dimanche 13 janvier 2008
Eureka : 1.08 Condamnés à réussir
Premier faux pas pour Eureka avec un épisode peu passionnant et très moyen. L’idée de départ était pourtant bonne mais pas assez exploitée car on reste trop dans le système établi de l’expérience qui foire échappant ainsi aux scientifiques. Afin de pouvoir tenir le coup face aux délais et à la pression, une équipe de la toujours si mystérieuse section 5 de Global Dynamics prend une drogue sous forme de gouttes à mettre dans les yeux. Et là, l’expression prendre du speed prend tout son sens car cette drogue a pour effet secondaire de rendre les gars super rapides. Carter commence à s’intéresser à cette histoire à cause d’un accident de voiture impliquant justement l’un de ces scientifiques se prenant pour Flash, le héros de bd en costume rouge courrant super vite (à ne pas confondre avec Flash Gordon, totalement autre chose). Pile à ce moment là, Zoé se trouve un petit copain et forcément je me suis tout de suite dit qu’il avait quelque chose à voir avec toute cette histoire et je ne m’étais pas trompé. Le Dylan en question est un ramassis de cliché du beau gosse ténébreux, intelligent mais qui n’ose pas le montrer et comble du cliché c’est Donald Reignoux qui s’y colle pour sa voix vf. Reignoux opérant déjà sur bon nombre ado rejeté comme Seth Cohen dans The OC ou Luke Girardi dans " Le monde de Joan ". L’intrigue n’est pas très intéressante et la fin est même ridicule avec Carter projeté hors de sa voiture et emmené sur une plage ou tout près d’un lac j’en sais trop rien par Dylan le méchant. Déjà on peut se demander comment Zoé a fait pour les retrouver si rapidement mais en plus ça nous offre une morale à deux balles comme quoi il faut toujours écouter son papa et ne pas sortir avec des garçons. En particulier quand l’acteur en question à 25 ans tout en se faisant passer pour un ado de 16 ans. On peut aussi penser qu’il y aura une suite à cette histoire car Nathan semble très intéressé par cette fameuse drogue.
Le plus intéressant finalement est tout ce qui est secondaire comme la rivalité de plus en plus franche entre Nathan et Carter. Cela se voit beaucoup lorsque Global Dynamics arrive sur les lieux de l’accident, chacun tentant d’imposer son autorité tel deux mâles ours en train de marquer leur territoire. Au milieu de tout cela, on trouvé évidemment Alison qui après s’être rapprochée de Carter dans les épisodes précédent, fait la même chose cette fois mais avec Nathan. Bizarrement elle parle beaucoup de son fils, combien il fait des progrès et tout ça mais on ne voit jamais le petit. On ne l’a d’ailleurs jamais revu depuis le 1.03 où il faisait des jolis dessins de fantômes phosphorescents. On aborde bien un peu le problème des médicaments expérimentaux et les tests en double aveugle mais on passe un peu trop vite dessus à travers un ou deux dialogues histoire de faire parler les personnages intelligemment.
Bilan : ça reste sympathique mais on est clairement en dessous des épisodes précédents. Ou alors, je commence tout simplement par me lasser car la série n’évolue pas beaucoup. Chaque épisode répond toujours au même schéma et les relations entre les personnages n’évoluent pas ou alors vraiment très (trop) peu.