Critik en séries

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dimanche 17 décembre 2006

FBI portés disparus : 4.16 La loi du marché

jack_vivianOn retrouve un bon niveau cette semaine, un goût de saison 1. Ce n’est pas parfait mais ça faisait longtemps que je ne m’étais pas laissé prendre à ce point par une intrigue de Without a trace de CBS, RTBF et France 2. Au départ on nous laisse volontairement dans le flou. On sait qu’un petit garçon a disparu dans le teaser puis son père qui est introuvable, qu’il y avait des problèmes dans le couple. Puis, il y a tout un passage où il ne se passe rien, ce qui m’a permis d’élaborer l’une ou l’autre théorie. Mon idée principale était que le père était gay et que c’était son amant qui avait enlevé le gamin afin de le pousser à faire son coming out. J’étais carrément dans le faux et tant mieux, comme cela la série surprend. L’enquête prend une toute autre direction et se concentre sur la firme pharmaceutique pour laquelle travaille le père dont l’un des médicaments phare commence à avoir des ratés, autrement dit il commence à tuer plutôt qu’à guérir. Et bien entendu les gros bonnets de la boite cachent ces informations au grand public. La série redevient militante et dénonce la cupidité des grosses firmes pharmaceutiques qui jouent avec la santé des gens pour s’enrichir. J’aime quand FBI nous offre un tel thème de réflexion qui peut aller au delà de la série et du scénario de la disparition. On voit ses hommes prêts à tout pour l’argent, y compris kidnapper un enfant pour que son père ferme sa grande gueule. Bien entendu, je vois Speedu arriver pour me dire que les méchants de l’histoire sont ultra manichéens. Ce sont de gros capitalistes sans état d’âme acquis au dieu Argent. Et il n’aurait pas tort, c'est vrai que les patrons de bidulgenics sont caricaturaux, on est dans le domaine du tout bien ou tout mal. Le père de famille à un côté Erin Brokovitch quand il rend visite à sa mère qui a perdu son enfant est mort à cause du médicament. C’est à la fois une bonne et une mauvaise chose mais moi j’ai bien aimé ce passage, c’est mon droit. On sent un personnage très humain et qui a une conscience citoyenne. Joli happy end à la fin, ce n’est pas mal non plus quand une histoire se finit bien. Surtout que ce n’est pas comme si tout se finissait toujours bien dans cette série. N’est pas docteur House ? De plus ça contraste avec la fin plus sombre en ce qui concerne nos enquêteurs.

C’est là le deuxième point de la review. Chaque semaine une analyse de l’enquête et une analyse de la trame personnelle des enquêteurs. Une semaine a passé et Martin redevient un vilain drogue. Si j’aime bien l’idée de faire intervenir Danny dans l’histoire, j’ai trouvé que ça se fait tout de même avec de gros sabots. Il y aurait moyen de faire cela plus discrètement. Ça commence avec Martin qui gueule sur les techniciens avec un regard louche de Danny, ça se poursuit quand Martin s’emporte contre la mère du petit disparu. Un peu téléphoné tout ça. Par contre j’ai bien aimé la fin avec Danny qui tend la main à son ami. Et oui, Danny et Martin sont plus que des collègues. Bien sur comme il reste encore quelques épisodes, Martin refuse de l’écouter ce qui permettra dans la suite à Martin de tomber encore plus dans le trou et Danny se demandera si oui ou non il doit parler de ce problème à Jack. La scène du sauvetage du petit m’a un peu fait sourire avec un Martin surexcité " si, si. Allez on y va " qui pousse Danny a abattre le kidnappeur sous les yeux du gamin. Bizarrement celui ci ne semble pas si choqué que ça. Il l’est bien deux secondes pendant la scène mais dès qu’il retrouve ses parents tout va bien. C’est un peu limite comme traitement mais bon, on va dire que ça passe.

Concernant nos drôles de dames. Vivian est seulement là pour nous montrer sa nouvelle coiffure. Elle l’avait peut être déjà les semaines précédentes mais comme on ne la voit quasi jamais, je n’avais pas remarqué. Sam vieilli à vue d’œil, on a même des gros plans sur ses mains toutes ridées. Pendant ce temps, on nous montre une Elena super sexy à la peau parfaite et aux cheveux soyeux.

Reste Jack est toujours aussi bizarrement inhumain quand il annonce au père que s’il ne dit pas ce qu’il sait, on retrouvera son gosse à la morgue. La palme du ridicule arrive lors de la scène d’interrogatoire avec Jack qui demande à Vivian d’évacuer l’étage pour que l’on ne voit pas ce qu’il va se passer. C’est une scène débile à plus d’un titre.

  1. La vitre donne toujours sur un couloir où tout le monde (même non autorisé) peut passer. Question discrétion on fait mieux.
  2. Jack nous ressort son coup de bluff " derrière cette glace sans tain… "
  3. Là où Jack (Bauer) aurait envoyé la table au milieu de la pièce et aurait tiré une balle dans le genou du type. Jack (Malone) ne fait rien, il ne sort même pas un regard de gros méchant. Il reste son gros cul assis sur la chaise et le suspect, malgré tout stoïque, avoue tout.

Bilan : On peut classer cet épisode dans les bons épisodes de la saison 4, même si du côté personnel des enquêteurs c’est toujours un peu n’importe quoi. Jack est de plus en plus insupportable. L’enquête est elle, bien maîtrisée, c’est déjà pas si mal.

Posté par tao of myself à 16:50 - FBI portés disparus - Permalien [#]