Critik en séries

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vendredi 7 décembre 2007

Eureka : 1.03 Une femme peut en cacher une autre

eureka_carterMe voilà de retour à Eureka. Après un tel épisode 2, je ne pouvais pas passer sous silence cette excellente petite série qui mine de rien impose une différence de ton au sein des séries fantastiques. Je n’étais pas certain d’entamer les analyses écrites de la série mais ce deuxième épisode m’a convaincu. Pourquoi ? Réponse tout de suite.

Le premier gros avantage de ce deuxième épisode est qu’il ne nie en rien les évènements du pilot conçu au départ comme un téléfilm à part entière en deux parties. C’est même carrément le contraire car toutes les intrigues prolongent les histoires du pilot. Seul déception, le remplacement de Greg Germann par un nouveau boss plus sombre, plus mystérieux mais surtout d’avantage connecté à Allison vu que Nathan est son mari mais pas le père de son fils autiste. Bref ça promet quelques chamailleries et de la romance dans l’air.

La première grosse intrigue concerne le retour plutôt inattendu de Susan Perkins alors que l’on assiste à son enterrement en début d’épisode. Plutôt étrange mais j’ai adoré la résolution bien scientifique de ce retour parmi les vivants. Walter et Susan s’était séparés quand on lui a proposé de travailler à Eureka. Susan ne l’avait pas suivi et donc Walter a cloné son ex femme pour vivre avec elle à Eureka et même carrément avoir un enfant avec le dit clone. C’est carrément tordu mais j’ai trouvé ça vraiment génial et très amusant. Bref on joue avant tout avec la science et on ne s’embarrasse pas de grandes questions d’éthique,… tout est fait sur un ton assez léger même si on revient de façon assez émouvante sur la filiation entre la vraie Susan et le fils que Walter a eu avec son clone. D’une certaine façon le petit garçon est malgré tout son fils du moins biologiquement. Petite touche mystérieuse par contre, le retour de Susan ne plait pas à tout le monde, du moins pas à sa meurtrière. L’effet n’est certes pas très subtil avec la gros plan sur la belle rousse mais on n’insiste pas des heures là dessus donc ça passe plutôt bien.

La deuxième intrigue concerne toujours un fantôme mais cette fois ci un fantôme électrique provoquant des surtensions dans la ville. J’ai eu un peur quand le fantôme a approché le fils d’Allison car à nouveau utiliser ce personnage pour résoudre l’énigme aurait été très redondant par rapport au pilot. Heureusement on s’est dirigé vers tout autre chose, le fantôme n’étant nulle que Walter lui même qui avait été piégé à cause de son infernale machine dans une sorte d’espace temps différent. Bref là aussi c’est particulièrement tordu mais c’est une bien bonne manière de clôturer les intrigues du premier épisode.

La touche d’avantage humoristique revient à Jack Carter lui même ou plus exactement à sa nouvelle maison du futur gérant tout à sa place. C’est vraiment un thème très classique de la maison parlante, même les Simpsons ont eu un épisode sur ce sujet mais j’ai trouvé cela très marrant dans Eureka car on découvre toute les possibilités de la maison avec Jack s’inquiétant d’être filmé en permanence même quand il va au toilettes. Le sommet du comique arrivant quand Sara la maison boude son patron car il n’est pas rentré à l’heure pour le dîner. C’était vraiment excellent. J’espère que l’on aura encore droit à ce genre de petit moment savoureux car en quelque sorte Sara devient un personnage à part entière. Le retour à la fin de Zoé la fille de Jack peut être intéressant car ça permettra de voir une autre facette du personnage qui jusqu’à présent est beaucoup trop stéréotypé, y compris dans son humour très Jack O’ Neil de Stargate.

Bilan : Un excellent deuxième épisode, pleins de mystère, d’humour et de second degré. Bref une série légère, amusante, sans prise de tête. Bref l’idéal pour un samedi soir tranquille. Donc merci à La Deux de proposer cette série.

Posté par tao of myself à 12:11 - Eureka - Permalien [#]