mardi 4 décembre 2007
Heroes : 2.09 Cautionary tales
La série remonte doucement la pente mais celle ci continue d’être savonneuse pour certains personnages.
Tout d’abord il y a quelque chose qui m’énerve prodigieusement dans cette saison 2, c’est cette histoire à propos de l’utilisation du sang des Heroes et son utilisation. Ainsi le sang d’Adam a aidé Nathan à se régénérer dans l’épisode précédent et on nous refait le même coup cette fois ci avec Benett et je trouve cela un peu trop facile. Durant toute la saison 1, on nous a dit que ces mutations étaient d’ordre génétique. Hors que je sache quand on reçois une transfusion sanguine, notre ADN n’est pas altéré pour autant. Des séries comme les Experts nous le répètent tout le temps, l’ADN est unique blablablabla. Enfin bref, c’était mon coup de gueule du moment.
A part ça, l’intrigue à Cuba Libre est menée de main de maître. Mettant petit à petit en place les éléments du tableau peint par feu Isaac Mendes. Et dire que tout cela ne serait pas arrivé si Claire n’avait pas été une grosse conne idiote. Ben oui, tout est de sa faute. Tout cela parce qu’elle est juste une cheerleader. J’ai beaucoup aimé la façon dont est utilisé Mohinder dans cet épisode car on voit à quel point il veut faire le bien, il croit qu’il fait le bien. Comme le lui dit Noah, il le croyait aussi quand il travaillait pour la compagnie et aujourd’hui Mohinder est dans le même état d’esprit. La symétrie entre Bob et Benett est excellente, on apprend d’ailleurs au passage que Elle est sa fille ce qui met ainsi fin aux différentes spéculations sur sa paternité que l’on aurait pu par exemple attribuer à Adam pourquoi pas. Mais là encore on peut se dire qu’il est son père adoptif donc méfiance, méfiance. On voit également à quel point Benett a l’habitude de traiter avec la compagnie et avec les " mutants ". Il sait, par exemple, d’office que Mohinder travaille avec un Hero. Le coup d’Elle avec les pieds dans l’eau pour éviter qu’elle se serve de ses pouvoirs électriques étaient excellents et j’ai adoré la prestation de Kristen Bell qui a beaucoup moins surjoué dans cet épisode même si elle garde un côté assez psychotique. Elle m’a même un peu fait peur quand elle trouve Mohinder adorable et demande si elle peut le garder. Un peu comme si c’était un jouet. Ainsi comme je l’ai dit, le tableau de Mendes se place au détail près, même si on imaginait pas du tout que ça allait se passer comme cela au moment où l’on a découvert la peinture. Le duo entre West et Benett fonctionne très bien, comme quoi les alliances peuvent très vite s’inverser dans Heroes. La situation est en tout cas pas mal changée à la fin de cette intrigue. Les Benett pensent Noah mort, celui ci ressuscite mais est prisonnier et plus que jamais seul. Et Elle ne semble pas avoir apprécié de s’être faite tirer dessus. Bref la suite promet de très bonnes choses. Allez à tout hasard, Claire ira demander de l’aide à Nathan, entre temps Peter et Adam qui sont contre la compagnie reviendront à New-York et ça pourrait créer un joli bordel. D’autant plus que Hiro a quelques problèmes à régler avec Kensei.
Parlant de Hiro son intrigue est plus que dispensable. Avant qu’elle ne commence, on savait déjà comment elle allait se terminer. Il revoit une dernière fois son père en voyageant dans le temps et celui ci lui dit à quel point il est fier de lui. Un truc sirupeux à mort digne de la fête à la maison. Oui, oui la sitcom avec les sœurs Olsen encore bébés. Et oh comble de la surprise, Hiro découvre le visage du meurtrier de son père qui est … Kensei Takezo. Non, non, on ne l’avait du tout vu venir cette révélation. Non, pas du tout.
Pour compenser la boulet attitude de Hiro, Parkman devient de plus en plus cool et il découvre le côté obscur de la force en utilisant ses nouvelles capacités. J’aime beaucoup cette idée de faire évoluer le pouvoir de Matt. Maintenant il peut non seulement écouter les pensées mais aussi introduire une pensée dans la tête de quelqu’un. Au début c’est marrant, il ordonne à Molly de finir ses céréales, ça devient un peu plus inquiétant quand il manipule son chef au boulot et ça devient carrément flippant lors de l’interrogatoire d’Angela Petrelli. Il la pousse tellement qu’elle finit par saigner du nez. Souvenez vous, Parkman saignait aussi dans la saison 1 quand il forçait un peu trop sa super oreille. Bref j’aime beaucoup cette nouvelle facette de Parkman. Comme quoi boulet un jour ne veut pas dire boulet toujours.
Bilan : Visiblement la série apprend de ses erreurs et on continue de rectifier le tir. On se centre sur quelques personnages par épisode afin de savoir au mieux exploiter les différentes situations et le tout n’est pas trop mal du tout. Maintenant il faudrait essayer de perdre Hiro dans les couloirs du temps et ça serait parfait si évidemment il emporte Nikki et les desperados avec lui.