Critik en séries

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vendredi 21 décembre 2007

Friday night lights : 1.01 Pilot

friday_night_lightsTout d’abord je dédie cette review à mon très cher ami et collègue de Serieslive on Air, Amaury. Depuis pas mal de temps, il n’arrête pas de me soûler avec une série portant le nom de Friday night lights tellement cette série est formidable, magnifique et parfaite selon lui. En cette période de grève des scénaristes, je cède donc à la pression pour regarder le pilot de ce que les initiés appellent FNL.

Adulée par la critique mais boudée par le public, Friday night lights nous entraine dans la petite ville de Dillon au Texas. Une ville vivant exclusivement pour son équipe de football américain, les panthers. L’ambition de la série est simple, nous faire vivre la saison de foot quasiment en temps réel. Match après match, entre victoire et défaite. C’est exactement ce dont il est question au cours de ce pilot. Il n’y a pas vraiment d’intrigue mais à la manière d’un documentaire, on suit la semaine précédent le premier match d’une saison promettant d’être exceptionnelle. La pression est d’ailleurs à son comble pour le nouveau coach de l’équipe Eric Taylor, Kyle Chandler trouvant enfin un rôle à la mesure de son talent. Celui ci n’est d’ailleurs pas épargné par les hommes politiques et influents de la ville comptant sur lui pour emmener leur cité dans une autre dimension car forcément l’économie de la ville se verrait boostée par le parcours des panthers en championnat. Pour cela l’équipe compte sur Jason Street le meilleur joueur de l’équipe, le quater back de rêve. La presse est d’ailleurs là pour lui et rien que pour lui, ils n’ont d’yeux que pour ce jeune athlète La presse et les équipes nationales pro sont déjà prêtes à faire signer le jeune homme. Peu importe les rumeurs de racisme qu’il aurait proféré à l’égard d’un autre joueur de l’équipe. On met cela avant tout sur le compte de la rivalité entre les joueurs.

Bref tout est fait pour nous démontrer qu’il ne s’agit pas seulement de football, même si tout y est lié dans cette petite ville.

Arrive alors le match. Et évidemment se pose à ce moment là la question de savoir si les scènes de sport fonctionnent ou pas car c’est forcément toujours compliqué ce type de scènes que ce soit dans un film ou dans une série. Je la jouerai franchement avec vous, je n’y connais rien au football américain, je ne suis même pas un fan de sport à la télé. Et pourtant les scènes du match fonctionnent. On se laisse emporter par les placages, par les joueurs courants sur le terrain, par les pompom girls, par les touchdowns et on a une seule envie savoir si les panthers vont l’emporter. Je me suis même surpris à crier un " Go, panthers ! ", même si le match était bien sur joué d’avance car parfaitement scénarisé. Bref tout était parfait en effet comme Amaury le disait mais malheureusement je suis un peu plus réservé sur la suite et sur le drame se passant sur le terrain. Street subit un mauvais placage et sort du terrain sur un brancard. La foule silencieuse est médusée, Street ne sent apparemment plus ses jambes et le diagnostic une fois à l’hopital n’est pas plus optimiste. Je l’avoue, j’ai été plus mitigé face à ce rebondissement un peu trop facile et cliché. Même dans Dawson, cet idiot de Cliff avait prévu un tel retournement de situation dans son film amateur consacré au football. Bref je ne sais pas quoi penser. Dans un sens c’est inattendu de casser directement le héros de la série, de l’autre c’est un peu trop facile d’en faire une victime pour accentuer encore plus le côté légendaire, limite martyr. Et dans la plus grande tradition américaine, les panthers gagnent malgré tout le match et arrivent à vaincre dans l’adversité. Limite la grosse fin à l’américaine.

Le pilot offre également une impressioinnante galerie de personnages dont on se doute qu’ils seront d’avantage explorés dans les épisodes à venir. Je retiendrai surtout Brian " smash " Williams, le rival de Street véritable showman, Matt le remplaçant de Street voyant dans cet accident l’occasion de briller à son tour ou encore (évidemment devrai je dire) Tim Riggins le beau gosse de l’équipe, rebelle dont la vie n’a pas toujours du être facile pour lui alors qu’il vit avec son frère aîné. Dans cet univers très masculin, quelques femmes se détachent malgré tout, à commencer par la femme du coach qui aura sans doute fort à faire vu les nouvelles responsabilités de son mari. Du côté des Taylor, on compte aussi leur fille Julie qui semble vouloir échapper à l’univers très footbalistique de la ville et pour terminer l’inévitable cheerleader, Lyla dont on imagine vite que sa relation avec Jason sera fortement perturbée vu que l’on imagine le garçon paralysé.

Bref sans être parfait, ni forcément addictif, le pilot est malgré tout très prenant et donne envie d’en savoir plus, car comme beaucoup de série, il faudra sans doute plusieurs épisodes afin de voir la série et ses personnages se mettre en place. Mais vu les bonnes critiques, j’ai assez confiance en la série. Je pense donc me laisser guider sans trop me poser de question et on verra bien ce qu’il ressortira de la série après quelques épisodes.

Posté par tao of myself à 18:37 - Friday night lights - Permalien [#]