lundi 31 décembre 2007
Pushing daisies : 1.08 Bitter sweets
Comme souvent, il suffit parfois de demander. Lors de la critique du dernier épisode je râlais un peu contre l’immobilisme Pushing daisies. La série ronronnait beaucoup trop ces derniers temps et il n’en fallait pas plus pour voir la série sortir de cette routine. Ainsi après avoir commencé l’épisode d’une façon très classique, on s’éloigne assez vite du schéma de base et ça fait du bien d’être surpris. Bref c’est même presque un soulagement de voir enfin la série bouger.
L’enquête du mort du jour est donc assez vite résolue mais ça ne l’empêche pas d’être pour le moins loufoque avec cette histoire surréaliste de poupée grandeur nature étranglant un type. Bruce le meurtrier est vachement barjo dans la lignée des personnages étranges de la série et le meurtre vite expédiée afin de nous surprendre et offrir une deuxième partie particulièrement rigolote à cet épisode.
On passe ainsi au gros morceau de l’épisode avec l’ouverture d’un magasin de bonbons et autres sucreries dont les propriétaires sont bien décidés à faire de la concurrence au Pie hole de Ned. La rivalité entre les deux établissements est vraiment excellente et on ne se prend pas du tout au sérieux dans une histoire à nouveau toquée de chez toquée. La première visite de la petite troupe au Bitter sweets est tout simplement énorme. La tarte de bienvenue apportée par Chuck sentant tellement bon, tous les clients du magasin s’en vont pour se ruer sur le Pie hole. Ce qui a le don d’énerver Dilly la propriétaire des lieux. Elle même étant pas mal givrée avec son faux bégaiement pour mettre mal à l’aise ses adversaires. La compétition peut ainsi commencer et le moins que l’on puisse dire c’est qu’on emploie les grands moyens notamment avec l’inspecteur de l’hygiène nommé Andrew Brown (un nom familier à mes oreilles) découvrant la cachette de Ned remplie de fruits pourris. Le petit Ned serait il un poil radin ? Car franchement utiliser son don pour gagner un peu d’argent en conservant indéfiniment les fruits, j’ai trouvé cela à la fois génial comme idée mais aussi vachement très près de ces sous. Si ces clients connaissaient son petit secret, viendraient ils toujours déguster des tartes aux fruits pourris ramenés à la vie ? Le Pie hole fermé, on continue dans les gros délires en transformant Olive et Chuck en " Cat’s eyes " pour libérer quelques rats au Bitter sweets, histoire de rendre à Dilly et à son frère la monnaie de leur pièce. J’aime de plus en plus le duo Chuck/ Olive. Elles sont à la fois rivales mais entre filles elles doivent aussi se serrer les coudes. Et puis il faut qu’elles prennent les choses en main pour sauver le Pie hole car Ned est définitivement trop gentil. Il ne veut pas se battre, il est la bonté incarnée et en vrai geek il nous sort une nouvelle référence à Star wars quand il parle du côté obscur. Bref, trop gentil le petit Ned, ce qui lui vaut être arrêté pour le meurtre du frère de Dilly retrouvé mort dans la cuve à barbe à papa ou à bonbons, je ne sais plus. Une nouvelle bizarrerie.
Et là, gros problème pour Emerson. Sans la présence de Ned, il doit résoudre l’enquête comme au bon vieux temps, à savoir sans ressusciter le mort. La scène à la morgue est à ce sujet très amusante avec des dialogues toujours aussi charmants entre Chuck et ce cher Emerson Cod. Il faut l’admettre, c’est nettement plus facile quand Ned se trouve dans le coin. Cette partie n’en reste pas moins particulièrement plaisante et également très drôle à l’image de cette scène où Dilly balance Olive dans le coffre de la voiture ou lorsque Chuck nous démontre ses propres talents de détectives dont la technique n’a rien à envier aux Experts et à leurs effets spéciaux. Le tout menant évidemment à l’arrestation de l’inspecteur de l’hygiène Andrew Brown et à la libération de Ned. La scène des retrouvailles est d’ailleurs très jolie avec Olive montant sur une chaise pour prendre Ned dans ses bras. Scène qui est aussi très frustrante pour Chuck, elle peut seulement demander à Olive de le serrer doublement contre elle car Chuck ne peut pas le faire elle même. L’intrigue du Bitter sweets n’est d’ailleurs pas encore terminée, Dilly s’étant débarrassée elle même du meurtrier " présumé " de son frère.
La petite romance entre Fredo et Olive se poursuit. Je pensais qu’on ne reverrait jamais ce personnage, c’est donc une bonne surprise. Peut être pourra t’il lui faire oublier Ned à un moment.
Les quelques jours de Ned passés en prison lui permettent de réfléchir loin de Chuck et comme il le dit lui même, elle ne l’a jamais vraiment quitté car il pensait toujours à elle. C’est vraiment très touchant. A l’image de la discussion " petit ami " du début de l’épisode. Mais Chuck restera t’elle encore longtemps proche de Ned après la révélation finale ? Et oui après s’être demandé durant tout l’épisode s’il devait avouer son secret à Chuck, Ned lui avoue qu’il a tué son père. Comment Chuck va t’elle réagir ? La question reste posée. C’est en tout cas un retournement de situation important car il s’agissait du seul secret entre nos deux amoureux transits. Bref de quoi relancer leur relation fleur bleue et lui donner d’avantage de profondeur.
Conclusion : C’est clairement un épisode charnière pour la série. D’un côté on casse le canevas narratif pour mieux nous surprendre et de l’autre la relation entre Ned et Chuck risque d’être pas mal secouée par la révélation finale. Bref pas mal de surprises en perspective. C’est rafraîchissant et surtout encourageant pour la suite de la série. C’est également la dernière review de l’année 2007, donc autant terminer l’année dans la bonne humeur avec Pushing daisies. Bon réveillon à tous.