Critik en séries

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dimanche 30 décembre 2007

Friday night lights : 1.02 Eyes wide open

coachOn prend les mêmes et on recommence aurai je envie de dire. Une nouvelle semaine démarre et la trame narrative reste identique. On est dimanche et il reste moins d’une semaine avant le match de vendredi soir. Mais les choses ont bien changés depuis le match d’ouverture de la saison. Jason Street est paralysé et ne marchera sans doute plus même si tout le monde prie pour un miracle. On prie d’ailleurs beaucoup dans cet épisode mais cela n’est pas vraiment dérangeant car la série est là pour nous montrer ce qu’est l’Amérique profonde. Pas la société très européenne de New-York ni la très dévêtue de Los Angeles mais une Amérique croyant profondément à sa bonne étoile car avec la chute de Jason Street, c’est toute une ville qui est dans l’incertitude. Comme le dit le coach, Dillon attend de lui le titre national ni plus ni moins mais il n’est pas certain de pouvoir offrir à la ville ce qu’elle désire. Tous ces espoirs, le coach Taylor les met en Matt Saracen, le remplaçant de Street mais même celui ci doute d’être à la hauteur. Comme Saracen le dit à la télé locale, Jason Street était le red hot chili peper, tout le monde l’aimait, c’est un mec génial mais il n’est pas certain de pouvoir le remplacer car il n’est pas Jason Street tout simplement. Mais il est prêt à mettre tout ce qu’il a dans la bataille. Oui, Matt est quelqu’un de bien et sous ses airs un peu timide on sent qu’il peut devenir un meneur. Ce sera sans aucun doute l’une des grandes trames de la série et de la saison. Savoir quel genre de joueur Matt peut devenir tout en se démarquant de Jason Street la légende locale. Mais ses coéquipiers lui donneront il sa chance ? Là ce n’est pas gagné. Smash est en tout cas fin prêt pour lui voler la vedette.

Visiblement Smash n’attendait que cela pour s’autoproclamer le leader de l’équipe. Et on peut parfaitement comprendre la réaction de Riggins au Diner quand il entend Smash prendre tous ces airs, prêt à faire oublier son ancien rival. Forcément comme dans toute série il faut un méchant et apparemment celui ci sera Smash malgré sa petite gueule d’ange. Il est décidé à prendre la place dans le cœur des fans de l’équipe et il ne se fait pas prier pour passer du beau temps avec cette garce de Tyra la petite amie Tim Riggins. Malgré cela, je n’ai pas l’impression que c’est un mauvais type. Il veut avant tout s’amuser et être reconnu car visiblement il n’est pas facile d’exister en tant que noir dans une petite ville comme Dillon où le racisme même passif ne semble pas avoir évolué depuis les années 50. Même pour prier blancs et noirs sont séparés. On dirait que les deux communautés se rassemblent uniquement au stade. Parlant de Tim Riggins, on ne le voit pas beaucoup mais quelques instants permettent de nous montrer à quel point il est perturbé par ce qui arrive à son meilleur ami. Il est incapable d’aller le voir sur son lit d’hôpital mais se repasse en boucle encore et encore les images du match comme pour se persuader que cela est bien réel. Bref , pas besoin d’en faire des tonnes pour laisser passer l’émotion.

Et Jason dans tout cela ? Ses rêves se sont brisés en même temps que sa colonne vertébrale et cela sans jeux de mots douteux. C’est finalement lui le plus réaliste, il sait dans quel état qu’il est, il le ressent de tout son être. Malgré tout, il supporte Matt Saracen et à confiance en lui pour mener l’équipe à la victoire. Il est également très réaliste en ce qui concerne son avenir avec Lyla là où celle ci est toujours dans le déni de la situation. Les scènes à l’hôpital sont vraiment poignantes et dures. Et au final on n’a pas de long discours sirupeux, au contraire le coach a même du mal à trouver ses mots face à Jason et ça reste l’une des scènes les plus fortes de l’épisode.

Et au milieu de cette tristesse, de ses doutes et autres remises en question, on arrive à avoir l’un ou l’autre traits d’humour comme avec la grand mère de Matt quand le coach s’arête chez eux. On voit aussi combien Matt à honte de ce qu’il est. Il n’est pas un gars très riche, loin de là mais veut s’en sortir et en cela il n’est pas si différent de Riggins j’ai envie de dire. L’épisode tourne d’ailleurs beaucoup autour de Matt comme dans cette autre scène clé la veille du match dans le stade entre le coach et son nouveau quaterback. Une scène poignante, touchante nous montrant à quel point le sport influence la vie de ces deux hommes mais aussi celle de toute une ville.

L’épisode intelligemment se clôt là où la tension est la plus forte, à l’approche du deuxième match, comme pour nous dire que le plus important a été dit ou montré. De l’émotion à l’état brut montré de façon extrêmement pudique. Celle d’une petite ville touchée en plein cœur mais qui essaye de croire que tout est possible face aux lumières du vendredi soir.

Posté par tao of myself à 15:50 - Friday night lights - Permalien [#]