais j’espère qu’au final il n’y aura pas de bébé Meade.
Au final, c’est Amanda qui s’en sort le mieux. Grâce à Marc elle fait appel à une voyante pour en apprendre d’avantage sur son père. Toute cette partie est à mourir de rire avec la voyante délirante sortant ses prédictions comme le père Fouras sort ses énigmes de Fort Boyard. Bref on n’y comprend pas grand chose sauf quand la prédiction se réalise. Ainsi le père d’Amanda serait le chanteur du groupe Kiss ! Plutôt délirant comme idée. Je demande à voir. A mon avis ce sera encore plus tordu que ça. La discussion de Betty et d’Amanda au sujet de leurs mères était vraiment touchante. C’est très rare de voir les deux jeunes femmes se parler de façon si franche et sans méchanceté mais ça fait vraiment du bien. Dans un autre univers peut être pourraient elles être des amies. Enfin, il ne faut pas trop délirer non plus. En plus on nous fait envisager un baiser entre Amanda et Betty. Heureusement on l’évite mais j’ai bien cru qu’on allait y avoir droit. La série est finalement bien plus subtile. Petite guest star pour Lil Bow Wow qui a bien grandi pour devenir Sexy Bow Wow. Séquence assez inutile qui est là uniquement pour faire la promo du jeune rappeur. J’ai trouvé cette panne d’ascenseur amusante mais c’est purement commercial.
Bilan : Un épisode qui fait passer un bon moment mais qui rend la série un peu trop lisse, un peu trop idéalisée. Alors qu’au départ Ugly Betty devait être une critique du monde, on y est maintenant très loin. Et Betty l’outsider fait maintenant triompher toutes ses idées. Ça m’énerve vraiment ce changement de direction depuis que Daniel et Alexis sont seuls à la tête de l’entreprise.
lundi 21 janvier 2008
La VF et la VO : Quelques éléments de réflexions...
Dans une volonté constante de voir évoluer le blog et vu le succès de la chronique précédente sur la diffusion en paquet, j’ai décidé en 2008 d’écrire d’avantage de chroniques hors série afin de poser le débat et des réflexions dans la blogosphère des fans de séries.
Aujourd’hui, je m’attaque à cet éternel débat de la version française contre la version originale. Un débat très vaste, souvent débattu sur d’autres forums et je vous vois déjà venir. Vous vous dîtes que je vais sans doute diaboliser la VF et favoriser la VO. Et bien pas du tout (du moins je vais essayer) car je pense que les deux versions ont leurs avantages et leurs inconvénients. Et je vais surtout essayer des arguments nouveaux que l’on met moins en avant quand on parle de la VF et de la VO.
Le point fort de la VF étant bien sûr qu’elle est plus facile à comprendre, non sans blague ? Votre père, mère, petit frère et tante qui ne sont pas forcément des bêtes en anglais pouvant prononcer sans la moindre faute de prononciation un titre de série tel que " 30 rock " et sont encore moins des fans absolus de série mais ils ont aussi le droit de regarder leur programme et sont satisfaits de le regarder en français. De plus une série gagne ses galons de série populaire avant tout quand elle commence à être diffusée à la télévision pour le grand public et cela passe inévitablement par la version française. On parle plus facilement de Desperate housewives entre amis ou en famille quand elle a été diffusée sur M6 que lors de sa diffusion américaine, il faut le reconnaître. La preuve encore sur ce blog où les pics d’audience concernant certaines séries se font au moment où la série est diffusée en français. Ainsi il y a quelques semaines, j’avais très peu de mots clés parlant de Ugly Betty. Aujourd’hui celle ci se fait une place de choix aux côtés des Desperate housewives par exemple.
