Critik en séries

Blog sur les critiques et impressions des épisodes de série tv : The oc, grey's anatomy, everwood, le monde joan, house, ugly betty, Lost, FBI portés disparus, boston legal,...

jeudi 23 août 2007

Weeds : 1.08 Le feu de l'expiation

elizabeth_perkinsLa série devient plus sombre depuis deux épisodes. Ça me surprend un peu, j’aimais bien les petits délires du début mais le côté plus dramatique apporte également de la profondeur ce qui n’est pas plus mal après tout. L’épisode est avant tout centré sur Nancy et sur sa tristesse. Selon la tradition juive c’est la cérémonie du dévoilement, un an après la mort du défunt où l’on expose la pierre tombale de ce dernier. Je ne sais pas vraiment ce que ça signifie mais on comprend qu’il est temps maintenant d’aller de l’avant et on en finit avec le deuil. Nancy a justement beaucoup de mal à accepter la mort de Judah et a accepter la personne qu’elle est devenue aujourd’hui. Néanmoins, Nancy fait un pas en avant pour accepter sa nouvelle vie et on la sent un peu plus sereine à la fin de l’épisode quand elle reprend la route après s’être arrêter un temps interminable à ce feu rouge maudit ne se mettant jamais au vert. La cérémonie est un poil surréaliste entre Shane en kimono et Andy qui part dans discours très personnel. Il a au moins raison sur un point, il ne sera jamais l’homme que Judah a été et on voit combien celui ci a laissé un vide chez les Botwin.

La cérémonie terminée, Nancy fait une rencontre particulièrement insolite avec Peter lors du tournoi de karaté de Shane où le gamin toujours aussi enragé mord le pied de son adversaire se trouvant être le fils de Peter. Les excuses de Nancy sont à mourir de rire, j’ai même cru pendant deux secondes qu’il n’était pas le père du gosse comme il le dit pour faire de l’humour. La séquence au restaurant est à mourir de rire elle aussi avec les deux " adversaires " qui attaquent Peter et puis Nancy. C’était très drôle, j’en reviens pas que l’on fasse dire à des enfants de telles horreurs et c’est ce côté toujours aussi politiquement incorrect qui est génial car on ne se fixe aucune limite. Ça, plus Silas accroché avec son sidekick, les enfants savent être de vrais monstres au restaurant et j’ai trouvé cela finalement très réaliste. Par contre ils disparaissent tout à coup pour permettre à Nancy et Peter de partager un moment plus intime et se confier. J’ai trouvé cela bizarre de se débarrasser de la sorte des trois enfants comme disparu dans un monde parallèle, même si c’était touchant de voir Nancy s’ouvrir à un autre homme.

Deuxième pas en avant pour Nancy, elle affronte son mystérieux rival, un hispanique du nom de Alejandro. Après les menaces du dernier épisode, on ne fait pas traîner inutilement l’intrigue et là, c’es un peu plus le cliché du dealer défendant son territoire mais Nancy ne se le laisse pas impressionner et prend bien le contrôle de la situation. La petite baise sauvage sur le capot de la voiture était très osé et très chaude. Encore une marque de la télé par câble américaine. La série ne se refuse rien et c’est finalement une bonne manière de désamorcer cette intrigue qui aurait pu être lourde et glauque alors qu’ici ce n’est pas du tout le cas. La fin nous montre également une Nancy qui regrette ce plan cul improvisé et là encore c’est une fois de plus très humain.

Celia et son mari mettent, eux, les choses à plat et Celia lui parle de son infidélité avec un homme noir, Conrad. Je les ai trouvé très touchant. On aurait pu croire que tout allait exploser lors d'une énorme dispute mais au contraire, ils restent tous les deux très calmes faisant le constat de leurs erreurs et leur maison vidée de meubles et à ciel ouvert est une belle métaphore de la crise qu'ils traversent en ce moment. Dean a malgré tout raison, Celia ne peut pas utiliser son cancer comme argument pour toutes ses crises de folie comme jeter ses meubles, ses vétements ou coucher avec un autre gars. On ressent malgré tout une grande tendresse au sein de ce couple mais on peut se demander s'il y a encore vraiment de l'amour entre eux ou s'ils restent ensemble par habitude, par peur de se retrouver seuls.

L’intrigue d’Andy et de Doug par contre je n’ai pas vraiment adhéré à cette histoire de rat, ce n’était pas terrible. Ça faisait un peu trop comédie de lycée Seule la colère de Nancy était très bonne. Andy m’a tout de même fait rire quand il demande complètement défoncé si Alejandro est le livreur de pizza. Là encore une manière de mélanger le drôle et le drame dans une même scène, rien n’est cloisonné comme dans la vie.

Bilan : Un épisode un peu en demi teinte, très bon en ce qui concerne Nancy et le toujours infernal Shane (on se demande ce qu’il fera la prochaine fois) mais vraiment pas terrible du tout en ce qui concerne Andy.

Bonus : Hunter Parrish, le bo gosse, sifflotant le générique de la série, "little boxes"

Posté par tao of myself à 12:32 - Weeds - Permalien [#]