dimanche 16 décembre 2007
Eureka : 1.05 Paranoïa
On m’avait prévenu, le schéma du scientifique gaffeur allait revenir assez souvent dans la série mais malgré ce côté redondant, c’est loin de me déplaire. Eureka a le gros avantage d’être une petite série simple, pas prise de tête, loin d’être prétentieuse et qui évite de nous perdre dans des mystères à n’en plus finir avec des douzaine de personnages dont on a rien à faire. Eureka, c’est vraiment l’archétype de la série sympathique. C’est la vieille copine, pas forcément addictive mais avec laquelle on passe un vrai bon moment de télévision.
Cette fois Fargo, Spencer et même Joe sont entraînés dans une histoire de paranoïa après avoir regardé un film piraté sur le satellite. La morale de l’épisode pourrait d’ailleurs être celle ci, le piratage de films c’est mal et ça peut même être dangereux et nuire gravement à votre santé. Ainsi nos amis regardent en avant première avant tout le monde un remake des envahisseurs et à cause d’une expérience foireuse du centre, ils partent en plein délire en pensant que les aliens vont envahir la Terre. Et pas de bol au même moment un sénateur de Washington débarque pour voir ce que la ville d’Eureka peut bien faire avec tous ces subsides. Après le premier message sur le téléchargement, on a droit à un nouveau message éducatif nous disant ceci : tous les politiciens sont des pourris. Ça se vérifie assez vite avec Faraday clairement de mèche avec la méchante Beverly. Et pour nous prouver qu’ils sont vraiment méchants, ils couchent ensemble. Car oui, le sexe c’est mal. On commence à en apprendre d’avantage sur leurs mystérieuses motivations. On y parle d’un consortium et d’un artefact apparemment d’origine extraterrestre sur lequel l’organisation aimerait bien mettre la main. Le problème étant que celui ci est très bien gardé.
L’intrigue extraterrestre est vraiment bien menée et se fait en deux temps. Dans le premier, on nous met en scène toute une série de signes des visiteurs d’un autre monde. Une grande lumière, un enlèvement, un crop circle dans un champ de blé. Mais comme on est à Eureka, je savais que l’on allait trouver une explication rationnelle et surtout scientifique à tout cela à la deuxième partie de l’intrigue. Ainsi la grande lumière était celle de l’hélico de Faraday et à défaut d’avoir une explication extraterrestre on nous sort une histoire encore plus farfelue de satellite pouvant contrôler les cerveaux, mais ça fonctionne pourtant vraiment bien. Voir la petite bande de fêlés en action était très amusant surtout avec Joe se joignant à la fête. Par contre j’ai l’impression que l’on a oublié Vincent le cuistot en cours de route, non ? Il est peut être bien présent mais je n’ai plus de souvenir exact de lui dans la cabane où ils ont l’intention de disséquer Faraday tel l’extraterrestre de Roswell. Jack se la joue évidemment super héros et arrive à lui tout seul à désamorcer la situation en faisant appel au bon sens de chacun. Il commence même à réagir comme Henry avec sa théorie de je ne sais plus quoi. Bref l’intrigue se laisse regarder. On ne se pose pas trop de questions car on sait que l’on aura forcément les réponses. Par contre à force de voir Faraday avec son visage d’E.T, je pensais qu’on allait avoir un cliffhanger de ce type pour nous montrer que sur ce point il n’y avait pas eu d’hallucinations mais je m’étais trompé. Je ne sais pas si je suis déçu ou pas. Mais finalement c’est mieux comme ça car je suis donc d’avantage surpris.
La petite intrigue sur le test que Jack doit passer au sujet de sa connaissance des armes apporte une dose d’humour et ça permet de jouer sur sa complicité avec son adjointe. Par contre la cache d’arme sortant du plafond tel un vaisseau spatial, j’ai trouvé cela vraiment très très moyen et un poil ridicule même. Tant que j’y suis à donner des défaut, on peut aussi parler de Zoé totalement zappée. Par contre j’ai bien aimé que l’on continue de jouer sur la tension amoureuse entre Jack et Alison. Ils forment un bon duo tous les deux même si ça reste somme toute assez classique comme relation un peu chien chat. Ils me rappellent un peu Lois et Clark dans les premières saisons.
Bilan : Mine de rien, on a avec Eureka une excellente série qui sans faire beaucoup parler d’elle est vraiment efficace et très réussie. Le tout sans les inconvénients des grosses séries des networks qui ont parfois tendance à trop en faire. Là, c’est simple, efficace et finalement très grand public. Au moins une série sans violence ou presque. Ça fait plaisir dans un univers série US se focalisant un peu trop sur les séries policières du point de vue francophone.