Autre avantage, après une longue journée de travail, à l’école ou sur la route avec un mal de tête qui ne vous quitte pas et d’autant plus par ses longues soirées d’hiver, on n’a pas toujours envie de faire un effort pour comprendre une série qui plus est sans sous titre français. On a juste envie de se détendre devant un bon petit épisode et la VF est alors tout indiquée. Après tout, quelle est la vraie différence de regarder FBI portés disparus en VF ou en VO ? Ce n’est pas comme si Jack Malone allait nous sortir une vanne hautement spirituelle et le suspect sera toujours le même. Pour être honnête, il y a des séries dont je suis parfaitement satisfait de suivre la version française car je ne me sens pas pressé par le temps pour les regarder. Ainsi je prends beaucoup de plaisir à suivre FBI portés disparus, 24, New-york unité spéciale et même House en français. Quoi House en français ? Et oui, je suis parfaitement conscient de louper quelques vannes acerbes du gentil docteur rectifiées dans la langue de Molière mais j’ai commencé la série en VF et je me suis attaché à ces voix là. Et puis, je l’admet, la voix de Féodor Atkine passe beaucoup mieux que la voix nasillarde de Hugh Laurie. Je trouve même le ton de Féodor encore plus moqueur et second degré.
Mais en dehors du fameux problème de traduction des répliques souvent plus édulcorées en français (même si on traite les américains de puritains) maintes fois aborder dans le débat VF contre VO, il y a quelque chose de bien pire. L’atmosphère même d’une série peut se perdre en français, en rendant la série beaucoup plus niaise qu’elle ne l’est en réalité. Ça m’a frappé quand j’ai regardé " Men in trees " devenu " une fille en Alaska ". En VO, on a une petite série sympathique, amusante avec des dialogues drôles et une Anne Heche punchy comme tous les autres personnages cinglés de Elmo. En VF, on a une espèce de bluette indigeste avec des dialogues qui tombent à plat auxquels on sourit à peine. C’est peut être mon cerveau qui fonctionne mal mais dès que c’est en anglais, je trouve tout de suite une série plus intelligente. Certains personnages y perde beaucoup de leur spécificité. Anis dans Lost, le gros accent de Desmond fait tout le charme du personnage avec ses " bloody " et ses " brother " à chaque phrase. Et on perd vraiment cette dimension du personnage en français. C’est sans doute le ton, l’intonation des acteurs avec leur vraie voix mais ça sonne tout de suite mieux, plus authentique en anglais, on y croit d’avantage. Même les dialogues ultra écrits et ultra stylisés de Gilmore girls sont crédibles en VO et cela même si Lauren Graham débite 100 mots à la seconde. En VF, ben idem, Gilmore girls devient une série niaise pour fille que l’on a honte de regarder s’il il y a une autre personne que vous dans la pièce.
La VF a souvent tendance à tout aplanir et dans l’ensemble je trouve que ce sont les séries d’avantage verbale qui y perdent dans l’aventure. Ainsi comme j’en ai déjà parlé les séries policières type Les experts, en français ou en anglais c’est un peu du pareil au même. Là où Ugly Betty devient nettement moins savoureux en français car on perd le ton de la voix des vrais acteurs qui ne se prennent pas au sérieux. A commencer à Wilhelmina passant pour une simple méchante de base alors qu’elle est beaucoup plus second degré en VO grâce aux intonations snobs très appuyées de Vanessa Williams. Mais ce n’est pas nouveau. Ainsi les rares fois où je me suis écorché les oreilles à écouter Ally McBeal en VF, j’ai découvert une Ling complètement différente de celle que je connaissais en VO. Elle paraissait même presque gentille en VF, un comble. Et que dire de la voix de fillette de 5 ans de Calista Flockhart. Si ça pouvait passer dans Ally, elle ne semble plus trop crédible quand elle affirme ses convictions républicaines dans Brothers and sisters avec une telle VF.
Voici donc ma petite contribution à ce vaste débat. Il y a sans doute encore des milliers d’autres arguments. D’où l’idée de vous mettre à contribution. Qu’avez vous à dire sur le sujet ? Etes vous un anglophone hardcore ou au contraire patientez vous pour écouter votre série en français. En premier un sondage et ensuite vos commentaires sont les bienvenus.


